{"id":39854,"date":"2021-07-19T16:34:12","date_gmt":"2021-07-19T14:34:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=39854"},"modified":"2021-07-22T08:44:14","modified_gmt":"2021-07-22T06:44:14","slug":"il-a-lu-chateaubriand-et-paul-et-virginie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/il-a-lu-chateaubriand-et-paul-et-virginie\/","title":{"rendered":"L#5 Il a lu Chateaubriand et Paul et Virginie"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"978\" height=\"761\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/atala.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-39855\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/atala.png 978w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/atala-420x327.png 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/atala-768x598.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 978px) 100vw, 978px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p><a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/jaime-quon-me-raconte-des-histoires\/\">L#4<\/a> \u00e9mois \u00e9rotiques<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Il a lu Chateaubriand, <em>Voyage en Am\u00e9rique, les Natchez et Atala<\/em>. Il a lu <em>Paul et Virginie de <\/em>Bernardin de St Pierre. C\u2019est m\u00eame de l\u00e0 que datent ses premiers \u00e9mois \u00e9rotiques qu\u2019il cachait aux bons p\u00e8res. Des r\u00e9cits \u00e9difiants. Il situait mal ces contr\u00e9es et les bons p\u00e8res n\u2019avaient pas l\u2019\u00e2me de g\u00e9ographes. Pour lui comme pour eux, elles \u00e9taient juste la preuve que le cr\u00e9ateur avait bien laiss\u00e9 quelque part des paradis sur terre. Paradis abandonn\u00e9s aux sauvages qu\u2019il fallait reconqu\u00e9rir. Il revoit les illustrations si troublantes d\u2019Atala drap\u00e9e dans un linceul qui ne cache rien et port\u00e9e en terre par Chactas et le p\u00e8re Aubry. Virginie \u00e0 peine v\u00eatue \u00e0 la proue du bateau qui la ram\u00e8ne de France et qui va sombrer sous les yeux de Paul&nbsp;! Comme elles le troublaient ces vierges si pures et si bonnes&nbsp;! Il n\u2019a rien oubli\u00e9 des descriptions si belles du Meschaceb\u00e9 qu\u2019il a cru retrouver \u00e0 Kaw. La rive aux prairies sans borne o\u00f9 errent \u00e0 l\u2019aventure quelques buffles sauvages. La sauvage abondance. Et l\u2019autre rive o\u00f9 croissent ces arbres de toutes formes, de toutes couleurs, de tous les parfums qui \u00ab&nbsp;<em>se m\u00ealent, croissent ensemble, montent dans les airs \u00e0 des hauteurs qui fatiguent les regards. Les vignes sauvages, les bignonias, les coloquintes, s\u2019entrelacent au pied de ces arbres, escaladent leurs rameaux,grimpent \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 des branches, s\u2019\u00e9lancent de l\u2019\u00e9rable au tulipier, du tulipier \u00e0 l\u2019alc\u00e9e, en formant mille grottes, mille vo\u00fbtes, mille portiques.<\/em>&nbsp;\u00bb Il sait par c\u0153ur des phrases enti\u00e8res de ce long po\u00e8me si beau. Tous ces animaux plac\u00e9s l\u00e0 par le cr\u00e9ateur,&nbsp;\u00ab<em>&nbsp;des oiseaux moqueurs, des colombes de Virginie, de la grosseur d\u2019un passereau, descendent sur les gazons rougis par les fraises ; des perroquets verts \u00e0 t\u00eates jaunes, des piverts empourpr\u00e9s, des cardinaux de feu, grimpent en circulant au haut des cypr\u00e8s ; des colibris \u00e9tincellent sur le jasmin des Florides, et des serpents\u2212oiseleurs sifflent suspendus aux d\u00f4mes des bois en s\u2019y balan\u00e7ant comme des lianes.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est bien l\u00e0 qu\u2019il est arriv\u00e9 dans cet \u00e9den enchanteur et pourtant il ne retrouve rien de ce que ces livres racontaient. Ces grands arbres, il n\u2019en sait pas le nom&nbsp;; ces oiseaux si nombreux, il ne les conna\u00eet pas. Des Indiens, il n\u2019a vu que les piroguiers habiles \u00e0 remonter les fleuves et peu v\u00eatus, mais r\u00e9tifs aux travaux des champs. De femmes ici, il n\u2019a rencontr\u00e9 que la belle Claudette dont l\u2019effronterie et la gaiet\u00e9 lui ont fait peur. Et toutes \u00e0 Cayenne lui ont sembl\u00e9 bien diff\u00e9rentes des pudiques Atala et Virginie. Pas plus d\u2019\u00e9lans chr\u00e9tiens sur ces terres lui a-t-il sembl\u00e9&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>O\u00f9 sont aussi les promesses d\u2019abondantes r\u00e9coltes, la sauvage abondance de la luxuriante nature, les jardins enchant\u00e9s de Madame de la Tour et de Marguerite&nbsp;? Plus de noir Yolof qui cultive avec exp\u00e9rience et sens pratique&nbsp;! Plus aucun z\u00e8le, ni intelligence, ni activit\u00e9. <em>\u00ab&nbsp;<\/em><em>Il cultivait indiff\u00e9remment sur les deux habitations les terrains qui lui semblaient les plus fertiles, et il y mettait les semences qui leur convenaient le mieux. Il semait du petit mil et du ma\u00efs dans les endroits m\u00e9diocres,un peu de froment dans les bonnes terres, du riz dans les fonds mar\u00e9cageux; et au pied des roches, des giraumons, des courges et des concombres, qui se plaisent \u00e0 y grimper. Il plantait dans les lieux secs des patates qui y viennent tr\u00e8s sucr\u00e9es, des cotonniers sur les hauteurs, des cannes \u00e0 sucre dans les terres fortes, des pieds de caf\u00e9 sur les collines, o\u00f9 le grain est petit, mais excellent; le long de la rivi\u00e8re et autour des cases, des bananiers qui donnent toute l\u2019ann\u00e9e de longs r\u00e9gimes de fruits avec un bel ombrage, et enfin quelques plantes de tabac pour charmer ses soucis et ceux de ses bonnes ma\u00eetresses. Il allait couper du bois \u00e0 br\u00fbler dans la montagne, et casser des roches \u00e7\u00e0 et l\u00e0 dans les habitations pour en aplanir les chemins.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les noirs de ce pays ne sont plus esclaves, il ne le regrette pas, il se f\u00e9licite m\u00eame de n\u2019avoir pas \u00e0 assister aux sc\u00e8nes cruelles de leur torture comme Paul et Virginie enfants. Les noirs de ce pays ont \u00e9t\u00e9 affranchis ou descendent des marrons \u00e9chapp\u00e9s du Surinam. Ils s\u2019occupent de p\u00eache et de leurs jardins, mais ne viennent pas travailler pour lui. Ceux des illustrations qu\u2019il a tant regard\u00e9es et qui l\u2019ont fait r\u00eaver sont d\u00e9sormais des fant\u00f4mes dont les ombres hantent les marais qu\u2019ils creusaient \u00e0 la pelle, les tiges de canne qu\u2019ils coupaient, entassaient, transportaient, les moulins qu\u2019ils faisaient tourner et les les chaudi\u00e8res qu\u2019ils faisaient br\u00fbler.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il n\u2019a vu non plus ni bon blanc ni mauvais blanc se promener pipe \u00e0 la bouche et rotin \u00e0 la main au milieu de leurs ouvriers. De ces hommes qu\u2019on voyait en gravure dans <em>Paul et Virginie<\/em> \u00ab&nbsp;<em>grand homme sec, oliv\u00e2tre, aux yeux enfonc\u00e9s, et aux sourcils noirs et joints.&nbsp;\u00bb<\/em> Il n\u2019a vu que ces gens de Cayenne allant de r\u00e9ception en r\u00e9ception, de f\u00eate en f\u00eate et tout ce petit peuple qui a \u00e9lu l\u2019an dernier Jean Galmot d\u00e9put\u00e9 de la Guyane.<\/p>\n\n\n\n<p>Il lit d\u00e9sormais Guisan \u00ab&nbsp;T<em>rait\u00e9 sur les terres noy\u00e9es de la Guyane appel\u00e9e commun\u00e9ment Terres basses<\/em>&nbsp;sur leur dess\u00e8chement, leur d\u00e9frichement, leur culture et l\u2019exploitation de leurs productions, avec des r\u00e9flexions sur la r\u00e9gie des esclaves et autres objets&nbsp;: \u00e0 la suite duquel on a ins\u00e9r\u00e9 divers articles, m\u00e9moires, etc., relatifs \u00e0 l\u2019\u00e9conomie rurale et domestique, dont plusieurs ont d\u00e9j\u00e0 paru dans la Feuille de la Guyane, Cayenne, Imprimerie du Roi, \u00bb qu\u2019il a rapport\u00e9 de Cayenne. L\u2019ouvrage a plus de cent ans. Il y apprend tout sur les canaux et la culture de la canne. Il ne sait rien, d\u00e9couvre beaucoup et se r\u00e9jouit d\u2019avoir plant\u00e9 ses cannes \u00e0 la bonne saison. Il comprend d\u00e9sormais le r\u00f4le des canaux qu\u2019il a fait nettoyer pendant des mois, des digues et des passes. Canaux d\u2019\u00e9coulement qui emportent l\u2019eau, passes et digues qui emp\u00eachent la mar\u00e9e de remonter et de s\u2019ajouter \u00e0 l\u2019eau des pluies pour inonder les terres, canaux de navigation, canal d\u2019alimentation du moulin pour les cannes. Il se f\u00e9licite d\u2019avoir entrepris ce travail d\u00e8s le d\u00e9part, il en oublie m\u00eame que c\u2019est le r\u00e9gisseur et les ouvriers d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents qui lui ont souffl\u00e9 cette priorit\u00e9 avant le retour des pluies, il s\u2019en attribue tout le m\u00e9rite maintenant qu\u2019il y voit plus clair. C\u2019est un bon livre plein d\u2019enseignements tr\u00e8s utiles. La difficult\u00e9 vient des quantit\u00e9s de main-d\u2019\u0153uvre cit\u00e9es par l\u2019auteur. 300 n\u00e8gres semble \u00eatre le chiffre f\u00e9tiche en-dessous duquel rien ne peut \u00eatre fait. Qui a 300 travailleurs aujourd\u2019hui&nbsp;? Il lui faudra r\u00e9duire ses ambitions. Il n\u2019y a plus de noirs de pelle pour ass\u00e9cher ces terres noy\u00e9es. Il n\u2019y a plus ces noirs de pelle qui ont creus\u00e9 le canal de Kaw par lequel il est arriv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce Guisan, Jean Samuel, \u00e9tait un Suisse employ\u00e9 au Surinam sur les terres de son oncle, pr\u00eat\u00e9 \u00e0 la France par les Hollandais pour am\u00e9liorer leur colonie. La France r\u00e9volutionnaire le renverra en 1791 et il finira sa vie \u00e0 Berne comme inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des Ponts et Chauss\u00e9es. C\u2019est son fant\u00f4me qui plane au-dessus des eaux de ces terres noy\u00e9es, son fant\u00f4me et l\u2019ingratitude de la colonie. Faudra-t-il qu\u2019il renonce lui aussi&nbsp;? Qu\u2019il rentre d\u00e9pass\u00e9 par ce travail trop immense et sans cesse \u00e0 recommencer.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand il a trop lu de ces textes techniques, il prend un des volumes de Maupassant qu\u2019il a apport\u00e9s et r\u00eave de r\u00e9ussite \u00e9clatante. Il y a sous les tropiques o\u00f9 la nuit tombe si vite et si brutalement des moments d\u2019une infinie douceur. L\u2019ardeur du soleil est apais\u00e9e, ce sont d\u00e9sormais les bruits de la nuit qui vous bercent, fr\u00f4lements d\u2019ailes, croassements, clapots de l\u2019eau, un cri parfois qui perce l\u2019immense s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 du ciel \u00e9toil\u00e9 de cette France \u00e9quinoxiale. Il faut se d\u00e9jouer alors des ombres qui viendraient d\u00e9ranger le lecteur. Les hommes veillent et les feux prot\u00e8gent de la jungle. Il faut s\u2019y confier.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:12px\">codicille : j&rsquo;ai fait arriver IL sur une c\u00f4te exotique et comme j&rsquo;\u00e9tais alors dans le marais poitevin, c&rsquo;est devenu le marais de Kaw en Guyane, une terre noy\u00e9e. Depuis Baudelaire \u00ab\u00a0Songe \u00e0 la douceur d&rsquo;aller l\u00e0-bas vivre ensemble&#8230;\u00a0\u00bb j&rsquo;ai envie d&rsquo;explorer la fascination fran\u00e7aise pour les tropiques, les traces de la colonisation dans toutes les familles fran\u00e7aises. Puisque c&rsquo;est en Guyane que j&rsquo;avais accost\u00e9, j&rsquo;ai commenc\u00e9 quelques recherches pour m&rsquo;apercevoir que Fran\u00e7ois Bon avait r\u00e9\u00e9dit\u00e9 deux livres de Jean Galmot (<em>Une \u00e9trange histoire<\/em> et <em>Un mort vivait parmi nous<\/em> que j&rsquo;ai lus pour la premi\u00e8re fois). Mon histoire prenait sens dans le temps : on \u00e9tait en 1920 alors que Galmot d\u00e9put\u00e9 de la Guyane n&rsquo;est pas encore emprisonn\u00e9. Quel moment plus intense que cette fin de Grande Guerre  (moment de l&rsquo;histoire qu&rsquo;il me tient aussi \u00e0 coeur d&rsquo;explorer), en Guyane qui a \u00e9t\u00e9 le lieu de transportation de Dreyfus. Lorsque Fran\u00e7ois Bon a propos\u00e9 expansion Chateaubriand et Bernardin de St Pierre (lus adolescente comme lecture obligatoire, mais non cit\u00e9s dans ma sentimenth\u00e8que) sont apparus comme des \u00e9vidences et je les ai relus. J&rsquo;avais d&rsquo;abord pens\u00e9 \u00e0 Lafcadio Hearn mais il est moins connu en France m\u00e9tropolitaine que <em>Atala<\/em> et <em>Paul et Virginie<\/em>, ces monuments d&rsquo;exotisme. Maupassant dans lequel je replonge avec d\u00e9lice (c&rsquo;est mon vice) tiendra sans doute une place pour l&rsquo;exploration de l&rsquo;obsession, de la d\u00e9possession de soi qui donne mon titre provisoire. J&rsquo;attends la suite des propositions pour avancer sur d&rsquo;autres pistes. c&rsquo;est mon feuilleton de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, j&rsquo;en suis le showrunner avec les consignes de la production et j&rsquo;adore \u00e7a.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L#4 \u00e9mois \u00e9rotiques Il a lu Chateaubriand, Voyage en Am\u00e9rique, les Natchez et Atala. Il a lu Paul et Virginie de Bernardin de St Pierre. C\u2019est m\u00eame de l\u00e0 que datent ses premiers \u00e9mois \u00e9rotiques qu\u2019il cachait aux bons p\u00e8res. Des r\u00e9cits \u00e9difiants. Il situait mal ces contr\u00e9es et les bons p\u00e8res n\u2019avaient pas l\u2019\u00e2me de g\u00e9ographes. 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