{"id":46734,"date":"2021-08-16T18:20:36","date_gmt":"2021-08-16T16:20:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=46734"},"modified":"2023-05-21T21:15:30","modified_gmt":"2023-05-21T19:15:30","slug":"quatre-puis-cinq-et-soixante-ans-plus-tard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/quatre-puis-cinq-et-soixante-ans-plus-tard\/","title":{"rendered":"Quatre puis cinq&#8230; et soixante ans plus tard"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"589\" height=\"601\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/pour-P9.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-46735\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/pour-P9.jpg 589w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/pour-P9-412x420.jpg 412w\" sizes=\"auto, (max-width: 589px) 100vw, 589px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Ce sont quatre photos, deux anciennes, des tirages devenus images immat\u00e9rielles comme on le dit et bien pr\u00e9sentes pourtant, captures de photos pr\u00e9lev\u00e9es dans le tri d&rsquo;un tas destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre gard\u00e9 je ne sais o\u00f9, pour les g\u00e9n\u00e9rations suivantes, et deux images plus r\u00e9centes qui ne seront jamais tir\u00e9es sur papier.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est une photo en noir et blanc de format paysage, dont les contrastes ont \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9s pour que l&rsquo;image en partie effac\u00e9e de l&rsquo;original et le reflet brillant du tirage n&rsquo;en g\u00eanent pas la lecture, une photo datant vraisemblablement du printemps 1949, un jardin un peu fou, une lumi\u00e8re filtr\u00e9e qui pose des petits points lumineux sur les herbes, les cheveux, et sculpte les visages, quatre enfants, une oblique descendante accentu\u00e9e par le fait que les plus jeunes sont assis au d\u00e9part de la branche qui sort de l&rsquo;herbe et s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve pour permettre \u00e0 l&rsquo;a\u00een\u00e9e de se tenir debout \u00e0 califourchon juste \u00e0 la naissance des feuilles, assise de profil, \u00e0 gauche, ain\u00e9e dont le visage tourn\u00e9 vers le photographe s&rsquo;appuie sur l&rsquo;\u00e9paule en esquissant le sourire demand\u00e9, avec une coquetterie gracieuse dont on ne saurait d\u00e9terminer la part d&rsquo;inconscience ; elle a deux tresses relev\u00e9es en couronne qui se noient dans la lumi\u00e8re et porte, sous le m\u00eame col claudine de coton blanc que ses s\u0153urs, une robe \u00e0 courtes manches ballons en \u00e9toffe souple, fin lainage ou coton \u00e9pais, sans doute bleue, boutonn\u00e9e dans le dos ; deux liens de m\u00eame tissu sont cousus de chaque c\u00f4t\u00e9 de la taille et nou\u00e9s dans le dos&nbsp;; la seconde fille, serr\u00e9e contre elle, fait presque compl\u00e8tement face au photographe qu&rsquo;elle regarde franchement, la bouche l\u00e9g\u00e8rement ouverte, attentive et interrogative, sous sa toison fris\u00e9e, quasi cr\u00e9pue, sagement retenue \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re du cr\u00e2ne par une barrette invisible&nbsp;; sa position permet de voir sur sa robe, vraisemblablement la m\u00eame que celle de sa s\u0153ur, une rang\u00e9e de smocks simples en haut du buste, s&rsquo;ouvrant sur des petites fronces reprises par une autre rang\u00e9e marquant la taille et se poursuivant par les liens nou\u00e9s dans le dos. Un espace, petit mais marqu\u00e9, les s\u00e9pare des deux plus jeunes, comme elles le sont probablement dans leurs jeux, de la fillette d&rsquo;abord, aux sages cheveux blonds, raides, retenus autoritairement par une barrette sur le c\u00f4t\u00e9, dont la robe, d\u00e9rivant de celles des a\u00een\u00e9es, affirme son maintien dans la cat\u00e9gorie des poupons par la plus grande largeur de la bande de smocks et l&rsquo;absence de ceinture&nbsp;; elle est assise en tailleur, et ses mains que les herbes cachent semblent pos\u00e9es entre ses pieds, elle baisse l\u00e9g\u00e8rement la t\u00eate et regarde, par en dessous le photographe, un sourire \u00e0 peine esquiss\u00e9, semblant chercher \u00e0 le comprendre, lui et la raison de cette mise en sc\u00e8ne. Du dernier, le gar\u00e7on, en grande partie cach\u00e9 derri\u00e8re sa s\u0153ur comme un f\u00e9al, on ne voit que la petite chemise au col arrondi \u00e9mergeant d&rsquo;un cardigan \u00e0 manches ballons, le menton ferme, la bouche close, les sourcils l\u00e9g\u00e8rement fronc\u00e9s sous la frange, l&rsquo;attente du moment o\u00f9 il sera lib\u00e9r\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La seconde photo, sans doute dat\u00e9e de 1951, en noir et blanc \u00e9galement mais carr\u00e9e cette fois, et dont l&rsquo;original avait vraisemblablement des bords dentel\u00e9s, cal\u00e9e par le grand palmier qui s&rsquo;\u00e9panouit au fond, joue avec des ombres claires et la lumi\u00e8re qui noie et met en \u00e9vidence l&rsquo;enfant de droite, le h\u00e9ros, le plus jeune de la brochette tendue vers lui, radieux putto en barboteuse blanche et chevelure claire fris\u00e9e, lumineux, la main contre la bouche, regardant on ne sait quoi, hors champ, sur la gauche, au del\u00e0 de l&rsquo;ain\u00e9e qui, \u00e0 l&rsquo;autre bout de ce ruban de jeunes corps, cheveux courts cachant les yeux, visage de profil, est toute tendue dans son attention vers lui, pench\u00e9e en avant et repoussant pour cela le bras, le corps, de la seconde qu&rsquo;elle cache en partie et qui, une fois encore, regarde, elle, franchement l&rsquo;appareil, tournant vers lui son visage dont on ne voit que les yeux et la bouche \u00e9clair\u00e9s d&rsquo;un sourire charmant de sembler si sinc\u00e8re ; elle pose d\u00e9licatement sa main sur l&rsquo;\u00e9paule de la troisi\u00e8me comme sa joue contre la rude coiffure au bol surmontant le tr\u00e8s joli petit profil que l&rsquo;ombre caresse, sorti cette fois de la prime enfance, \u00e0 la fois gracieux et muet, plus attentif \u00e0 son cadet qu&rsquo;elle retient fermement contre elle, qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9clatante blancheur du dernier. Aux robes en vichy comme on en portait alors \u00e0 cet \u00e2ge, bandeau sur la poitrine sous de larges bretelles, et jupes fronc\u00e9es sous un ruban nou\u00e9 dans le dos \u2013 celle de la troisi\u00e8me aux carreaux plus petits et d&rsquo;un autre ton a vraisemblablement appartenu \u00e0 l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des \u00ab&nbsp;grandes&nbsp;\u00bb avant qu&rsquo;elle en h\u00e9rite \u2013 r\u00e9pond la chemise \u00e0 petit col et manches ballons et les culottes bouffantes du gar\u00e7on et leur motif de quadrillage de couleur sur fond blanc, que plus aucun gar\u00e7onnet n&rsquo;accepterait de porter de nos jours, mais qui ne semble pas la raison du visage crisp\u00e9, \u00e0 la limite des larmes, qu&rsquo;il rejette dans l&rsquo;ombre, grimace et retrait provoqu\u00e9s sans doute plut\u00f4t par la force avec laquelle sa s\u0153ur le maintient contre elle, l&#8217;emp\u00eachant de s&rsquo;\u00e9chapper.<\/p>\n\n\n\n<p>Une soixantaine d&rsquo;ann\u00e9es plus tard, deux photos, photos en couleur et qui ne seront sans doute jamais tir\u00e9es sur papier, de celles qu&rsquo;on s&rsquo;\u00e9change via internet, deux photos r\u00e9unissant, si on se fie aux cheveux boucl\u00e9s de l&rsquo;une, aux courts cheveux raides d&rsquo;une autre, les quatre personnages de la premi\u00e8re photo, accompagn\u00e9s d&rsquo;un homme pour la premi\u00e8re, d&rsquo;une femme pour la seconde plus r\u00e9cente de trois \u00e0 cinq ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la plus ancienne, dans un d\u00e9cor neutre, location de vacances ou foyer m\u00e9dico-social, le centre est occup\u00e9 par le grand corps un peu vout\u00e9, pantalon de toile bleu, chemise \u00e0 carreaux sur un tee-shirt blanc, d&rsquo;un homme qui tourne la t\u00eate, yeux pliss\u00e9s, bouche apparemment sans dent tir\u00e9e en un rictus d&rsquo;effort, pour mieux voir peut-\u00eatre, menton point\u00e9 vers la lumi\u00e8re d&rsquo;une fen\u00eatre \u00e0 gauche, totalement indiff\u00e9rent au photographe et \u00e0 ceux qui se pressent autour de lui. Sur la droite une femme, cheveux blancs tr\u00e8s courts, fait face \u00e0 l&rsquo;appareil, son corps s&rsquo;affirmant \u2013 pantalon brique, chandail violet et grande \u00e9charpe imprim\u00e9e en cama\u00efeu de beige et gris drap\u00e9e sous le cou \u2013 comme gonfl\u00e9 par l&rsquo;attente frustr\u00e9e d&rsquo;avoir une place pr\u00e8s du personnage principal&nbsp;; sa main droite est d&rsquo;ailleurs rendue floue par un geste qui pourrait \u00eatre une invitation faite au photographe de vite passer \u00e0 la prise suivante dans laquelle elle compte occuper une meilleure place et son visage est fendu par un grand sourire entre politesse et impatience. Son bras gauche s&rsquo;efface derri\u00e8re l&rsquo;\u00e9paule de sa s\u0153ur, main gauche gliss\u00e9e sous le coude de l&rsquo;homme au centre, sa fine main droite aux trois anneaux d&rsquo;or pos\u00e9e un peu plus haut sur le bras et sa jolie et lumineuse t\u00eate aur\u00e9ol\u00e9e de boucles blanches un peu rejet\u00e9e en arri\u00e8re pour mieux le voir, sa bouche \u00e0 demi ouverte sur des mots tendres \u2013 sa gr\u00e2ce fait d&rsquo;elle, contre sa volont\u00e9 et la discr\u00e9tion raffin\u00e9e du pantalon de velours noir, du gilet molletonn\u00e9 de campagnarde ouvert sur un chandail clair, des lunettes au bout de leur cha\u00eene et du foulard de soie chiffonn\u00e9 \u00e0 la diable, le personnage le plus vivant et frappant de l&rsquo;image. Du fr\u00e8re, on ne voit que l&rsquo;\u00e9paule d&rsquo;une parka sombre, l&rsquo;encolure d&rsquo;un chandail vert, le cou dress\u00e9 et un bout de la t\u00eate qui, derri\u00e8re le profil du h\u00e9ros de l&rsquo;image, se tourne, dans un mouvement qui la rend un peu floue, pour dire quelque chose, sans doute \u00e0 destination de l&rsquo;esseul\u00e9e&#8230; et \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 gauche de la photo, une femme \u2013 \u00e9troit pantalon de velours rouge, blazer noir sur un sweat beige \u2013, nettement plus petite qu&rsquo;eux et un peu fr\u00eale, cheveux qui se souviennent avec obstination qu&rsquo;ils sont bruns, l\u00e8ve son visage, rejetant sa t\u00eate en arri\u00e8re dans un effort qui fait saillir les tendons du cou et regarde, avec un sourire \u00e0 bouche ferm\u00e9e sur sa curiosit\u00e9 tendre, le visage du personnage central, dont elle serre la main qui s&rsquo;abandonne.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;autre photo en couleur, la plus r\u00e9cente, se situe dans l&rsquo;angle d&rsquo;un grand salon clair \u2013 une banquette recouverte d&rsquo;une indienne proven\u00e7ale sous l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 de mur parsem\u00e9 de tableaux visible \u00e0 gauche, une double porte vitr\u00e9e sur le mur en retour \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;une petite commode ancienne supportant une lampe au pied de c\u00e9ramique artisanale dont le bordeaux rappelle les motifs de la banquette, sous un dessin ancien, un profil d&rsquo;enfant \u00e0 la plume rehauss\u00e9 de sanguine, un gu\u00e9ridon charg\u00e9 d&rsquo;albums au premier plan \u00e0 gauche, pendant d&rsquo;un autre, au plateau de laque turquoise qui pose une tache brutale \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;amorce d&rsquo;un canap\u00e9&#8230; Au centre une femme, cheveux grisonnants \u00e0 peine, dans un \u00e9bouriffement contr\u00f4l\u00e9, visage encore jeune \u00e0 la jolie peau lisse \u2013 pour autant qu&rsquo;on puisse en juger \u2013 , au grand sourire de celle qui se sait l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne de la f\u00eate, est assise sur un fauteuil restauration recouvert de velours ray\u00e9 bleu gris et blanc, souple et droite; des paquets (papier kraft de boutique d&rsquo;artisanat ou pochon imprim\u00e9) sont pos\u00e9s sur ses cuisses, retenus par sa main gauche, tandis que son bras droit, coude pos\u00e9 sur le fauteuil un peu avant la volute finale, brandit une coupe de champagne. Coupe de champagne dont la jumelle se trouve tenue \u00e0 deux mains par la femme de droite, cheveux toujours aussi moussus, blancs et fris\u00e9s, grand sourire, juste marqu\u00e9 par la petite note de vigilance, qui s&rsquo;ignore, de la ma\u00eetresse de maison. Point le plus \u00e9lev\u00e9 de ce triangle qu&rsquo;ils tracent autour de la plus jeune, le fr\u00e8re, l&rsquo;ancien gamin, se dresse de toute sa taille, renverse un peu sa t\u00eate pour que son sourire gentiment protecteur surplombe encore un peu plus le groupe, et ses deux bras s&rsquo;\u00e9cartent largement pour tenir par les \u00e9paules ses deux plus proches s\u0153urs, la boucl\u00e9e et la dame aux cheveux courts \u2013 \u00e9charpe rose imprim\u00e9e, visage qui n&rsquo;est que tendresse joyeuse et franche des yeux et de la bouche \u2013 dont la main vient se poser, pour bien la rapprocher du groupe, sur l&rsquo;avant bras de la plus petite, fine silhouette en deux tons de brun, visage pliss\u00e9 par la grande bouche \u00e9tir\u00e9e comme un smiley, quelques m\u00e8ches brunes en d\u00e9sordre sur les \u00e9paules, un faux air de Quasimodo, qui serre sur son c\u0153ur une grande enveloppe, sans doute son cadeau.<\/p>\n\n\n\n<p>image num\u00e9risation \u00a9 Dominique C\u00e9l\u00e9rier d&rsquo;une ancienne photo familiale auteur inconnu<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce sont quatre photos, deux anciennes, des tirages devenus images immat\u00e9rielles comme on le dit et bien pr\u00e9sentes pourtant, captures de photos pr\u00e9lev\u00e9es dans le tri d&rsquo;un tas destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre gard\u00e9 je ne sais o\u00f9, pour les g\u00e9n\u00e9rations suivantes, et deux images plus r\u00e9centes qui ne seront jamais tir\u00e9es sur papier. 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