{"id":52941,"date":"2021-09-28T09:15:09","date_gmt":"2021-09-28T07:15:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=52941"},"modified":"2021-09-28T09:15:10","modified_gmt":"2021-09-28T07:15:10","slug":"l12-ainsi-surgit-linterrogation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l12-ainsi-surgit-linterrogation\/","title":{"rendered":"# L12 &#8211; Ainsi surgit l&rsquo;interrogation&#8230;"},"content":{"rendered":"\n<p>Mais elle, a t-elle fait le bon choix ?<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi avoir \u00e9crit deux fois le mot &#8211;\u00a0<em>elle\u00a0<\/em>&#8211; dans cette phrase\u00a0? Un seul ne suffisait-il pas\u00a0? Ai-je voulu, par-l\u00e0, signaler le personnage bien distinctement, ai-je eu peur que l\u2019on ne comprenne pas bien de qui on parle. Ce besoin de mettre en avant le \u2013\u00a0<em>mais elle<\/em>,\u00a0<em>a t\u2019-elle<\/em>\u2013 montre deux choses. Ce mot r\u00e9p\u00e9t\u00e9 souligne tout d\u2019abord l\u2019importance de ce &#8211;\u00a0<em>elle<\/em>. Il n\u2019est pas possible de se tromper, de ne pas savoir de qui on parle, c\u2019est\u00a0<em>elle\u00a0<\/em>dont on parle, c\u2019est\u00a0<em>elle\u00a0<\/em>qui est questionn\u00e9, c\u2019est d\u2019<em>elle<\/em>\u00a0dont il s\u2019agit. On peut alors s\u2019interroger sur, qui, est-ce\u00a0<em>elle<\/em>. Est-ce l\u2019auteure qui parle d\u2019elle-m\u00eame\u00a0? Est-ce l\u2019auteure qui s\u2019imagine une autre qu\u2019elle-m\u00eame ou elle-m\u00eame mais pas compl\u00e8tement, une elle-m\u00eame fantasm\u00e9e, r\u00eav\u00e9e\u00a0? A qui l\u2019auteure pense-t-elle lorsqu\u2019elle \u00e9crit-\u00a0<em>elle\u00a0?<\/em>\u2013 Quelle partie d\u2019elle-m\u00eame convoque t\u2019-elle\u00a0? L\u00e0, est peut-\u00eatre la bonne question. D\u2019ailleurs, pourquoi n\u2019ai-je pas d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 par mettre de pr\u00e9nom \u00e0 ce &#8211;\u00a0<em>elle<\/em>\u00a0? Un pr\u00e9nom permettrait d\u2019enlever l\u2019ambigu\u00eft\u00e9, le lecteur ou la lectrice ne se poserait pas la question de qui est-ce\u00a0<em>elle<\/em>\u00a0\u2013 Un pr\u00e9nom serait certainement une bonne chose. Et pourtant, le\u00a0<em>elle<\/em>\u00a0aide \u00e0 garder flou la distance entre le personnage et celle qui \u00e9crit, en l\u2019occurrence moi-m\u00eame. Mais quelle partie de moi-m\u00eame \u00e9crit cette phrase \u2013 A qui je pense, comment je la pense, qui ai-je envie qu\u2019elle soit\u00a0? Le\u00a0<em>elle<\/em>\u00a0me permet peut-\u00eatre de ne pas dire\u00a0<em>je<\/em>. Un\u00a0<em>je\u00a0<\/em>trop personnel, trop \u00e9gocentrique, un\u00a0<em>je<\/em>\u00a0qui m\u2019emp\u00eacherait d\u2019\u00e9crire, me collerait \u00e0 ma r\u00e9alit\u00e9, ma v\u00e9rit\u00e9 mais qui m\u2019enfermerait dans une pens\u00e9e, une fa\u00e7on de raconter, m\u2019enl\u00e8verait peut-\u00eatre tout envol\u00e9e, tout imagination. Est-ce que le\u00a0<em>elle\u00a0<\/em>m\u2019aide \u00e0 garder une distance, est-ce une amie \u00e0 qui je m\u2019adresse, est-ce pour\u00a0<em>elle<\/em>\u00a0que j\u2019\u00e9cris ces lignes. Peut-\u00eatre que tout simplement le\u00a0<em>elle<\/em>\u00a0m\u2019aide \u00e0 me s\u00e9parer de moi-m\u00eame ou bien au contraire me permet de plonger compl\u00e8tement en moi-m\u00eame et de naviguer entre le r\u00e9el et la fiction, en toute libert\u00e9. A quel moment \u00e9crit-on le vrai, le r\u00e9el, \u00e0 quel endroit nous \u00e9loignons-nous de ce r\u00e9el pour y m\u00ealer de la fiction\u00a0? Il s\u2019agit peut-\u00eatre l\u00e0 de sortir du r\u00e9el mais avec les ingr\u00e9dients du r\u00e9el. De garder une ambigu\u00eft\u00e9 consciente ou inconsciente. Peut-\u00eatre que je l\u2019aime cette\u00a0<em>elle<\/em>\u00a0&#8211; Peut-\u00eatre que c\u2019est une autre moi qui me parle, quelqu\u2019un que j\u2019entends et qui pousse mes doigts \u00e0 \u00e9crire. Peut-\u00eatre suis-je manipul\u00e9e par ce\u00a0<em>elle<\/em>\u00a0qui m\u2019emm\u00e8ne, qui s\u2019empare de mon corps et de mon esprit et qui inscrit dans mes mots, son existence. Est-ce moi qui la r\u00eave ou elle qui m\u2019utilise\u00a0? Veut-t-elle \u00e0 travers ce mot r\u00e9p\u00e9t\u00e9 deux fois prendre le contr\u00f4le et montrer qui d\u00e9cide, dire qu\u2019<em>elle<\/em>\u00a0est la v\u00e9ritable \u00ab\u00a0\u00e9crivante\u00a0\u00bb. Il y a \u00e9galement ce &#8211;<em>mais<\/em>\u00a0devant le-<em>elle<\/em>. Ce\u00a0<em>mais\u00a0<\/em>qui s\u2019impose en d\u00e9but de phrase comme si la phrase pr\u00e9c\u00e9dente que l\u2019on ne connait pas permettrait \u00e0 celle-ci de contredire ce qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit. Comme un arr\u00eat dans le texte, un\u00a0<em>mais &#8211;<\/em>\u00a0qui se positionne clairement, se met en travers du chemin comme pour dire \u00ab\u00a0Non ou Stop, regardez, \u00e9coutez ce que j\u2019ai \u00e0 vous dire, \u00e0 vous montrer\u00a0: elle est l\u00e0\u00a0! C\u2019est elle que je veux que l\u2019on voie, que l\u2019on entende, pour qui l\u2019on doit \u00eatre suspendu\u00a0\u00bb. Ce \u2013\u00a0<em>mais-\u00a0<\/em>tonitruant, s\u00fbr de lui, qui n\u2019a pas de doute, pas d\u2019h\u00e9sitation, d\u00e9fenseur de ce \u2013\u00a0<em>elle\u00a0<\/em>\u2013 \u00e0 venir, lui permettant de se poser et d\u2019exister. Si nous \u00e9tions au th\u00e9\u00e2tre, nous pourrions imaginer un homme et une femme ou deux femmes. Si l\u2019on s\u2019en tient juste au tout d\u00e9but de la phrase, \u00e0 savoir le \u2013\u00a0<em>mais elle<\/em>\u00a0-, la femme pourrait \u00eatre dans une situation de soumission comme \u00e0 son propre proc\u00e8s, ou dans un collectif, t\u00e9moin d\u2019un \u00e9v\u00e8nement ou personnage dans un \u00e9v\u00e8nement et l\u2019autre la d\u00e9fendrait, ou l\u2019accuserait, griffes dehors ou doigt tendu. Oui, peut-\u00eatre que l\u2019on pourrait faire cela. Ou bien, la femme serait en train d\u2019agoniser et l\u2019autre, homme ou femme, qui la soutiendrait, supplierait pour que les autres \u00e9coutent, plaiderait pour qu\u2019on les regarde, oui peut-\u00eatre ceci. Ce \u2013\u00a0<em>Mais elle<\/em>\u00a0\u2013 deviendrait grandiloquent, magnifique, serait acclam\u00e9 et souleverait la foule, transport\u00e9e par l\u2019\u00e9lan de ces deux mots, jet\u00e9s, puissamment. Ou bien au contraire, murmur\u00e9e d\u2019une voix douce, d\u00e9munie, sans doute fragile, comme une invitation \u00e0 avoir piti\u00e9, une indulgence, une compr\u00e9hension, envers cette femme que l\u2019on nommerait en disant \u00ab\u00a0<em>mais elle<\/em>\u00a0\u00bb. Quelle intonation ai-je voulu donner dans ce \u2013\u00a0<em>mais elle<\/em>\u00a0&#8211;\u00a0? Suis-je en phase et en empathie avec mon personnage ou bien quelque m\u00e9pris en moi me la fait regarder de haut, comme une petite chose, dont il faudrait faire arracher des larmes \u00e0 ceux qui la rencontrent. Quel ton, quelle sonorit\u00e9 ai-je voulu transcrire dans ce d\u00e9but de phrase, comment ai-je voulu que le lecteur ou la lectrice la lise\u00a0? Avan\u00e7ons \u2013 \u00ab\u00a0<em>a-t-elle fait le bon choix\u00a0?<\/em>\u00a0\u00bb. Il y a plusieurs questions qui se posent l\u00e0, la premi\u00e8re \u2013\u00a0<em>a-t-elle fait le bon choix<\/em>\u00a0? \u2013 On peut s\u2019interroger sur le faire le bon choix, est ce que l\u2019on\u00a0<em>fait<\/em>, est ce que le verbe\u00a0<em>faire<\/em>\u00a0est le plus appropri\u00e9\u00a0? Ne pourrait-on pas dire \u00ab\u00a0<em>a-t-elle choisi\u00a0<\/em>\u00ab\u00a0plus direct, plus simple. Pourquoi avoir ajout\u00e9 ce verbe\u00a0<em>faire<\/em>\u00a0comme quelque chose qui est \u00e0 accomplir, presqu\u2019un geste manuel, artisanal. Faire, entreprendre, d\u00e9cider de. Dans cette phrase, l\u2019acte de\u00a0<em>faire<\/em>\u00a0est \u00e9rig\u00e9 en question\u00a0<em>\u00ab\u00a0a t\u2019-elle fait le bon choix\u00a0?<\/em>\u00a0\u00bb. Est-ce que la question est dans le &#8211;\u00a0<em>avoir fait ou ne pas avoir fait<\/em>\u00a0? Et qui a\u00a0<em>fait<\/em>\u00a0? Est-ce le personnage, est-ce l\u2019auteure\u00a0? Est-ce que le mot\u00a0<em>faire<\/em>\u00a0ne pourrait pas \u00eatre remplac\u00e9 par le mot \u2013 d\u00e9cider ou le verbe savoir. Mais dans les deux cas cit\u00e9s, on supposerait qu\u2019elle, le personnage est certain d\u2019elle-m\u00eame et qu\u2019il n\u2019y a, d\u00e8s lors, pas d\u2019h\u00e9sitation, pas de question \u00e0 se poser. Elle a d\u00e9cid\u00e9, elle a su, comme une \u00e9vidence absolue. Mais ces mots \u2013\u00a0<em>avoir fait<\/em>\u00a0\u2013 d\u00e9montre une interrogation, quelque chose qui se fait mais qui pourrait se d\u00e9faire \u2013 On peut donc imaginer que le personnage pourrait, par la suite, changer d\u2019avis, faire marche arri\u00e8re, prendre une autre direction. Ai-je voulu rester libre pour le reste de l\u2019histoire, avancer pas \u00e0 pas et me permettre une sortie de secours\u00a0?\u00a0\u00a0Mais cette interrogation m\u2019int\u00e9resse moins que celle du \u00ab\u00a0<em>bon choix<\/em>\u00a0\u00bb &#8211; En quoi un choix est-il bon ou mauvais\u00a0? Comment peut-on avoir la certitude d\u2019avoir bien choisi, bien agi\u00a0? Tout ne d\u00e9pend-il pas de quel angle, de quel point de vue, on se place. Tout ne d\u00e9pend-il pas de la suite de l\u2019histoire que l\u2019on ne connait pas pour l\u2019instant. A quel moment sait-on que l\u2019on a pris la bonne d\u00e9cision ou que l\u2019on a eu tort\u00a0? Est-ce que j\u2019aime \u00e0 laisser penser que le personnage s\u2019engouffre dans un chemin tortueux et que mille aventures peuvent encore advenir\u00a0? Toujours la recherche de la libert\u00e9, et je profite de ce mot libert\u00e9 pour \u00e9voquer le dernier mot de la phrase, \u00e0 savoir le mot \u00ab\u00a0<em>choix\u00a0<\/em>\u00bb. Un mot qui me passionne, me questionne, est central dans tout mon \u00eatre. Avons-nous r\u00e9ellement\u00a0<em>le choix<\/em>\u00a0? Sommes-nous porteurs et d\u00e9cideurs de\u00a0<em>choix<\/em>\u00a0\u2013 Peut-on r\u00e9ellement affirmer que c\u2019est notre\u00a0<em>choix<\/em>, que nous sommes libres d\u2019avoir pris telle ou telle d\u00e9cision, et que celle-ci fut prise en pleine conscience. Y a t\u2019il vraiment\u00a0<em>le choix dans les choix<\/em>\u00a0\u00e0 prendre ou bien ne sommes-nous pas contraints \u00e0 prendre un\u00a0<em>choix dans le non-choix<\/em>\u00a0? Le personnage a-t-elle r\u00e9ellement le choix de sa situation et est-elle en mesure de peser le pour et le contre ou bien est-elle mue par quelque chose \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019elle-m\u00eame ou par l\u2019environnement ext\u00e9rieur ou seulement par des impressions, des m\u00e9caniques de pens\u00e9es, d\u2019\u00e9motions et de pulsions qui lui feraient croire qu\u2019elle est maitresse de ce qu\u2019elle fait. Et qui fait ce\u00a0<em>choix,<\/em>\u00a0le personnage ou l\u2019auteure\u00a0? Si c\u2019est l\u2019auteure, le personnage n\u2019a donc pas de\u00a0<em>choix\u00a0<\/em>\u00e0 faire, on le fait pour elle. Mais l\u2019auteure elle-m\u00eame, a-t-elle le\u00a0<em>choix<\/em>\u00a0? N\u2019est-elle pas aussi prisonni\u00e8re de ce qu\u2019elle \u00e9crit ou de ce qu\u2019elle imagine faire passer \u00e0 travers son personnage. Ai-je le choix en d\u00e9cidant d\u2019\u00e9crire \u00ab\u00a0<em>Mais elle, a-t-elle fait le bon choix\u00a0?\u00a0<\/em>\u00bb. Ai-je le choix en \u00e9crivant\u00a0? Ai-je le choix de mon histoire ou ne suis-je que l\u2019objet de mon personnage\u00a0? Qui parle et qui parle de qui\u00a0? La phrase, elle-m\u00eame, comprend une totale interrogation du d\u00e9but jusqu\u2019\u00e0 la fin. Pourquoi le\u00a0<em>mais<\/em>, pourquoi le\u00a0<em>elle,<\/em>\u00a0pourquoi\u00a0<em>le faire<\/em>, pourquoi\u00a0<em>le bon<\/em>, pourquoi\u00a0<em>le choix,<\/em>pourquoi n\u2019avoir pas \u00e9crit tout simplement\u00a0une autre phrase\u00a0? Mais si je le savais, ce texte n\u2019aurait pas lieu d\u2019exister\u00a0!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mais elle, a t-elle fait le bon choix ? Pourquoi avoir \u00e9crit deux fois le mot &#8211;\u00a0elle\u00a0&#8211; dans cette phrase\u00a0? Un seul ne suffisait-il pas\u00a0? Ai-je voulu, par-l\u00e0, signaler le personnage bien distinctement, ai-je eu peur que l\u2019on ne comprenne pas bien de qui on parle. Ce besoin de mettre en avant le \u2013\u00a0mais elle,\u00a0a t\u2019-elle\u2013 montre deux choses. Ce <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l12-ainsi-surgit-linterrogation\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"># L12 &#8211; Ainsi surgit l&rsquo;interrogation&#8230;<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":444,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2071,2069,2835],"tags":[],"class_list":["post-52941","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2021-les-cycles","category-2021-faire-un-livre","category-livre-12-phrase"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/52941","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/444"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=52941"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/52941\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=52941"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=52941"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=52941"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}