{"id":55951,"date":"2021-10-28T09:56:54","date_gmt":"2021-10-28T07:56:54","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=55951"},"modified":"2021-10-29T11:44:18","modified_gmt":"2021-10-29T09:44:18","slug":"l13-au-mouillage-01-et-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l13-au-mouillage-01-et-2\/","title":{"rendered":"#L13 |\u00a0au mouillage 0,1 et 2"},"content":{"rendered":"\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Imprim\u00e9 et recopi\u00e9, deux fois comme dit dans la consigne. Mais avec en t\u00eate la suite de l'histoire, d'o\u00f9 le passage au \"je\". La m\u00e9thode m'a beaucoup plu pour les petites corrections, vocabulaire, phrases trop longues ou trop courtes... Mais difficile pour moi de voir les gros changements \u00e0 faire sur la structure du texte, parties enti\u00e8res \u00e0 enlever, rajouter, changer. \u00c0 combiner avec du gribouillage directement sur le texte imprim\u00e9 ? Du mal aussi pour \u00e7a avec la structure en bloc. \u00c0 apprivoiser et \u00e0 adapter, s\u00fbrement... \n\nRemarques et suggestions vraiment bienvenues, positives comme n\u00e9gatives, merci d'avance pour votre aide<\/pre>\n\n\n\n<p><strong>Au mouillage 0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La vitesse est bonne. Juste assez pour \u00e9taler la cha\u00eene sur le fond de sable. Elle jette l\u2019ancre dans l\u2019eau calme et se recule. Pas de pied ou de main sur le mouillage qui file, elle conna\u00eet le danger. Elle a rejoint le cockpit pour accompagner \u00e0 la barre le demi-tour du bateau quand il sera stopp\u00e9 dans sa course par les frottements du mouillage sur le fond. Une fois \u00e0 l\u2019arr\u00eat, reste \u00e0 affaler la derni\u00e8re voile, la ferler sans trop la ranger pour qu\u2019elle puisse remonter le plus rapidement possible en cas de besoin mais sans pouvoir prendre le vent et faire du bruit cette nuit. Le r\u00e9sultat la fait sourire, elle repense au r\u00f4ti savamment ficel\u00e9 des repas de famille. La m\u00e9t\u00e9o n\u2019annonce rien de particulier mais on ne sait jamais. Ici aussi la prudence. Et un peu les habitudes. Le jour commence \u00e0 tomber et avec lui l\u2019humidit\u00e9 s\u2019installe, se pose partout en pluie de cendres poisseuses. Le coucher de soleil n\u2019a rien de spectaculaire, pas de rougeurs ni d\u2019orang\u00e9s, pas de nuages pour donner du relief au ciel uni qui passe du bleu au noir en se donnant \u00e0 peine le temps du sombre. Il y aura des \u00e9toiles cette nuit. Elle a enfil\u00e9 sa grosse veste, celle avec le col qui remonte bien haut pour y blottir la t\u00eate. Elle mange dehors, pain un peu sec, un bout de fromage, une bouteille d\u2019eau. Et un verre de whisky. Juste un verre, pas la bouteille. Pas besoin de lumi\u00e8re, la lune sera pleine dans quelques jours, elle est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. Dommage pour les \u00e9toiles d\u2019ailleurs, ce sera mieux vers la fin de la nuit, mais pas s\u00fbr qu\u2019elle ait le courage de se lever plus t\u00f4t. Pour l\u2019instant, elle guette les phares qui s\u2019allument, compte les \u00e9clats et les secondes. Elle se sourit \u00e0&nbsp;elle-m\u00eame, elle n\u2019a pas oubli\u00e9, elle les reconnait tous. Chausey le premier. Elle repose son verre sur le banc en alu recouvert de lattes en bois patin\u00e9es par les fonds de cir\u00e9s et r\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9cap\u00e9es par l\u2019eau sal\u00e9e. C\u2019est poli et doux au toucher. Du bois, comme dans la for\u00eat qui commence \u00e0 gauche de la baie et vient presque jusqu\u2019\u00e0 la mer. Elle est assise d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et a cal\u00e9 ses pieds sur le banc d\u2019en face. Elle surveille le paysage. Tant que ses rep\u00e8res restent align\u00e9s, c\u2019est que le bateau ne bouge pas. Bient\u00f4t la pleine mer, la renverse de courant. Elle surveille. Le ch\u00e2teau d\u2019eau au fond et le pignon de la maison mang\u00e9 de vigne vierge avec la grande porte vitr\u00e9e qui ne donne sur aucun balcon. Cette porte du premier \u00e9tage qu\u2019on ne peut pas ouvrir mais qui ouvre une vue immense sur la mer depuis le grand canap\u00e9 noir install\u00e9 en face. Avec la fin du jour la vitre refl\u00e8te la lumi\u00e8re rasante. Pour arriver \u00e0 la maison elle sait le chemin dans les dunes, le sable sec qui retient chacun de vos pas en laissant juste un creux en guise d\u2019empreinte. Plus haut entre les ronces et les foug\u00e8res, \u00e7a sent l\u2019humus quand il pleut et \u00e7a a le go\u00fbt sucr\u00e9 et un peu \u00e2pre des m\u00fbres en \u00e9t\u00e9. Pass\u00e9e la chicane en bois qui ne permet l\u2019acc\u00e8s qu\u2019aux pi\u00e9tons, le chemin est plus large, plus solide que le sable de la dune. De quoi garer une voiture plaqu\u00e9e contre la haie toujours bien taill\u00e9e mais faite du m\u00e9lange des arbres qui ont bien voulu pousser l\u00e0 et accueillir les rosiers. Au bout de la haie, les deux solides poteaux et la porte bleue marine d\u00e9coup\u00e9e en forme de vague avec le trou sur le c\u00f4t\u00e9 pour y passer un antivol de v\u00e9lo, chang\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 cause de la rouille. La derni\u00e8re fois elle \u00e9tait rose. Le code n\u2019a pas d\u00fb changer. Pass\u00e9 le portail on est dans le jardin. La grande terrasse avec la longue table et ses chaises, le petit bout de potager ou jamais rien d\u2019autre que les artichauts n\u2019a d\u00e9pass\u00e9 le stade du maigrichon. Entre les deux hautes fen\u00eatres menac\u00e9es elles aussi par la vigne vierge, la porte, avec sa large vitre pour la lumi\u00e8re et pour \u00eatre autant dedans que dehors. La porte est toujours ouverte ou la cl\u00e9 est sous le deuxi\u00e8me pot de fleur \u00e0 gauche, celui avec les feuilles marrons d\u2019un ancien fraisier. On entre face au po\u00eale. \u00c0 droite la plante verte qui veille sur la table basse et quelques fauteuils fatigu\u00e9s. \u00c0 gauche la cuisine o\u00f9 on s\u2019accoude sur le fin comptoir surmont\u00e9 d\u2019une planche sombre pour pouvoir poser son verre et discuter avec celui ou celle qui d\u00e9coupe les l\u00e9gumes ou qui gratte les moules ramass\u00e9es sur les cailloux de la pointe qui termine la baie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Une derni\u00e8re gorg\u00e9e pour finir son verre de whisky, tourbe mais pas trop, de la place encore pour l\u00b4iode et la chaleur du sherry. L\u2019\u00c9cosse des \u00eeles. La vaisselle est vite faite, le verre rinc\u00e9 \u00e0 l\u2019eau de mer, elle est fatigu\u00e9e, elle va se blottir dans les odeurs famili\u00e8res de son duvet, bien cal\u00e9 dans la couchette cercueil c\u00f4t\u00e9 table cartes. Cette nuit elle va peut-\u00eatre se lever pour profiter des \u00e9toiles. On verra.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au mouillage 1<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les vaguelettes du sable d\u00e9filent sous les vaguelettes de l\u2019eau.&nbsp;<a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_edn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>La vitesse est bonne, juste ce qu\u2019il faut pour que la chaine s\u2019\u00e9tale sur le fond. Je jette l\u2019ancre qui fait onduler la surface et je me recule. Pas de pied ou de main sur le mouillage qui file, jamais, jamais plus\u2026 Je rejoins le cockpit pour accompagner \u00e0 la barre le demi-tour du bateau lorsqu\u2019il fera t\u00eate. Faire t\u00eate. Je pr\u00e9f\u00e8re et de loin, le \u00ab&nbsp;faire t\u00eate&nbsp;\u00bb des bateaux au \u00ab&nbsp;volte-face&nbsp;\u00bb des humains. Une fois \u00e0 l\u2019arr\u00eat, reste \u00e0 affaler la derni\u00e8re voile, la ferler sans trop la ranger pour qu\u2019elle puisse remonter tr\u00e8s vite en cas de besoin. Juste ce qu\u2019il faut pour qu\u2019elle ne puisse pas prendre le vent ni faire du bruit cette nuit. Le r\u00e9sultat de ce saucissonnage me fait sourire&nbsp;: on dirait le r\u00f4ti savamment ficel\u00e9 des repas de famille quand j\u2019\u00e9tais petite.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour cette nuit la m\u00e9t\u00e9o n\u2019annonce rien de particulier, comme pour la semaine \u00e0 venir&nbsp;: tranquille. Mais je pr\u00e9f\u00e8re quand m\u00eame pouvoir partir vite. La prudence et aussi un peu les habitudes. Le jour commence \u00e0 tomber et l\u2019humidit\u00e9 s\u2019installe, prend ses aises, se d\u00e9pose partout en pluie de cendres poisseuses. Le coucher de soleil n\u2019a rien de spectaculaire, pas de rougeurs ni d\u2019orang\u00e9s, pas de nuages pour donner du relief au ciel uni qui passe du bleu au noir sans se donner la peine de passer par l\u2019intense de l\u2019heure bleue. Il y aura des \u00e9toiles cette nuit. Et il va faire froid. De ces premiers froids d\u2019automne, qui ne sont pas si froid mais qui viennent nous surprendre quand on est encore habitu\u00e9s aux chaleurs de l\u2019\u00e9t\u00e9.<a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_edn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>&nbsp;J\u2019ai enfil\u00e9 ma grosse veste, celle avec le col qui remonte et dans lequel je peux blottir ma t\u00eate. J\u2019ai toujours bien aim\u00e9 me cacher dans les capuches. Emmitoufl\u00e9e, je n\u2019aurais pas froid, m\u00eame si je ne bouge pas. Je peux manger dehors, \u00ab&nbsp;en plein air&nbsp;\u00bb,&nbsp;<a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_edn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>comme disent les gens enferm\u00e9s des villes, en regardant le paysage comme si j\u2019\u00e9tais de quart de nuit, mais sans avoir \u00e0 me concentrer, \u00e0 faire attention. Pour manger il ne me reste pas grand-chose et je n\u2019ai pas envie de cuisiner, pain un peu sec, fromage, une bouteille d\u2019eau. Parfait. Et un verre de whisky. Juste un verre, pas la bouteille. Juste pour le go\u00fbt, pas pour l\u2019ivresse.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas besoin de lumi\u00e8re. La lune sera pleine dans quelques jours et elle est d\u00e9j\u00e0 bien dodue. Dommage pour les \u00e9toiles d\u2019ailleurs, peut-\u00eatre en fin de nuit, si j\u2019ai le courage. Pour l\u2019instant, je guette distraitement les phares qui s\u2019allument, sans y penser, presque par reflexe, je compte les \u00e9clats et les secondes. Et je les reconnais tous, comme de vieux amis dont on a des nouvelles par hasard. Chausey en premier, grande \u00eele, un \u00e9clat blanc toutes les cinq secondes. Une derni\u00e8re gorg\u00e9e de whisky. Un peu d\u2019iode, pas de tourbe, presque l\u2019odeur de la prune de tante Agn\u00e8s, \u00ab&nbsp;tati brouillard&nbsp;\u00bb qui vivait dans sa vall\u00e9e de l\u2019Ain. C\u2019est brut et poli comme les lattes de bois du banc, d\u00e9cap\u00e9es et cir\u00e9es par tant de pantalons et encore plus de vagues. Couleur bois patin\u00e9, humus, for\u00eat, automne.<a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_edn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Je suis assise \u00e0 ma place pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e. Bien cal\u00e9e sur un banc, les pieds sur le banc d\u2019en face. Le bateau \u00e0 un peu tourn\u00e9, pas de vent, plus beaucoup de courant, bient\u00f4t la pleine mer, je surveille le paysage sans y faire vraiment attention, par r\u00e9flexe. Mes rep\u00e8res restent align\u00e9s, je leur conc\u00e8de un regard de temps en temps. Le chapeau du ch\u00e2teau d\u2019eau au fond vient se poser sur le toit de la maison, tout en haut du pignon mang\u00e9 de vigne vierge, comme autrefois.&nbsp;<a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_edn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>&nbsp;\u00c9tonnant ce mot que je viens d\u2019\u00e9crire, autrefois. \u00c7a fait un peu chevalier, moyen \u00e2ge, ch\u00e2teau. \u00c7a colle parfaitement avec le ch\u00e2teau d\u2019eau finalement. Ch\u00e2teau d\u2019Eau\u2026&nbsp;<a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_edn6\"><sup>[6]<\/sup><\/a>&nbsp;Histoires d\u2019avant. \u00c7a me parait si loin. Mais c\u2019est toujours la m\u00eame maison, la fa\u00e7ade au moins n\u2019a pas chang\u00e9. Ensuite il y avait la grande porte vitr\u00e9e qui ne donnait sur aucun balcon mais donnait de la lumi\u00e8re et envie de sortir, ou l\u2019impression d\u2019\u00eatre dehors m\u00eame depuis le grand canap\u00e9 noir tout avachi install\u00e9 juste en face. Ce soir la lumi\u00e8re rasante se refl\u00e8te dans le haut de la vitre, les buissons cachent le bas. Pour arriver \u00e0 la maison, il y avait un chemin dans les dunes, le sable sec qui retenait chacun de nos pas en laissant juste un creux en guise d\u2019empreinte. Plus haut entre les ronces et les foug\u00e8res, \u00e7a sentait l\u2019humus quand il pleuvait et \u00e7a avait le go\u00fbt sucr\u00e9 un peu \u00e2pre des mures pas compl\u00e8tement m\u00fbres en \u00e9t\u00e9. Pass\u00e9e la chicane en bois qui ne permettait l\u2019acc\u00e8s qu\u2019aux pi\u00e9tons, le chemin \u00e9tait plus large, plus solide sous les pieds que le sable de la dune. De quoi garer une voiture bien plaqu\u00e9e contre la haie, toujours plus ou moins taill\u00e9e, m\u00e9lange des arbres qui ont bien voulu pousser l\u00e0 et accueillir des rosiers. Au bout de la haie, les deux solides poteaux et la porte bleu marine d\u00e9coup\u00e9e en forme de vague avec juste un trou sur le c\u00f4t\u00e9 pour passer un antivol de v\u00e9lo, chang\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 cause de la rouille. La derni\u00e8re fois il \u00e9tait rose. Je me souviens m\u00eame du code&nbsp;: 3522, nos d\u00e9partements pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s. Pass\u00e9 le portail, on \u00e9tait dans le jardin. La grande terrasse avec la longue table et ses chaises, le petit bout de potager o\u00f9 jamais rien d\u2019autre que les artichauts n\u2019avaient d\u00e9pass\u00e9 le stade du maigrichon. Entre les deux hautes fen\u00eatres de la fa\u00e7ade, menac\u00e9es elles aussi par la vigne vierge, la porte avec sa large vitre, pour la lumi\u00e8re et pour \u00eatre autant dehors que dedans. La porte \u00e9tait toujours ouverte, sinon la cl\u00e9 \u00e9tait sous le deuxi\u00e8me pot de fleurs \u00e0 gauche, celui avec les feuilles marrons et les tiges fan\u00e9es d\u2019un ancien fraisier. On entrait face au po\u00eale. \u00c0 droite la plante verte qui veillait sur la table basse \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des fauteuils avachis. \u00c0 gauche la cuisine o\u00f9 on s\u2019accoudait sur le fin comptoir surmont\u00e9 d\u2019une planche \u00e9paisse et sombre pour pouvoir poser son verre et discuter avec celui ou celle qui d\u00e9coupait les l\u00e9gumes ou qui grattait les moules ramass\u00e9es sur les cailloux de la pointe qui ferme la baie, l\u00e0, juste devant moi.&nbsp;<a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_edn7\"><sup>[7]<\/sup><\/a>Mon verre de whisky est vide, mais encore rempli de l\u2019odeur de la tourbe, du sherry, de l\u2019\u00c9cosse, des \u00eeles. La vaisselle est vite faite, rin\u00e7age \u00e0 l\u2019eau de mer et je vais me coucher, retrouver la chaleur de mon duvet, ma couchette cercueil \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la table \u00e0 cartes.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me l\u00e8verai peut-\u00eatre pour les \u00e9toiles, \u00e0 la fin de la nuit. On verra.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_ednref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>&nbsp;C\u2019est ce que je vois en me mettant \u00e0 la place du personnage qui maintenant dit \u00ab&nbsp;je&nbsp;\u00bb, essai d\u2019une nouvelle construction avec des chapitres qui vont par deux, un \u00ab&nbsp;je&nbsp;\u00bb et un \u00ab&nbsp;tu&nbsp;\u00bb qui jouera le r\u00f4le de n\u00e9gatif, de \u00ab&nbsp;petite voix&nbsp;\u00bb pour les personnages, de d\u00e9veloppement d\u2019un d\u00e9tail, de point de vue diff\u00e9rent dans tous les cas.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_ednref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>&nbsp;C\u2019est le temps qu\u2019il fait en ce moment. Encore chaud au soleil dans la journ\u00e9e, mais le soir on commence \u00e0 penser \u00e0 retrouver les bonnets et les grosses vestes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_ednref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>&nbsp;Deux enfants \u00e9tudiants qui sont rentr\u00e9s \u00e0 la maison ce week-end et ont eu besoin, pas juste envie, et tous les deux, de rester de longs moments dehors, d\u2019aller se promener dans la for\u00eat, ch\u00e2taignes, champignons, sieste dans l\u2019herbe\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_ednref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>&nbsp;Ici j\u2019ai h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 couper, l\u2019impression qu\u2019il y a deux temps distincts dans ce chapitre<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_ednref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>&nbsp;Avec le \u00ab&nbsp;je&nbsp;\u00bb, l\u2019impression d\u2019\u00e9crire un journal\u2026.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_ednref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a>&nbsp;Ch\u00e2teau d\u2019Eau, id\u00e9e \u00e0 fouiller&nbsp;? pas de ch\u00e2teau d\u2019eau \u00e0 la montagne, un ch\u00e2teau pour l\u2019eau, la pr\u00e9cieuse\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/A421C843-5831-475F-AFBA-9202252EA951#_ednref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a>&nbsp;J\u2019h\u00e9site \u00e0 finir ici comme la baie se referme. Pour l\u2019instant je garde encore la fin, rentrer dans le bateau, aller se coucher, finir la journ\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au mouillage 2<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les vaguelettes de sable s\u2019effacent sous les vaguelettes d\u2019eau. La vitesse est bonne, juste ce qu\u2019il faut pour que la chaine s\u2019\u00e9tale sur le fond. Je jette l\u2019ancre qui affole la surface et m\u2019\u00e9loigne. Pas de pied ou de main sur le mouillage qui file, jamais, jamais plus\u2026 Retour \u00e0 l\u2019arri\u00e8re pour accompagner \u00e0 la barre le demi-tour du bateau lorsqu\u2019il fera t\u00eate. Faire-t\u00eate. L\u2019expression me plait, il faudrait que je la note. Une fois \u00e0 l\u2019arr\u00eat reste \u00e0 affaler la derni\u00e8re voile, la ferler sans trop la ranger pour qu\u2019elle puisse remonter tr\u00e8s vite en cas de besoin. Juste ce qu\u2019il faut pour qu\u2019elle ne puisse pas prendre le vent ni faire du bruit cette nuit. Le r\u00e9sultat de ce saucissonnage me fait sourire, on dirait le r\u00f4ti savamment ficel\u00e9, t\u00e9moin toujours placide des drames souterrains qui se jouaient durant les repas de famille lorsque j\u2019\u00e9tais petite.<a href=\"applewebdata:\/\/18AAC457-1718-4C64-A329-DB8896261E60#_edn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Pour cette nuit, la m\u00e9t\u00e9o n\u2019annonce rien de particulier, tout comme pour la semaine \u00e0 venir. Octobre, le calme entre l\u2019excitation des grandes mar\u00e9es et les temp\u00eates d\u2019hiver. Le jour commence \u00e0 tomber et l\u2019humidit\u00e9 s\u2019installe, prend ses aises, se d\u00e9pose partout en pluie de cendres poisseuses. Le coucher de soleil n\u2019a rien de spectaculaire, pas de rougeurs ni d\u2019orang\u00e9, pas de nuages pour donner du relief au ciel uni qui passe paresseusement du bleu au noir sans se donner vraiment la peine de l\u2019heure bleue. Il y aura des \u00e9toiles cette nuit. Et il va faire froid. De ces premiers froids d\u2019automne, pas r\u00e9ellement froids, mais qui surprennent les peaux bronz\u00e9es encore habitu\u00e9es aux chaleurs de l\u2019\u00e9t\u00e9. J\u2019ai enfil\u00e9 ma grosse veste, celle avec le col qui remonte et dans lequel je peux enfouir ma t\u00eate. J\u2019ai toujours bien aim\u00e9 me blottir dans les capuches et les hauts cols. Emmitoufl\u00e9e, je n\u2019aurai pas froid, m\u00eame si je ne bouge pas. Je peux manger dehors, \u00ab&nbsp;en plein air&nbsp;\u00bb, et r\u00eaver le paysage. Un peu comme si j\u2019\u00e9tais de quart de nuit mais sans avoir \u00e0 me concentrer, \u00e0 faire attention. Pour un repas rapide il ne me reste pas grand-chose et je n\u2019ai pas envie de cuisiner. Tant pis. Pain un peu sec, fromage, une bouteille d\u2019eau, une petite grappe de raisin. Parfait. Et un verre de whisky. Je sors juste un verre, pas la bouteille. Seulement pour le go\u00fbt, pas pour l\u2019ivresse.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas besoin de lumi\u00e8re non plus, la lune sera pleine dans quelques jours et elle est d\u00e9j\u00e0 bien dodue. Dommage pour les \u00e9toiles d\u2019ailleurs, peut-\u00eatre en fin de nuit, si j\u2019ai le courage de me lever. Pour l\u2019instant je guette distraitement les phares qui s\u2019allument, sans y penser, presque par r\u00e9flexe. Compter dans la t\u00eate les \u00e9clats et les secondes, comme pour les orages, le temps entre \u00e9clair et tonnerre. Savoir, m\u00eame si \u00e7a n\u2019a aucune r\u00e9elle importance \u00e0 ce moment-l\u00e0.&nbsp;<a href=\"applewebdata:\/\/18AAC457-1718-4C64-A329-DB8896261E60#_edn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>Les phares, je les reconnais tous, comme de vieux amis dont on a des nouvelles par hasard, dont un met un peu de temps \u00e0 retrouver le nom alors qu\u2019on a d\u00e9j\u00e0 leur visage en t\u00eate. Chausey en premier. Grande \u00eele, un \u00e9clat banc toutes les cinq secondes. La maison grise, la petite tour, la lentille, le chapeau verd\u00e2tre. Mont\u00e9e de souvenirs. Chausey, mon premier vrai whisky. Tourbe, iode, une id\u00e9e proche de la prune de tante Agn\u00e8s qu\u2019on appelait \u00ab&nbsp;tati brouillard&nbsp;\u00bb et qui n\u2019a jamais voulu quitter sa vall\u00e9e de l\u2019Ain. Aujourd\u2019hui, un peu moins de tourbe que ce jour-l\u00e0, c\u2019est brut et poli comme les lattes de bois du banc, d\u00e9cap\u00e9es et cir\u00e9es par une infinit\u00e9 de fonds de pantalons et encore plus de vagues. Couleur bois patin\u00e9, humus, for\u00eat, automne.<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis bien. Immobile, assise \u00e0 ma place pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e. Les fesses bien cal\u00e9es sur un banc, les pieds sur le banc d\u2019en face. Le bateau a un peu tourn\u00e9, pas de vent, plus beaucoup de courant, bient\u00f4t la pleine mer. Je surveille le paysage distraitement, par r\u00e9flexe, sans y faire vraiment attention, mais je sais que mes rep\u00e8res restent align\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au-dessus de l\u2019herbe des dunes, j\u2019ai retrouv\u00e9 la maison sans probl\u00e8me, sans vraiment la chercher sur cette c\u00f4te que je connaissais si bien. Son pignon est toujours mang\u00e9 de vigne vierge. La fa\u00e7ade n\u2019a pas chang\u00e9. Mes souvenirs sont intacts et reviennent au fur et \u00e0 mesure que j\u2019essaye de reconstituer l\u2019endroit, alors que je pensais avoir tout oubli\u00e9 de ces d\u00e9tails qui me font sourire b\u00eatement, toute seule sur mon bateau. Au milieu de cette fa\u00e7ade, il y a toujours la grande porte vitr\u00e9e qui ne donne sur aucun balcon, mais donnait de la lumi\u00e8re et l\u2019impression d\u2019\u00eatre dehors m\u00eame depuis le grand canap\u00e9 noir tout avachi install\u00e9 juste en face. Ce soir la lumi\u00e8re rasante se refl\u00e8te dans le haut de la vitre, des buissons cachent le bas. \u00c7a a bien pouss\u00e9.<a href=\"applewebdata:\/\/18AAC457-1718-4C64-A329-DB8896261E60#_edn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Pour arriver \u00e0 la maison depuis la plage, il y avait un chemin dans les dunes, le sable sec qui retenait chacun de nos pas en laissant juste un creux en guise d\u2019empreinte. Plus haut entre les ronces et les foug\u00e8res, \u00e7a sentait l\u2019humus quand il pleuvait et \u00e7a avait le go\u00fbt sucr\u00e9 un peu \u00e2pre des mures pas compl\u00e8tement m\u00fbres au d\u00e9but de l\u2019\u00e9t\u00e9. Pass\u00e9e la chicane de bois qui ne permettait l\u2019acc\u00e8s qu\u2019aux pi\u00e9tons, le chemin \u00e9tait plus large, plus solide sous les pieds que le sable de la dune. De quoi garer une voiture bien plaqu\u00e9e contre la haie toujours plus ou moins taill\u00e9e, m\u00e9lange heureux de tous les arbres et arbustes qui ont accept\u00e9 de pousser l\u00e0 et d\u2019accueillir les rosiers. Au bout de cette haie, les deux solides poteaux et la porte d\u00e9coup\u00e9e en forme de vague avec juste un trou sur le c\u00f4t\u00e9 pour y passer l\u2019antivol de v\u00e9lo qui servait de serrure. L\u2019antivol changeait r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 cause de la rouille, mais le code restait le m\u00eame&nbsp;: 3522, nos d\u00e9partements pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Pass\u00e9 le portail, on \u00e9tait dans le jardin. La grande terrasse avec la longue table et ses chaises, le petit bout de potager o\u00f9 jamais rien d\u2019autre que les artichauts n\u2019avait d\u00e9pass\u00e9 le stade du maigrichon. Entre les deux hautes fen\u00eatres de la fa\u00e7ade, elles aussi menac\u00e9es par la vigne vierge, la porte avec sa large vitre, pour la lumi\u00e8re et pour \u00eatre autant dehors que dedans. Cette porte \u00e9tait toujours ouverte, sinon, la cl\u00e9 \u00e9tait sous le deuxi\u00e8me pot de fleurs \u00e0 gauche, celui avec les feuilles marrons et les tiges fan\u00e9es d\u2019un ancien fraisier.<\/p>\n\n\n\n<p>On entrait face au po\u00eale. \u00c0 droite la plante verte qui veillait sur la table basse \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des fauteuils fatigu\u00e9s encombr\u00e9s de coussins. \u00c0 gauche la cuisine o\u00f9 on s\u2019accoudait sur le fin comptoir surmont\u00e9 d\u2019une planche \u00e9paisse et sombre pour pouvoir poser son verre et discuter avec celui ou celle qui d\u00e9coupait les l\u00e9gumes ou qui grattait les moules ramass\u00e9es sur les cailloux de la pointe, l\u00e0, juste devant l\u2019\u00e9trave de mon bateau.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon verre de whisky est vide, mais encore rempli de l\u2019odeur de la tourbe, de l\u2019\u00c9cosse, de l\u2019\u00eele d\u2019o\u00f9 il vient. La vaisselle est vite faite, juste un rin\u00e7age \u00e0 l\u2019eau de mer et je vais me coucher. La travers\u00e9e aujourd\u2019hui a \u00e9t\u00e9 tranquille, mais je suis fatigu\u00e9e, h\u00e2te de retrouver la chaleur de mon duvet, ma couchette cercueil \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la table \u00e0 cartes. Je ne sais pas ce que seront mes r\u00eaves, ma t\u00eate est d\u00e9j\u00e0 remplie de souvenirs qui sortent du brouillard, des odeurs comme des lieux que je retrouve et qui prennent consistance et couleurs depuis que j\u2019ai revu le pignon de la maison.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas s\u00fbre de me lever pour les \u00e9toiles \u00e0 la fin de la nuit. On verra.<a href=\"applewebdata:\/\/18AAC457-1718-4C64-A329-DB8896261E60#_edn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/18AAC457-1718-4C64-A329-DB8896261E60#_ednref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>&nbsp;Piste \u00e0 exploiter plus tard, le personnage \u00e9volue dans ma t\u00eate, B\u00e9 prend de l\u2019\u00e9paisseur, elle a maintenant un pass\u00e9 mieux garni que lors des deux autres versions pr\u00e9c\u00e9dentes du texte. En particulier, la raison pour laquelle elle a quitt\u00e9 la montagne pour la mer.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/18AAC457-1718-4C64-A329-DB8896261E60#_ednref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>&nbsp;O\u00f9 que je sois, c\u2019est un r\u00e9flexe que j\u2019ai moi aussi, les secondes de l\u2019orage et les p\u00e9riodes des phares&nbsp;: les \u00e9clats sur les doigts et les secondes dans la t\u00eate\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/18AAC457-1718-4C64-A329-DB8896261E60#_ednref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>&nbsp;La v\u00e9g\u00e9tation comme marque du temps<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"applewebdata:\/\/18AAC457-1718-4C64-A329-DB8896261E60#_ednref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>&nbsp;Se coucher le soir avec une id\u00e9e ou un souvenir en t\u00eate et laisser le sommeil faire le reste du travail\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Imprim\u00e9 et recopi\u00e9, deux fois comme dit dans la consigne. 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La m\u00e9thode m&rsquo;a beaucoup plu pour les petites corrections, vocabulaire, phrases trop longues ou trop courtes&#8230; Mais difficile pour moi de voir les gros changements \u00e0 faire sur la structure du texte, parties enti\u00e8res \u00e0 enlever, rajouter, <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/l13-au-mouillage-01-et-2\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#L13 |\u00a0au mouillage 0,1 et 2<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":123,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2071,2069,1,2910],"tags":[],"class_list":["post-55951","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ete-2021-les-cycles","category-2021-faire-un-livre","category-atelier","category-livre-13-reecriture"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55951","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/123"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=55951"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55951\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=55951"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=55951"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=55951"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}