{"id":40798,"date":"2021-07-23T14:33:09","date_gmt":"2021-07-23T12:33:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=40798"},"modified":"2021-07-23T14:33:34","modified_gmt":"2021-07-23T12:33:34","slug":"l5-particules","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l5-particules\/","title":{"rendered":"#L5 | Particules"},"content":{"rendered":"\n<p>Le soleil r\u00e8gne, ind\u00e9boulonnable dans son royaume d&rsquo;azur. Depuis tellement de jours que l\u2019on ne sait plus vraiment \u00e0 quoi ressemblerait le ciel autrement. Prenez quelque chose qui ne bouge pas beaucoup, comme une cabine t\u00e9l\u00e9phonique ou un muret b\u00e9tonn\u00e9, il serait possible de revenir tous les jours \u00e0 la m\u00eame heure et d\u2019en tirer une s\u00e9rie de photos identiques. C\u2019est une constance dans laquelle il n\u2019y a de surprise. Le changement des tissus pendus aux fen\u00eatres et l\u2019alternance ouverture-fermeture des volets apportent aux maisons un peu de variations au paysage, avec le soleil qui tourne lentement le matin puis le soir. Entre midi et seize heures, tout est immobile, c\u2019est presque la mort. Ce qui est \u00e0 l\u2019ombre reste \u00e0 l\u2019ombre et pareil pour le cagnard. Un suspens auquel on ne peut rien. Pendant ce temps les cigales, toujours bien cach\u00e9es, continuent \u00e0 jouer inlassablement. Elles se r\u00e9jouissent de leurs mille pattes, jusqu\u2019\u00e0 en glacer le sang. La France a perdu la coupe du monde, les drapeaux ont presque tous \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9s des rambardes, ceux qui restent ce sont ceux qui sont l\u00e0 toute l\u2019ann\u00e9e, leurs couleurs ont p\u00e2li \u00e0 force. Cela n\u2019emp\u00eache pas de boire et de hurler entre les ruelles moites la nuit, de tenir les murs en chantant parfois. D\u00e8s le matin la plage se peuple de toutes sortes de corps, les peaux scintillent d\u2019huile solaire et la mer est si grande, indomptable de par son immensit\u00e9, toujours vide face aux plages bond\u00e9es. Au loin c\u2019est toujours plat, un monde brillance, de cr\u00eates infatigables. Il n\u2019y aura jamais assez d\u2019hommes pour la mer. Les enfants se m\u00e9langent, \u00e9changent sans compter, des amiti\u00e9s \u00e9ph\u00e9m\u00e8res se cr\u00e9ent sous les yeux des adultes qui restent entre eux, surveillent. Sous les pins on se d\u00e9couvre de nos nouveaux pelages faits de taches d\u2019ombres, on s\u2019aime un peu, on s\u2019oublie.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019apr\u00e8s-midi s\u2019\u00e9tire. Je somnole sur le lit, ma t\u00eate s\u2019enfonce dans des r\u00eaveries lourdes, presque malade d\u2019avoir trop err\u00e9 au soleil sur le goudron br\u00fblant. La circulation de la rue et le ventilateur tout proche de mon corps forment une m\u00e9lasse opaque, gluante. Des \u00e9clats de voix traversent les volets ferm\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 me chatouiller l\u2019oreille. La voisine du dessous, celle qui se dispute souvent avec son mari. Elle a une voix qui porte. Des phrases me parviennent dont je n\u2019entends que les Ta gueule, Ta gueule qui les ponctuent. Je l\u2019entend lui aussi, sa voix est plus grave et basse, ce qui est assez inhabituel puisque d\u2019habitude il finit toujours par couvrir la sienne. Il r\u00e9pond des choses qui me restent imperceptibles. Je tends l\u2019oreille. Un train arrive, il se tra\u00eene. Ce sont les vieux r\u00e9gionaux de la fin de journ\u00e9e, fatigu\u00e9s de tant d\u2019allers-retours et du peu d\u2019entretien qu\u2019on leur accorde. Ils crissent bruyamment quand ils arrivent. Pire qu\u2019une scierie. On n\u2019entend plus que \u00e7a, un grand d\u00e9chirement de l\u2019air \u00e9ventr\u00e9 pendant quelques instants. Au milieu de tout ce m\u00e9tal frott\u00e9, un son se d\u00e9bat, presque noy\u00e9. Un homme hurle, tr\u00e8s fort, assez pour s\u2019entrem\u00ealer aux cris des rails. Comme si on le torturait. Sa voix transperce le vacarme, trois fois. Ce n\u2019est pas celle du voisin, ni de personnes que je puisse conna\u00eetre dans l\u2019immeuble, c\u2019est une voix inconnue, comme sortie du n\u00e9ant. Enfin, le train s\u2019\u00e9loigne, lentement, laisse place \u00e0 nouveau aux motos et \u00e0 la voisine. Ce soir elle re\u00e7oit, j\u2019entends des adultes et des enfants, une agitation venue de la cour de son appartement. Elle est encore en train de crier mais cette fois-ci je comprends que cela fait partie d\u2019une discussion, d\u2019un \u00e9change de vannes ponctu\u00e9 de cascades de rires. Comme elle crie tout le temps, je ne sais jamais mais depuis quelques disputes assez fortes j\u2019ai pris l\u2019habitude d\u2019\u00e9couter, la main proche du t\u00e9l\u00e9phone, pr\u00eate \u00e0 appeler la police pour qu\u2019ils coffrent ce gros con et que l\u2019on ne le voit plus aboyer \u00e0 tout va dans ce quartier dont il pense \u00eatre le ma\u00eetre. Il a d\u00e9j\u00e0 cogn\u00e9 un petit \u00e0 cause d\u2019un ballon ayant malencontreusement atterri dans sa cour, du coup les enfants ne jouent plus ici, ils vont plus loin. Pour l\u2019instant l\u2019assembl\u00e9e s\u2019amuse, beugle au-dessus du barbecue, s\u2019interpelle fort alors qu\u2019ils se trouvent \u00e0 c\u00f4t\u00e9. Le ros\u00e9 doit couler \u00e0 flots en bas. Plus de trace de l\u2019autre voix, celle de l\u2019homme qui criait comme du fond d\u2019une grotte. Rien, il a disparu avec le train. Je m\u2019extirpe de mes draps, le sommeil s\u2019est envol\u00e9. Aller marcher me fera du bien.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand vient l\u2019\u00e9t\u00e9 dans cette ville de cinq milles \u00e2mes, les commerces rouvrent, une agitation nerveuse secoue l\u2019espace et anime les esprits. La vie \u00e9conomique sort de sa l\u00e9thargie, la sueur d\u00e9gouline sur les fronts derri\u00e8re les fourneaux des restaurants et les arri\u00e8res-boutiques. On encaisse, on compte, on recompte, on sert, on d\u00e9barrasse, on nettoie. Mais les coeurs se ferment, on se fait m\u00e9fiant, on surveille. Des silhouettes sortent furtivement d\u2019une porte pour en rejoindre une autre, on se chuchote des choses vues au travers des volets, entendues au march\u00e9 ou dans le bar \u00e0 l\u2019angle. Les yeux sont ferm\u00e9s sur ces jeunes hommes que les maisons n\u2019arrivent plus \u00e0 contenir. On y retient les filles \u00e0 coup d\u2019excuses et de pr\u00e9textes, il y a toujours quelque chose \u00e0 faire, quelqu\u2019un \u00e0 garder. C\u2019est qu\u2019il faut faire attention avec ces hordes de peaux blanches qui viennent se faire rougir au soleil. Ils viennent ici avec leur pouvoir venu des grandes villes o\u00f9 r\u00e8gne l\u2019argent, les crocs ac\u00e9r\u00e9s par une soif d\u2019aventure. Leurs yeux transpercent ce qu\u2019il ne faut pas voir et glissent sur le relief des choses. Ils sont \u00e0 la fois aveugles et alertes comme des aigles. Des rapaces. Certains quartiers sont abandonn\u00e9s, on les laisse le temps de deux mois \u00e0 cette nouvelle population. Les nouveaux refuges lui sont inconnus, pas d\u2019emplacement sur des cartes ni de prospectus accrocheurs, les gens du coin savent. On se retrouve au calme, de la viande est grill\u00e9e \u00e0 l\u2019ombre, les enfants jouent pendant que les adultes boivent, on oublie presque qu\u2019ils sont l\u00e0, que chez nous c\u2019est aussi chez eux aussi, le temps d\u2019une saison. Ces lieux secrets sont transmis de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, les rendez-vous n\u2019ont pas besoin d\u2019\u00eatre formul\u00e9s, on sait quand se retrouver. Des \u00e9poques r\u00e9volues sont \u00e9voqu\u00e9es par les anciens, celles de la terre, d\u2019avant que la ville ne se transforme en machine, avant l\u2019arriv\u00e9e des grues et des b\u00e9tonneuses. Dans la rue on marche et l\u2019esprit est entre-deux eaux. \u00c0 la fois gonfl\u00e9 par la fiert\u00e9 que suscite le fait qu\u2019avec leurs grands airs les m\u00e9tropoles ne suffisent pas, les font \u00e9chouer jusqu\u2019ici en masse, comme un aveu des limites de l\u2019utopie urbaine et humili\u00e9 de devoir vendre un peu de ce paradis pour mettre quelque chose sur la table<\/p>\n\n\n\n<p>Les peaux br\u00fblent et grattent, sont badigeonn\u00e9es de cr\u00e8mes inutiles, griff\u00e9es par les ongles. C\u2019est que les moustiques savent o\u00f9 trouver le sang frais, donc ils sucent, pompent, un juste retour des choses. Quand le soleil se couche ils affluent sous les n\u00e9ons des terrasses et aux abords des baraques \u00e0 frites, se d\u00e9lectent des peaux sucr\u00e9es par des parfums tapageurs, humidifi\u00e9es par un voile de transpiration. Avec les ann\u00e9es ils sont devenus plus r\u00e9sistants et ne craignent plus la citronnelle, ils mettent \u00e0 n\u00e9ant le travail des employ\u00e9s dans les laboratoires de recherche en dermatologie, d\u00e9jouant les calculs de ces machines sophistiqu\u00e9s. Quand les produits sont trop puissants, ils trouvent toujours une petite parcelle oubli\u00e9e, le bord d\u2019une oreille, un orteil, le creux du cou. Ils prolif\u00e8rent aux abords des piscines et dans les cours d\u2019eau cach\u00e9s par les broussailles, ils naissent derri\u00e8re les talus et dans les flaques. Avec eux viennent les rats, attir\u00e9s par autre chose. Leurs lieux de pr\u00e9dilection se situent proches de tout ce qui regroupe des restes de nourriture. Ils mangent de tout et parfois jusqu\u2019aux emballages. Il n\u2019y a pas de g\u00e2chis avec les rats, le moindre morceau de kebab ou de cornet de glace est senti \u00e0 des dizaines de m\u00e8tres. Tout le monde trouve son compte avec l\u2019arriv\u00e9e des vacanciers, chacun sa part. L\u2019esprit aviv\u00e9 par l\u2019illusion de pouvoir que donne la possibilit\u00e9 d\u2019acheter tout ce qui se vend, abandonn\u00e9 dans l\u2019innocence du soleil rend invisible ce pi\u00e8ge bien plus vaste qui se r\u00e9p\u00e8te chaque ann\u00e9e. Ceux qui orchestrent tout cela le savent. C\u2019est fou tout ce que l\u2019on peut mettre dans&nbsp; trois lettres : \u00e9t\u00e9. Le r\u00eave semble proche, mais sa r\u00e9alit\u00e9 est ailleurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a des jours o\u00f9 je me trompe, ce n\u2019est pas elle sur le quai. Un visage \u00e9tranger dans une silhouette trompeuse. Je mords mes l\u00e8vres jusqu\u2019\u00e0 sentir le go\u00fbt du sang se propager dans ma bouche, cet ar\u00f4me de fer. Je maudis tout et surtout moi-m\u00eame en d\u00e9bitant un tas d\u2019insultes \u00e9touff\u00e9es par le verre \u00e9pais. La cabine que j\u2019avais emplie de vibrations se referme sur moi, la nuit s\u2019ouvre sur les terres dor\u00e9es dans lesquelles a vagabond\u00e9 tout un tas de conneries que je m\u2019\u00e9tais invent\u00e9. Tout br\u00fble dans une fum\u00e9e noire opaque. De retour chez moi je me cogne la t\u00eate contre les murs de cet appartement qui n\u2019en peux plus de voir ma gueule de solitaire le hanter. Je frappe avec la force d\u2019un b\u00e9lier \u00e0 l\u2019assaut d\u2019une forteresse pour que Mathilde sorte. Je la chasse au travers de fractures, lui d\u00e9chire des sorties dans mon corps. Seulement Mathilde reste, Mathilde est dans le sang. C\u2019est elle ou moi. Un jour je r\u00e9ussirai pour de bon, elle partira. Ce sera une apoth\u00e9ose que je vivrai seul comme le reste, comme notre histoire que je garde au fond de moi avec tous ces sc\u00e9narios rang\u00e9s dans les tiroirs que je n\u2019arrive pas \u00e0 fermer pour toujours, ni \u00e0 vider. Vider oui c\u2019est cela, c\u2019est d\u2019une purge dont j\u2019ai besoin, une purge de l\u2019\u00e2me. Il faut extraire de ce corps tout ce qui a nourri mes insomnies, ouvrir ce ventre constamment nou\u00e9. Elle jaillira sur le cr\u00e9pi et coulera sur le carrelage. Je nagerai dans ce geyser comme certains dans le bonheur jusqu\u2019\u00e0 me noyer dans la source des miracles, \u00e9bahi.<\/p>\n\n\n\n<p>Au bord de la table, \u00e0 la pointe de l\u2019angle brille un \u00e9clat sinistre touch\u00e9 par l\u2019unique raie de lumi\u00e8re qui traverse la chambre. La forme du lit, de la table de chevet et de la petite penderie sont des formes molles et opaques, presque comme des trous d\u2019ombres, des creux dans lesquels s\u2019enfoncer. La femme s\u2019est assise dans la p\u00e9nombre et se laisse glisser sur les choses, visite int\u00e9rieurement des espaces qu\u2019elle avait oubli\u00e9. Son dos se tient droit, comme tenu par un devoir \u00e0 accomplir dans ce silence. Personne n\u2019attend plus rien, il ne reste que son \u00eatre entre les murs. Elle se tait, elle \u00e9coute. Face \u00e0 elle une aquarelle est accroch\u00e9e au mur. C\u2019est un port de p\u00eacheur, quelques barques sont abandonn\u00e9es sur le sable, couch\u00e9es sur le c\u00f4t\u00e9, au loin une poign\u00e9e de cabanes dispers\u00e9es dans les hautes herbes. C\u2019est une image comme il y en a mille, la copie, d\u2019une copie, d\u2019une copie. Un objet est pos\u00e9 sur la table, ses mains pos\u00e9es \u00e0 plat de chaque c\u00f4t\u00e9. La rumeur du dehors est tr\u00e8s faible, quelques bruits de m\u00e9tal d\u2019un garage automobile non. De l\u00e9gers coups comme le tintement d\u2019une cuill\u00e8re sur un gamelle amplifi\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 s\u2019immiscer ici, entre les rideaux de cette petite chambre meubl\u00e9e. Sa respiration occupe la pi\u00e8ce, se colle aux murs, s\u2019accumule dans l\u2019espace clos. Deux mains moites se posent sur l\u2019urne, dessinant des zones de bu\u00e9e sur le bois verni. Les doigts ondulent lentement jusqu\u2019au couvercle et se contractent faisant blanchir les jointures. Le bois \u00e9met un l\u00e9ger grincement qui se m\u00eale au sang qui bat contre ses tempes. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur s\u2019ouvre un puit immense, profond comme la nuit qu\u2019elle vient d\u2019ouvrir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le soleil r\u00e8gne, ind\u00e9boulonnable dans son royaume d&rsquo;azur. Depuis tellement de jours que l\u2019on ne sait plus vraiment \u00e0 quoi ressemblerait le ciel autrement. Prenez quelque chose qui ne bouge pas beaucoup, comme une cabine t\u00e9l\u00e9phonique ou un muret b\u00e9tonn\u00e9, il serait possible de revenir tous les jours \u00e0 la m\u00eame heure et d\u2019en tirer une s\u00e9rie de photos identiques. <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l5-particules\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#L5 | Particules<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":367,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2071,2069,1,2462],"tags":[],"class_list":["post-40798","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2021-les-cycles","category-2021-faire-un-livre","category-atelier","category-livre-5"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40798","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/367"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=40798"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40798\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=40798"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=40798"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=40798"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}