{"id":54817,"date":"2021-10-17T18:00:34","date_gmt":"2021-10-17T16:00:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=54817"},"modified":"2021-10-17T18:48:01","modified_gmt":"2021-10-17T16:48:01","slug":"autobiographies-01-paysages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/autobiographies-01-paysages\/","title":{"rendered":"autobiographies #01 | paysages"},"content":{"rendered":"\n<p>Salle \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des remparts, adoss\u00e9e \u00e0 la cath\u00e9drale. Rien n\u2019indique par o\u00f9 s\u2019y rendre. Il faut savoir le passage sombre et froid, \u00e0 l\u2019odeur humide, au fond de la cours o\u00f9 morceaux de m\u00e9tal et rouille. \u00c0 droite, l\u2019escalier montant dans le noir, puis tout au bout \u00e0 gauche pousser la porte au bruit de fer. Odeur de chaussons, de justaucorps, de collants couleur chair. Effluves. Voix de fl\u00fbtes. Une fois chang\u00e9es, cheveux attach\u00e9s, nous entrions dans la salle rectangulaire au parquet luisant. L\u2019immense miroir doublant l\u2019espace d\u2019un coup, la barre courant sur la quasi-totalit\u00e9 des murs \u00e0 hauteur de taille d\u2019adulte. La vitre de toute la longueur de la salle, donnant sur la place de l\u2019h\u00f4tel de ville ouvrant le vis-\u00e0-vis des gestes du dehors et des mouvements des filles. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le thym sous nos pas. Les buissons de gen\u00eat et les cailloux. L\u2019\u00e9troit chemin. Ascension dans le roulis du soleil. Ch\u00e8vres et li\u00e8vres sont pass\u00e9s par l\u00e0. \u00c7a grimpe en lacets irr\u00e9guliers jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019arriv\u00e9 \u00e0 dos de colline le sentier ne se dessine plus qu\u2019\u00e0 peine et finisse par se perdre. Nous ne marchons plus l\u2019une derri\u00e8re l\u2019autre, c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te maintenant, l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 des pierres nous \u00e9loigne de temps en temps. Impression renouvel\u00e9e d\u2019atteindre presque enfin. Souffle court en arrivant au sommet. La mer alors d\u00e9couverte \u00e0 nouveau pour la premi\u00e8re fois de toute la hauteur de nos corps au bord de la falaise. Tu poses ton pied \u00e0 peine plus loin sur un dernier rocher plat. La c\u00f4te enti\u00e8re immense en contrebas des pins, des routes, des piscines en parures des villas. Nos respirations encore appuy\u00e9es en contre-chant des cigales. Tu dis regarde en ouvrant les bras.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>All\u00e9e qui m\u00e8ne \u00e0 la fondation. Murs clairs. Double porte en verre aux poign\u00e9es dor\u00e9es. De part et d\u2019autre un bassin en mosa\u00efque poissons. Les pins dansent au milieu des sculptures, le bruit de la fontaine dont les cylindres s\u2019emplissent, basculent et se vident avant de revenir dans leur position initiale. Plus tard, quand on a vu, attentifs, dans la fra\u00eecheur de l\u2019air conditionn\u00e9, de salle en salle, nous ressortons. Autres bassins carrel\u00e9s bleus, une bouche sexe cocon, la perfection d\u2019un \u0153uf dont telle b\u00eate fantastique naquit, et haut dans le ciel l\u2019\u0153il rond de lumi\u00e8re surmont\u00e9 d\u2019une fourche noire. Au moment de rentrer de nouveau le signe&nbsp;veillez \u00e0 maintenir la porte ferm\u00e9e ou quelque chose comme \u00e7a. Nous prenons l&rsquo;escalier qui monte au toit. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Salle \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des remparts, adoss\u00e9e \u00e0 la cath\u00e9drale. Rien n\u2019indique par o\u00f9 s\u2019y rendre. 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