{"id":47636,"date":"2021-08-22T09:40:39","date_gmt":"2021-08-22T07:40:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=47636"},"modified":"2021-08-22T13:47:22","modified_gmt":"2021-08-22T11:47:22","slug":"l5-ectoplasmes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l5-ectoplasmes\/","title":{"rendered":"#L5 | Ectoplasmes"},"content":{"rendered":"\n<p>1. <\/p>\n\n\n\n<p>La ville est maintenant derri\u00e8re. Le taxi file sur la route cern\u00e9e de champs, de bocage, de bosquets qui dissimulent les fermes et les hameaux isol\u00e9s. Les acacias, les ch\u00eanes, les charmes, les h\u00eatres se confondent sous le ciel marine qui fonce les pr\u00e9s, ocre les champs, noircit les bois. Les corbeaux croassent, les grillons stridulent, la v\u00e9g\u00e9tation exhale apr\u00e8s une journ\u00e9e de soleil sans que le chauffeur et son passager n\u2019entendent autre chose que le ronflement discret du moteur, le souffle de la ventilation et le glissement des roues sur le bitume, ne sentent autre chose que le parfum de synth\u00e8se du sapin en ouate qui pendouille sous le r\u00e9troviseur. Aucun regard \u00e9chang\u00e9, aucune parole prononc\u00e9e, juste des gestes \u00e0 peine commis qui effleurent la perception, une vitesse pass\u00e9e, un nez qui gratte, un changement de position, un frottement de tissu qui sugg\u00e8rent \u00e0 la conscience une pr\u00e9sence humaine, qui rappelle que quelqu\u2019un appuie sur les p\u00e9dales, que quelqu\u2019un est \u00e0 l\u2019arri\u00e8re, absorb\u00e9 dans la contemplation du cr\u00e9puscule. Les minutes s\u2019\u00e9gr\u00e8nent \u00e0 mesure que les t\u00e9n\u00e8bres tombent, jusqu\u2019\u00e0 ce que seuls les phares du taxi jaillissent de l\u2019obscurit\u00e9. Pour toutes illuminations, les quelques lampadaires, comme autant d\u2019\u00e9piphanie qui jalonnent les rares villages travers\u00e9s. Apr\u00e8s l\u2019humanit\u00e9, la campagne, la nuit. Les lignes blanches sur la route apparaissent et disparaissent comme une transmission en morse vers nulle part, une sorte d\u2019exp\u00e9rience spirite sous hypnose, dont le but serait de convoquer ce qui vit l\u00e0, ce qui y a v\u00e9cu, ce qui y rumine, ce qui y grogne, ce qui y mange, ce qui s\u2019y fait d\u00e9vor\u00e9, ce qui y gratte, ce qui y creuse, ce qui y marche, court, grimpe, rampe, ce qui y meurt\u2026 D\u2019un coup, une bascule. Le passager sent son corps projet\u00e9 vers l\u2019arri\u00e8re, puis vers l\u2019avant. Par la fen\u00eatre une apparition, une silhouette, de profil, comme une \u00e9tincelle. Le conducteur pousse un juron\u00a0: \u00ab\u00a0Vous avez vu\u00a0? Il ne faut vraiment pas s\u2019aimer pour marcher comme \u00e7a, le long de la route \u00e0 une heure pareille\u00a0! Vous avez vu\u00a0? Un gus qui marchait tranquillement sur le bord de la route\u00a0! Ce n\u2019est quand m\u00eame pas une heure pour aller cueillir des champignons\u00a0!\u00a0\u00bb Le passager se retourne, juste \u00e0 temps pour voir l\u2019apparition dispara\u00eetre, comme elle est venue.<\/p>\n\n\n\n<p>2. <\/p>\n\n\n\n<p>Elle est enfin sortie de la gare. Plus de possibilit\u00e9 de contr\u00f4le de police, et en m\u00eame temps, \u00e7a n\u2019aurait vraiment pas \u00e9t\u00e9 de chance de tomber dessus en descendant ici, dans son bled pourri. Mais sait-on jamais&nbsp;? Elle les a vu d\u00e9j\u00e0 vu quelque fois avec les chiens. Et la beuh de Dam, elle sent de ouf. Apr\u00e8s, elle a rien, et puis tout est emball\u00e9 dans de l\u2019alu enferm\u00e9 dans des sacs cong\u00e9lation et stock\u00e9 dans des tubes de gel douche. Mais la beuh de Dam, elle sent vraiment de ouf. Pour un chien \u00e7a aurait \u00e9t\u00e9 trop facile \u00e0 rep\u00e9rer, malgr\u00e9 l\u2019alu, malgr\u00e9 l\u2019odeur du gel douche qui reste encore. Les chiens, ils sentent tout, m\u00eame les \u00e9motions. Mais bon, elle a quoi&nbsp;? 90, 100 meuges&nbsp;? C\u2019est chaud quand m\u00eame, si elle se fait choper. Ils croiront que c\u2019est pour la bicrave alors que c\u2019est juste pour sa conso. Mais l\u00e0, il n\u2019y a plus aucune chance, il n\u2019y a pas un p\u00e9lo dans la rue \u00e0 cette heure. Il faut juste qu\u2019elle trouve un coin pour sortir un peu de weed des tubes de gel douche, elle va pas tout sortir \u00e0 la soir\u00e9e, ils croient quoi, eux&nbsp;? Elle aurait peut-\u00eatre mieux fait de rester \u00e0 la gare et d\u2019aller aux chiottes, mais c\u2019est pas s\u00fbr la gare. Elle a d\u00e9j\u00e0 vu les baqueux avec les chiens, et tout. Comme elle avait flipp\u00e9&nbsp;! Il faut trouver un petit coin, un renfoncement, un endroit \u00e0 l\u2019\u00e9cart de la rue. Et elle pourra peut-\u00eatre m\u00eame se faire un petit stick, histoire de s\u2019aligner avant de retrouver les autres. Il y a un coin vers la m\u00e9diath\u00e8que, \u00e7a fait un d\u00e9tour, mais \u00e7a va. Ici, c\u2019est pas Paname, c\u2019est tout petit. Le parking de la m\u00e9diath\u00e8que, derri\u00e8re la petite tour de ch\u00e2teau de fort, ce sera nickel. C\u2019est quand m\u00eame chelou qu\u2019il y ait une petite tour, comme \u00e7a, au bout du parking de la m\u00e9diath\u00e8que. Elle n\u2019est pas grande, mais elle a l\u2019air vachement ancienne, toute ronde, avec le toit pointu. Comme une tour de ch\u00e2teau fort, quoi, mais en plus petit. Elle se cale derri\u00e8re, il faut quand m\u00eame qu\u2019elle s\u2019accroupisse, le muret de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 n\u2019est pas haut, et les arbustes non plus. Franchement, elle est tranquille. Il n\u2019y a pas de raison que les keufs passent ici, et elle s\u2019en bat les couilles des p\u00e9los qui peuvent passer. Elle r\u00e9cup\u00e8re le que-tru, d\u00e9coupe un morceau d\u2019alu et y ins\u00e8re quatre-cinq t\u00eates, en ajoute une autre, \u00e7a va \u00eatre une grosse soir\u00e9e. Elle est tranquille ici, elle peut rouler, elle s\u2019en bat les couilles. Il n\u2019y a tellement sonne-per qu\u2019elle en profite pour craquer son b\u00e9do. Elle est bonne la beuh de Dam. Faut pas en mettre beaucoup. L\u00e0, elle en a trop mis. Elle s\u2019adosse contre les pierres de la petite tour et tire une autre latte. Elle laisse un tout petit espace entre ses l\u00e8vres et souffle la fum\u00e9e qui s\u2019\u00e9chappe en mince filet. Elle est forte la Purple de Dam. Elle sort sa bouteille d\u2019eau de son sac \u00e0 dos qu\u2019elle pose \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle contre la petite tour. Elle constate que les pierres ne sont en fait pas exactement toutes de la m\u00eame couleur. Elles sont blanches, mais certaines, celles du bas, sont plus grises que celles du haut. Elles doivent \u00eatre plus anciennes. De chaque c\u00f4t\u00e9 de la tour, il y a comme un d\u00e9but de mur. \u00c7a devait \u00eatre une muraille, il devait vraiment y avoir un ch\u00e2teau fort ici. C\u2019est quand m\u00eame ouf. C\u2019est vraiment le bled ici, c\u2019est paum\u00e9, il n\u2019y a jamais rien \u00e0 faire, on ne parle jamais d\u2019ici aux infos, tout ce qu\u2019il y a c\u2019est des vieux trucs. Sans comprendre pourquoi, elle se met \u00e0 penser \u00e0 son p\u00e8re, qui \u00e0 cette heure doit \u00eatre devant la t\u00e9l\u00e9, qui a v\u00e9cu ici toute sa vie, avec les ploucs, au milieu du b\u00e9ton et des vieilles pierres. Elle passera le voir demain, ou apr\u00e8s-demain, \u00e7a d\u00e9pendra de la soir\u00e9e. Il est vraiment con son p\u00e8re. Plus que sa m\u00e8re, qui a eu au moins le bon go\u00fbt d\u2019aller \u00e0 Paris, qui sort, qui a des mecs. Lui, il ne fait rien de ses journ\u00e9es, il bosse, et il regarde la t\u00e9l\u00e9. Il aurait au moins pu se barrer lui aussi, aller au bord de l\u2019oc\u00e9an, \u00e0 Royan, lui qui aimait tant quand ils y allaient en vacances. Ils auraient pu y aller tous les deux quand ils \u00e9taient encore ensemble et qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait plus \u00e0 la maison. \u00c7a avait l\u2019air de leur plaire, les balades, les vagues, les terrasses, le vent, les glaces, les man\u00e8ges, les ch\u00e2teaux de sable. \u00c7a c\u2019\u00e9tait pour elle. Qu\u2019est-ce qu\u2019elle \u00e9tait conne quand elle \u00e9tait petite&nbsp;! Elle tire une latte, sa bouche est s\u00e8che et am\u00e8re. Elle se rappelle tr\u00e8s bien qu\u2019elle allait sur les man\u00e8ges, jouait dans le sable, sans honte, comme une petite conne. Tout \u00e7a, c\u2019\u00e9tait de la merde, en fait. Royan, le b\u00e9ton partout, m\u00eame l\u2019\u00e9glise. Ses parents qui la prenaient pour une gamine. Qui d\u00e9pensaient tout leurs frics comme des encul\u00e9s alors qu\u2019il y a des gens qui cr\u00e8vent de faim. Heureusement que c\u2019est termin\u00e9. Est-ce que c\u2019est termin\u00e9&nbsp;? Oui, c\u2019est termin\u00e9, maintenant elle fait comme elle veut. La nuit commence \u00e0 tomber, elle \u00e9crase son cul de joint, sans prendre la latte du cowboy, parce que ce n\u2019est pas une clocharde, boit une gorg\u00e9e \u00e0 sa bouteille d\u2019eau, et se rel\u00e8ve en s\u2019appuyant sur les vieilles pierres. Sa t\u00eate tourne un peu, elle est vraiment trop bonne la beuh de Dam, et sent imm\u00e9diatement se d\u00e9tendre les traits de son visage, sent ses yeux qui tombent vers le bas. Elle se tourne pour sortir de derri\u00e8re la tour, jette un \u0153il sur les pierres blanches, remonte, regarde le toit pointu. Et l\u00e0, sur sa gauche, presque derri\u00e8re elle, quelque chose passe. Elle sursaute. Quelqu\u2019un sans doute. Elle n\u2019a pas pu voir, mais elle a senti comme s\u2019il y avait quelqu\u2019un qui passait. Ses cheveux se mettent \u00e0 tirer, depuis son front jusqu\u2019\u00e0 sa colonne vert\u00e9brale, ses yeux se rel\u00e8vent, son c\u0153ur fout le bordel. Quelqu\u2019un avec une grande robe, sans doute blanche. Elle sort de derri\u00e8re la tour, arrive sur le parking. Elle est trop conne, en fait. Il y avait pas de place pour quelqu\u2019un d\u2019autre, elle l\u2019aurait remarqu\u00e9 tout de suite. C\u2019est bon, c\u2019est juste la beuh de Dam, elle s\u2019est tap\u00e9 une parano. Elle vraiment trop conne. Genre, elle croit aux fant\u00f4mes maintenant&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>3. <\/p>\n\n\n\n<p>Bon, \u00e7a, c\u2019est fait. Je suis rest\u00e9 assez longtemps, je peux retourner dans mon bureau. Je dis au revoir et encore une fois merci \u00e0 Jean-Luc (tu parles&nbsp;!), qui me dit lui aussi merci. Comme quoi ce ne sont vraiment que des mots. Je ferme la porte derri\u00e8re moi, m\u2019assoit \u00e0 mon bureau, ce beau bureau, bien large, bien rang\u00e9, avec \u00e0 droite les dossiers en cours, \u00e0 gauche, mes stylos, le plume, mon quatre -couleurs, mes diff\u00e9rents cahiers de couleurs diff\u00e9rentes en fonction des projets. Je suis bien organis\u00e9, c\u2019est agr\u00e9able. Le bois de ce bureau est tout doux, je n\u2019ai aucune id\u00e9e de quel bois il peut s\u2019agir. Quand je pense qu\u2019il voulait m\u2019imposer leur nouveau mobilier tout moche, tout noir. D\u00e9j\u00e0 qu\u2019on est entour\u00e9 de b\u00e9ton gris, de mur blanc sans \u00e2me, qu\u2019on crapahute dans des couloirs d\u00e9serts de 500 m\u00e8tres, avec un mur blanc \u00e0 gauche, un mur blanc \u00e0 droite, un plafond blanc rempli des gaines et des fils au-dessus, et, sans doute pour casser la monotonie de tout ce blanc, on marche sur un sol gris fonc\u00e9, presque noir. Dans ces couloirs, on est seul, on passe devant une porte noire, on continue, m\u00eame si on se d\u00e9p\u00eache, le temps s\u2019\u00e9coule lentement, comme si on \u00e9tait mort. Il n\u2019y a que l\u2019\u00e9cho de nos pas pour nous distraire de l\u2019odeur de peinture fra\u00eeche qui n\u2019a jamais disparu, mais qui reste impuissante \u00e0 dissimuler celle de la vieille poussi\u00e8re. Et ils voulaient qu\u2019en plus, je renonce \u00e0 mon bureau&nbsp;! Il est tr\u00e8s large, il en impose quand on entre ici. On voit que c\u2019est le bureau du chef de service. Je les fais assoir sur la petite table ronde, le temps que je finisse un truc, parce qu\u2019\u00e9videmment j\u2019ai toujours un truc \u00e0 finir. Surtout quand c\u2019\u00e9tait Jean-Luc qui venait. Je le faisais marner sans rien dire un bon moment, c\u2019\u00e9tait toujours efficace. Et ensuite, c\u2019\u00e9tait facile. Et oui, mon Jean-Luc, j\u2019ai toujours lu en toi comme dans un livre&nbsp;! Je suis comme toi, je connais&nbsp;; ton boulot ne pouvait pas \u00eatre int\u00e9ressant, tu \u00e9tais entre le marteau et l\u2019enclume, tu avais terriblement envie d\u2019\u00eatre ailleurs. Parce que \u00e7a te donnait un boulot, de quoi faire bouillir la marmite, de quoi payer ton loyer. Comment tu vas faire maintenant&nbsp;? La diff\u00e9rence entre toi et moi, c\u2019est que moi, je suis dans la position o\u00f9 je peux choisir ce que je fais, o\u00f9 je ne peux rien comprendre parce que je peux d\u00e9l\u00e9guer. Ce qui me laisse beaucoup d\u2019\u00e9nergie pour faire semblant. Alors que toi, tu \u00e9tais oblig\u00e9 de comprendre, de faire, de faire de faire, tu ne pouvais engueuler personne, (en fait, tu aurais, mais tu es trop couille-molle) et en plus, tu ne devais pas faire la gueule. Est-ce que \u00e7a a un sens&nbsp;? Bien s\u00fbr que non, je suis assez d\u2019accord avec toi. Sauf que moi je peux le penser tout en t\u2019accusant de le dire tout haut. Au fond, ton probl\u00e8me, c\u2019est que tu n\u2019\u00e9tais pas assez costaud pour assumer l\u2019absurdit\u00e9 du travail. Moi, j\u2019en parle tous les dimanches, et on m\u2019absout. Une fois que c\u2019est sorti, c\u2019est termin\u00e9. Toi, tu n\u2019avais personne \u00e0 qui parler, alors tu jactais au bureau d\u00e8s qu\u2019on te mettait la pression. Ce n\u2019\u00e9tait pas tol\u00e9rable, quand bien m\u00eame si tu avais raison sur le fonds&nbsp;; tout \u00e7a n\u2019a aucun sens. Mais bon, ce n\u2019est pas \u00e0 toi de raconter l\u2019histoire, ce n\u2019est pas toi qui a la parole et ce n\u2019est pas toi qu\u2019on \u00e9coute, c\u2019est moi. Tout ce qui pouvait faire contre ta fureur, c\u2019\u00e9tait du bruit&nbsp;; heureusement, tu vas aller le faire ailleurs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. La ville est maintenant derri\u00e8re. Le taxi file sur la route cern\u00e9e de champs, de bocage, de bosquets qui dissimulent les fermes et les hameaux isol\u00e9s. Les acacias, les ch\u00eanes, les charmes, les h\u00eatres se confondent sous le ciel marine qui fonce les pr\u00e9s, ocre les champs, noircit les bois. Les corbeaux croassent, les grillons stridulent, la v\u00e9g\u00e9tation exhale <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l5-ectoplasmes\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#L5 | Ectoplasmes<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":377,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2071,2069,2462],"tags":[],"class_list":["post-47636","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2021-les-cycles","category-2021-faire-un-livre","category-livre-5"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47636","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/377"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=47636"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47636\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=47636"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=47636"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=47636"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}