{"id":47724,"date":"2021-08-22T15:37:03","date_gmt":"2021-08-22T13:37:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=47724"},"modified":"2021-08-25T15:56:29","modified_gmt":"2021-08-25T13:56:29","slug":"p9-annees-en-noir-et-blanc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/p9-annees-en-noir-et-blanc\/","title":{"rendered":"#P9 Ann\u00e9es en noir et blanc"},"content":{"rendered":"\n<p>Photo noir et blanc, \u00e0 bords dentel\u00e9s irr\u00e9guliers, dat\u00e9e au dos et au crayon&nbsp;: <strong>1930<\/strong>. La fa\u00e7ade d\u2019une petite maison en plein soleil avec l\u2019ombre d\u2019un arbre et devant, sept personnes, hommes, femmes et enfants. La femme plus \u00e0 gauche est v\u00eatue d\u2019une robe claire et d\u2019un tablier \u00e0 carreaux. Ses cheveux sont coiff\u00e9s en arri\u00e8re, comme ceux de la femme situ\u00e9e pr\u00e8s d\u2019elle, mais qui para\u00eet plus \u00e2g\u00e9e. Elle aussi est habill\u00e9e d\u2019une robe claire et d\u2019un tablier \u00e0 carreaux, mais dont les tissus ne semblent pas identiques \u00e0 ceux que porte la premi\u00e8re femme. Toutes les deux se tiennent debout, de face, pr\u00e8s d\u2019un homme. Mais la seconde femme regarde ailleurs, sur sa gauche. L\u2019homme, lui, sourit, sa chemise blanche est boutonn\u00e9e jusque sous le menton, il fixe l\u2019objectif et ses deux bras pendent le long de son corps, semblant encadrer le jeune gar\u00e7on en short devant lui et dont la t\u00eate est baiss\u00e9e. Une troisi\u00e8me femme, pr\u00e8s du groupe \u00e9voqu\u00e9, a un bras repli\u00e9 sur l\u2019\u00e9paule d\u2019un second homme, plac\u00e9 devant elle. Sa t\u00eate \u00e0 lui est l\u00e9g\u00e8rement pench\u00e9e sur le c\u00f4t\u00e9 et il fronce les sourcils d\u2019un air \u00e9tonn\u00e9 ou bien comme s\u2019il \u00e9tait \u00e9bloui. Les manches de sa chemise claire sont retrouss\u00e9es, il a d\u00e9graf\u00e9 le bouton du col. Devant lui, un gar\u00e7on \u00e0 l\u2019air sensiblement plus jeune que le premier. Sur son visage, on peut lire le m\u00eame \u00e9tonnement (ou \u00e9blouissement) que sur celui du second homme. Aux pieds des personnages, les recouvrant&nbsp;: une large ombre \u00e0 forme humaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Photos ann\u00e9e <strong>1939.<\/strong> Noir et blanc, de mauvaise qualit\u00e9. Une femme au visage rond. Le front&nbsp; descendu sous les cheveux tir\u00e9s en deux parts in\u00e9gales. Elle est assise de trois quart et son corps un peu fort n\u2019est pas avantag\u00e9 par la blouse qui le recouvre. Une ceinture entoure la taille, faisant gonfler le tissu autour de la poitrine. Derri\u00e8re elle, \u00e0 sa droite, la silhouette maigre d\u2019un homme, comme cass\u00e9e en deux. Son geste a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 et, surpris, il tourne la t\u00eate vers l\u2019objectif. La forte m\u00e2choire, le nez un peu long et tr\u00e8s droit entre les fentes sombres des yeux et les cheveux tr\u00e8s courts qui apparaissent \u00e0 peine au-dessus du front haut. Une autre femme, que l\u2019on devine sur la gauche, Sa t\u00eate aur\u00e9ol\u00e9e de cheveux fins, comme un halo de brume autour du visage aux pommettes hautes est rest\u00e9e l\u00e9g\u00e8rement floue. Elle a d\u00fb bouger, dans le geste involontaire de ramener ses cheveux afin d\u2019\u00eatre un peu plus pr\u00e9sentable, peut-\u00eatre, lorsque le photographe les surprend. Elle se trouve \u00e0 moiti\u00e9 masqu\u00e9e par le buste pench\u00e9 de la femme au visage rond. On aper\u00e7oit la manche d\u2019une robe, ou d\u2019une blouse, taill\u00e9e dans un tissu plut\u00f4t clair. La sc\u00e8ne immortalis\u00e9e a d\u00fb se situer un jour de semaine car les personnages pr\u00e9sents ici ne sont pas v\u00eatus des v\u00eatements du \u00ab&nbsp;Dimanche&nbsp;\u00bb, de m\u00eame que les coiffures des femmes, leurs attitudes, tout indique la surprise, dans les gestes d\u2019un quotidien suspendu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Photo noir et blanc, de mauvaise qualit\u00e9, non dat\u00e9e, mais tr\u00e8s probablement de l\u2019ann\u00e9e <strong>1946<\/strong>.\u00a0Une tr\u00e8s jeune enfant, coiff\u00e9e de tresses en macaron derri\u00e8re les oreilles. Elle sourit et apparait \u00e0 mi-corps tout en bas du clich\u00e9. Elle est v\u00eatue d\u2019un gilet \u00e0 carreaux, largement ouvert sur un chemisier sans col rentr\u00e9 dans la ceinture tr\u00e8s haute d\u2019une jupe de lainage \u00e9pais. Un jeune adulte, ainsi qu\u2019un homme \u2014 que l\u2019on qualifierait de personne \u00ab\u00a0dans la force de l\u2019\u00e2ge\u00a0\u00bb \u2014 se tiennent de part et d\u2019autre de la fillette. L\u2019homme a un fort menton carr\u00e9, mais ce qui frappe, ce sont ses cheveux bruns, qui n\u2019apparaissent sur aucun autre clich\u00e9. Il porte une chemise sombre que l\u2019on voit, au col et au poignet gauche, d\u00e9passer d\u2019un pull clair \u00e0 torsades. Il est souriant, les yeux pliss\u00e9s en deux fentes sombres. Le visage un peu long est pench\u00e9 vers l\u2019avant. Le photographe a d\u00fb se placer \u00e0 la hauteur de l\u2019enfant.\u00a0 \u00c0 la droite de l\u2019enfant, le jeune adulte a pass\u00e9 sa main gauche \u2014 qui porte un pansement blanc \u00e0 l\u2019index \u2014\u00a0 sur l\u2019\u00e9paule de l\u2019enfant. Il est plus grand que l\u2019autre homme et un curieux foulard est nou\u00e9 autour de son cou, par-dessus le pull et la veste sombres. Il n\u2019est pas particuli\u00e8rement souriant, sa t\u00eate est l\u00e9g\u00e8rement pench\u00e9e sur le c\u00f4t\u00e9 et, lui aussi a dirig\u00e9 son regard vers le bas.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Photo noir et blanc, \u00e0 bords dentel\u00e9s irr\u00e9guliers, dat\u00e9e au dos et au crayon, d\u2019une \u00e9criture l\u00e9g\u00e8rement trembl\u00e9e&nbsp;: D\u00e9cembre <strong>48<\/strong>. Une enfant assise en tailleur. Son front d\u00e9gag\u00e9 par les cheveux que l\u2019on a partag\u00e9s en deux parties \u00e9gales tress\u00e9es puis tourn\u00e9es en petits chignons encadrant le visage souriant. De hautes chaussettes claires recouvrent ses jambes maigres. Elle occupe le premier plan et le centre de la photo. Entre ses bras, une poup\u00e9e \u00e9norme masque son torse&nbsp;: Poupon v\u00eatu de blanc, brassi\u00e8re et chaussons, la t\u00eate coiff\u00e9e d\u2019un bonnet \u00e0 revers festonn\u00e9s. La jeune enfant se trouve aux pieds d\u2019un groupe de cinq personnes auxquelles elle tourne le dos. Parmi les adultes debout derri\u00e8re l\u2019enfant, une femme a pass\u00e9 son bras droit dans le bras gauche d\u2019un jeune gar\u00e7on. \u00c0 leurs c\u00f4t\u00e9s, une seconde femme dont la coiffure \u2014 un tr\u00e8s haut chignon \u2014 lui fait gagner quelques centim\u00e8tres par rapport \u00e0 sa voisine. D\u00e9passant d\u2019une bonne t\u00eate tout le groupe, plac\u00e9 juste derri\u00e8re l\u2019enfant, un homme jeune et svelte au visage allong\u00e9 sourit. Le groupe pose dans un paysage de plaine, au bord d\u2019un champ qui semble ne se terminer que tr\u00e8s loin derri\u00e8re eux. Sur leur gauche et \u00e0 hauteur de leurs \u00e9paules, on devine, dans le lointain, l\u2019ar\u00eate a\u00e9rienne d\u2019une montagne. Une ombre, celle du \u2014 ou de la \u2014 photographe apparait sur la route, \u00e0 droite des personnages dont tous les regards semblent \u00eatre tourn\u00e9s vers lui ou elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Photo noir et blanc, ne comportant aucune date mais retrouv\u00e9e dans le carton \u00e0 chaussures marqu\u00e9 : ann\u00e9es<strong> 50<\/strong>. L\u2019enfant apparait de face tout en haut de la petite photo. Elle est la seule \u00e0 y tenir en entier et elle se trouve au centre d\u2019un pr\u00e9 dont la pente se dessine \u00e0 sa droite. La bordure dentel\u00e9e blanche fr\u00f4le le sommet de son cr\u00e2ne. Ses cheveux longs sont retenus en queue de cheval et une longue frange cache son front. Le col tr\u00e8s haut du chemisier clair s\u2019arr\u00eate au bord du visage ovale et sans expression.\u00a0 Un gilet clair et cintr\u00e9, dont la fermeture \u00e9clair \u00e0 \u00e9t\u00e9 remont\u00e9e jusque sous le col, marque la taille d\u2019une sorte de ceinture plus resserr\u00e9e. Les mains se rejoignent sur un sac de toile retenu devant la jupe \u00e0 larges plis qui s\u2019arr\u00eate aux genoux. Les pieds sont cach\u00e9s dans l\u2019herbe, on ne que voit les chaussettes blanches roul\u00e9es \u00e0 la cheville, puis les jambes nues sous la jupe. Derri\u00e8re elle, un homme, chemise claire, ouverte au col, large pantalon sombre, porte sa veste sur les \u00e9paules. Il sourit, bien de face mais le photographe a coup\u00e9 le sommet de sa t\u00eate, et une femme pr\u00e8s de lui, pr\u00e9sent\u00e9e de profil, v\u00eatue de noir, sourit elle aussi. Son visage est coup\u00e9 par le bord de la photo au ras des yeux qui ont l\u2019air pos\u00e9s sous la marge blanche et le bord dentel\u00e9. Plus loin \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du groupe, une colline sombre et sur la gauche, le mur d\u2019une construction contre lequel trois silhouettes d\u2019hommes s\u2019appuient\u00a0: le premier se tient sur une longue canne, le second, tout proche, est adoss\u00e9 au mur de la construction (grange, \u00e9table ou maison ?) son bras gauche repli\u00e9 sur la hanche, il est \u00e0 moiti\u00e9 cach\u00e9 par le troisi\u00e8me personnage, vu de profil, son ventre pro\u00e9minent distend ant la chemise blanche dont il a retrouss\u00e9 les manches. Il porte un curieux chapeau qui \u00e9voque la toque d\u2019un cuisinier.\u00a0Une femme en robe claire, \u00e0 droite du groupe central, est surprise, de dos, la main droite repli\u00e9e dans le dos. Son corps dessine la forme sinueuse d\u2019un S, comme si elle s\u2019appr\u00eatait \u00e0 pivoter brusquement sur elle-m\u00eame pour nous faire face.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re photo est en noir et blanc. Elle montre un groupe de cinq personnes serr\u00e9es sur la petite terrasse d\u2019une maison. Il a d\u00fb pleuvoir car le sol est brillant. La courte bande d\u2019un trottoir apparait en plus clair le long du mur de la maison. Dans le dos de l\u2019homme le plus \u00e0 droite, un volet est ferm\u00e9, et une minuscule boite \u00e0 lettres en fer est fix\u00e9e sur un pan tr\u00e8s court du mur blanc. Encore plus \u00e0 droite, \u00e0 l\u2019angle de la construction, on aper\u00e7oit une barri\u00e8re de piquets contre laquelle un jardin se contient. L\u2019homme est en costume sombre, chemise blanche et n\u0153ud papillon. Il se tient bien droit et domine le groupe d\u2019une t\u00eate.\u00a0La femme \u00e2g\u00e9e qui est la plus \u00e0 gauche, tout au bord du rectangle de la photo \u2014 dont la bordure blanche et dentel\u00e9e a mang\u00e9 l\u2019\u00e9paule droite \u2014 a l\u2019air de poser, mais elle semble surprise, ses cheveux sont mal coiff\u00e9s ou tout au moins, apparaissent indisciplin\u00e9s. Pr\u00e8s d\u2019elle, une femme sensiblement plus jeune qu\u2019elle, chez qui on note la m\u00eame forme de physionomie : les pommettes hautes, la m\u00eame coiffure \u2014 raie sur le c\u00f4t\u00e9 et chignon \u2014, ainsi que la m\u00eame nature indisciplin\u00e9e des cheveux entourant le visage d\u2019un halo. La seconde femme est v\u00eatue d\u2019une curieuse veste noire, longue et crois\u00e9e, que l\u2019on prendrait volontiers pour un v\u00eatement masculin un peu trop grand pour elle, et dans l\u2019ouverture de laquelle elle a pass\u00e9 sa main gauche. \u00c0 ses c\u00f4t\u00e9s, une troisi\u00e8me femme a pos\u00e9 sa main gauche sur le bras gauche d\u2019une fillette plac\u00e9e au premier plan de la photo. Les jambes de la fillette sont longues et maigres, et semblent encore allong\u00e9es par les hautes chaussettes blanches tir\u00e9es jusque sous les genoux. Ses cheveux coiff\u00e9s en arri\u00e8re sont retenus par un \u00e9norme n\u0153ud blanc sur le dessus de la t\u00eate, couronnant le visage minuscule et triangulaire. Elle est v\u00eatue d\u2019un chemisier blanc, d&rsquo;une jupe \u00e9vas\u00e9e \u00e0 l\u2019ourlet \u00e9pais s\u2019arr\u00eatant au genou et d&rsquo;un manteau taill\u00e9 dans le m\u00eame tissu que la jupe. Elle sourit timidement.\u00a0La photo num\u00e9ro deux, toujours en noir et blanc, a certainement \u00e9t\u00e9 prise le m\u00eame jour, cette fois devant la palissade du jardin dont on reconnait l\u2019exub\u00e9rance. Trois personnes\u00a0posent\u00a0: un jeune homme dont on ne voit que le visage au front tr\u00e8s haut, visage pench\u00e9, tenu tout pr\u00e8s de celui de la femme \u00e0 la curieuse veste de la photo pr\u00e9c\u00e9dente et qui se tient de trois-quarts. Ici, elle est v\u00eatue d\u2019un corsage blanc \u00e0 manches longues et d\u2019une longue jupe noire. Devant eux, l\u2019enfant timide de la photo pr\u00e9c\u00e9dente, maintenant presque compl\u00e8tement cach\u00e9e \u2014 et comme effac\u00e9e \u2014 sous un immense voile blanc de communiante. Seul son visage, un peu flou,\u00a0\u00e9merge du bouillonnement blanc. On ne peut pas deviner si elle sourit. Les deux photos sont dat\u00e9es au dos et au stylo noir (peut-\u00eatre apr\u00e8s coup) de l\u2019ann\u00e9e\u00a0<strong>1952<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Photo en noir et blanc, \u00e9t\u00e9<strong> 57<\/strong>. Une jeune femme, cheveux blonds coup\u00e9s courts, est debout pr\u00e8s d\u2019un break gar\u00e9 le long d\u2019un trottoir. Elle porte une robe claire \u00e0 manches courtes. Le d\u00e9collet\u00e9 ovale met en valeur ses \u00e9paules. La robe est ceintur\u00e9e \u00e0 la taille et s\u2019\u00e9vase en plis minuscules sur les jambes jusqu\u2019\u00e0 mi-mollet. La main droite est lev\u00e9e et semble s\u2019appuyer l\u00e9g\u00e8rement sur la porti\u00e8re avant-droite du v\u00e9hicule. Son bras gauche pend le long de son corps et sa main esquisse un geste vers un chien, assis \u00e0 ses pieds. Il l\u00e8ve la t\u00eate vers elle.\u00a0Derri\u00e8re la t\u00eate de la jeune femme, le porche d\u2019entr\u00e9e en bois clair d\u2019une maison, avec une voiture massive gar\u00e9e devant. Plus loin, on distingue un autre porche, quelques marches de bois menant \u00e0 une courte galerie.\u00a0Au dos de la photo, on a \u00e9crit : <em>Frances x Bonney devant la maison avec la voiture<\/em> \u2013 le mot est tout recroquevill\u00e9 contre le bord dentel\u00e9 du clich\u00e9. <em>La x et pour vous montrez ou Pat x June habitent. (<\/em>faute d\u2019orthographe non corrig\u00e9e<em>)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Photo de groupe en noir et blanc, ann\u00e9e clairement affich\u00e9e : <strong>1958<\/strong>. Une tr\u00e8s jeune femme souriante sous un voile blanc. Elle porte un bouquet clair contre son manteau droit assez long. Sa main droite, gant\u00e9e de blanc, est gliss\u00e9e sous le bras gauche d\u2019un homme qui, lui, a les mains jointes sur son costume sombre.&nbsp; Le couple se trouve sur l\u2019une des marches enneig\u00e9es d\u2019un escalier assez vaste, vraisemblablement celui d\u2019une \u00e9glise. En haut et \u00e0 droite de la photo, trois colonnettes \u00e0 chapiteaux apparaissent. L\u2019homme (le jeune mari\u00e9 ?) ne regarde pas l\u2019objectif mais plut\u00f4t quelque chose ou quelqu\u2019un, plac\u00e9 hors-champ, qui semble le faire sourire. Deux rides ont creus\u00e9 ses joues et encadrent la bouche d\u2019une parenth\u00e8se. Une femme en manteau sombre, plac\u00e9e pr\u00e8s de lui et \u00e0 sa droite, regarde dans la m\u00eame direction que lui et rit plus franchement. Une autre femme, sensiblement du m\u00eame \u00e2ge, est en manteau clair. \u00c0 son bras gauche, un sac \u00e0 main noir et dans sa main gauche, un gant noir. Ses cheveux sombres et ondul\u00e9s sur le front sont retenus en chignon. Elle est de trois-quarts, tourn\u00e9e vers la jeune mari\u00e9e et elle sourit. La jeune mari\u00e9e et elle ont exactement la m\u00eame taille et leurs deux visages encadrent le buste d\u2019un homme souriant dans son costume sombre, la chemise blanche \u00e9gay\u00e9e d\u2019une cravate claire. Tout comme celui de la jeune mari\u00e9e, son regard nous fixe, bien en face.<\/p>\n\n\n\n<p>Photo couleur. Au dos du clich\u00e9, une date port\u00e9e au stylo rouge\u00a0: <strong>10\/60<\/strong>\u00a0 Une jeune femme assise. Elle porte une ample et \u00e9l\u00e9gante robe noire, ceintur\u00e9e \u00e0 la taille, des manches trois-quarts d\u00e9nudent ses avant-bras. Les mains sont cach\u00e9es par le genou droit. On voit apparaitre un bout de sa jambe droite, et ses pieds chauss\u00e9s de mocassins noirs tr\u00e8s fins. \u00c0 son cou, cinq rang\u00e9es de perles claires et tr\u00e8s grosses. Elle tourne la t\u00eate vers le photographe d\u2019un air interrogateur. Ses yeux sont cach\u00e9s par des lunettes noires en forme de papillons. Ses cheveux blonds sont courts et boucl\u00e9s. Sa bouche rouge est entrouverte. Au moment de la prise de vue, elle \u00e9tait sans doute en train de parler avec la femme plac\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle. Elles sont toutes deux assises sur la seconde marche d\u2019un monument qui en comporte trois et on voit apparaitre, au sommet du clich\u00e9, les deux pieds d\u2019une statue en bronze pr\u00e8s d\u2019un petit canon. Les deux jeunes femmes portent les m\u00eames escarpins mais les jambes de la seconde disparaissent sous une jupe pliss\u00e9e grise. Ses deux mains retiennent un sac \u00e0 main \u00e0 fermoir dor\u00e9 pos\u00e9 sur ses genoux. Son chemisier est blanc \u00e0 manches trois-quarts, et le col ouvert en pointe d\u00e9gage les \u00e9paules. Son visage est baiss\u00e9, le regard dirig\u00e9 vers le bas. Derri\u00e8re le monument o\u00f9 elles se trouvent, on distingue un homme en costume noir, la t\u00eate baiss\u00e9e, le bras droit relev\u00e9 comme pour essuyer son \u0153il droit, la manche et le bras d\u2019une femme blonde \u00e0 cheveux courts, v\u00eatue de bleu, son visage \u00e0 lunettes de soleil tourn\u00e9 vers une troisi\u00e8me personne dont la prise de vue n\u2019a retenu que le dos blanc, le reste \u00e9tant masqu\u00e9 par le monument. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du monument, une femme en robe claire se retourne vers la droite, le bras droit repli\u00e9, et l\u2019ombre de son bras dessine un angle sur son v\u00eatement clair. Le groupe se d\u00e9tache sur un fond de feuillage dor\u00e9. \u00c0 l\u2019extr\u00eame gauche de la photo, de m\u00eame qu\u2019au bord droit, au plus pr\u00e8s du spectateur et comme s\u2019ils visaient les deux jeunes femmes assises, les f\u00fbts noirs de deux canons mont\u00e9s sur roues.<\/p>\n\n\n\n<p>Photo couleur, dat\u00e9e apr\u00e8s-coup, ann\u00e9e <strong>1963<\/strong>. Une jeune femme, assise sur la premi\u00e8re marche d\u2019un petit escalier devant la porte d\u2019entr\u00e9e d\u2019une habitation portant le num\u00e9ro 350. Ses cheveux boucl\u00e9s sont assez courts. Son visage apparait un peu grave, rendu presque s\u00e9v\u00e8re par les lunettes de soleil. Elle est tourn\u00e9e vers celui qui prend la photo. La jeune femme ne sourit pas. Deux rides assez marqu\u00e9es se sont creus\u00e9es de part et d\u2019autre de l\u2019ar\u00eate du nez.\u00a0Elle est v\u00eatue d\u2019un chemisier et d\u2019une jupe droite assez longue, beige. Le haut de son corps se d\u00e9tache sur le soubassement de pierres jointoy\u00e9es de la maison et le sommet de sa t\u00eate parvient juste sous le large appui d\u2019une fen\u00eatre rectangulaire, d\u00e9coup\u00e9e en trois parties. Il semble que la maison n\u2019ait pas d\u2019\u00e9tage car on distingue sur la droite et au-dessus de la fen\u00eatre, la bordure d\u2019un toit. \u00c0 la gauche de la jeune femme, un buisson bas, puis une courte bande de pelouse et d\u2019autres buissons ornementaux plant\u00e9s contre le mur de la maison voisine \u2014 une autre habitation basse \u2014 , entre les toits, une portion de ciel bleu. Aux pieds de la femme, un journal encore pli\u00e9 dans sa bande de papier. Dans les bras de la femme, ou plut\u00f4t dans ses mains \u2014 car elle le soutient devant elle comme pour le montrer au photographe \u2014, un enfant. Il semble n\u2019avoir que quelques mois. Ses yeux sont ferm\u00e9s, sans doute \u00e0 cause de la lumi\u00e8re et il est v\u00eatu d\u2019une grenouill\u00e8re jaune p\u00e2le bien trop grande pour lui. De la m\u00eame ann\u00e9e, une photo noir et blanc sur fond d\u2019arbres nus, un pan de mur clair sur lequel\u00a0 s\u2019imprime l\u2019ombre des branches. Une branche plus longue vient jusqu\u2019au bord de la rambarde en fer, tout pr\u00e8s de l\u2019avant-bras droit de la jeune femme qui s\u2019y appuie. On distingue derri\u00e8re elle la pente herbue menant \u00e0 une rivi\u00e8re que l\u2019on devine en contrebas. La jeune femme souriante porte les cheveux courts et boucl\u00e9s. Ses yeux sont abrit\u00e9s derri\u00e8re des lunettes de vue. Elle est v\u00eatue de noir et sa robe \u00e0 manches courtes est simple, \u00e0 peine resserr\u00e9e \u00e0 la taille. Son v\u00eatement souligne ses formes et un large d\u00e9collet\u00e9 carr\u00e9 lui donne un certain chic. Elle a chauss\u00e9 des escarpins noirs \u00e0 petits talons. Son bras gauche est repli\u00e9 dans son dos. \u00c0 son annulaire gauche, une alliance. On per\u00e7oit un fragment de la silhouette du ou de la photographe, \u00e0 ses pieds, en ombre sur le goudron de la route.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Photo couleur, dat\u00e9e de l\u2019\u00e9t\u00e9 <strong>1967<\/strong>. Une enfant et une jeune adulte courant sur une pelouse. Toutes deux v\u00eatues \u2014 confondues \u2014, dans le m\u00eame T-shirt orange et les longs bermudas blancs et jumeaux. Et ensemble, stopp\u00e9es net dans leur course. La jambe gauche repli\u00e9e de la jeune adulte, est d\u00e9vi\u00e9e sur le c\u00f4t\u00e9. Le visage de l\u2019enfant est cach\u00e9 par l\u2019une des feuilles des journaux \u00e9parpill\u00e9s \u00e0 travers tout l\u2019espace ouvert de la pelouse et du ciel. La jeune adulte semble rire, la bouche grande ouverte et le visage rejet\u00e9 en arri\u00e8re. Ses bras sont charg\u00e9s des feuilles des journaux, \u00e9norme brass\u00e9e de fleurs froiss\u00e9es contre un ciel noir de l\u2019avant tornade.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Photo noir et blanc, \u00e0 bords dentel\u00e9s irr\u00e9guliers, dat\u00e9e au dos et au crayon&nbsp;: 1930. La fa\u00e7ade d\u2019une petite maison en plein soleil avec l\u2019ombre d\u2019un arbre et devant, sept personnes, hommes, femmes et enfants. La femme plus \u00e0 gauche est v\u00eatue d\u2019une robe claire et d\u2019un tablier \u00e0 carreaux. Ses cheveux sont coiff\u00e9s en arri\u00e8re, comme ceux de la <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/p9-annees-en-noir-et-blanc\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#P9 Ann\u00e9es en noir et blanc<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":27,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2071,2070,2706],"tags":[],"class_list":["post-47724","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2021-les-cycles","category-pete-2021-progression","category-progression-9-ernaux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47724","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/27"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=47724"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47724\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=47724"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=47724"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=47724"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}