{"id":45571,"date":"2021-08-12T10:02:40","date_gmt":"2021-08-12T08:02:40","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=45571"},"modified":"2021-08-12T10:02:41","modified_gmt":"2021-08-12T08:02:41","slug":"p8-dialogue-avec-lombre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/p8-dialogue-avec-lombre\/","title":{"rendered":"#P8 | Dialogue avec l\u2019ombre"},"content":{"rendered":"\n<p>Tu ris en pleurant silencieusement. Tu attaques le brise-lames du temps. Pour toi le temps n&rsquo;est pas fig\u00e9 c&rsquo;est un mouvement avec lequel il faut jouer sans cesse, tu t&rsquo;y d\u00e9places \u00e0 ton aise. Tout le monde n&rsquo;est pas comme toi, le probl\u00e8me est l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu observes un nuage \u00e0 bords argent\u00e9s. Une vieille habitude, tu ne peux pas t&rsquo;en emp\u00eacher. Tu t&rsquo;amuses toujours \u00e0 chercher \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de leur formes et de leurs contours, les reliefs d&rsquo;un visage, l&rsquo;\u00e9vocation d&rsquo;un animal, la promesse d&rsquo;un ailleurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a une rage qui persiste en toi, une rage qui creuse le ventre, le ronge, une insatisfaction tenace et permanente que masque mal l&rsquo;attitude que tu observes depuis plusieurs ann\u00e9es, sur le qui-vive, dans la crainte d&rsquo;\u00eatre rattrap\u00e9 par tes anciens complices. Tu ne dis plus anciens amis depuis longtemps. Tu d\u00e9nonces les anachronismes ou les surprises, les scandales.<\/p>\n\n\n\n<p>Le bruit, l&rsquo;agitation, la cohue, rien de plus commun en ville. La campagne nous expose, nous rend visible, accessible. Tu regrettes la solitude du couple au milieu de la foule. On se fait parfois encore plus seul chacun pour soi lorsqu&rsquo;on vit en couple. La ville offre sa diversit\u00e9, ses quartiers anim\u00e9s, ses recoins secrets. Tu t\u2019accroches aux bruits de la ville. Tu abandonnes les chemins d\u00e9j\u00e0 parcourus.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelque chose semble s&rsquo;\u00eatre bris\u00e9 depuis quelques semaines, depuis Marseille. La solution \u00e9tait proche, quelques jours encore et vous auriez pu rejoindre l&rsquo;a Sicile. Y vivre en s\u00e9curit\u00e9, avec des papiers et les moyens d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 vos poursuivants. Mais cela a \u00e9chou\u00e9 au dernier moment. Il a fallu trouver une solution de replis, une \u00e9chappatoire. Dans l&rsquo;urgence, on prend des risques inconsid\u00e9r\u00e9s. Remonter \u00e0 Paris c&rsquo;\u00e9tait faire machine arri\u00e8re. Renoncer encore une fois. La confiance s&rsquo;\u00e9mousse. Il n&rsquo;y a plus le m\u00eame \u00e9lan, le partage perd son sens, on ne croit plus aux promesses non tenues. Tu as l\u2019impression confuse qu\u2019on ne peut plus s\u2019entendre. Nos discussions n&rsquo;en finissent pas. Toujours les m\u00eames sujets. O\u00f9 aller ? O\u00f9 se cacher ? Comment avouer \u00e0 notre fille ce que nous avons fait ? Pourquoi nous fuyons aujourd&rsquo;hui ? Tu vois \u00e0 force de mots et d\u2019images, un ab\u00eeme insatiable.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu r\u00eaves de lire des po\u00e8mes jusqu\u2019\u00e0 la naus\u00e9e. Au lieu de cela tu restes des heures \u00e0 surveiller en vain les abords de la maison, assis sur le banc dans l&rsquo;entr\u00e9e, \u00e0 guetter les all\u00e9es et venues du quartier, les bruits suspects, les approches impr\u00e9vues, illicites, dangereuses, \u00e0 tenir ton quart, comme tu aimes \u00e0 le r\u00e9p\u00e9ter, un guerrier sommeille en toi contre toute attente, de peur qu&rsquo;on vous ait retrouv\u00e9, qu&rsquo;on vous chasse de la maison ou qu&rsquo;on vous fasse payer vos dettes. Tu collectionnes les routines et les traditions. Pour ne pas t&rsquo;endormir, rester vigilent, surtout la nuit, tu alternes les moments calmes, assis sur le banc, avec des mouvements qui t&#8217;emp\u00eachent de sombrer, tu as pris l&rsquo;habitude de marcher en long en large dans le couloir. Tu fume beaucoup dans ces moments l\u00e0. Tu propages un fugace nuage de cendre. Tu constates que les heures finissent par se superposer, par \u00eatre toujours la m\u00eame dans le souvenir. Tu as le sentiment que c\u2019est comme au cin\u00e9ma, les choses sont ce qu\u2019elles sont et tu dois les accepter.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu \u00e9coutes leurs col\u00e8res et leurs insatisfactions. Pas de r\u00e9ponse \u00e0 apporter aux suppliques de ta femme et de ta fille. Tout en les comprenant, tu leur expliques qu&rsquo;on ne peut pas transiger avec les imp\u00e9ratifs de s\u00e9curit\u00e9. C&rsquo;est une question de vie ou de mort. Tu te retrouves avec eux de nouveau face \u00e0 face, toujours aimables, polis, et \u00e9trangers.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu souris avec un absurde sentiment d\u2019espoir.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu grandis debout devant la glace qui ne te renvoie pas ton image. Tu dis les miroirs sont fid\u00e8les.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu entends retentir la sir\u00e8ne du d\u00e9part. Tu devines ses yeux gris tourn\u00e9s vers l&rsquo;oc\u00e9an. Ce n&rsquo;est pas un au revoir, c&rsquo;est un adieu. Ce moment sans cesse repouss\u00e9 est une douleur.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce que tu avais projet\u00e9 de faire dans ta jeunesse, tu as d\u00fb le mettre de c\u00f4t\u00e9, l&rsquo;oublier \u00e0 regret, le jour o\u00f9 tout a bascul\u00e9, ensuite plus rien n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 comme avant. Tout devait \u00eatre \u00e9vident. Le plan ma\u00eetris\u00e9. Sans faille apparente. Ils entrent dans la banque. Ils ma\u00eetrisent le garde, c&rsquo;est un homme proche de la retraite il ne se d\u00e9battra pas, ils d\u00e9sactivent les cam\u00e9ras vid\u00e9o et le syst\u00e8me de s\u00e9curit\u00e9. Chacun son r\u00f4le. Tout doit aller vite. Vous attendez tous les deux dehors dans la voiture. Le moteur est rest\u00e9e allum\u00e9, il ronronne. Ils entrent, ils sortent. Mais ils tardent \u00e0 sortir. L&rsquo;adr\u00e9naline se transforme vite en peur. Une peur diffuse. Une peur qui vous envahit, qui ravage tout sur son passage jusqu&rsquo;\u00e0 la naus\u00e9e. Tu entends un cri abominable. Tout est perdu. Tu ne sais pas quoi faire. Elle te dit il faut les aider. Tu ne crois pas, trop dangereux. Trop risqu\u00e9. Tu vois ton ami sortir de la banque en courant, la porte vitr\u00e9e se referme violemment derri\u00e8re lui. Le fracas de la porte brise la vitre. Tu crois entendre un bruit de gifle, un bruit d\u2019une indicible obsc\u00e9nit\u00e9. Il est seul, il tr\u00e9buche et s&rsquo;affale sur le trottoir devant la voiture. Il l\u00e2che le lourd sac plein de billets devant lui. Son sang se r\u00e9pand sur le sol. Elle ouvre la porti\u00e8re arri\u00e8re pour l&rsquo;aider \u00e0 se hisser dans la voiture. Il faut partir. Elle n&rsquo;y parvient pas. Elle te demande de l&rsquo;aide. Tu restes les mains crisp\u00e9es sur le volant, le pied sur l&#8217;embrayage, pr\u00eat \u00e0 d\u00e9marrer en trombe. Le moteur rugit une fois, deux fois. n guise de r\u00e9ponse. Non, on ne peut plus rien pour lui. Elle te dit, il est mort ce qui semble te donner raison. Tu as peur de v\u00e9rifier la nature du deuil. Elle se met \u00e0 pleurer, \u00e0 t&rsquo;implorer de faire quelque chose, de ne pas le laisser l\u00e0, de ne pas le laisser tomber. Tout se m\u00e9lange. Tu balbuties avant de lancer ton dernier ordre. Prends l&rsquo;argent. Et vous filez en voiture avant que la police n&rsquo;arrive.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu restes absent du tableau qui est le monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a un r\u00eave qui revient tr\u00e8s fr\u00e9quemment dans tes nuits au sommeil agit\u00e9. Tu d\u00e9cides de rentrer \u00e0 la maison. Tu anticipes le retour en silence, le sourire de pardon. Tu anticipes le triste reflet de ton esp\u00e9rance.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu as \u00e7a qui p\u00e8se sur ta conscience, c&rsquo;est une ombre, un pressentiment, \u00e7a te ne quitte jamais, tu es sans arr\u00eat pr\u00eat \u00e0 partir, \u00e0 r\u00e9agir au quart-de-tour, ce n&rsquo;est plus une vie, il y a des gens qui vivent dans le pass\u00e9, tu n&rsquo;es pas de ceux-l\u00e0, fig\u00e9 dans un pr\u00e9sent qui ne s&rsquo;arr\u00eate pas, qui t&#8217;empoisonne la vie, somm\u00e9 d&rsquo;y penser tout le temps, longtemps tu t&rsquo;es demand\u00e9 ce que cela faisait de tuer quelqu&rsquo;un, d&rsquo;\u00eatre responsable de sa mort, bien avant le braquage, c&rsquo;est une question qui ne te quittait pas lorsque tu \u00e9tais enfant, \u00e0 chaque fois qu&rsquo;une \u00e9trange pulsion traversait ton esprit, comme ce jour o\u00f9 tu as aper\u00e7u cette petite fille, une voisine que tu ne connaissais pas, qui venait d&rsquo;arriver, dans son jardin, derri\u00e8re la grille tu l&rsquo;observes attentivement, fascine par la gr\u00e2ce de ses mouvements, sa petite jupe \u00e9cossaise, ses longs cheveux natt\u00e9s qui descendent dans son dos, les t\u00e2ches de rousseur qui pars\u00e8ment son visage aux joues rosies par l&rsquo;air frais en ce jour d&rsquo;automne, elle marche d&rsquo;un pas lent, pr\u00e9cis, sur la margelle du large puits, elle s&rsquo;amuse sans te voir et tu ne peux t&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;imaginer qu&rsquo;elle va tomber, tu l&rsquo;esp\u00e8res presque, oui c&rsquo;est cela qui t&rsquo;attire dans son jeu, l&rsquo;observer dans l&rsquo;attente qu&rsquo;elle tr\u00e9buche, tu attends sa chute \u00e0 distance. Tu te rappelles comme on souffre quand on est incapable de regarder dans les yeux une petite fille qui se moque de vous.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la maison abandonn\u00e9e, quelque chose de curieux et d&rsquo;\u00e9tonnant. Difficile \u00e0 expliquer. Tu remarques un trou dans le mur. Entre la chambre et le salon.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la nuit, les heures \u00e0 surveiller les environs depuis la fen\u00eatre de la maison. Les ombres des arbres, des chemin\u00e9es. Tu admires leur immobilit\u00e9, leurs mouvements obscurs. Tu t\u2019\u00e9puises en lambeaux de pens\u00e9es parmi tant d\u2019autres sensations. Tu simules le vertige et la naus\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu ne peux pas renier cette trahison, tu as tout fait pour essayer de la minimiser, la travestir, l&rsquo;ins\u00e9rer dans un r\u00e9cit qui te permet aux yeux de tes proches, de ta fille principalement, ta femme n\u2019est pas dupe, complice, elle sait bien ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 ce jour l\u00e0, ce que vous avez fait ensemble, en abandonnant vos complices sur le lieux du braquage qui a mal tourn\u00e9, tu aurais pu les attendre, tu aurais pu les aider, leur porter secours, tu rejoues la sc\u00e8ne sans arr\u00eat dans ta t\u00eate depuis ce jour l\u00e0 et c&rsquo;est toujours la m\u00eame issue, il faut prendre le risque de revenir en arri\u00e8re, sur tes pas, pour leur porter secours, bien s\u00fbr il y a peu de chance que vous vous en sortiez tous les quatre, mais si tu ne tentes rien, c&rsquo;est comme si tu les abandonnais, ce n&rsquo;est pas la peur seule qui a guid\u00e9 ton choix, qui explique ton geste, tu le sais bien, mais c&rsquo;est difficile \u00e0 se l&rsquo;avouer, il y a un moment l&rsquo;image de la fillette sur la margelle du puits est remont\u00e9e \u00e0 ta m\u00e9moire, tu ne comprenais pas ce qu&rsquo;elle venait faire l\u00e0, sa pr\u00e9sence incongrue, d\u00e9plac\u00e9e, la m\u00e9moire nous joue des tours, as-tu pens\u00e9, pour mieux cacher la v\u00e9rit\u00e9 que tu connais tr\u00e8s bien, mais qui s&rsquo;est enfoui avec le temps, bien profond\u00e9ment en toi, inutile de mentir, tu as pens\u00e9, si je ne me retourne pas, si je continue sur ma lanc\u00e9e, pour sauver ma peau et celle de ma femme, je ne peux prendre ce risque de revenir en arri\u00e8re et cela justifie encore aujourd&rsquo;hui le mouvement qui est le temps, depuis ce moment tu ne t&rsquo;es pas arr\u00eat\u00e9, propuls\u00e9 dans la fuite, et tout cela aurait \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s diff\u00e9rent si tu n&rsquo;avais pas pris l&rsquo;argent, mais voil\u00e0, tu cours, tu veux \u00e9chapper \u00e0 la police qui vous poursuit, tu entends les sir\u00e8nes de police, ton c\u0153ur qui bat, \u00e0 bout de souffle, tu encourages ta femme \u00e0 te suivre dans ta folie, il ne faut pas s&rsquo;arr\u00eater, ce que tu lui r\u00e9p\u00e8tes, surtout ne te retourne pas, dans ta main, qui ralentit pourtant ta course, le sac du butin, il est lourd mais tu le gardes avec toi. Surtout ne te retourne pas, r\u00e9p\u00e8tes-tu essouffl\u00e9, car tu sais tr\u00e8s bien \u00e0 ce moment l\u00e0 que si elle se retourne, elle va comprendre sur le champ ce qui est en train de se passer, son regard va te d\u00e9visager, accusateur, comprenant tout en un coup d\u2019\u0153il, \u00e7a saute aux yeux, c&rsquo;est pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9. Il faudra vivre avec. Tu connais cette logique, cette \u00e9vidence.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu penses c&rsquo;est la meilleure solution, je n&rsquo;aurai plus \u00e0 m&rsquo;inqui\u00e9ter. Tu souffles dans un l\u00e9ger soupir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tu ris en pleurant silencieusement. Tu attaques le brise-lames du temps. Pour toi le temps n&rsquo;est pas fig\u00e9 c&rsquo;est un mouvement avec lequel il faut jouer sans cesse, tu t&rsquo;y d\u00e9places \u00e0 ton aise. Tout le monde n&rsquo;est pas comme toi, le probl\u00e8me est l\u00e0. Tu observes un nuage \u00e0 bords argent\u00e9s. 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