{"id":50421,"date":"2021-09-09T04:01:12","date_gmt":"2021-09-09T02:01:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=50421"},"modified":"2021-09-11T12:30:12","modified_gmt":"2021-09-11T10:30:12","slug":"l9-histoire-et-geographie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l9-histoire-et-geographie\/","title":{"rendered":"#L9 histoire et g\u00e9ographie"},"content":{"rendered":"\n<pre class=\"wp-block-code\"><code>je ne parviens pas \u00e0 tout saisir dans ces \u00e9lucubrations : je me suis fourvoy\u00e9 en \u00e9crivant \u00e0 m\u00eame les articles de ce blog-ci l'article pr\u00e9c\u00e9dent dont je ne me souviens plus du num\u00e9ro - je suis perdu, mais \u00e7a ne fait rien - j'ai de loin en loin per\u00e7u qu'il se passait quelque chose du c\u00f4t\u00e9 du pdf qui serait donc quelque chose en relation avec les L d'ici - ou pas - ou autre chose ? je suis parti en vacances - j'ai essay\u00e9 de traduire dans un seul article de pendant le week-end les textes d'ici en L mais je n'y suis pas parvenu; j'ai voulu faire co\u00efncider (depuis sentimenth\u00e8ques il me semble) les P et les L - mais je me suis fourvoy\u00e9 - on n'en parle seulement pour se mettre en place, mais je ne la trouve pas comme je ne trouve pas exactement la narration qu'il serait bon d'adopter en L- ou en P - enfin et malgr\u00e9 tout, ici le d\u00e9veloppement sur la recherche de quelque chose de la g\u00e9ographie d'alors - sans doute, aucun, longue informelle sans vraiment trop de sens - je le pose comme un des milliers de cailloux du petit Poucet probablement<\/code><\/pre>\n\n\n\n<p>\u00c7a n\u2019a rien \u00e0 voir, il peut bien emprunter cette rue-l\u00e0 ou une autre \u00e7a ne changera rien &#8211; il se trouve, un peu par hasard, qu\u2019elle se situe sur la rive droite du fleuve, dans ce faubourg populaire (plus ou moins), il se trouve que dans le travail il y eut cette rencontre, une association tr\u00e8s \u00e9ph\u00e9m\u00e8re informelle proche par contigu\u00eft\u00e9 plut\u00f4t amicale qui durera pourtant de nombreuses ann\u00e9es, avec les voisins de ce petit endroit, une quinzaine de m\u00e8tres carr\u00e9s, au troisi\u00e8me \u00e9tage \u2013 il se trouve que rien n\u2019est loin de rien dans cette ville-l\u00e0 \u2013 c\u2019est arriv\u00e9, c\u2019est l\u00e0 que c\u2019est arriv\u00e9<br>On inventerait quelque chose d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment \u2013 se serait-il pass\u00e9 quelque chose, ce dimanche-matin-l\u00e0 (le 20 avril 1474, \u00e9tait-ce dimanche ?) dans ce quartier-l\u00e0&nbsp;? Qu\u2019est-ce qu\u2019en t\u2019en dis&nbsp;? fait la chanson et le clavier cr\u00e9pite<br>Un fait divers un cambriolage un assassinat ou un meurtre sans rapport, quelque chose enfin \u2013 il ne se passe jamais rien le dimanche matin&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>La liste des travaux effectu\u00e9s alors n\u2019a pas pu \u00eatre retrouv\u00e9e mais elle fait partie d\u2019un des articles du site (sans lien donc &#8211; j&rsquo;en pose quand m\u00eame un vers l&rsquo;article qui vient si on interroge sous le titre <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/www.pendantleweekend.net\/2012\/11\/ne-plus-travailler\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/www.pendantleweekend.net\/2012\/11\/ne-plus-travailler\/\" target=\"_blank\">Travailler<\/a> le site : un article arrive, pr\u00e8s de dix ans qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9)<\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019est-ce que tu peux bien en avoir \u00e0 faire de ces questions inutiles et de ces mots imb\u00e9ciles ? Ils ne veulent rien dire que ce qu\u2019ils disent. Quel est le probl\u00e8me de ne pas recevoir de r\u00e9ponse \u00e0 des questions inutiles&nbsp;? dans quelle posture te tiens-tu donc&nbsp;? C\u2019est parce que tu tiens \u00e0 exister dans le regard des autres? dans leurs m\u00e9moires, dans leurs d\u00e9sirs&nbsp;? \u00c0 quoi \u00e7a peut bien servir toutes ces questions&nbsp;? Il faut les oublier et passer \u00e0 autres choses, au pluriel \u2013 oui, les oublier, mais c\u2019est qui, c\u2019est quoi, ce \u00ab&nbsp;les&nbsp;\u00bb&nbsp;? les parents, les amis, ceux et celles qui peupl(ai)ent alors le monde&nbsp;? \u2013 des gens ou des choses&nbsp;? &#8211; son monde, il y a eu la liste des travaux effectu\u00e9s, pas ceux de bricolage, non, des travaux r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s et de ceux qui l\u2019employ\u00e8rent \u2013 faite cette liste est quelque part, il faudrait la retrouver ou recommencer \u00e0 nouveaux frais \u2013 la liste de ceux qu\u2019il connut sans les avoir jamais vus, les oncles et les tantes, et ceux d\u2019encore avant, celle qui se cachait sous son lit lors des bombardements pendant la guerre, celui qui faisait semblant d\u2019\u00eatre bless\u00e9 pour \u00e9chapper au front, et tous les autres inconnus ou oubli\u00e9s \u2013 les femmes aussi bien entendu(es) (\u00e0 ce propos,on pourra regarder- chez momox, 3,18<sup>e<\/sup> \u2013 l\u2019autobiographie semble-t-il de Susan Travers,seule femme l\u00e9gionnaire \u2013 chauffeur (chauffeuse ?) du g\u00e9n\u00e9ral Koenig (et sa ma\u00eetresse aussi) durant la bataille de Bir-Hakeim) la t\u00e9l\u00e9vision d\u2019une seule cha\u00eene, la solitude de la rue et des patiences assis sur le trottoir devant le garage des F. (c\u2019\u00e9tait au bout du jardin, il faisait le coin oppos\u00e9, la maison et le jardin occupait l\u2019enti\u00e8re extr\u00e9mit\u00e9 de ce bloc \u2013 j\u2019en tiens l\u2019image pos\u00e9e pendant le week-end sur le r\u00e9capitulatif de ces travaux &#8211; un de ces travaux \u00e0 documenter : on habite toujours quelque part, la semaine qui suit le quinze ao\u00fbt a aussi quelque chose de d\u00e9saffect\u00e9, le dimanche suivant tout autant, les rues de la ville sont vides et personne ne cherche ni ne demande son chemin &#8211; le faubourg monte et va vers la place, au loin, la rue qui oblique vers la gauche, la placette intitul\u00e9e il n\u2019y a pas vingt ans, le carrefour et \u00e0 gauche, cette rue qui va vers celle de Charonne, mais l\u2019autre qui oblique un peu \u00e0 droite (ces diverses prises en sp\u00e9ciale d\u00e9dicace \u00e0 Martine Tollet, qui vivra l\u00e0 bien plus tard \u2013 en son souvenir donc \u2013 et en celui de G\u00e9rald Bloncourt, ami photographe qui vivait aussi dans ce quartier, dans ces nouvelles habitations \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9 du coin du passage et de la rue que vient de traverser (\u00e9pisode 3) le travailleur<\/p>\n\n\n\n<p><em>pour l\u2019ensemble de ce moment de la recherche, Jacques Hillairet est l\u2019auteur des articles relatifs aux diverses voies emprunt\u00e9es (lesquelles voies bifurquent parfois par l\u2019entremise du r\u00e9dacteur) : sont-ce fant\u00f4mes qui hantent ces lieux&nbsp;? les autres peut \u00eatre italiques explications viennent d\u2019un petit Larousse \u00e9dition 1961 (on en trouverait les <a href=\"http:\/\/www.pendantleweekend.net\/2015\/06\/le-petit-alphabet-illustre-1\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/www.pendantleweekend.net\/2015\/06\/le-petit-alphabet-illustre-1\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">frontispices ici<\/a>)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; la rue du Faubourg&nbsp;(longueur 1810m, largeur 17 \u00e0 30m \u2013 ici on se trouve en son peut-\u00eatre milieu, on vient de prendre un caf\u00e9, au coin de l\u2019avenue qui croise le faubourg, on avance doucement) : elle joint, en courbe \u00e0 peine prononc\u00e9e, deux places; en se positionnant au droit de son num\u00e9ro 53 dos \u00e0 l\u2019est, on peut apercevoir, de dos, le g\u00e9nie et son \u00e9toile <a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l9-faubourg-contrechamp\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l9-faubourg-contrechamp\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">par temps clair<\/a><br>elle marque, cette rue, la fronti\u00e8re entre le onze et le douze de la capitale<br>Cette rue a port\u00e9 jusqu\u2019en 1632 le nom de <em>chauss\u00e9e <\/em>depuis la <em>porte <\/em>jusqu\u2019\u00e0 <em>l\u2019abbaye<\/em> et, au-del\u00e0 de cet \u00e9tablissement, celui de<em> chemin de V<\/em>. La premi\u00e8re partie ne comportait \u00e0 cette date que 150 maisons environ.<br>De tout temps, elle a \u00e9t\u00e9 intimement li\u00e9e \u00e0 la vie de Paris (tu vois bien). Elle \u00e9tait encore<em> chauss\u00e9e de Chelles<\/em> lorsque, le 20 avril 1474, Louis XI y passa en revue, entre<em> la porte<\/em> et <em>l\u2019abbaye,<\/em> pr\u00e8s de 100 000 Parisiens en armes qu\u2019il montra aux ambassadeurs d\u2019Aragon (pas Louis) (je ne sais plus qui, excuse-moi, mais qui disait ne pouvoir lire les livres qu\u2019en les recopiant \u2013 j\u2019ai cette tendance aussi, j\u2019ai ce go\u00fbt aussi pour les listes de noms propres ou pas, de lieux, g\u00e9ographies ou onomastiques, j\u2019ai ce plaisir). Elle \u00e9tait presque enti\u00e8rement b\u00e2tie lorsque, sous la Fronde, elle fut, le 2 juillet 1652, le th\u00e9\u00e2tre d\u2019un combat entre les troupes du roi et Cond\u00e9 (la fronde se cat\u00e9gorise en deux disjointes&nbsp;: la vieille (1648-49) et la jeune (1649-53)). Celui-ci [Cond\u00e9] poursuivi par Turenne \u00e9tait venu se retrancher devant la<em> porte<\/em> \u00e0 l\u2019abri des barricades&nbsp;; toute la matin\u00e9e du 2 juillet se d\u00e9roula en alternatives de victoires et d\u00e9faites dans chaque camp. L\u2019apr\u00e8s-midi, les frondeurs allaient \u00eatre d\u00e9cim\u00e9s lorsqu\u2019on leur ouvrit la<em> porte<\/em> tandis que la Grande Mademoiselle faisait tirer les canons de la Bastille sur les troupes du roi qui ne purent entrer pour poursuivre dans la ville l\u2019arm\u00e9e qui leur \u00e9chappait<\/p>\n\n\n\n<p><em>(la Grande Mademoiselle&nbsp;: V. Montpensier (duchesse de) (Anna-Marie-Louise d\u2019Orl\u00e9ans, connue sous le nom de Grande Mademoiselle, n\u00e9e \u00e0 Paris (1627-1693)&nbsp;; elle prit part aux troubles de la Fronde <\/em>(la jeune, donc) <em>et, lors de la bataille du Faubourg, fit tirer le canon de la Bastille sur les troupes royales, prot\u00e9geant la retraite de Cond\u00e9. Elle \u00e9pousa secr\u00e8tement \u00e0 quarante deux ans Lauzun)<\/em><br>(<em>Turenne&nbsp;: trop long) (n\u00e9 \u00e0 Sedan, 1611-1675)<\/em><br><em>(Cond\u00e9&nbsp;: Louis II prince de \u2013 dit le Grand Cond\u00e9, n\u00e9 \u00e0 Paris (1621-1686) l\u2019un des plus grands g\u00e9n\u00e9raux du r\u00e8gne de Louis XIV. Il s\u2019illustra,fort jeune encore, par les victoires de Rocroi, de Fribourg , de N\u0153rdlingen et de Lens&nbsp;; apr\u00e8s avoir pris une part <\/em>regrettable <em>aux troubles de la Fronde <\/em>(jeune donc sans doute) <em>et s\u2019\u00eatre un moment alli\u00e9 aux Espagnols, il fut remis en possession de son commandement lors du trait\u00e9 des Pyr\u00e9n\u00e9es (1659) et se distingua durant les guerres de D\u00e9volution et de Hollande&nbsp;; Bossuet pronon\u00e7a son oraison fun\u00e8bre qui est <\/em>un des mod\u00e8les du genre<em>)<\/em><br><em>(Lauzun (1632-1723)&nbsp;: Antoine Nompart de Caumont, duc de \u2013 mar\u00e9chal de France, n\u00e9 au ch\u00e2teau de Lauzun&nbsp;: personnage qui joua un r\u00f4le aventureux \u00e0 la cour de Louis XIV: il \u00e9pousa la Grande Mademoiselle, cousine germaine de Louis XIV)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Plus tard, on put d\u00e9finir le faubourg comme \u00ab&nbsp;le crat\u00e8re d\u2019o\u00f9 s\u2019\u00e9chappa le plus souvent la lave r\u00e9volutionnaire&nbsp;\u00bb (on aimerait bien savoir qui est ce \u00ab\u00a0on\u00a0\u00bb : il doit s&rsquo;agir d&rsquo;une des sources d&rsquo;Hillairet, Louis Lurine, qui donna un \u00ab\u00a0Les rues de Paris, Paris ancien et moderne\u00a0\u00bb, parution de 1844). Le 27 avril 1789 vit, huit jours avant l\u2019ouverture des \u00e9tats g\u00e9n\u00e9raux (sans majuscules&nbsp;? tiens donc&#8230;), le pillage et l\u2019incendie de la manufacture de papiers peints de R\u00e9veillon <em>(\u00e0 quelques ann\u00e9es de l\u00e0, sous une monarchie en ses derniers lustres, les fr\u00e8res Montgolfier firent une de leurs exp\u00e9riences pour s\u2019envoler au dessus de la campagne qu\u2019\u00e9tait encore ce quartier)<\/em>; \u00e0 cette \u00e9poque Santerre dirigeait, dans le faubourg, la brasserie <em>\u00c0 l\u2019Hortensia (cf. <\/em>r. de Reuilly). Au 9 thermidor, Henriot d\u00e9jeuna au faubourg qu\u2019il essaya de soulever pour d\u00e9livrer Robespierre.<\/p>\n\n\n\n<p><em>(Thermidor<\/em> (journ\u00e9e du 9) <em>27 juillet 1794, ou 9 thermidor an II \u2013 jour o\u00f9 Robespierre, malgr\u00e9 l\u2019appui des sections et de la Commune de Parisfut renvers\u00e9par la Convention, \u00e0l\u2019instigation de Tallien, Billaud-Varennes et Legendre&nbsp;; cejour marqua la fin de la Terreur)<\/em><br><em>(Terreur (la)&nbsp;: p\u00e9riode r\u00e9volutionnaire que <\/em>pesa <em>sur la France depuis la chute des Girondins (21 mai 1793) jusqu\u2019\u00e0 la chute de Robespierre (27 juillet 1794) (<\/em>donc)&nbsp;<em>; elle fut marqu\u00e9e par l\u2019influence toute puissante du Comit\u00e9 de Salut public \u00e0 Paris, des repr\u00e9sentants en mission dans la province, la promulgation de la<\/em> loi des suspects (17 septembre 1793)<em>, l\u2019organisation du Tribunal r\u00e9volutionnaire, qui multiplia les ex\u00e9cutions&nbsp;; la Grande Terreur de juin et juillet 1794<\/em> <em>(toute puissance de Robespierre) envoya \u00e0 l\u2019\u00e9chafaud pr\u00e8s de 1400 condamn\u00e9s) <\/em>(on n\u2019en finirait pas) (certes)<\/p>\n\n\n\n<p>Comme pendant les journ\u00e9es des Trois Glorieuses (27, 28 et 29 juillet 1830) (les trente qu\u2019on a connues portaient-elles de lointaines r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 celles-ci &#8211; seulement un \u00e9cho, pas m\u00eame une id\u00e9ologie) le faubourg se couvrit de barricades le 25 juin 1848 (il y en a eu 29 dans cette seule rue) lorsque les d\u00e9put\u00e9s eurent licenci\u00e9s les Ateliers nationaux&nbsp;; il fut le dernier quartier de la capitale \u00e0 se rendre&nbsp;; les combats qui s\u2019y livr\u00e8rent entra\u00een\u00e8rent la mort de Mgr Affre, archev\u00eaque de Paris (les autres morts, quelle importance ?)(<em>Denis-Auguste, n\u00e9 \u00e0 Saint-Rome-de-Tarn en 1793, bless\u00e9 mortellement le 25 juin 1848 sur les barricades o\u00f9 il \u00e9tait all\u00e9 port\u00e9 des paroles de paix <\/em>(car c\u2019est ainsi qu\u2019on fait l\u2019histoire). La colonne de la Bastille, surmont\u00e9e de son g\u00e9nie d\u2019or ail\u00e9, a \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9e semble-t-il en l\u2019honneur de ces trois journ\u00e9es-l\u00e0 (ces trois dates sont port\u00e9es sur la base de cette statue) (on devrait porter d\u2019italiques les diverses informations concernant cet autre bazar dix neuvi\u00e8me en diable, mais non).<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est sur une autre barricade du faubourg que fut tu\u00e9 (par l\u2019arm\u00e9e donc l\u2019\u00c9tat, pour le maintien de cet ordre-l\u00e0), le 3 d\u00e9cembre 1851, le d\u00e9put\u00e9 Baudin lorsqu\u2019il engagea les Parisiens \u00e0 protester contre le coup d\u2019\u00e9tat du prince-pr\u00e9sident<\/p>\n\n\n\n<p><em>(Baudin Jean-Baptiste-Victor, m\u00e9decin et homme politique n\u00e9 \u00e0 Nantua en 1811, repr\u00e9sentant du peuple \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e de 1849, tu\u00e9 \u00e0 Paris sur une barricade, le 3 d\u00e9cembre 1851)<\/em><br><em>(D\u00e9cembre (deux) : nom donn\u00e9 couramment au coup d\u2019\u00c9tat ex\u00e9cut\u00e9 le 2 d\u00e9cembre 1851 par Louis-Napol\u00e9on (<\/em>dit le petit)<em>, alors pr\u00e9sident de la R\u00e9publique).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La rue du Faubourg poss\u00e8de de nombreuses cours, passages et impasses, qui ont conserv\u00e9 la physionomie ouvri\u00e8re des XVIII<sup>e <\/sup>et XIX<sup>e <\/sup>si\u00e8cles. C\u2019est le domaine des fabricants de meubles, jadis divis\u00e9s en charpentiers de la grande ou de la petite cogn\u00e9e, suivant qu\u2019ils travaillaient les grosses ou les petites pi\u00e8ces de bois, en menuisiers s\u2019ils s\u2019occupaient des parties du b\u00e2timent les plus menues, en huissiers, en chassissiers, en huchiers, en \u00e9b\u00e9nistes, s\u2019ils faisaient des portes, des fen\u00eatres des bahuts ou s\u2019ils travaillaient l\u2019\u00e9b\u00e8ne. En 1471, Louis XI autorisa les corps de m\u00e9tiers \u00e0 travailler librement dans le domaine de l\u2019abbaye dont l\u2019abbesse obtint, en 1657, de Colbert, l\u2019exemption pour ces artisans des r\u00e9glementations corporatives. Ceci permit aux menuisiers du faubourg Saint-Antoine de laisser aller leur inspiration, de faire des applications de bois des \u00eeles, des incrustations d\u2019\u00e9caille et de filets de cuivre, d\u2019imiter les meubles de Chine, de faire des placages de noyer, de c\u00e8dre, d\u2019\u00e9b\u00e8ne ou de tout autre bois, mesures qui favoris\u00e8rent l\u2019industrie du meuble et les artisans du faubourg. Les r\u00e8glements de cette corporation remontaient \u00e0 1290&nbsp;; celui de 1740 comportait 105 articles rigoureux \u00e9dict\u00e9s \u00ab&nbsp;pour oster les fraudes, les d\u00e9cevances et les mesprentures du mestier&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; la rue qui part \u00e0 gauche (longueur 1060m, largeur minimum 18m)&nbsp;(elle cesse, au coin d\u2019un des boulevards marquant la ville des ann\u00e9es soixante du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle, pour donner place \u00e0 celle d\u2019Avron aujourd\u2019hui&nbsp;: on trouverait au croisement de cette derni\u00e8re avec la rue des Pyr\u00e9n\u00e9es (ou non loin), un \u00e9tablissement de restauration fabricant son propre pain \u2013 suivant les dires (en commentaires de l\u2019article sous le lien) de Xavier G.): cette ancienne chauss\u00e9e, conduisant au village, a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e en rue vers 1750 &#8211; la Cit\u00e9 de l\u2019Ameublement (premi\u00e8re \u00e0 gauche) voie priv\u00e9e (anciennement) (long.126m, lar. 7m) plus anciennement encore Charles-Humbert (un propri\u00e9taire), puis rue Titon (deuxi\u00e8me \u00e0 gauche, au coin, billard tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9 par l\u2019enqu\u00eateur \u2013 c\u2019est au 7 de la rue que vivrait le professeur d\u2019image fixe durant les ann\u00e9es cin\u00e9ma) (au presque droit de cette rue Titon, donc, un immeuble moderne, datant de la fin des ann\u00e9es soixante dix sans doute (balcons de verre alors bleut\u00e9 \u00e0 chacune des fen\u00eatres, six ou sept \u00e9tages) \u2013 s\u2019y installa un jour une des grand-tantes, pr\u00e9nomm\u00e9e L.,lorsque son mari, pr\u00e9nomm\u00e9 E. s\u2019en fut all\u00e9 de cette plan\u00e8te)<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; la rue perpendiculaire&nbsp;(longueur 446m largeur 22m) : ainsi que deux autres, voisines, cette rue a \u00e9t\u00e9 ouverte en 1899, au travers de l\u2019emplacement de l\u2019ancien <em>couvent des Fille-de-la Croix (cf. <\/em>98 de la rue adjacente<em> qui indique&nbsp;: <\/em>le plus ancien des trois monast\u00e8res de la rue. La maison m\u00e8re de ces Dominicaines \u00e9tait le <em>couvent des Filles-de-Saint-Thomas<\/em>, fond\u00e9 en 1626 par Anne de Caumont. Sa sup\u00e9rieure, la m\u00e8re Marguerite de J\u00e9sus (ex-Mme de S\u00e9naux) fonda, sous le nom des Filles-de-la-Croix une filiale de ce couvent qu\u2019elle installa ici, en 1641, dans une propri\u00e9t\u00e9 achet\u00e9e deux ans plus t\u00f4t gr\u00e2ce \u00e0 la lib\u00e9ralit\u00e9 de Mme Charlotte-Marie Coiffier Ruz\u00e9 d\u2019Effiat, fille du mar\u00e9chal, qui avait donn\u00e9 tous ses biens en y entrant en 1637.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce monast\u00e8re, bien situ\u00e9, bien b\u00e2ti, couvrait 42 hectares; il disposait d\u2019un jardin spacieux et agr\u00e9able&nbsp;; son portail avait \u00e9t\u00e9 construit aux frais de Jean Coiffier Ruz\u00e9 d\u2019Effiat, abb\u00e9 de Saint-Germain de Toulouse et fr\u00e8re de la quasi-fondatrice&nbsp;; sa chapelle, reconstruite en 1705, le long de la rue, \u00e9tait tr\u00e8s orn\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Citons parmi les personnages qui y furent inhum\u00e9s en plus de sa fondatrice, Marguerite de S\u00e9naux, en 1657&nbsp;; peut-\u00eatre en 1655 Cyrano de Bergerac (<em>c\u2019est un roc c\u2019est un cap c\u2019est un pic que dis-je c\u2019est un pic&nbsp;? c\u2019est une p\u00e9ninsule!<\/em>), \u00e2g\u00e9 de 35 ans&nbsp;; sa tante, Catherine de Cyrano, \u00e9tait alors la prieure&nbsp;; il para\u00eet \u00e9tabli que Cyrano serait mort, le 28 juillet 1655, \u00e0 Sannois, chez son cousin Pierre de Cyrano et aurait \u00e9t\u00e9 inhum\u00e9 le 29, \u00e0 Sannois&nbsp;; en 1655, Blaise-Fran\u00e7ois, comte de Pacan, ing\u00e9nieur militaire et astronome&nbsp;; en 1679, Catherine Henriette d\u2019Harcourt de Beuvron&nbsp;; en 1691, Marie de Balzac d\u2019Entragues, m\u00e8re du mar\u00e9chal de Marsin, alors \u00e2g\u00e9e de 73 ans et qui, veuve, s\u2019\u00e9tait retir\u00e9e dans ce couvent o\u00f9 elle avait v\u00e9cu pendant dix-huit ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Dominicaines, expuls\u00e9es en 1792, recouvr\u00e8rent leurs b\u00e2timents conventuels, mais en th\u00e9orie seulement, car leur couvent, devenu propri\u00e9t\u00e9 nationale, avait \u00e9t\u00e9 lou\u00e9 par les Domaines. On y trouve comme locataires&nbsp;: un \u00e9picier, des services de l\u2019Administration de la Guerre (fabrique d\u2019\u00e9peronnerie, magasin pour l\u2019habillement, magasin \u00e0 fourrage), un entrepreneur de pompes fun\u00e8bres, des jardiniers, <em>une s\u00e9natorerie*,<\/em> des ateliers de Richard-Lenoir, annexes de ceux situ\u00e9s en face dans l\u2019ex-<em> couvent de Notre-Dame de Bon Secours. <\/em>De ce fait, les Dominicaines, dont la communaut\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9tablie en 1806, durent continuer \u00e0 habiter un modeste logis, de la rue des <em>Amandiers-Popincourt<\/em> jusqu\u2019en 1825, ann\u00e9e o\u00f9 elles purent r\u00e9int\u00e9grer comme locataires, leur ancienne maison. Leur couvent, amput\u00e9 en 1888 par le percement des rues fut ferm\u00e9 en 1904, en application de la loi relative \u00e0 la suppression de l\u2019enseignement congr\u00e9ganiste, quoique cette communaut\u00e9 f\u00fbt purement contemplative et non enseignante. Les religieuses furent expuls\u00e9es et le monast\u00e8re, vendu, fut d\u00e9moli en 1906. On a recherch\u00e9, en vain, dans son ancien cimeti\u00e8re, le corps de Cyrano.<\/p>\n\n\n\n<p>Un h\u00f4tel populaire a \u00e9t\u00e9 construit, en 1912, \u00e0 la place qu\u2019occupait ce couvent. Il a \u00e9t\u00e9 achet\u00e9, en 1926, par l\u2019Arm\u00e9e du Salut qui le transforma et en fit le \u00ab&nbsp;Palais de la Femme&nbsp;\u00bb, de 743 chambres, pour les femmes de condition modeste.<\/p>\n\n\n\n<p>Difficile de passer sous silence les assassinats qui eurent lieu sur ce carrefour, notamment dans un des caf\u00e9s (<em>la Belle \u00e9quipe)<\/em> qui en marque,pour partie, l\u2019autre angle de rue, le 13 novembre 2015 \u2013 sur le mur de ce Palais de la Femme, la municipalit\u00e9 parisienne a fait apposer presque imm\u00e9diatement une plaque en l\u2019honneur et au souvenir des personnes assassin\u00e9es l\u00e0, ce vendredi-soir-l\u00e0. Je poserai dans la retranscription de cet atelier pendant le week-end une image automatique de cette plaque (ou une photo que j\u2019irai prendre: la voil\u00e0<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/20210910_1536370-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-50828\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/20210910_1536370-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/20210910_1536370-420x315.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/20210910_1536370-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/20210910_1536370-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/20210910_1536370-2048x1536.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>). C\u2019est aussi \u00e0 partir de cette date et en forme d\u2019hommage et de courage aussi bien, pour marquer quelque chose comme une r\u00e9sistance \u00e0 cette forme de barbarie qui ag\u00eet cette nuit-l\u00e0 (bien qu\u2019elle se tienne le plus souvent du c\u00f4t\u00e9 de celui qui l\u2019\u00e9nonce, cette barbarie) que les terrasses ont pris une ampleur augment\u00e9e \u2013 avec cette affaire \u00e9pid\u00e9mique, depuis un an, ces m\u00eames terrasses ont outrepass\u00e9 en ville les r\u00e8gles de la d\u00e9cence.<\/p>\n\n\n\n<p>*&nbsp;: <em>une s\u00e9natorerie est un espace foncier offert par l\u2019Empereur Napol\u00e9on <\/em><em>(Un, dit le grand) <\/em><em>\u00e0 un type (ici Lac\u00e9p\u00e8de semble-t-il https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/26_d%C3%A9cembre) qui promet fid\u00e9lit\u00e9 au donateur (sous le Consulat ou le premier empire) \u00ab&nbsp;en \u00e9change implicite de docilit\u00e9 vis \u00e0 vis de ce r\u00e9gime&nbsp;\u00bb est-il \u00e9crit <\/em><em>(rapport 20 \u00e0 25 mille francs\/an \u2013 style 3,2 euros le franc d\u2019alors&nbsp;: ce n\u2019est pas encore la fortune \u2013 quoi que pour certain.es (moi par exemple<\/em><em>)<\/em><em> oui) mais \u00e7a aide &#8211; (en \u00e9change implicite de ma docilit\u00e9\u2026 hum j\u2019ai vaguement le sentiment que ce n\u2019est pas cher pay\u00e9)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; \u00e0 droite, en oblique (longueur 180m, largeur 12m)<\/p>\n\n\n\n<p>Cette rue a \u00e9t\u00e9 ouverte en 1887, sous le nom de <em>Krieger<\/em>, sur l\u2019emplacement du domaine du <em>couvent des Filles-de-la-Croix (<\/em>cf. supra&nbsp;: <em>rue de Charonne<\/em>). Elle re\u00e7ut en 1890, le nom de ce physionomiste et homme politique (1833-1886).<\/p>\n\n\n\n<p><em>cf <\/em>r.de Reuilly&nbsp;(longueur 1330, larguer minimum 17m) : part vers la droite, \u00e0 trois cents m\u00e8tres, un m\u00e9tro d\u2019une ligne directe avec les Champs-Elys\u00e9es emprunt\u00e9e apr\u00e8s cette \u00e9poque-l\u00e0 tous les mercredis vers dix heures, pour rejoindre le 33 de l\u2019avenue o\u00f9 au troisi\u00e8me ou quatri\u00e8me \u00e9tage, \u00e9taient situ\u00e9s les bureaux du petit mineur \u2013 ce faisant, il doublait, qui se tenait sur le trottoir oppos\u00e9, une des annexes du Rom\u00e9o en question o\u00f9 des ouvri\u00e8res fabriquaient tissus et autres parements destin\u00e9s \u00e0 l\u2019architecture d\u2019int\u00e9rieure o\u00f9 s\u00e9vissait<\/p>\n\n\n\n<p><em>cf.supra <\/em>rue de Charonne&nbsp;: au bout de la rue oblique o\u00f9 il loge, l\u00e9ger d\u00e9calage vers la droite, prendre \u00e0 gauche suivre deux cents m\u00e8tres, tourner \u00e0 droite pour trouver, \u00e0 20 m\u00e8tres, une autre ligne de m\u00e9tro qui m\u00e8nera, longtemps apr\u00e8s dans les ann\u00e9es futures, vers d\u2019autres quartiers (notamment les XVI<sup>e<\/sup> et XVII<sup>e <\/sup>arrondissement, entre autres \u2013 VIII<sup>e <\/sup>\u00e9galement) pour des travaux d\u2019enqu\u00eate<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-code\"><code>fr\u00e9quemment il m\u2019arrive de ressentir que l\u2019histoire est un passe-temps de vieillard, un peu comme l\u2019\u00e9criture \u2013 il y avait un exercice o\u00f9 je parlais d\u2019elle justement : \u00e9tait-ce l\u2019histoire ? Elle me suivait partout, elle se transformait en ma m\u00e8re, ma tante, elle changeait \u2013 je cherche\n\n\n<em>Que je marche dans la rue, prenne le m\u00e9tro l\u2019autobus, que je respire sur le balcon dans le jardin les buttes les quais ou le bord du canal, que je pense \u00e0 cette nouvelle id\u00e9e \u00e0 concr\u00e9tiser, mettre en images et en mots, que je marche et ton bras au mien, le vent dans les yeux qui pleurent, que je sois assis couch\u00e9 debout les pieds au mur ou accroupi \u00e0 passer l\u2019aspirateur, devant l\u2019\u00e9vier \u00e0 couper l\u2019ail et les oignons pour la sauce, ici l\u00e0 dans le couloir, dans l\u2019escalier \u00e0 chercher si je n\u2019ai pas oubli\u00e9 mes cl\u00e9s, mes tickets ou mes papiers, l\u2019argent le sac la liste, que je sois ici en train de lire cet immonde roman qui se veut thriller ou cet autre, plus abordable peut-\u00eatre, cette biographie de Margot ou de Nathalie (ce sont des femmes qui viennent, je ne peux gu\u00e8re faire autrement sans doute), que je sois debout ou couch\u00e9, en train de r\u00eaver cauchemarder d\u00e9lices horreurs sensations m\u00e9moires, qu\u2019il m\u2019arrive m\u00eame d\u2019en rire plut\u00f4t que d\u2019en ruminer, les yeux ouverts ou ferm\u00e9s, que ce soit au pr\u00e9sent ou \u00e0 l\u2019imparfait, toujours et encore toujours, elle est l\u00e0 \u2013 \u00e7a peut ne pas \u00eatre loin, en bas de l\u2019avenue, elle est l\u00e0, ce n\u2019est pas qu\u2019elle me suive ou m\u2019accompagne, que je veuille m\u2019en d\u00e9barrasser ou l\u2019oublier, la laisser \u00e0 ses affaires, je ne veux pas sp\u00e9cialement qu\u2019elle me l\u00e2che ou qu\u2019elle s\u2019en aille, mais elle est l\u00e0, elle me suit je suis l\u00e0 et elle aussi, je crains que personne ne la voie ou alors c\u2019est ce que j\u2019esp\u00e8re, c\u2019est ce que je veux, elle ne me fait pas honte mais non plus plaisir je n\u2019attends rien d\u2019elle, elle est l\u00e0 \u2013 aussi bien \u00e7a peut \u00eatre sur le bord de la lagune, je me souviens cette \u00eele San Erasmo, je me souviens le potager, les cultures le soleil, elle est l\u00e0 aussi bien que sur cette grande place o\u00f9 se trouve ce mercenaire \u00e0 cheval les yeux port\u00e9s loin devant lui, mais sur sa gauche, sur cet horizon implacable et \u00e9tincelant \u2013 je me souviens de Nicosie ou de Smyrne et Salonique, je me souviens le train qui s\u2019arr\u00eate \u00e0 Larissa, et aussi de ces histoires que je n\u2019ai jamais v\u00e9cues mais elle est l\u00e0 \u2013 un jour je disparais et elle me suit, enfin elle me prend \u2013 l\u00e0<\/em>\n\n\n\nj\u2019en suis au moment de la vie de Sartre o\u00f9 il perd la vue (73, il a soixante-huit ans) il est install\u00e9 dans son trois-pi\u00e8ces d\u2019Edgard Quinet - et je pense qu'en \u00e9crivant ce texte d'italique alors, je pensais \u00e0 la mort<\/code><\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c7a n\u2019a rien \u00e0 voir, il peut bien emprunter cette rue-l\u00e0 ou une autre \u00e7a ne changera rien &#8211; il se trouve, un peu par hasard, qu\u2019elle se situe sur la rive droite du fleuve, dans ce faubourg populaire (plus ou moins), il se trouve que dans le travail il y eut cette rencontre, une association tr\u00e8s \u00e9ph\u00e9m\u00e8re informelle proche <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l9-histoire-et-geographie\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#L9 histoire et g\u00e9ographie<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":86,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2071,2707],"tags":[],"class_list":["post-50421","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2021-les-cycles","category-livre-9-pireyre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/50421","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/86"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=50421"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/50421\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=50421"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=50421"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=50421"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}