{"id":53750,"date":"2021-10-05T19:05:49","date_gmt":"2021-10-05T17:05:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=53750"},"modified":"2023-05-21T20:51:16","modified_gmt":"2023-05-21T18:51:16","slug":"p12-gens-de-porto-fin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/p12-gens-de-porto-fin\/","title":{"rendered":"#P12 | gens de Porto, fin"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>44<\/strong> \u2013 L&rsquo;abri de bus, pra\u00e7a Mouzinho de Albuquerque, devant l&rsquo;immeuble d\u00e9cr\u00e9pit qu&rsquo;un large bandeau vert indique comme \u00e9tant un Cartorio Notarial, en milieu de journ\u00e9e, seize ou dix sept personnes attendent en s&rsquo;ignorant, regardant les voitures qui tournent en rond et la grande masse bois\u00e9e au centre d&rsquo;o\u00f9 n&rsquo;\u00e9merge que le haut du monument, de la colonne comm\u00e9morant la victoire des troupes portugaises sur celles de Napol\u00e9on. Un jeune homme \u00e0 gauche, hors de l&rsquo;abri, a entrouvert l&rsquo;enveloppe blanche qui contient la copie des papiers qu&rsquo;il vient de signer et v\u00e9rifie, sans les sortir compl\u00e8tement, que rien n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9. Appuy\u00e9e nonchalamment contre l&rsquo;affiche qui habille le c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;abri, Sra Juliana Fernandez crispe sa main sur la bandouli\u00e8re qui retient son sac, le maintenant sur sa hanche, et pr\u00e9pare ses arguments dans la bagarre verbale qu&rsquo;elle pr\u00e9voit avec sa s\u0153ur. De profil, sa superbe queue de cheval rousse en arri\u00e8re, cambr\u00e9e dans sa mince et longue robe blanche, Judite, pointe son nez et ses yeux accusateurs vers les quatre jeunes filles qui occupent les seuls pose-fesses, jambes serr\u00e9es dans leurs jeans tendues devant elles, superbement indiff\u00e9rentes \u00e0 leur entourage. Un pas devant elle et son corps de profil \u00e9galement, forte de son embonpoint confortable et assum\u00e9 joyeusement, Susana da Costa tourne son visage vers la place et sourit aimablement aux voitures, aux arbres ou aux anges. Appuy\u00e9 contre la vitre au fond de l&rsquo;abri, Mario Cortes\u00e3o esp\u00e8re que le bus n&rsquo;arrivera pas avant la fin du chapitre de son livre&nbsp;; pr\u00e8s de lui Isaura Pinto se tient droite et grise, absente \u00e0 lui, \u00e0 tous, avec d\u00e9cision, n&rsquo;est plus qu&rsquo;une attente. Drue, camp\u00e9e sur ses jambes tendues, poings sur les hanches, Laurinda toise la rue comme pour la d\u00e9fier de tarder encore \u00e0 faire surgir le bus, press\u00e9e d&rsquo;en finir avec cette demi journ\u00e9e de travail. Son voisin, en pantalon et polo vert fade, jambes \u00e9cart\u00e9es, bras crois\u00e9s, affirme une volont\u00e9 qui ne lui sert provisoirement \u00e0 rien. Hors de l&rsquo;abri, deux adolescents sont tendus \u00e9galement pour guetter, n&rsquo;\u00e9changeant que de rares monosyllabes inutiles. Un quadra en retrait patiente sereinement, les bras ballants et un jeune couple, main dans la main, se tient pr\u00eat. <strong>\u2013 45 <\/strong>\u2013 De grands rideaux d&rsquo;un blanc impeccable, tombant en larges plis souples, occultent totalement les fen\u00eatres, et leurs impostes, de la petite maison de la vieille marquesa, rua do Monte dos Burgos, tant sur la rue que sur la cour \u00e0 laquelle m\u00e8ne un beau portail rouill\u00e9. Parfois, invisible pour tous, une main tire le rideau de la premi\u00e8re porte-fen\u00eatre s&rsquo;ouvrant dans le rose saumon qui s&rsquo;\u00e9caille, se d\u00e9nude par grandes zones, de la fa\u00e7ade sur cour, la cr\u00e9mone grince et un grand squelette v\u00eatu de cotonnade \u00e0 fleurs vient se pencher sur le souvenir de plantes. <strong>\u2013 46 <\/strong>\u2013 Assis \u00e0 l&rsquo;une des deux tables install\u00e9es sur le trottoir carrel\u00e9, de part et d&rsquo;autre de la porte d&rsquo;une confeiteria\/croissanteria rua de Costa Cabral, Jos\u00e9 deux doigts pos\u00e9s sur la tasse de caf\u00e9 qui justifie sa pr\u00e9sence, explique \u00e0 un client que c&rsquo;est promis, c&rsquo;est certain, \u00e0 moins que&#8230; le chantier commencera demain. <strong>\u2013 47 <\/strong>\u2013 Tous les bancs autour du kiosque \u00e0 musique de la pra\u00e7a do Marqu\u00eas de Pombal, sont occup\u00e9s par des retrait\u00e9s sauf celui d&rsquo;o\u00f9 Dario, jambes allong\u00e9es, renvers\u00e9 en arri\u00e8re, ses bras \u00e9cart\u00e9s pos\u00e9s souplement sur le dossier, menton lev\u00e9, tient discours \u00e0 destination de deux amis, \u00e9ternels trentenaires comme lui&nbsp;; il commente l&rsquo;actualit\u00e9, admoneste les politiques et les bonnes poires comme eux, ces deux qu&rsquo;il a devant lui, plaisante un peu, propose, questionne sans attendre de r\u00e9ponse, sans lui donner le tempsde se penser, formuler&#8230; Ils affichent amicalement leur admiration, par jeu, \u00e9mettent parfois des r\u00e9serves, admirent sa faconde et s&rsquo;en amusent en silence&nbsp;; le plus authentiquement jeune, Tiago, finit par lui dire \u00ab&nbsp;tu devrais faire de la politique&nbsp;\u00bb, un silence \u00ab&nbsp;tu voterais pour moi&nbsp;?&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;non&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;tu vois&#8230;&nbsp;\u00bb. Ils rient tous les trois et Dario se refuse \u00e0 penser, m\u00eame par simple nostalgie, \u00e0 son pass\u00e9 d\u00e9j\u00e0 si lointain, \u00e0 un \u00e9chec cuisant, aux d\u00e9ceptions de sa jeunesse militante dont ses amis ne savent rien. <strong>\u2013 48 <\/strong>\u2013 Dans sa boutique\/atelier \u00e0 cot\u00e9 du grand portail du cemiterio Prado do Repouso, Timoteo Torga s&rsquo;interrompt, pose le lys ocre qu&rsquo;il allait incorporer \u00e0 la couronne, se redresse, s&rsquo;arr\u00eate au moment d&rsquo;aller au devant de la clochette de la porte en entendant la voix de sa femme r\u00e9pondre au client arriv\u00e9 en m\u00eame temps qu&rsquo;elle, il \u00e9coute un moment, en essuyant machinalement ses mains humides sur son tablier, la voix blanche de l&rsquo;homme qui d\u00e9crit le bouquet d\u00e9sir\u00e9 pour une femme que l&rsquo;on a d\u00fb enterrer hier, prenant le soin, on ne sait pourquoi, de pr\u00e9ciser qu&rsquo;il ne la connaissait pas, au moins en principe&nbsp;; il fait une grimace en voyant Antonia piloter l&rsquo;homme, dont, contrairement au tr\u00e8s beau feutre, la haute silhouette en long pardessus, mince et un peu courb\u00e9e, ne correspond pas \u00e0 l&rsquo;image qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9tait faite en l&rsquo;\u00e9coutant, vers le coin o\u00f9 sont remis\u00e9es les fleurs en fin de vie&nbsp;; h\u00e9sitant \u00e0 intervenir il contemple leur fa\u00e7on de choisir avec un soin h\u00e9sitant les fleurs, la douceur avec laquelle elle les dispose, et quant ils se retournent pour aller choisir un vase \u2013 elle impose discr\u00e8tement un beau cylindre tr\u00e8s simple, discret et bon march\u00e9 \u2013 il d\u00e9couvre le beau visage d\u00e9charn\u00e9 d&rsquo;un vieillard, il rencontre le regard de sa femme et il retourne vers la table, reprend la confection de la cinqui\u00e8me couronne qui lui a \u00e9t\u00e9 command\u00e9e pour ce salaud dont les journaux du jour portent le deuil, se promettant d&rsquo;interroger Antonia, de lui demander quelle impression lui a faite le vieil homme, ce qu&rsquo;elle a compris. <strong>\u2013 49<\/strong> \u2013 Dans le quartier Granja de Baixo, aucune vie ne vient troubler le calme de la rua Diogo Alfonso encadr\u00e9e par les immeubles blancs qui s&rsquo;alignent, avec juste quelques petits d\u00e9crochements pour \u00e9viter tout effet de cit\u00e9 populaire, derri\u00e8re leurs bandes de gazon d\u00e9coup\u00e9es par des buis soigneusement taill\u00e9s sous les rang\u00e9es d&rsquo;arbres sages interrompues par quelques palmiers&nbsp;; les descentes vers les garages alternent avec les grands escaliers fleuris conduisant aux halls et quelques voitures confortables et sans ostentation dorment le long des trottoirs. Une lumi\u00e8re paisible baigne l&rsquo;ensemble et seule une musique, Bach ou autre, filtrant d&rsquo;un salon atteste que des vies se d\u00e9roulent derri\u00e8re ses murs, avec une discr\u00e9tion de bon ton. <strong>\u2013 50 <\/strong>\u2013 Jeanne-Fran\u00e7oise s&rsquo;ennuie un peu, regarde le mur, laisse le professeur d&rsquo;anglais faire son travail, se souvient de son d\u00e9sespoir il y a sept ans en quittant son \u00e9cole de Colmar et ses amis, de ses craintes, de sa timidit\u00e9, et se demande comment elle pourra se faire \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de se retrouver dans un lyc\u00e9e en France, de quitter les b\u00e2timents clairs du Lyc\u00e9e Fran\u00e7ais de la rue Gil Eanes blottis \u00e0 la lisi\u00e8re du parc de Serralves, cette impression de vie privil\u00e9gi\u00e9e, ses amis, m\u00eame ceux et celles qu&rsquo;elle trouve puants, et bien entendu Joachim et son petit orchestre. Comme elle n&rsquo;est plus une enfant elle n&rsquo;en veut pas cette fois \u00e0 son p\u00e8re mais r\u00eave de revenir \u00e0 Porto, dans un an, apr\u00e8s son bac que bien s\u00fbr elle aura sans probl\u00e8me, pour faire ses \u00e9tudes, \u00e9tudes de quoi elle ne le sait pas encore, il faudra qu&rsquo;elle demande conseil \u00e0 Joachim ou \u00e0 son prof de philo, oui plut\u00f4t \u00e0 lui&#8230; il lui r\u00e9pondra certainement. <strong>\u2013 51 <\/strong>\u2013 Sur la terrasse du restaurant du Mus\u00e9e d&rsquo;art contemporain de Serralves, David laisse sa femme revivre, de sa voix press\u00e9e, d\u00e9licieusement haut-perch\u00e9e, la visite des salles, avec Anita Parides qui s&rsquo;est improvis\u00e9e leur guide, boit une gorg\u00e9e de caf\u00e9, d\u00e9laisse son assiette d\u00e9cid\u00e9ment m\u00e9diocre ce qui n&rsquo;a aucune importance, baigne dans le calme, la lumi\u00e8re, les frondaisons qui touchent la rambarde, les jardini\u00e8res fleuries, repose ses jambes, se pr\u00e9pare \u00e0 affronter le dynamisme des deux femmes dans les all\u00e9es du parc de la Fondation, se promet de trouver le temps et l&rsquo;autorit\u00e9 de revenir pour visiter la Casa do cinema Manoel de Olivera. <strong>\u2013 52 <\/strong>\u2013 Rua Doutor Nuno Pinheiro Torres, admonestant sa fille, pour la forme et parce que c&rsquo;est ce que le professeur lui a conseill\u00e9, exigeant qu&rsquo;elle se mette imm\u00e9diatement \u00e0 ses devoirs (elle pense que c&rsquo;est ce qu&rsquo;il faut dire) d\u00e8s qu&rsquo;elles seront rentr\u00e9es \u2013 et qu&rsquo;elle ne dise pas qu&rsquo;elle est trop fatigu\u00e9e, c&rsquo;est elle qui a voulu l&rsquo;accompagner et promener avec elle, mais en silence, le chien dans les rues larges, l&rsquo;herbe pel\u00e9e, du quartier \u2013, Rita en regardant, un m\u00e8tre devant elle, le petit corps dru, les jambes minces et fermes et cette superbe et souple chevelure brune, se souvient du regard que Diego ne pose plus sur elle, se demande comment elle a pu devenir ainsi et puis secoue avec d\u00e9cision sa queue de cheval d\u00e9color\u00e9e, sourit, il y a des gens pour l&rsquo;appr\u00e9cier, d&rsquo;ailleurs lui aussi il ne pourrait la quitter, comme le dit Rosa, elle est trop dr\u00f4le et bonne cuisini\u00e8re (pas que \u00e7a d&rsquo;ailleurs mais Rosa n&rsquo;en sait rien). D&rsquo;une voix qui a perdu ces accents d&rsquo;autorit\u00e9 incongrus, elle propose \u00ab&nbsp;que dirais-tu d&rsquo;un bon chocolat, je suis certaine que cela te donnerait de la force pour \u00e9tudier&nbsp;?&nbsp;\u00bb<strong> \u2013 53<\/strong> \u2013 La veille et digne Sra Paula Fonseca sort du Teatro Municipal, \u00e0 l&rsquo;angle de la rua do Bonjardim en rangeant dans son sac les billets qu&rsquo;elle vient d&rsquo;acheter pour emmener les quatre a\u00een\u00e9s de ses petits enfants voir Cleo Di\u00e0ra, Isab\u00e9l Zuaa et N\u00e0dia Yracema dans \u00ab&nbsp;Aurora Negra&nbsp;\u00bb parce qu&rsquo;ils sont assez vieux pour \u00e7a, parce qu&rsquo;elle est certaine ou presque certaine qu&rsquo;ils et elle (surtout ils, quoique Maria sans doute \u00e9galement, du moins elle l&rsquo;esp\u00e8re) aimeront \u00e7a, parce que surtout la photo sur le site du th\u00e9\u00e2tre, de cette femme moul\u00e9e dans une combinaison aux grands motifs vaguement azt\u00e8ques, du moins c&rsquo;est ce qu&rsquo;elle pense, lui a saut\u00e9 aux yeux, parce que l&rsquo;id\u00e9e de ces trois femmes et du m\u00e9lange des langues lui plait, parce qu&rsquo;elle en a envie et que sortir les enfants est une bonne raison pour sortir elle, et qu&rsquo;importe ce qu&rsquo;en pensera Sergio, son cadet, ce bloc de respectabilit\u00e9 obtuse. <strong>\u2013 54 <\/strong>\u2013 Assise contre le mur, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la grande porte de l&rsquo;ingreja de Santo Antonio des Congregados, une femme sans \u00e2ge, ou plut\u00f4t d&rsquo;un \u00e2ge un peu plus avanc\u00e9 que certain, tass\u00e9e dans sa robe fleurie qui couvre ses genoux relev\u00e9s et ses pieds dont seules les extr\u00e9mit\u00e9s sont visibles, juste devant la petite tasse m\u00e9tallique pos\u00e9e sur le trottoir, incarne la mendicit\u00e9 sans autre effort que la grande feuille qu&rsquo;elle tient mollement d&rsquo;une main \u2013 l&rsquo;autre serre contre elle un ch\u00e2le \u00e0 franges blanches \u2013 sur laquelle sont \u00e9crits les mots d&rsquo;une supplique&nbsp;; elle regarde dans le vide, elle ne voit pas les passants, elle attend qu&rsquo;on vienne la chercher, elle pense avec une col\u00e8re triste \u00e0 la jeune femme arriv\u00e9e depuis trois jours au campement, qui pleurait ce matin en lui disant \u00ab&nbsp;je ne veux pas&nbsp;\u00bb. <strong>\u2013 55 <\/strong>\u2013 Devant l&rsquo;une des trois boutiques qui occupent le centre de la fa\u00e7ade du teatro S\u00e3 da Bandeira, \u00ab&nbsp;Dance Planet&nbsp;\u00bb, la plus proche de l&rsquo;entr\u00e9e du th\u00e9\u00e2tre, un homme trapu blouson, jean frip\u00e9 et bonnet rouge contemple, pench\u00e9 un peu pour mieux voir, quelque chose dans la vitrine. A cette heure de la journ\u00e9e les trottoirs, au bas de la rua S\u00e3 da Bandeira, sont vides, les voitures qui n\u00e9gocient en montant le petit S que fait la rue \u00e0 ce niveau ont bien autre chose en t\u00eate, nous n&rsquo;en saurons pas davantage. <strong>\u2013 56 <\/strong>\u2013 Sur le pl\u00e2tre ab\u00eem\u00e9 du rez-de-chauss\u00e9e de la derni\u00e8re maison de la rua da Bainharia qui d\u00e9gringole, \u00e9troite comme un torrent, depuis S\u00e3o Bento, sous les azul\u00e9jos, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;une porte sur laquelle une main ferme a dessin\u00e9 en bleu, comme sur une planche d&rsquo;architecte, une maison \u00e0 tour dans une rue en pente, une main plus personnelle a pos\u00e9 le cr\u00e2ne ras\u00e9, les yeux exorbit\u00e9s, le nez d\u00e9cid\u00e9 et les grosses l\u00e8vres d&rsquo;un homme qui me transmet calmement l&rsquo;adieu de la ville.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>44 \u2013 L&rsquo;abri de bus, pra\u00e7a Mouzinho de Albuquerque, devant l&rsquo;immeuble d\u00e9cr\u00e9pit qu&rsquo;un large bandeau vert indique comme \u00e9tant un Cartorio Notarial, en milieu de journ\u00e9e, seize ou dix sept personnes attendent en s&rsquo;ignorant, regardant les voitures qui tournent en rond et la grande masse bois\u00e9e au centre d&rsquo;o\u00f9 n&rsquo;\u00e9merge que le haut du monument, de la colonne comm\u00e9morant la <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/p12-gens-de-porto-fin\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#P12 | gens de Porto, fin<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":95,"featured_media":53751,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2071,2070,2836],"tags":[],"class_list":["post-53750","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ete-2021-les-cycles","category-pete-2021-progression","category-progression-12-bolano"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/53750","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/95"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=53750"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/53750\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/53751"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=53750"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=53750"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=53750"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}