{"id":45921,"date":"2021-08-13T20:18:26","date_gmt":"2021-08-13T18:18:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=45921"},"modified":"2021-08-14T10:14:20","modified_gmt":"2021-08-14T08:14:20","slug":"la-ville-avant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/la-ville-avant\/","title":{"rendered":"#L8 La ville avant"},"content":{"rendered":"\n<p>La ville est n\u00e9e des bas-fonds de la terre, peu s\u00fbre du chemin qu\u2019elle allait tracer dans l\u2019histoire du pays, elle est n\u00e9e de l\u2019int\u00e9r\u00eat et de l\u2019envie, et aussi de la rage d\u2019arracher ce qui se cachait dans un sous-sol plus fertile que la poussi\u00e8re rouge qui le recouvrait. Les chercheurs d\u2019or sont arriv\u00e9s de toutes parts all\u00e9ch\u00e9s par les nouvelles que les pionniers rapportaient, commenc\u00e8rent par construire des cabanes en bois dans les endroits les plus prometteurs, constructions encore trop fragiles qui rapidement s\u2019\u00e9miettaient sous le vent des temp\u00eates. Les nouvelles \u00e9taient fausses, aucun or n\u2019existait, en revanche, il y avait de l\u2019argent, du zinc, du cuivre en abondance, suffisants pour qu\u2019autour des puits qui se creusaient la vie puisse y enterrer ses griffes. Les jours \u00e9taient faits d\u2019espoirs, de conqu\u00eates, mais aussi d\u2019accidents, de complots, de meurtres commis \u00e0 l\u2019abri d\u2019une loi hi\u00e9rarchique \u00e9tablie en m\u00eame temps que les poteaux de bois qui soutenaient la terre dans ses m\u00e9andres obscurs. Aussit\u00f4t que les grandes compagnies mini\u00e8res de l\u2019administration centrale virent leur chemin d\u00e9blay\u00e9 par ces conqu\u00e9rants du hasard et v\u00e9rifi\u00e8rent la solidit\u00e9 des r\u00e9serves de m\u00e9taux, elles firent leurs promesses et jet\u00e8rent leur prix\u00a0: des instruments ad\u00e9quats, des structures solides, la s\u00e9curit\u00e9, le gain \u00e9galement partag\u00e9, le commerce r\u00e9gl\u00e9, une vie enti\u00e8re de prosp\u00e9rit\u00e9 garantie. Pour ceux qui ne retiraient de la mine que des revenus m\u00e9diocres, tromp\u00e9s par des interm\u00e9diaires sans scrupules, ce fut un soulagement et une aubaine. Pour les autres, c\u2019\u00e9tait une intromission dans leurs affaires, une usurpation de ce qu\u2019ils consid\u00e9raient comme leur propri\u00e9t\u00e9 acquise de plein droit. Deux groupes se form\u00e8rent, l\u2019un pour, l\u2019autre contre les propositions qui r\u00e9guli\u00e8rement leur parvenaient par le biais de n\u00e9gociateurs habiles. Des disputes et des altercations commenc\u00e8rent \u00e0 cr\u00e9er des divisions chaque fois plus profondes dans une communaut\u00e9 qui d\u2019ailleurs n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 unie, juste rassembl\u00e9e autour de son unique ambition, l\u2019enrichissement rapide, bien que pas toujours facile compte tenu des conditions de travail pr\u00e9caires. Du groupe des contestataires faisait partie Jack Flow, l\u2019un des premiers explorateurs \u00e0 arriver sur cette bordure de d\u00e9sert, pouss\u00e9 par les bribes d\u2019une conversation entendue un soir de soulerie et de cartes. N\u2019ayant rien \u00e0 perdre, puisque sans argent, il arriva l\u00e0 o\u00f9 quelques hommes avaient d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 creuser leurs sillons et \u00e0 r\u00e9colter les premi\u00e8res pyrites. Quelques-uns partirent aussit\u00f4t, voyant que l\u2019or qu\u2019ils convoitaient ne semblait pas se trouver dans ces parages, allant tenter leur chance un peu plus loin. Jack Flow persista, puis compris qu\u2019il pouvait tirer un bon profit de ce qu\u2019il extirpait du sol. \u00a0Il avait de son c\u00f4t\u00e9 la chance de conna\u00eetre quelqu\u2019un assez haut plac\u00e9 \u00e0 qui un jour il avait rendu service et qui \u00e9tait int\u00e9ress\u00e9 par ce qu\u2019il lui apportait. Des transactions faites d\u2019homme \u00e0 homme, suivant des principes aussi clairs qu\u2019efficaces. Au moment des n\u00e9gociations avec les compagnies mini\u00e8res, et bien qu\u2019il e\u00fbt accumul\u00e9 une somme d\u00e9j\u00e0 consid\u00e9rable d\u2019argent, il \u00e9tait loin d\u2019avoir fait la fortune qu\u2019il ambitionnait; il fut un opposant coriace, voire violent, ce qui n\u2019emp\u00eacha pas le camp oppos\u00e9 d\u2019entamer des pourparlers avec les n\u00e9gociateurs, sous la menace de tout perdre au cas o\u00f9 le gouvernement entendrait faire entendre la force de la loi, ce qui cependant n\u2019\u00e9tait pas dans ses plans, \u00a0puisqu\u2019une main d\u2019\u0153uvre exp\u00e9riment\u00e9e lui ferait gagner du temps et de l\u2019argent. Voyant s\u00fbrement la bataille perdue, Jack Flow partit une nuit accompagn\u00e9 de deux de ses hommes les plus fid\u00e8les sans donner d\u2019explications. Ceux de son camp commenc\u00e8rent dans l\u2019imm\u00e9diat \u00e0 discuter avec la partie oppos\u00e9e les clauses contractuelles et la mine commen\u00e7a de prosp\u00e9rer sous l\u2019\u0153il vigilant de l\u2019Etat. On le revit quelques mois plus tard, compl\u00e8tement chang\u00e9, dans un costume noir \u00e0 la mode, bottes luisantes, chapeau haut de forme, canne au pommeau d\u2019argent, bien ras\u00e9, moustache brillante de cire. Il venait d\u2019obtenir le droit de construction sur deux terrains vagues, au bord d\u2019un chemin de terre battue encore mal form\u00e9 mais d\u00e9j\u00e0 appel\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque Main Street. Sur l\u2019un d\u2019eux, il b\u00e2tit un h\u00f4tel, un \u00e9difice imposant de trois \u00e9tages, qui contournait Main Street et occupait tout un carr\u00e9 de ce qui deviendrait un peu plus tard Golden Street, peut-\u00eatre en hommage \u00e0 un r\u00eave bafou\u00e9. Sur le terrain d\u2019en face, il mit sur pied un magasin gigantesque de vente en tous genres\u00a0: v\u00eatements, nourriture, outils, m\u00e9dicaments de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9. Il misa toute sa fortune sur ces deux projets, ne pensant qu\u2019\u00e0 la ville qui se d\u00e9veloppait\u00a0: on y aurait besoin d\u2019un toit pour dormir et d\u2019un lieu o\u00f9 acheter de quoi subsister. Peu vers\u00e9 en styles architecturaux, il donna carte blanche aux experts en la mati\u00e8re, leur demandant uniquement d\u2019\u00e9difier dans cette rue en \u00e9bauche des immeubles qui deviendraient l\u2019image m\u00eame du pays. Les architectes ne le d\u00e9\u00e7urent pas\u00a0; une fois b\u00e2tis, les deux \u00e9difices par leur magnificence donnaient l\u2019impression d\u2019\u00eatre deux mirages dans le d\u00e9sert, malgr\u00e9 leur taille absurde et la modicit\u00e9 des prix pratiqu\u00e9s, deux r\u00e9alit\u00e9s fortes et bien concr\u00e8tes qui firent leur succ\u00e8s. En peu de temps, Jack Flow r\u00e9cup\u00e9ra tout l\u2019argent investi et se lan\u00e7a dans d\u2019autres projets. La ville lui doit l\u2019\u00e9glise n\u00e9ogothique qu\u2019il a fait \u00e9riger \u00e0 l\u2019extr\u00eame nord de Main Street, dont les hautes tours surplomb\u00e9es chacune d\u2019un clocher sont visibles quelques milles \u00e0 la ronde, lui, qui vers la fin de sa vie adoptera les principes de l\u2019\u00e9glise m\u00e9thodiste plus en accord avec ses id\u00e9aux de bien commun, se ralliant par la m\u00eame occasion \u00e0 la cause d\u2019un de ses principaux rivaux qui \u00e9tait aussi le promoteur de cet autre lieu de culte. En vingt ans la ville gagna forme, \u00e9l\u00e9gance, singularit\u00e9. Si elle servait de point d\u2019appui \u00e0 la mine, celle-ci l\u2019alimentait dans ses besoins. Les compagnies mini\u00e8res y install\u00e8rent leurs quartiers g\u00e9n\u00e9raux, bon nombre de cabinets d\u2019avocats, soumissionnaires, notaires, banques, ouvrirent portes sur la rue principale, blanche et large, se d\u00e9ploy\u00e8rent sur les rues adjacentes. Le gouvernement fit b\u00e2tir un h\u00f4pital et une \u00e9cole, sollicita aupr\u00e8s de Jack Flow la construction d\u2019un \u00e9difice de style victorien qui servirait de domicile de fonction aux diff\u00e9rents repr\u00e9sentants de l\u2019Etat. La ligne de chemin de fer termin\u00e9e, le commerce se diversifia, pubs, restaurants, magasins, toutes sortes de services et d\u2019attractions, les rues se remplirent de monde, chacun vaquant \u00e0 ses besoins et affaires, s\u2019enivrant les jours de repos, emplissant l\u2019air de bravades, de conversations enflamm\u00e9es sur l\u2019avenir de la mine, le centre de toutes les attentions et int\u00e9r\u00eats. Les photos prises \u00e0 l\u2019\u00e9poque, toutes command\u00e9es par Jack Flow \u00e0 un photographe de renom qui le suivait partout trainant avec lui sa lourde caisse en bois, attestent cette effervescence d\u2019argent frais, p\u00e9niblement amass\u00e9, rapidement d\u00e9pens\u00e9 ou investi. On peut aujourd\u2019hui les voir au mus\u00e9e de la ville, les rues bond\u00e9es, la poussi\u00e8re du sol enveloppant les chevaux, les enseignes peintes sur les devantures des magasins, les fa\u00e7ades orn\u00e9es de colonnades, m\u00eame celles du quartier sud-ouest qu\u2019un violent incendie a ravag\u00e9es pendant une nuit d\u2019horreur. \u00a0C\u2019est \u00e0 cette m\u00eame \u00e9poque que Jack Flow, laissant \u00e0 la charge d\u2019un pr\u00e9cepteur ses deux fils \u00e2g\u00e9s de quinze et seize ans, disparut pour la deuxi\u00e8me fois de la ville, un d\u00e9part qui co\u00efncida avec la mort de sa femme et une accusation de fraude et de corruption jamais pleinement confirm\u00e9e ou d\u00e9mentie. Sur deux longues ann\u00e9es personne ne l\u2019aper\u00e7ut, ses affaires laiss\u00e9es aux mains de ses associ\u00e9s d\u00e9clin\u00e8rent \u00e0 vue d\u2019\u0153il, certaines entreprises firent faillite. La ville elle-m\u00eame \u00e9tait \u00e0 un tournant d\u00e9cisif de sa courte existence avec la mine une fois de plus au centre de tous les bouleversements car des syndicats puissants qui avaient su s\u2019organiser, engager des avocats capables de mettre des b\u00e2tons dans les roues de n\u2019importe quel adversaire, y compris l\u2019Etat, vainquaient de successives batailles juridiques qui les rendaient encore plus forts et convaincus du bien-fond\u00e9 de leur cause, surtout apr\u00e8s un terrible effondrement qui laissa sous terre trente mineurs par manque de secours en temps voulu. Jack Flow fit sa r\u00e9apparition \u00e0 ce moment crucial de l\u2019histoire de la r\u00e9gion, adopta la cause des syndicats, se battit pour que ceux-ci reprennent possession de ce qui leur avait toujours appartenu et redeviennent propri\u00e9taires de toutes les explorations mini\u00e8res, qui, selon la conviction du gouvernement, avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9puis\u00e9 plus de la moiti\u00e9 de leurs r\u00e9serves et devenaient peu rentables. Une victoire de Pyrrhus\u00a0? Jack Flow \u00e9tait persuad\u00e9 du contraire. \u00a0Et il avait raison, la mine n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sactiv\u00e9e que vingt ans plus tard, par suite d\u2019un dernier \u00e9boulement fatal dans lequel p\u00e9rirent plus de cinquante hommes. Vers la fin de sa vie, Jack Flow mit sur pied son ultime projet, un petit h\u00f4tel construit \u00e0 l\u2019\u00e9cart de la ville, \u00e0 environ un quart de mille des mines, dont la seule finalit\u00e9 \u00e9tait d\u2019accueillir les plus d\u00e9munis, ceux qui, endett\u00e9s, vieux ou malades ne pouvaient s\u2019offrir un toit digne apr\u00e8s toute une vie de contraintes de toutes sortes. Outre les six chambres du premier \u00e9tage, il \u00e9tait constitu\u00e9 par une rang\u00e9e de minuscules bungalows \u00e0 deux pi\u00e8ces dont les fa\u00e7ades donnaient sur la plaine aride mais o\u00f9 une route se creusait d\u00e9j\u00e0. Ayant lui-m\u00eame d\u00e9cid\u00e9 de s\u2019installer dans une de ces habitations, il g\u00e9rait seul le bar-salon rempli tous les soirs d\u2019une client\u00e8le de plus en plus louche qui conf\u00e9ra \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement la mauvaise r\u00e9putation dont il ne s\u2019est jamais totalement d\u00e9barrass\u00e9. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019on le d\u00e9couvrit un matin terrass\u00e9 par une crise cardiaque. Il laissa inachev\u00e9s les plans de construction d\u2019un gigantesque pipeline qui servirait \u00e0 conduire sur plus de sept cents milles l\u2019eau qui manquait \u00e0 ces contr\u00e9es d\u00e9sertiques, du point o\u00f9 elle existait en abondance jusqu\u2019au lieu o\u00f9 elle \u00e9tait vitale. Il a \u00e9t\u00e9 conclu cinquante ans plus tard sur d\u2019autres bases techniques et scientifiques. La ville cependant ne lui pr\u00eata aucun hommage, aucune rue ne porte son nom, aucune statue n\u2019a \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9e en son honneur. Les avis sur la personne en question ainsi que sur ses accomplissements \u00e9taient loin de constituer une opinion unanime et la dilapidation de pratiquement tout son patrimoine par l\u2019un de ses fils &#8211; l\u2019autre \u00e9tant parti vivre dans la tribu \u00e0 laquelle avait appartenu sa m\u00e8re &#8211; n\u2019aida pas \u00e0 arranger les choses. La ville dut apprendre \u00e0 vivre sans le ressort de mine, qui l\u2019a maintenue en alerte, nerveusement tendue vers l\u2019avenir pendant plus de cinquante ans d\u2019activit\u00e9 f\u00e9brile. Si plus aucun m\u00e9tal pr\u00e9cieux ne sortait de ses veines, il fallait exploiter autrement l\u2019h\u00e9ritage laiss\u00e9, un immense mus\u00e9e \u00e0 ciel ouvert qui, \u00e0 mesure qu\u2019il se d\u00e9t\u00e9riorait, attrayait chaque fois plus de visiteurs. Elle n\u2019avait rien d\u2019autre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-small-font-size\">Codicille&nbsp;: Pr\u00e9cis\u00e9ment au moment o\u00f9 la consigne demande du lyrisme arrive une voix journalistique dont je ne connaissais pas le timbre. Ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 mi-chemin que je me suis aper\u00e7ue de l\u2019erreur dans laquelle cependant j\u2019ai persist\u00e9, sans compter les autres. Je voulais voir la ville, je l\u2019ai vue. &nbsp;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La ville est n\u00e9e des bas-fonds de la terre, peu s\u00fbre du chemin qu\u2019elle allait tracer dans l\u2019histoire du pays, elle est n\u00e9e de l\u2019int\u00e9r\u00eat et de l\u2019envie, et aussi de la rage d\u2019arracher ce qui se cachait dans un sous-sol plus fertile que la poussi\u00e8re rouge qui le recouvrait. 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