{"id":52515,"date":"2021-09-26T14:55:50","date_gmt":"2021-09-26T12:55:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=52515"},"modified":"2021-09-28T09:00:06","modified_gmt":"2021-09-28T07:00:06","slug":"l12-cinquante-six-nuances-mais-pas-de-grey","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l12-cinquante-six-nuances-mais-pas-de-grey\/","title":{"rendered":"#P12 &#8211; DIAPOSITIVES"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>1<\/strong> &#8211; Une porte de garage pour la premi\u00e8re fois ouverte donnant vue sur une limousine blanche, pas abandonn\u00e9e, mais laiss\u00e9e \u00e0 l&rsquo;abandon, en ces temps d&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie &#8211; Une limousine pour les mariages, f\u00eates et anniversaires, pour le clinquant et le bonheur, les bulles et les promesses, mais qui ne bouge plus et qui attend. Souvenirs, rires, joies et voyages dans cet int\u00e9rieur de cuir, fauteuils et bar de ce petit appartement sur roues, derri\u00e8re une porte de garage, vieille et sans couleur. Un garage, sans \u00e2me, en d\u00e9sordre, une porte sur le c\u00f4t\u00e9, un chien, un malinois, qui aboie et que l&rsquo;on ne sort pas. <strong>2 &#8211;<\/strong> Au coin d&rsquo;un caf\u00e9 de l&rsquo;angle d&rsquo;une rue, une famille marche. En premier, le p\u00e8re, clope au bec, ventre ressorti, un peu vo\u00fbt\u00e9, en short, la m\u00e8re derri\u00e8re avec ses trois enfants. Le plus \u00e2g\u00e9, 17 ans peut-\u00eatre, maigre, d\u00e9charn\u00e9, f\u00fbt lui tombant sur le cul, silhouette qui n&rsquo;arrive pas \u00e0 cacher sa m\u00e8re, la fille, au d\u00e9but de l&rsquo;adolescence, petit tee-shirt montrant son ventre, un jean coll\u00e9 aux cuisses et le petit dernier, grassouillet, t\u00eate chauve ou presque. T\u00eate baiss\u00e9e, tous marchent. Le petit dernier r\u00e2le, la m\u00e8re, lui demande de se taire, le petit continue, le p\u00e8re se retourne et lui fout une baffe, fort. Personne ne bronche, cris du petit, la m\u00e8re se tait, l&rsquo;attrape par la main et le tire. <strong>3<\/strong> &#8211; Elle court dans les champs, pas rapides au lever du jour, le soleil est \u00e0 peine lev\u00e9, traits encore endormis, premiers souffles, premi\u00e8res transpirations, aucun bruit, la campagne dort encore. Au d\u00e9tour d&rsquo;un virage, un cri, un bruissement, quelque chose qui jaillit, elle sursaute, manque de tr\u00e9bucher, crie, de frayeur et se ressaisit, un faisan, ce n&rsquo;est qu&rsquo;un faisan, surgissant des herbes cach\u00e9es. Elle poursuit, de quelques pas, sa course, lorsque soudain, PAN, un coup de fusil, tout pr\u00e8s d&rsquo;elle, elle agite les bras, tente de montrer qu&rsquo;elle est l\u00e0, mais les tirs se succ\u00e8dent&#8230;<strong>4 &#8211; <\/strong>Arriv\u00e9e \u00e0 l&rsquo;endroit indiqu\u00e9 \u00a0\u00bb Au bois dormant \u00ab\u00a0, non pas un h\u00f4tel comme elle se l&rsquo;\u00e9tait  imagin\u00e9 mais des chambres d&rsquo;h\u00f4tes. \u00ab\u00a0Non pas de chambres d&rsquo;h\u00f4tes\u00a0\u00bb se dit elle aussit\u00f4t, elle n&rsquo;aime pas cela, non, elle aime l&rsquo;anonymat, sa clef individuelle, ses couloirs \u00e0 suivre, sa salle de bains \u00e0 d\u00e9couvrir et son caf\u00e9 dans la chambre. N&rsquo;aime pas partager le petit d\u00e9jeuner avec des inconnus, ne veut pas avoir \u00e0 devoir manger les derni\u00e8re sp\u00e9cialit\u00e9s de l&rsquo;h\u00f4tesse et raconter le pourquoi du comment. \u00ab\u00a0Non pas de chambres d&rsquo;h\u00f4tes ! \u00a0\u00bb se dit-elle en reculant d\u00e9j\u00e0 devant la porte d&rsquo;entr\u00e9e apr\u00e8s avoir sonn\u00e9 mais celle ci, s&rsquo;ouvre et une jolie femme se montre, grand sourire, la guidant \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur. Le jardin et un verre \u00e0 boire, elle, ne dit plus rien et se laisse emmener, obnubil\u00e9e.<strong>5 &#8211; <\/strong>Ils s&rsquo;assoient \u00e0 une terrasse de bistrot et demandent deux cocas citrons. L&rsquo;homme revient avec les verres, les pose, se fait payer et s&rsquo;en va. Ils regardent les verres et se demandent o\u00f9 est le citron, la tranche de citron, la rondelle jaune, celle qui fait tout le go\u00fbt du coca, toute la fraicheur de la boisson. Ben dedans, qu&rsquo;on leur r\u00e9pond, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur. Au fond du verre, un jus jaun\u00e2tre, mis\u00e9rable, se m\u00e9lange \u00e0 la noirceur des bulles. Mais ce n&rsquo;est pas un coca citron \u00e7a monsieur dit-il en se levant. Ben comment \u00e7a ? lui r\u00e9pond l&rsquo;autre en s&rsquo;avan\u00e7ant. <strong>6 &#8211; <\/strong>A la laverie de la rue principale, le linge dans la machine, un livre \u00e0 la main, elle lit en attendant que le tambour tourne. Une femme entre, s&rsquo;acharne \u00e0 ne pas comprendre le fonctionnement, elle lui explique. La femme reste, l\u00e0, toute transpirante, au bord de la conversation mais, elle, ne veut pas parler et se replonge dans sa lecture.. Un homme, gare son v\u00e9lo pour laver ses habits d&rsquo;ouvrier, lui demande des pi\u00e8ces, la monnaie, qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas, va lui en chercher \u00e0 la boulangerie d&rsquo;\u00e0 c\u00f4t\u00e9 et lui offre les bonbons qu&rsquo;elle a choisi. <strong>7 &#8211; <\/strong>Arpentage le long des rues, tout est \u00e0 vendre !<strong> 8 &#8211; <\/strong>Des boutiques ferm\u00e9es, des pancartes \u00e9crites sur les portes, bourr\u00e9es de fautes d&rsquo;orthographes. <strong>9 &#8211; <\/strong>Le petit bar \u00e0 vins \u00e0 l&rsquo;angle de la rue avec un grand tableau noir sur lequel est indiqu\u00e9 \u00a0\u00bb LA VIE EST TROP COURTE POUR BOIRE DU MAUVAIS VIN \u00a0\u00bb &#8211; Elles ont ri en lisant et tout de suite, se sont assise en d\u00e9clarant haut et fort que cet endroit allait devenir leur cantine et lorsque un jeune homme, un g\u00e9ant, est venu pour les servir, elles l&rsquo;ont de suite aim\u00e9 et ont d\u00e9cid\u00e9 de ne plus le quitter. <strong>10 &#8211; <\/strong>Sur le bord d&rsquo;un mur en briques rouges, une roue de voiture s&rsquo;est \u00e9gar\u00e9e. Elle se tient, ronde, dans le creux, entre l&rsquo;ombre et la lumi\u00e8re, \u00e0 attendre, mais attendre qui, quoi ? <strong>11 &#8211; <\/strong>Elle croise une jeune adolescente vue dans une classe de coll\u00e8ge o\u00f9 elle a travaill\u00e9, sur le trottoir, a envie de lui sourire, de la saluer. A ses c\u00f4t\u00e9s, ses parents, mis\u00e9reux, cheveux effiloch\u00e9s, tenues quelque peu d\u00e9labr\u00e9s, la bi\u00e8re \u00e0 la main, elle n&rsquo;ose pas, tourne la t\u00eate et s&rsquo;en va, sans se retourner. Fragments de tristesse et de honte qui la traverse. <strong>12 &#8211;<\/strong> A l&rsquo;aube, le village semble d\u00e9sert. On devine, derri\u00e8re les rideaux, les regards curieux qui ne se montrent pas, on per\u00e7oit les pens\u00e9es de ceux qui regardent mais ne se d\u00e9voilent pas. La grille est haute, la sonnerie trop forte, les chiens hurlent, un homme les frappe, vont-elles oser entrer ? <strong>13 &#8211; <\/strong>Ils sont arriv\u00e9s dans le foyer pour personnes en situation d&rsquo;handicap mais \u00e0 peine ont- ils fait quelques pas qu&rsquo;elle s&rsquo;est tourn\u00e9e vers le mur, g\u00ean\u00e9e, prise d&rsquo;un fou rire irr\u00e9pressible, devant les silhouettes d\u00e9ambulantes, les corps tendus vers eux, et l&rsquo;envie de partir, de fuir, s&rsquo;est empar\u00e9e d&rsquo;elle, instinctivement. Elle n&rsquo;a pas boug\u00e9. Elle se devait d&rsquo;y aller &#8211; <strong>14 &#8211; <\/strong>La voiture roule \u00e0 travers les d\u00e9partementales et routes de campagnes au milieu des champs et sous le ciel charg\u00e9 d&rsquo;orages du petit matin. La pluie surgit, drue et violente &#8211; Les pares brises, pas bien neufs, peinent \u00e0 percer les gicl\u00e9es, lorsque brusquement, le klaxonnement brutal d&rsquo;un camion cogne contre la vitre arri\u00e8re et manque de foncer dans le v\u00e9hicule. La voiture acc\u00e9l\u00e8re sans succ\u00e8s mais derri\u00e8re, le poids lourd continue de menacer &#8211;  Puis, d\u00e9passe la voiture et au passage, lui fait un gros doigt d&rsquo;honneur \u00e0 travers la vitre embrum\u00e9e. Il est 7 heures, c&rsquo;est le d\u00e9but de la journ\u00e9e&#8230;<strong>15 &#8211; <\/strong>Les \u00e9l\u00e8ves montent sur les tables pour accrocher leurs dessins, po\u00e8mes sur la structure construite avec fils de laines et bout de bois, afin d&rsquo;accueillir les oeuvres. Joyeux brouhaha de rires et de joies, \u00e7a se bouscule, \u00e7a se taquine, \u00e7a s&rsquo;entraide. L&rsquo;institutrice se met \u00e0 crier et tout doit s&rsquo;arr\u00eater. C&rsquo;\u00e9tait pourtant un jour de f\u00eate, un jour pour se cultiver, un jour pour inventer et tout chambouler, c&rsquo;\u00e9tait un jour artistique. <strong>16 &#8211; <\/strong>La pi\u00e8ce n\u2019est pas tr\u00e8s grande et s\u00e9par\u00e9e du couloir par une fen\u00eatre vitr\u00e9e. L\u2019odeur y est d\u00e9sagr\u00e9able, ce particulier m\u00e9lange de parfum synth\u00e9tique et de ranci r\u00e8gne, les murs blanc cr\u00e8me sont \u00e9clair\u00e9s par les n\u00e9ons car le jour gris\u00e2tre et sans lumi\u00e8re peine par la seule fen\u00eatre existante. Certaines personnes sont en fauteuil roulant, d\u2019autres non. Ils ont \u00e9t\u00e9 install\u00e9s contre les murs formant une sorte de rectangle entourant la table sur laquelle repose nos affaires. Un micro, des photos, des feutres et du plexiglass. Les gens attendent. Ils les regardent et se demandent qui elles sont et ce qu&rsquo;elles viennent faire. On a d\u00fb leur dire qu\u2019il y avait des artistes qui allaient \u00eatre l\u00e0 et qu\u2019il faudrait rapporter des souvenirs, une parole. Ils ne savent pas trop. Elles non plus. Le moment est difficile, la parole n\u2019est pas encore fluide. Tout le monde se regarde et ne comprend pas encore bien ce qui se passe. Bruit de fond un peu crispant, comme une sonnerie incessante. Dehors, il pleut et ici, c\u2019est un h\u00f4pital, des gens malades, un univers un peu cach\u00e9 o\u00f9 certains terminent leurs jours comme ils disent \u2013 Elle allume son enregistreur et s&rsquo;approche.<strong>17 &#8211; <\/strong>Le bistrot du coin, pas de cacahu\u00e8tes, faut les acheter mais l\u00e0, c&rsquo;est en rupture de stock, et autre chose ? Non, rien d&rsquo;autre. Ah, c&rsquo;est emb\u00eatant, pour boire le vin, l&rsquo;accompagner, c&rsquo;est bien. Les voitures passent, emp\u00eachent la conversation, le vent entre en courant, difficile pour une premi\u00e8re rencontre, non ? <strong>18 &#8211; <\/strong>A travers le mur, elle entend les cris. C&rsquo;est dimanche. Elle entend les cris. Les cris de la femme, pareille \u00e0 ceux d&rsquo;une petite fille d\u00e9notant avec son corps imposant, d\u00e9bordant de partout, faisant face \u00e0 ses cris \u00e0 lui, petit bonhomme malingre, \u00e0 la gifle facile, qu&rsquo;elle peut entendre malgr\u00e9 la porte ferm\u00e9e mais par la fen\u00eatre entreb\u00e2ill\u00e9e. Elle voudrait s&rsquo;interposer, l&rsquo;en emp\u00eacher mais ne le fait pas. Et si ils avaient envie de se parler ainsi ? Elle ne sait pas trop. Le lendemain, elle les croise et on se parle, on se salue, ils ont l&rsquo;air gentils, surtout lui. <strong>19 &#8211; <\/strong>Lavage de voitures cass\u00e9e, bagnoles d\u00e9fonc\u00e9es, toits tombants en ruine, murs en trous, maison br\u00fbl\u00e9e, vieille usine d\u00e9saffect\u00e9e, nature entrelac\u00e9e \u00e0 travers les barres de fer et de m\u00e9tal d&rsquo;un camion abandonn\u00e9, jardin d\u00e9fraichi, etc. etc. <strong>20 &#8211; <\/strong>Petit restaurant chic, table blanche, verres de champagne et de vins d\u00e9licats, mets raffin\u00e9s, d\u00e9lices, surprises de la d\u00e9couverte, lumi\u00e8res tamis\u00e9es, volupt\u00e9s d&rsquo;une soir\u00e9e &#8211; <strong>21 &#8211; <\/strong>Le petit chat errant, par la fen\u00eatre, a envie d&rsquo;entrer, il miaule. On lui a interdit de le laisser entrer. En plein confinement, elle se laisse attendrir et ouvre la porte. Il vient se lover dans le lit et ne le quittera plus. <strong>22 &#8211; <\/strong>Dans les petites rues, les chiens se jettent contre les grilles en fer, \u00a0\u00bb laissez nous sortir !\u00a0\u00bb semblent-ils rugir, \u00a0\u00bb montrant leurs crocs ac\u00e9r\u00e9s et leurs corps maltrait\u00e9s. Les chiens se jettent contre les grilles en fer au passage des gens, n&rsquo;ont ils donc pas \u00e9t\u00e9 sages pour \u00eatre si enferm\u00e9s tout le temps ? <strong>23 &#8211; <\/strong>Arc en ciel lumineux au dessus des betteraves. <strong>24 &#8211; <\/strong>Vous savez le Covid ne touche pas tout le monde. Les jeunes par exemple, ils ne sont pas vraiment atteints, ce sont surtout des gens \u00e2g\u00e9s ou en situation d&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 alors pourquoi vont-ils fermer les \u00e9coles ? Oui mais des jeunes gens ob\u00e8ses, on en a beaucoup par chez nous, vous comprenez ? Ah&#8230; d&rsquo;accord. <strong>25 &#8211; <\/strong>Invitation \u00e0 diner \u00e0 19h00 ap\u00e9ro, \u00e0 19h30 ap\u00e9ro, \u00e0 20h00 ap\u00e9ro, \u00e0 20h30 ap\u00e9ro, \u00e0 21h diner, \u00e0 22h30 digestif, \u00e0 24h00, brouillard pour rentrer. On a pas encore bien l&rsquo;habitude hein ma petite dame, \u00e7a va venir, vous inqui\u00e9tez pas ! <strong>26 &#8211; <\/strong>Invitation \u00e0 diner \u00e0 19h00 ap\u00e9ro, \u00e0 19h30 ap\u00e9ro, \u00e0 20h00 ap\u00e9ro, \u00e0 20h30 ap\u00e9ro, \u00e0 21h diner, \u00e0 22h30 digestif, \u00e0 24h00, rires \u00e0 n&rsquo;en plus finir ! Nuit sur le canap\u00e9 et petit d\u00e9jeuner chaleureux avec des amis pour la vie.  <strong>27 &#8211; <\/strong>La voiture roule dans la nuit, longtemps, cela lui semble bizarre, c&rsquo;est quand m\u00eame pas si loin pour rentrer, regard vers le GPS, 8 heures de route, direction le sud ! Merde, m\u00eame nom de ville mais pas la m\u00eame r\u00e9gion, demi-tour en r\u00e2lant. <strong>29 &#8211; <\/strong>Comment \u00e7a pas de livres \u00e0 la maison ? Tout le monde chez MC DO, cinquante Reine des neiges par classe, elles n&rsquo;iront jamais voir le film. <strong>30 &#8211; <\/strong>Tout le monde se balade dans la campagne, le soleil luit, le lin pousse, les \u00e9oliennes se tiennent tranquilles, et puis, en marchant, un chant jaillit de la bouche de chacun, un chant au milieu des champs, un chant impr\u00e9vu et qui fait du bien. <strong>31 &#8211; <\/strong>Un rosaire, une \u00e9glise, une statue de la vierge Marie, une petite chapelle, un monument aux morts, une croix et J\u00e9sus dessus et dans les rues, personne ou presque, mais o\u00f9 sont pass\u00e9s les vivants ? <strong>32 &#8211; <\/strong>Il parle, conte, se raconte, lui montre les photos, dit la guerre en face de chez lui et partage une histoire qui a subi les cons\u00e9quences de la guerre de 14 \u00a0\u00bb Ici, au milieu de la p\u00e2ture, il y avait la ligne Hindenburg donc ici des anglais et les australiens de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 \u2013 et de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, les troupes allemandes, c\u2019\u00e9taient les r\u00e9serv\u00e9s d\u2019\u00e9lites allemandes \u2013 et ils avaient fait un h\u00f4pital chez Maurice. A ce moment-l\u00e0, il y avait des trous dans la terre \u2013 Et ma grand-m\u00e8re et ses vaches \u00e9taient l\u00e0 dans la p\u00e2ture. Un soir, ils rentrent les vaches avec le vacher Victor et Victor dit&nbsp;:\u00ab&nbsp;Eul dame&nbsp;\u00bb &#8211; Eul dame, il nous manque an vache. Ils font le tour de la p\u00e2ture et l\u00e0, un trou \u2013 Et victor dit \u00ab&nbsp;eul vache elle est au fond, elle est dans l\u2019eau&nbsp;\u00bb et la grand-m\u00e8re dit \u00ab&nbsp;on va la laisser elle a qu\u2019\u00e0 mourir l\u00e0&nbsp;\u00bb puis Victor dit \u00ab&nbsp;ah non eul dame&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;on va remonter la vache&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;Mais Victor comment veux- tu remonter la vache&nbsp;?&nbsp;Mais Victor vous avez une famille, vous avez 6 ou 7 enfants&nbsp;\u00bb. Mais il r\u00e9pondu&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ce n\u2019est rien Madame&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;Mais je ne veux pas Victor&nbsp;!&nbsp;\u00bb. \u00abCe n\u2019est rien Madame, je vais le faire&nbsp;\u00bb. Ils sont all\u00e9s chercher un tombereau, un petit chariot \u00e0 deux roues, ils les ont mis comme \u00e7a, timon \u00e0 timon, c\u2019est comme quand on mettait le cheval \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de chaque c\u00f4t\u00e9 pour tirer. Ils sont all\u00e9s chercher des personnes dans le village pour venir monter la vache et on a sangl\u00e9 Victor pour aller mettre des combles \u00e0 la vache dans l\u2019eau dans la cave o\u00f9 elle \u00e9tait tomb\u00e9e. Tous sont venus et tous ont remont\u00e9s la vache. Il n\u2019y avait pas de v\u00e9t\u00e9rinaire dans ce temps-l\u00e0, et la vache, quelques jours apr\u00e8s, elle est morte.&nbsp;Mais pas au fond du trou \u2013 parce qu\u2019ils l\u2019avaient remont\u00e9, ils l\u2019avaient remont\u00e9 \u2013 tous ensemble. Elle le remercie, le quitte et pleure dans sa voiture, devant la p\u00e2ture.<strong> 33 &#8211; <\/strong>Il est fan de foot et de Ginola mais ne peux pas jouer car il a la maladie de verre, la maladie des os, il est pourtant si jeune&#8230;<strong>34 &#8211; <\/strong>Mais, brusquement, une femme, d\u2019une voix forte et imposante,&nbsp;l\u2019interpelle, lui disant qu\u2019elle n\u2019a pas apport\u00e9 de photos&nbsp;car c\u2019est celle de son enfant mort qu\u2019elle a perdue, que remuer les souvenirs \u00e0 son \u00e2ge est trop sensible et qu\u2019elle pr\u00e9f\u00e8re les oublier. Tandis qu\u2019elle parle, sa main frappe son c\u0153ur et sa voix s\u2019intensifie sous la col\u00e8re.&nbsp;<strong>35 &#8211; <\/strong>Ils lui pr\u00eatent toute la sono pour sa soir\u00e9e litt\u00e9raire contre quelques bi\u00e8res, elle court au supermarch\u00e9 et prend la meilleure et la plus ch\u00e8re &#8211; <strong>36 &#8211;<\/strong> Photos prises : un mot dans un arbre, un banc dans un vieux jardin public, un feu rouge, un tracteur jaune, un silo \u00e0 grains en mouvements, une baraque \u00e0 frites, les vieux au PMU, des jeunes qui dansent, la t\u00e9l\u00e9 par une fen\u00eatre, une pancarte \u00e0 moiti\u00e9 effac\u00e9e, une pelleteuse, l&rsquo;horizon, une route \u00e0 monter, une maison cach\u00e9e, un enfant accroupi \u00e0 jouer, un li\u00e8vre qui court, une \u00e9olienne qui danse, le sourire d&rsquo;une dame, un \u00e2ne, les vaches magnifiques, sa solitude, etc. etc. <strong>37 &#8211; <\/strong>Dans un petit caf\u00e9, la porte est entrouverte, entrez vite normalement je suis ferm\u00e9 et on pas le droit, entrez vite, vous voulez un caf\u00e9 ? Oh oui, un caf\u00e9  au comptoir, le r\u00eave, depuis tellement longtemps ! L&rsquo;homme referme la porte, fait couler le petit cr\u00e8me, il est t\u00f4t, il est heureux de voir quelqu&rsquo;un. Un sentiment de faire quelque chose d&rsquo;interdit, un je ne sais quoi de clandestin, c&rsquo;est bien. <strong>38 &#8211; <\/strong>19h00 dans la voiture, au-del\u00e0 du couvre feu, attestation dans la poche, rebelle sur les bords mais pas trop, les rues vides, juste pour soi, quel bonheur ! <strong>39 &#8211; <\/strong>La femme et son enfant regardent la traite des vaches. les machines en fer qui attrape les t\u00e9tons, le bruit de la succion m\u00e9canique, le lait qui coule dans les bidons, les b\u00eates parqu\u00e9es, les unes \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des autres, qui attendent la lib\u00e9ration dans le couloir qui m\u00e8ne \u00e0 un autre endroit pour dormir. L&rsquo;enfant regarde sa m\u00e8re, sont-elles heureuses demande t&rsquo;il ? je ne sais pas lui r\u00e9pond-elle, je ne sais pas. Repartir tous les deux, dubitatifs.<strong>40 &#8211; <\/strong>Ils arr\u00eatent la voiture, lui demande ses papiers, son attestation, ils sont jeunes, tr\u00e8s jeunes, font minutieusement le tour de la voiture, regarde la plaque d&rsquo;immatriculation, lui demande ce qu&rsquo;elle fait l\u00e0, elle montre son contrat. Refont le tour de la voiture, comme pas certain de ce qu&rsquo;il faut faire, tout est calme, personne dans les environs, chacun est chez soi, confin\u00e9, elle a envie de sourire mais se retient. Puis ils lui tendent le permis et la laisse repartir. Premier contr\u00f4le, dimanche matin, pleine campagne.<strong>41 &#8211; <\/strong>Les chichis sont arriv\u00e9s, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la baraque \u00e0 frites, pommes d&rsquo;amour, barbes \u00e0 papa, sucettes multicolores, gaufres sucr\u00e9es ou Nutella, tout le monde fait la queue ! <strong>42 &#8211; <\/strong> Envie d&rsquo;un hamburger du camion post\u00e9 l\u00e0 en bord de route, avec une petite frite, l&rsquo;assiette d\u00e9borde, ketchup, mayonnaise, oignons, salades, tout est trop, trop bon, trop gras, trop pleins les doigts, trop, trop, assiette pas compl\u00e8tement termin\u00e9e pendant que filent les voitures \u00e0 toute allure <strong>43 &#8211; <\/strong>Un soir, on a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;aller boire un dernier verre au PMU du coin. Il est sympa ce PMU, la patronne est une copine, son fils aime leur fille et vice et versa. On commande \u00e0 boire, les verres arrivent. Autour de nous, quelques couples avec des enfants en bas \u00e2ge, \u00e7a boit, \u00e7a rit, les enfants courent dans la nuit, les b\u00e9b\u00e9s roupillent dans les bras. Une jeune femme se l\u00e8ve, avec ses petits, son copain les accompagne jusqu&rsquo;\u00e0 la voiture puis revient. La jeune femme reste dans la voiture. Elle attend \u00e0 la place du passager, c&rsquo;est donc lui qui conduit. Elle l&rsquo;attend. Il est au comptoir avec les autres, et se ressert \u00e0 boire. Elle l&rsquo;attend. Le temps s&rsquo;\u00e9coule, elle l&rsquo;attend. Il revient \u00e0 la voiture, lui demande d&rsquo;ouvrir la fen\u00eatre, lui dit quelques mots, retourne au bar et se ressert \u00e0 boire. Elle l&rsquo;attends. Une larme coule le long de sa joue, fatigu\u00e9e. Une heure plus tard, il monte dans la voiture, elle se tourne vers lui pour parler, il l&rsquo;envoie balader, elle se tait et la voiture s&rsquo;en va. Les enfants dorment. <strong>44 &#8211; <\/strong>Courses \u00e0 l&rsquo;Intermarch\u00e9 du coin, dans la queue, elle se dit qu&rsquo;elle s&rsquo;est trop bien habill\u00e9e. <strong>45 &#8211; <\/strong>Est ce que je peux aller le promener votre chien ? Vous \u00eates s\u00fbre, elle est folle la chienne. Oui ! Ils sont heureux de la trouver. Derri\u00e8re son enclos de fer, la chienne les regarde, couch\u00e9e, soumise, que font-ils ? Il revient avec une corde pour l&rsquo;attacher. La chienne a compris, elle se met \u00e0 bondir, de grands sauts en l&rsquo;air. Vous \u00eates s\u00fbre, elle est bien folle notre chienne. Oui mais un oui un peu h\u00e9sitant, c&rsquo;est vrai qu&rsquo;elle est grande cette chienne et qu&rsquo;est ce qu&rsquo;elle saute ! Il tente de l&rsquo;attacher, difficilement, lui crie dessus, l&rsquo;attrape par le cou, \u00e7a y est c&rsquo;est fait. La chienne tire sur la corde, il ouvre la porte et elle file, mais est stopp\u00e9e au cou. Voil\u00e0, elle est \u00e0 vous ! La chienne se met \u00e0 courir. Course folle \u00e0 travers champs, agripp\u00e9es \u00e0 la corde. Course folle \u00e0 travers champs, course folle et c\u00e2lin dans l&rsquo;herbe, longuement. <strong>46 &#8211; <\/strong>Dans le g\u00eete, un soir, la propri\u00e9taire arrive, petite chemisette de nuit, jambes nues, deux bi\u00e8res \u00e0 la main, la clope au bec \u00ab\u00a0\u00e7a te dirait une petite bi\u00e8re ?\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0euh pourquoi pas ?\u00a0\u00bb Elles s&rsquo;installent autour de la table et la propri\u00e9taire parle, trop. Elle boit la bi\u00e8re, ne sait pas comment lui dire qu&rsquo;il faut qu&rsquo;elle dorme. <strong>47 &#8211; <\/strong>Ce jour-l\u00e0, l&rsquo;\u00e9glise sonne. Le plein soleil tombe sur le PMU o\u00f9 elle est assise parmi les tables. Premiers rayons de printemps, les visages tourn\u00e9s vers eux. De nouveau, la cloche sonne et de l&rsquo;\u00e9glise, les premiers invit\u00e9s sortent. Costumes noirs ou bleus pour les hommes, petites robes et talons pour les femmes, tenues roses pour les demoiselles d&rsquo;honneurs, chapeaux et rires virevoltant dans le vent que l&rsquo;on rattrape, all\u00e8grement. Elle va arriver, elle va arriver ! Placement des corps en deux rang\u00e9es devant le perron, des enfants s&rsquo;\u00e9chappent pour aller s&rsquo;arroser \u00e0 la petite fontaine; Revenez l\u00e0, d\u00e9p\u00eachez-vous ! Tous attendent, excit\u00e9s. Les voil\u00e0 ! Jets de riz, p\u00e9tales de roses, sur les jeunes mari\u00e9s, rouges et heureux. Et \u00e7a s&#8217;embrasse, \u00e7a se prend dans les bras. Au PMU, les clients, devant leurs demis, les regardent. Quelques sourires \u00e9chang\u00e9s, les bourgeois se marient ! Mais \u00e7a aimerait bien aller danser avec eux, une petite danse aux bras de la mari\u00e9e, pour f\u00eater, f\u00eater le bonheur, f\u00eater l&rsquo;amour&#8230;<strong>48 &#8211; <\/strong> Voil\u00e0, c&rsquo;est simple, vous allez vous placer chacun \u00e0 une extr\u00e9mit\u00e9 et vous vous approchez l&rsquo;un de l&rsquo;autre. Toi, tu l&rsquo;aimes alors tu lui dit : \u00ab\u00a0Toute la journ\u00e9e, je ne pense qu&rsquo;\u00e0 toi ! \u00a0\u00bb et toi, tu ne l&rsquo;aimes pas, donc tu lui r\u00e9ponds ce que tu veux mais tu ne l&rsquo;aimes pas, compris. Tous deux acquiescent en hochant la t\u00eate. Ils s&rsquo;approchent et il dit : \u00a0\u00bb Tout la journ\u00e9e, je ne pense qu&rsquo;\u00e0 toi \u00a0\u00bb et elle de r\u00e9pondre : \u00a0\u00bb Moi aussi \u00ab\u00a0. Euh, c&rsquo;\u00e9tait bien, tr\u00e8s bien m\u00eame, mais toi tu ne l&rsquo;aimes pas d&rsquo;accord, tu ne l&rsquo;aimes pas. On recommence. Et ils recommencent en se prenant dans les bras \u00e0 la fin. Elle se tourne vers les \u00e9ducateurs qui lui avouent, \u00a0\u00bb ils sont en couple\u00a0\u00bb. Rires de compr\u00e9hension. Bon, ici c&rsquo;est du th\u00e9\u00e2tre, tu dois faire semblant. Bien s\u00fbr que tu l&rsquo;aimes, mais tu fais croire que non. Ils recommencent, et elle entend dire \u00a0\u00bb Non je t&rsquo;aime pas\u00a0\u00bb et le silence. Les deux jeunes pleurent en se regardant. Mais non, bien s\u00fbr que vous vous aimez, c&rsquo;\u00e9tait pour de faux, allez embrassez-vous ! Les autres jeunes de l&rsquo;IME applaudissent, vive le th\u00e9\u00e2tre !  <strong>49 &#8211;<\/strong> Un soir, appel t\u00e9l\u00e9phonique en pleurs, envie de rentrer, envie de retrouver sa famille. <strong>50 &#8211; <\/strong>Un soir, envie de boire un verre mais tout est ferm\u00e9. Seul le carrefour market clignote. Boissons bues dans la voiture en plein parking. <strong>51 &#8211; <\/strong>Promenade du soir sous le ciel orang\u00e9, orageux, mena\u00e7ant, premi\u00e8res gouttes de pluies, grondement du tonnerre, rien o\u00f9 s&rsquo;abriter, il drache, comme on dit dans le pays. <strong>52 &#8211; <\/strong>Toute la nuit, elle \u00e9coute les chiens de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la nationale pleurer. N&rsquo;a qu&rsquo;une envie, aller les d\u00e9livrer et enfermer le propri\u00e9taire, mais elle reste au chaud et tente de s&rsquo;endormir. <strong>53 &#8211; <\/strong>R\u00e9union en pl\u00e9ni\u00e8re de tous les maires, power point, chiffres donn\u00e9s, projets \u00e9chang\u00e9s, Oui mais nos agriculteurs, Oui, mais nos \u00e9coles, Oui mais nos infrastructures, Oui mais comment on fait, on n&rsquo;a pas les masques, Oui, mais ils nous prennent tout \u00e0 la ville, Oui, mais nos vaches, Oui, mais les cam\u00e9ras de surveillance, il en faut, Oui mais&#8230;.<strong>54 &#8211; <\/strong>Visite de l&rsquo;ancienne filature, ancienne dynamiterie, ancien silo \u00e0 grains, anciennes usines, panneaux sortie d&rsquo;usine \u00e0 moiti\u00e9 effac\u00e9, ancien, ancien et pleins d&rsquo;anciens dans le coin. <strong>55 &#8211; <\/strong>\u00e7a y est le MC Donald est arriv\u00e9 ! Le MC Donald est arriv\u00e9, euphorie dans toutes les bouches. <strong>56 &#8211; <\/strong>Les projecteurs sont allum\u00e9s, le micro est pos\u00e9 sur son pied, le pupitre attend les textes, les chaises sont align\u00e9es comme au cabaret, le petit bar \u00e0 vins improvis\u00e9, resplendit, les fleurs, dans le grand vase, fleurit, une douce musique d&rsquo;ambiance, la liste des r\u00e9servations est pr\u00eate, les coeurs battent, d&rsquo;impatience, d&rsquo;appr\u00e9hension et de joie aussi. CE SOIR, ON VA LIRE !<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-code\"><code>Codicille : Apr\u00e8s avoir \u00e9crit tout cela, j'ai r\u00e9alis\u00e9 que je n'avais pas bien lu\/saisi la consigne - qu'il aurait fallu \u00eatre plus \"fictionnelle\", enfin, il me semble.Je t\u00e2cherai de recommencer mais pour ce jour, je vous le partage. Bon dimanche.<\/code><\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 &#8211; Une porte de garage pour la premi\u00e8re fois ouverte donnant vue sur une limousine blanche, pas abandonn\u00e9e, mais laiss\u00e9e \u00e0 l&rsquo;abandon, en ces temps d&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie &#8211; Une limousine pour les mariages, f\u00eates et anniversaires, pour le clinquant et le bonheur, les bulles et les promesses, mais qui ne bouge plus et qui attend. Souvenirs, rires, joies et voyages <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l12-cinquante-six-nuances-mais-pas-de-grey\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#P12 &#8211; DIAPOSITIVES<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":444,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2071,2836],"tags":[],"class_list":["post-52515","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2021-les-cycles","category-progression-12-bolano"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/52515","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/444"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=52515"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/52515\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=52515"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=52515"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=52515"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}