{"id":53424,"date":"2021-10-02T19:44:30","date_gmt":"2021-10-02T17:44:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=53424"},"modified":"2021-10-02T19:45:56","modified_gmt":"2021-10-02T17:45:56","slug":"la-fabrique-ecrire-lautomne-ii","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/la-fabrique-ecrire-lautomne-ii\/","title":{"rendered":"la fabrique | \u00c9crire l&rsquo;automne II"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-1 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"532\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/inbound6956141477779579703-532x1024.jpg\" alt=\"\" data-id=\"53427\" data-full-url=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/inbound6956141477779579703.jpg\" data-link=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?attachment_id=53427\" class=\"wp-image-53427\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/inbound6956141477779579703-532x1024.jpg 532w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/inbound6956141477779579703-218x420.jpg 218w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/inbound6956141477779579703-768x1478.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/inbound6956141477779579703-798x1536.jpg 798w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/inbound6956141477779579703.jpg 998w\" sizes=\"auto, (max-width: 532px) 100vw, 532px\" \/><\/figure><\/li><\/ul><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Lundi<\/h3>\n\n\n\n<p>J\u2019ai compl\u00e8tement oubli\u00e9 le rendez-vous du Tiers-Livre. J\u2019\u00e9crivais<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/ecrire-la-voix-revox-de-monsieur\/\"> la voix esquiss\u00e9e lundi<\/a> dernier et tout le contexte est venu avec, non comme un fil tir\u00e9 qui d\u00e9fait un pull, mais plut\u00f4t comme une herbe qu\u2019on arrache montre une \u00e9norme racine qui embarque avec elle tout une vie du dessous et une partie du mur du jardin. Je me suis connect\u00e9e in extremis sans vraiment \u00eatre sortie de ce texte, tout \u00e0 fait partag\u00e9e entre la g\u00eane d\u2019avoir fait d\u00e9faut, alors qu\u2019il y avait fort \u00e0 parier que des questions devaient m\u2019attendre suite \u00e0 l\u2019atelier voix, l\u2019agacement d\u2019avoir manqu\u00e9 l\u2019occasion de poser des questions sur la revue DIRE \u00e0 na\u00eetre, la frustration d\u2019avoir manqu\u00e9 du temps de ces visages et de ces voix d\u00e9sormais famili\u00e8res, amies pour nombre d\u2019entre elles, et l\u2019ivresse de grand vent qu\u2019il y a \u00e0 <strong>\u00e9crire apr\u00e8s un long emp\u00eachement<\/strong>. Cette derni\u00e8re phrase fera bien ricaner ceux et celles qui contribuent \u00e0 ma mythologie en m\u2019adjoignant des tentacules pour tenir les stylos de tous mes chantiers en cours, comme Laurent Stratos, ou <a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/author\/adejardin\/\">Anne Dejardin<\/a>, mais elle est honn\u00eate pourtant. Comme si le texte remis encore et encore tandis que je m\u2019activais \u00e0 ce journal et \u00e0 l\u2019#Autobiographiecommefiction pesait un poids \u00e9norme que je ne peux mesurer qu\u2019au soulagement, \u00e0 l\u2019ivresse de vent (cheveux dans les yeux, plus de diff\u00e9rence entre l\u2019air au-dedans et celui immense du dehors, \u00e0 la mer, en montagne\u2026).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Mardi&nbsp;<\/h3>\n\n\n\n<p>C\u2019est la voix de Camille que j\u2019ai d\u2019abord entendue hier. Je pense au chemin fait \u00e0 travers l\u2019\u00e9t\u00e9 avec le jeune homme hirsute, l\u2019impression de jeunesse que me donnaient ses textes, son timbre et probablement sa r\u00e9cente paternit\u00e9. Il va boire un caf\u00e9 avec Will, \u00e0 Jonzac. Je poursuis un peu plus avant ce r\u00eave d\u2019un atelier d\u2019\u00e9criture plus performatif (?), proposer des\u2026 <strong>d\u00e9placements, actions, recherches<\/strong> qui servent de mati\u00e8res \u00e0 l\u2019\u00e9criture. Une litt\u00e9rature de terrain\u2026<br><br>Continuation du travail sur <em>Britannicus<\/em>. Je me laisse ne pas savoir pourquoi. Ne pas non plus savoir quoi. J\u2019arrive \u00e0 ce rendez-vous hebdomadaire les mains dans les poches, j\u2019invente la s\u00e9ance avec les \u00e9l\u00e8ves pr\u00e9sent.es. Je ne sais pas ce que je cherche et mon seul protocole r\u00e9side dans <strong>la r\u00e9gularit\u00e9 de ce rendez-vous<\/strong>, dans sa dur\u00e9e. Une \u00e9l\u00e8ve, d\u2019ordinaire interpr\u00e8te tr\u00e8s expressive quand elle chante, proposait ce soir une lecture b\u00e2cl\u00e9e, vide. Apr\u00e8s avoir essay\u00e9 diff\u00e9rentes techniques pour infl\u00e9chir son rythme et la monotonie du texte, elle dit&nbsp;: \u00ab\u2009je lis comme pour moi\u2009! J\u2019avale, le plus possible\u2026\u2009\u00bb. \u00c7a m\u2019a ramen\u00e9e \u00e0 cette adolescence tardive o\u00f9 je gobais des sc\u00e9narios sur M6. Je pouvais y passer la journ\u00e9e. \u00c7a a dur\u00e9 quelques mois, jusqu\u2019au jour o\u00f9 j\u2019ai pu deviner l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 de ce qui allait se produire apr\u00e8s trois \u00e0 cinq minutes de film. J\u2019ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 inventer autre chose, laiss\u00e9 courir mon imagination pour \u00e9chapper au convenu reposant pourtant des dramatiques t\u00e9l\u00e9. Mais j\u2019ai eu encore longtemps <strong>besoin d\u2019un starter<\/strong>. Surtout, c\u2019est \u00e0 partir de l\u00e0 que j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 m\u2019int\u00e9resser \u00e0 la forme, que je me suis (aban)donn\u00e9e \u00e0 la forme. De ce fait, j&rsquo;ai essuy\u00e9 de s\u00e9v\u00e8res critiques sur mon jeu au CNSAD, mais c\u2019est bel et bien gr\u00e2ce \u00e0 ce choix d\u00e9terminant que j\u2019ai pu y entrer. J\u2019avais trouv\u00e9 comment laisser r\u00e9sonner une forme choisie jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle donne l\u2019impression d\u2019aller de soi. La sc\u00e8ne de <em>Lulu <\/em>de Wedekind avec quoi j\u2019ai pass\u00e9 mon 1er et mon 2e&nbsp;tour, par exemple, je l\u2019avais travaill\u00e9e sans apprendre le texte, avec un r\u00e9p\u00e9titeur dans la salle qui le disait \u00e0 haute voix, et que je r\u00e9p\u00e9tais apr\u00e8s un temps, une tierce en dessous de mon m\u00e9dium. Pour mes proches, c\u2019\u00e9tait <strong>absolument artificiel<\/strong>, mais le retour du jury a \u00e9t\u00e9&nbsp;: \u00ab\u2009La sc\u00e8ne de Lulu est impressionnante, mais on se demande si l\u2019actrice n\u2019est pas comme \u00e7a dans la vie\u2009\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Mercredi<\/h3>\n\n\n\n<p>Deux premiers jours de formations InDesign \u00e0 <a href=\"https:\/\/lafontaineauxlivres.fr\">la Fontaine aux livres<\/a>. Pi\u00e8ce en sous-sol, mais tr\u00e8s haute de plafond. On est tr\u00e8s bien l\u00e0. Il y a des livres partout. Seulement 4&nbsp;stagiaires&nbsp;: un dessinateur de presse tchadien d\u2019un contact chaleureux et facile, une \u00e9ditrice qui veut fonder sa propre bo\u00eete apr\u00e8s avoir longtemps travaill\u00e9 chez Buchet-Chastel (elle prononce le t, il me semble, \u00e7a fait b\u00fbchette\u2026), une jeune femme qui veut devenir chef de fabrication et qui ressemble comme deux gouttes d\u2019eau \u00e0 mon bon ami Nicolas C. (ce qui me la rend imm\u00e9diatement sympathique, d\u2019autant qu\u2019elle explique qu\u2019elle a toujours aim\u00e9 les livres et voulu vivre parmi eux, que la d\u00e9couverte du m\u00e9tier de chef de fab\u2019 \u00e0 l\u2019air d\u2019un soulagement merveilleux qu\u2019elle porte sur son visage clair et s\u00e9rieux. Elle s\u2019appelle Garance, et elle est d\u2019une beaut\u00e9 d\u00e9concertante comme celle de l&rsquo;autre, dans les <em>Enfants du Paradis<\/em>&nbsp;: <strong>elle d\u00e9finit un canon \u00e0 elle seule<\/strong>) et moi. Avec mon petit livre fait maison qui se fait tailler un l\u00e9gitime costard par l\u2019animateur (graphiste, chef de studio). L\u2019impression de prendre l\u2019\u00e9criture par l\u2019autre bout. Et une certaine paix \u00e0 se dire qu\u2019on pourrait faire autre chose. Le temps \u00e9galement de me demander o\u00f9 je veux en venir avec les<strong> F\u00e9es f\u00e2ch\u00e9es<\/strong>. Ce qui compte vraiment pour moi dans un livre (l\u2019objet). La premi\u00e8re chose qui me vient \u00e0 l\u2019esprit c\u2019est le confort de lecture et la facilit\u00e9 \u00e0 le ranger avec ses confr\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Jeudi<\/h3>\n\n\n\n<p>Je vois les jours passer peu \u00e9crits. Yves Pag\u00e8s me trotte dans la t\u00eate. Depuis le week-end dernier les abords de mon quartier ont chang\u00e9 de visage. Apr\u00e8s la fermeture des Jardins d\u2019\u00c9ole (19e), fumeurs et fumeuses de crack et dealers qui vont bien ont \u00e9t\u00e9 confin\u00e9.es dans un petit square qui longe le p\u00e9riph\u00e9rique c\u00f4t\u00e9 porte de la Villette. En passant \u00e0 v\u00e9lo, il m\u2019apparait soudain que<strong> le genre de la chronique<\/strong>, apr\u00e8s quoi j\u2019ai tant couru, je ne peux plus l\u2019envisager que dans la simple rencontre des mots, c\u2019est-\u00e0-dire une forme po\u00e9tique qui dit tr\u00e8s bien <strong>l\u2019ampleur du d\u00e9sastre<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Le square encore vert<br>Plein de tou.tes seul.es<br>Nouvelles figures<br>Creuses<br>Sans des dents&nbsp;<br>Poids plumes<br>Sans des os<br>Tout seul parle<br>Invective&nbsp;<br>\u00c2nonne<br>D\u00e9plac\u00e9 :<br>Un geste,<br>Une parole,<br>Des gens.<br>Beaucoup la police.<br><\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Hier dans un autre quartier un homme, barbiche et petit bonnet de crochet blanc ach\u00e8te une baguette devant moi. Je le retrouve en terrasse du caf\u00e9&nbsp;: je lui demande si la table \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui est libre. Il est un instant surpris et puis il fait un geste accueillant. Il fourre une brochette dans le pain. \u00c7a \u00e0 l\u2019air tr\u00e8s bon. En face, il y a un kebab tunisien. Je me dis que la brochette sort de l\u00e0. Je me dis qu\u2019il doit \u00eatre tunisien, avec son petit bonnet en crochet, et son gilet de costume bleu gris sur sa longue chemise blanche Je lui ai dit&nbsp;: <em>\u00e7a \u00e0 l\u2019air tr\u00e8s bon<\/em>, au moment o\u00f9 je l\u2019ai pens\u00e9. Il m\u2019en offre. Je remercie en d\u00e9ballant ma tartelette au citron&nbsp;: je suis pass\u00e9e au sucr\u00e9. Plus tard, je lui en offre aussi, mais il est press\u00e9. Il me pr\u00e9vient qu\u2019il m\u2019offre mon caf\u00e9. Pendant quelques instants, la rue Jean-Pierre Timbault est ce qu\u2019elle avait pour moi \u00e9t\u00e9, quand je suis arriv\u00e9e \u00e0 Paris.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Vendredi<\/h3>\n\n\n\n<p>Heureusement il y a la <a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l12-laisse-beton\/\">#L12 de Camille<\/a> et de <a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l12-une-phrase\/\">Jacques <\/a>qui me donnent du c\u0153ur \u00e0 cet ouvrage, starters once again, version Deluxe. Dans ma t\u00eate tra\u00eenent les portraits de <em>l\u2019Autobiographie comme fiction<\/em>. Je les ai not\u00e9s sur un petit bloc \u00e0 mon chevet avant de m\u2019endormir. Je n\u2019avais pas envisag\u00e9 qu\u2019il y aurait des gens dans l\u2019<em>Amn\u00e9sie de l\u2019Enfance<\/em>, \u00e0 peine des objets. <strong>Je ne pensais qu\u2019aux lieux<\/strong>. C\u2019est dr\u00f4le.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Hier, j\u2019ai enfin remis \u00e0 une personnalit\u00e9 \u00e9minente de \u00ab\u2009l\u2019\u00e9quipe du choc\u2009\u00bb, le portrait encadr\u00e9 de cet ami commun que nous avons perdu il y a deux ans, quand il faisait si chaud \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9. Il m\u2019avait \u00e9t\u00e9 transmis par une \u00e9trange cha\u00eene&nbsp;: ma professeure de fran\u00e7ais d\u2019Albertville l\u2019avait confi\u00e9 \u00e0 une de ses amies domicili\u00e9e encore pour quelque temps \u00e0 Valenciennes et c\u2019est chez cette inconnue que j\u2019\u00e9tais all\u00e9e le r\u00e9cup\u00e9rer au printemps dernier apr\u00e8s avoir attendu des mois. J\u2019\u00e9tais certaine de le remettre au plus vite dans les mains du trop jeune veuf, mais il en est all\u00e9 tout autrement&nbsp;: je l\u2019ai conserv\u00e9 longtemps dans mon bureau. Puis, au d\u00e9but de l\u2019\u00e9t\u00e9, j\u2019ai enfin appel\u00e9 celle qui fait le lien entre ceux qui restent, lui ai parl\u00e9 du portrait. Nous avons convenu de nous voir en septembre, pour un \u00e9change. En lui remettant ce matin, je pense \u00e0 la difficult\u00e9 que j\u2019ai eu \u00e0 trouver un objet \u00e0 \u00e9crire \u00ab\u2009Dans l\u2019ordre des choses\u2009\u00bb et je m\u2019aper\u00e7ois que le <a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-admin\/post.php?post=49749&amp;action=edit\">meuble \u00e0 volet roulant <\/a>que j\u2019ai enfin choisi est celui contre lequel \u00e9tait pos\u00e9 le portrait. Une fois le rendez-vous pris, je l\u2019ai d\u00e9plac\u00e9, j\u2019ai vu le meuble, j\u2019ai \u00e9crit \u00e0 son sujet en m\u2019\u00e9tonnant de mon choix qu\u2019<strong>un objet si impersonnel <\/strong>m\u2019importe tout \u00e0 coup \u00e0 ce point\u2026<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Samedi<\/h3>\n\n\n\n<p>\u00c7a m\u2019\u00e9tonne de m\u2019entendre demander si souvent <strong>quand je dors<\/strong>, si je ne fais que travailler, si j\u2019\u00e9cris tout le temps. Ce n\u2019est pas d\u00e9sagr\u00e9able, j\u2019imagine que c\u2019est flatteur, mais la multiplication de ces r\u00e9flexions m\u2019interroge. Quelques \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse qui pourront surprendre \u00e0 leur tour&nbsp;: en novembre, suite \u00e0 une s\u00e9v\u00e8re tendinite de trackpad au poignet droit, je me suis mise \u00e0 utiliser une souris, mais aussi \u00e0 suivre des cours de dactylo gr\u00e2ce \u00e0 une application. J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 une certaine force de frappe, mettons six doigts, j\u2019en ai dix \u00e0 pr\u00e9sent. \u00c7a suit mieux la pens\u00e9e. Comme j\u2019avais install\u00e9 une longue pratique d\u2019\u00e9criture encre\/papier, le passage r\u00e9cent \u00e0 la saisie clavier seule n\u2019est pas co\u00fbteuse comme c\u2019\u00e9tait le cas il y a quelques ann\u00e9es, o\u00f9 quelque chose \u00e9tait terriblement perdu si je ne commen\u00e7ais pas par le cahier et la main lente. D\u2019autre part, j\u2019ai toujours tenu de <strong>nombreux chantiers ouverts<\/strong>. Je m\u2019appuie sur l\u2019Atelier pour \u00e9crire depuis 2016\u2026 C\u2019est une force d\u2019\u00eatre en terrain de connaissance (centrifuge et centrip\u00e8te). Les propositions me surprennent dans la forme, mais \u00e7a fait un bail que je navigue mes grands fonds, que j\u2019en remonte toutes sortes de bicyclettes rouill\u00e9es, gros poissons aveugles, chaussures d\u00e9pareill\u00e9es, coquillages de merveilleuse hideur, sable\u2026 Cet \u00e9t\u00e9 chaque proposition est tomb\u00e9e \u00e0 pic. Pourrait-il en \u00eatre autrement\u2009? Pas dans cet atelier-l\u00e0, en tous cas.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lundi J\u2019ai compl\u00e8tement oubli\u00e9 le rendez-vous du Tiers-Livre. J\u2019\u00e9crivais la voix esquiss\u00e9e lundi dernier et tout le contexte est venu avec, non comme un fil tir\u00e9 qui d\u00e9fait un pull, mais plut\u00f4t comme une herbe qu\u2019on arrache montre une \u00e9norme racine qui embarque avec elle tout une vie du dessous et une partie du mur du jardin. Je me suis <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/la-fabrique-ecrire-lautomne-ii\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">la fabrique | \u00c9crire l&rsquo;automne II<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":43,"featured_media":53427,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2071,2223,1],"tags":[],"class_list":["post-53424","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ete-2021-les-cycles","category-la-fabrique","category-atelier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/53424","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/43"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=53424"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/53424\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/53427"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=53424"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=53424"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=53424"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}