{"id":55500,"date":"2021-10-22T18:51:58","date_gmt":"2021-10-22T16:51:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=55500"},"modified":"2021-10-22T20:01:00","modified_gmt":"2021-10-22T18:01:00","slug":"autobiographies05-la-belle-helene","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/autobiographies05-la-belle-helene\/","title":{"rendered":"autobiographies #05 | la Belle H\u00e9l\u00e8ne"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>1.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elle se fait appeler la Belle H\u00e9l\u00e8ne. Elle aime raconter ses p\u00e9rip\u00e9ties autour du bassin m\u00e9diterran\u00e9en quand elle offrait son corps aux militaires dans les bordels de campagne. Elle a travaill\u00e9 dur, \u00e9conomis\u00e9, un joli magot, elle a pu acheter un h\u00f4tel au Panier \u00e0 Marseille. L\u2019h\u00f4tel \u00e9tait de passe. Les m\u0153urs, le fisc lui sont tomb\u00e9s dessus, ont tout rafl\u00e9. Une vie de travail et d\u2019\u00e9pargne pour assurer ses vieux jours. Il lui reste un perroquet dans une cage, un caniche frisott\u00e9, quelques bijoux d\u2019or qu\u2019elle a sauv\u00e9s du d\u00e9sastre. Et son rire, son rire, une tornade. Et le perroquet qui hurle : sales flics.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle se fait appeler la Belle H\u00e9l\u00e8ne. <strong>La Belle H\u00e9l\u00e8ne, c\u2019est son pseudonyme. Nous, les \u00e9ducateurs, nos ne connaissons pas le pr\u00e9nom (ni le nom) qui figure sur son livret de famille. <\/strong>Elle aime raconter ses p\u00e9rip\u00e9ties autour du bassin m\u00e9diterran\u00e9en \u2013 l<strong>e bassin m\u00e9diterran\u00e9en, et pas que : elle a travaill\u00e9 en Indochine quand l\u2019\u00e9tat major fran\u00e7ais encourageait la cr\u00e9ation des BMC, pour assurer un encadrement sanitaire convenable et lutter contre les maladies v\u00e9n\u00e9riennes \u2013 <\/strong>quand, jeunette, elle offrait son corps aux militaires dans les bordels de campagne. Elle a travaill\u00e9 dur,<strong> bourlingu\u00e9, est mont\u00e9e en grade, devenant tenanci\u00e8re d\u2019une baraque accueillante dans un camp militaire d\u2019Alg\u00e9rie, <\/strong>\u00e9conomis\u00e9, un joli magot, elle a pu acheter un h\u00f4tel au Panier \u00e0 Marseille.<strong> Ce quartier dans les ann\u00e9es 1980 \u00e9tait per\u00e7u comme violent, tr\u00e8s d\u00e9grad\u00e9, s\u2019y installaient des familles pauvres r\u00e9cemment immigr\u00e9es. <\/strong>L\u2019h\u00f4tel \u00e9tait de passe,<strong> ouvert aux prostitu\u00e9es du coin mais aussi aux amants qui cherchaient un lieu tranquille pour faire l\u2019amour en toute discr\u00e9tion. <\/strong>Les m\u0153urs, le fisc lui sont tomb\u00e9s dessus, ont tout rafl\u00e9. <strong>Elle a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e pour prox\u00e9n\u00e9tisme, elle s\u2019en d\u00e9fendait : jamais elle n\u2019a touch\u00e9 de l\u2019argent des prostitu\u00e9es qui passaient, simplement une juste r\u00e9mun\u00e9ration pour le temps d\u2019occupation d\u2019une chambre. <\/strong>Une vie de travail et d\u2019\u00e9pargne pour assurer ses vieux jours. <strong>Elle se retrouve au foyer, comme elle dit, <\/strong><em><strong>nue et crue,<\/strong><\/em><strong> et maudit l\u2019\u00e9tat qui a fait main basse sur son argent. <\/strong>Il lui reste un perroquet dans une cage, un caniche frisott\u00e9, quelques bijoux d\u2019or qu\u2019elle a sauv\u00e9s du d\u00e9sastre. <strong>Le perroquet et le caniche ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s par toutes les r\u00e9sidentes du foyer, belle animation autour d\u2019eux. <\/strong>Et son rire, son rire, une tornade. Et le perroquet qui hurle : sales flics.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>2.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elle se fait appeler la Belle H\u00e9l\u00e8ne. La Belle H\u00e9l\u00e8ne, c\u2019est son pseudonyme. Nous, les \u00e9ducateurs, nos ne connaissons pas le pr\u00e9nom (ni le nom) qui figure sur son livret de famille. Elle aime raconter ses p\u00e9rip\u00e9ties autour du bassin m\u00e9diterran\u00e9en \u2013 le bassin m\u00e9diterran\u00e9en, et pas que : elle a travaill\u00e9 en Indochine quand l\u2019\u00e9tat major fran\u00e7ais encourageait la cr\u00e9ation des BMC, pour assurer un encadrement sanitaire convenable et lutter contre les maladies v\u00e9n\u00e9riennes \u2013 quand, jeunette, elle offrait son corps aux militaires dans les bordels de campagne. Elle a travaill\u00e9 dur, bourlingu\u00e9, est mont\u00e9e en grade, devenant tenanci\u00e8re d\u2019une baraque accueillante dans un camp militaire d\u2019Alg\u00e9rie, \u00e9conomis\u00e9, un joli magot, elle a pu acheter un h\u00f4tel au Panier \u00e0 Marseille. Ce quartier dans les ann\u00e9es 1980 \u00e9tait per\u00e7u comme violent, tr\u00e8s d\u00e9grad\u00e9, s\u2019y installaient des familles pauvres r\u00e9cemment immigr\u00e9es. L\u2019h\u00f4tel \u00e9tait de passe, ouvert aux prostitu\u00e9es du coin mais aussi aux amants qui cherchaient un lieu tranquille pour faire l\u2019amour en toute discr\u00e9tion. Les m\u0153urs, le fisc lui sont tomb\u00e9s dessus, ont tout rafl\u00e9. Elle a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e pour prox\u00e9n\u00e9tisme, elle s\u2019en d\u00e9fendait : jamais elle n\u2019a touch\u00e9 de l\u2019argent des prostitu\u00e9es qui passaient, simplement une juste r\u00e9mun\u00e9ration pour le temps d\u2019occupation d\u2019une chambre. Une vie de travail et d\u2019\u00e9pargne pour assurer ses vieux jours. Elle se retrouve au foyer, comme elle dit, <em>nue et crue,<\/em> et maudit l\u2019\u00e9tat qui a fait main basse sur son argent. Il lui reste un perroquet dans une cage, un caniche frisott\u00e9, quelques bijoux d\u2019or qu\u2019elle a sauv\u00e9s du d\u00e9sastre. Le perroquet et le caniche ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s par toutes les r\u00e9sidentes du foyer, belle animation autour d\u2019eux. Et son rire, son rire, une tornade. Et le perroquet qui hurle : sales flics.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Elle se fait appeler la Belle H\u00e9l\u00e8ne. <strong>Elle adore Offenbach, ce surnom, elle l\u2019a choisi en son honneur sans doute. Elle adore chanter :<\/strong> <em><strong>C&rsquo;est le ciel qui m&rsquo;envoie \/ Ce beau r\u00eave amoureux&#8230;\/ Quel bonheur ! Quelle joie ! \/<\/strong><\/em> <em><strong>Un rayon de soleil a charm\u00e9 mon sommeil. \/ Oui, c&rsquo;est un r\u00eave, un doux r\u00eave d&rsquo;amour !<\/strong><\/em>    <strong>Et les autres pensionnaires l\u2019accompagnent en riant.<\/strong>   La Belle H\u00e9l\u00e8ne, c\u2019est son pseudonyme. Nous, les \u00e9ducateurs, nos ne connaissons pas le pr\u00e9nom (ni le nom) qui figure sur son livret de famille. <strong>La directrice du foyer, peut-\u00eatre ? Au Nid, l\u2019anonymat est de rigueur. <\/strong>Elle aime raconter ses p\u00e9rip\u00e9ties autour du bassin m\u00e9diterran\u00e9en \u2013 le bassin m\u00e9diterran\u00e9en, et pas que : elle a travaill\u00e9 en Indochine quand l\u2019\u00e9tat major fran\u00e7ais encourageait la cr\u00e9ation des BMC pour assurer un encadrement sanitaire convenable et lutter contre les maladies v\u00e9n\u00e9riennes \u2013 quand, jeunette, elle offrait son corps aux militaires dans les bordels de campagne. <strong>\u00c0 Djibouti aussi, je crois.<\/strong> Elle a travaill\u00e9 dur, bourlingu\u00e9, est mont\u00e9e en grade, devenant tenanci\u00e8re d\u2019une baraque accueillante dans un camp militaire d\u2019Alg\u00e9rie,<strong> elle tr\u00f4nait derri\u00e8re le comptoir du bar, r\u00e9servait les chambres pour les militaires en goguette, s\u2019occupait des filles avec douceur, elle a<\/strong> \u00e9conomis\u00e9, un joli magot, elle a pu acheter un h\u00f4tel au Panier \u00e0 Marseille. Ce quartier dans les ann\u00e9es 1980 \u00e9tait per\u00e7u comme violent, tr\u00e8s d\u00e9grad\u00e9, s\u2019y installaient des familles pauvres r\u00e9cemment immigr\u00e9es. L\u2019h\u00f4tel \u00e9tait de passe, ouvert aux prostitu\u00e9es du coin mais aussi aux amants qui cherchaient un lieu tranquille pour faire l\u2019amour en toute discr\u00e9tion. &#8212; <strong>Ici, je tiens \u00e0 dire que H\u00e9l\u00e8ne \u00e9tait surprenante d\u2019amoralit\u00e9.<\/strong> <strong>Absolument pas concern\u00e9e par les notions de bien et de mal, de morale quelle soit religieuse, la\u00efque, sociale. Mais pas anti-sociale, non, pleine d\u2019empathie pour ceux qui souffrent. J\u2019\u00e9tais fascin\u00e9e par cette femme forte, courageuse, dr\u00f4le, cynique parfois \u2013 <\/strong>Les m\u0153urs, le fisc lui sont tomb\u00e9s dessus, ont tout rafl\u00e9. Elle a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e pour prox\u00e9n\u00e9tisme, elle s\u2019en d\u00e9fendait : jamais elle n\u2019a touch\u00e9 de l\u2019argent des prostitu\u00e9es qui passaient, simplement une juste r\u00e9mun\u00e9ration pour le temps d\u2019occupation d\u2019une chambre. Elle a tout perdu. Une vie de travail et d\u2019\u00e9pargne pour assurer ses vieux jours. Elle se retrouve au foyer, comme elle dit, <em>nue et crue,<\/em> et maudit l\u2019\u00e9tat qui a fait main basse sur son argent. Il lui reste un perroquet dans une cage, un caniche frisott\u00e9, quelques bijoux d\u2019or qu\u2019elle a sauv\u00e9s du d\u00e9sastre. <strong>Je disais plus haut combien elle \u00e9tait naturellement juste : une jeune fille, ayant rencontr\u00e9 l\u2019homme de sa vie, a quitt\u00e9 le foyer, elle lui a offert des boucles d\u2019oreilles d\u2019or et c\u2019\u00e9tait pour elle une immense joie. <\/strong>Le perroquet et le caniche ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s par toutes les r\u00e9sidentes du foyer, belle animation autour d\u2019eux. Et son rire, son rire, une tornade. <strong>Inoubliable son rire, \u00e9clatant, incontr\u00f4lable, communicatif. <\/strong>Et le perroquet qui hurle : sales flics. <strong>D\u2019accord avec lui pour ce qui concerne l\u2019histoire d\u2019H\u00e9l\u00e8ne.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>3.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elle se fait appeler la Belle H\u00e9l\u00e8ne. Elle adore Offenbach, ce surnom, elle l\u2019a choisi en son honneur sans doute. Elle adore chanter :  <em>C&rsquo;est le ciel qui m&rsquo;envoie \/ Ce beau r\u00eave amoureux&#8230;\/ Quel bonheur ! Quelle joie ! \/<\/em> <em>Un rayon de soleil a charm\u00e9 mon sommeil. \/ Oui, c&rsquo;est un r\u00eave, un doux r\u00eave d&rsquo;amour !<\/em>  Et les autres pensionnaires l\u2019accompagnent en riant.  La Belle H\u00e9l\u00e8ne, c\u2019est son pseudonyme&#8230; Nous, les \u00e9ducateurs, nos ne connaissons pas le pr\u00e9nom (ni le nom) qui figure sur son livret de famille. La directrice du foyer, peut-\u00eatre ?  (Au Nid<strong>*<\/strong>, l\u2019anonymat est de rigueur.)&#8230; Elle aime raconter ses p\u00e9rip\u00e9ties autour du bassin m\u00e9diterran\u00e9en \u2013 le bassin m\u00e9diterran\u00e9en, et pas que : elle a travaill\u00e9 en Indochine quand l\u2019\u00e9tat major fran\u00e7ais encourageait la cr\u00e9ation des BMC pour assurer un encadrement sanitaire convenable et lutter contre les maladies v\u00e9n\u00e9riennes \u2013 quand, jeunette, elle offrait son corps aux militaires dans les bordels de campagne. \u00c0 Djibouti aussi, je crois. Elle a travaill\u00e9 dur, bourlingu\u00e9, est mont\u00e9e en grade, devenant tenanci\u00e8re d\u2019une baraque accueillante dans un camp militaire d\u2019Alg\u00e9rie, elle tr\u00f4nait derri\u00e8re le comptoir du bar, r\u00e9servait les chambres pour les militaires en goguette, s\u2019occupait des filles avec douceur, elle a \u00e9conomis\u00e9, un joli magot, elle a pu acheter un h\u00f4tel au Panier \u00e0 Marseille. Ce quartier dans les ann\u00e9es 1980 \u00e9tait per\u00e7u comme violent, tr\u00e8s d\u00e9grad\u00e9, s\u2019y installaient des familles pauvres r\u00e9cemment immigr\u00e9es. L\u2019h\u00f4tel \u00e9tait de passe, ouvert aux prostitu\u00e9es du coin mais aussi aux amants qui cherchaient un lieu tranquille pour faire l\u2019amour en toute discr\u00e9tion. &#8212; Ici, je tiens \u00e0 dire que H\u00e9l\u00e8ne \u00e9tait surprenante d\u2019amoralit\u00e9. Absolument pas concern\u00e9e par les notions de bien et de mal, de morale quelle soit religieuse, la\u00efque, sociale. Mais pas anti-sociale, non, pleine d\u2019empathie pour ceux qui souffrent. J\u2019\u00e9tais fascin\u00e9e par cette femme forte, courageuse, dr\u00f4le, cynique parfois \u2013 Les m\u0153urs, le fisc lui sont tomb\u00e9s dessus, ont tout rafl\u00e9. Elle a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e pour prox\u00e9n\u00e9tisme, elle s\u2019en d\u00e9fendait : jamais elle n\u2019a touch\u00e9 de l\u2019argent des prostitu\u00e9es qui passaient, simplement une juste r\u00e9mun\u00e9ration pour le temps d\u2019occupation d\u2019une chambre. Elle a tout perdu. Une vie de travail et d\u2019\u00e9pargne pour assurer ses vieux jours. Elle se retrouve au foyer, comme elle dit, <em>nue et crue,<\/em> et maudit l\u2019\u00e9tat qui a fait main basse sur son argent. Il lui reste un perroquet dans une cage, un caniche frisott\u00e9, quelques bijoux d\u2019or qu\u2019elle a sauv\u00e9s du d\u00e9sastre. Je disais plus haut combien elle \u00e9tait naturellement juste : une jeune fille, ayant rencontr\u00e9 l\u2019homme de sa vie, a quitt\u00e9 le foyer, elle lui a offert des boucles d\u2019oreilles d\u2019or et c\u2019\u00e9tait pour elle une immense joie. Le perroquet et le caniche ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s par toutes les r\u00e9sidentes du foyer, belle animation autour d\u2019eux. Et son rire, son rire, une tornade. Inoubliable son rire, \u00e9clatant, incontr\u00f4lable, communicatif. Et le perroquet qui hurle :<em> sales flics<\/em>. D\u2019accord avec lui pour ce qui concerne l\u2019histoire d\u2019H\u00e9l\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>* L\u2019Amicale du Nid <\/strong>a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1946. C\u2019est une association nationale, loi 1901, la\u00efque et ind\u00e9pendante qui est pr\u00e9sente \u00e0 Marseille depuis 1961.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1980, l\u2019\u00e9quipe recevait en internat les femmes majeures en situation actuelle ou pass\u00e9e de prostitution et les accompagnait vers des alternatives \u00e0 la prostitution, voulant croire \u00e0 leur r\u00e9insertion sociale.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Elle se fait appeler la Belle H\u00e9l\u00e8ne. Elle aime raconter ses p\u00e9rip\u00e9ties autour du bassin m\u00e9diterran\u00e9en quand elle offrait son corps aux militaires dans les bordels de campagne. Elle a travaill\u00e9 dur, \u00e9conomis\u00e9, un joli magot, elle a pu acheter un h\u00f4tel au Panier \u00e0 Marseille. L\u2019h\u00f4tel \u00e9tait de passe. Les m\u0153urs, le fisc lui sont tomb\u00e9s dessus, ont <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/autobiographies05-la-belle-helene\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">autobiographies #05 | la Belle H\u00e9l\u00e8ne<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":155,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2820,2911],"tags":[],"class_list":["post-55500","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cycle_autobiographies","category-autobiographies-05-reecriture"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55500","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/155"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=55500"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55500\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=55500"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=55500"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=55500"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}