{"id":56200,"date":"2021-10-30T15:47:44","date_gmt":"2021-10-30T13:47:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=56200"},"modified":"2021-10-30T17:19:01","modified_gmt":"2021-10-30T15:19:01","slug":"1-images-animees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/1-images-animees\/","title":{"rendered":"autobiographies #01 | images anim\u00e9es"},"content":{"rendered":"\n<p>De chaque c\u00f4t\u00e9 du remblai plant\u00e9 de maigres arbustes, les voitures roulent. La jeune femme s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9e pr\u00e8s d&rsquo;un arbre dans l&rsquo;espoir vain de trouver un peu d&rsquo;ombre. Ses cheveux sont coll\u00e9s par la sueur. Des cheveux p\u00e2les, tr\u00e8s lisses, tir\u00e9s en chignon sur la nuque, j&rsquo;aurais d\u00fb mettre un chapeau, une casquette, n&rsquo;importe quoi. De chaque c\u00f4t\u00e9 en sens contraire les deux files de voitures. Personne pour elle. Ind\u00e9chiffrable le mouvement du monde d\u00e9nu\u00e9 de sens vertige. Un caf\u00e9, un croissant. Donnerait n&rsquo;importe quoi pour \u00eatre \u00e0 Paris, \u00e0 la terrasse d&rsquo;un caf\u00e9&nbsp;: un caf\u00e9, un croissant. Ce monde est pourri. Et j&rsquo;ai cru pouvoir le changer&nbsp;? J&rsquo;ai cru pouvoir changer quoi que ce soit \u00e0 ce monde pourri&nbsp;? Moi la plus faible des cr\u00e9atures, moi qui sait mieux que personne l&rsquo;obscurit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale. Je l&rsquo;ai toujours su. C&rsquo;est pour \u00e7a. Que je suis l\u00e0. Sur ce remblai chauff\u00e9 \u00e0 blanc. Ces arbres align\u00e9s qui ont perdu leur ombre. Entre les deux rang\u00e9es de voitures en sens contraire. Tu l&rsquo;as bien voulu, ne t&rsquo;en prends qu&rsquo;\u00e0 toi-m\u00eame, elle vomirait si seulement elle pouvait. Gorge s\u00e8che, gorge d&rsquo;amadou, dans les veines de la terre, le sang pour abreuver les vampires, des veines g\u00e9antes, comme des pieuvres, la terre, la terre. Une prairie, un saule, une rivi\u00e8re. Dans les veines de la terre coulent les rivi\u00e8res. Je m&rsquo;\u00e9coeure moi-m\u00eame \u00e0 d\u00e9biter de telles fadaises, mon impuissance est totale. Kristin ne te m\u00e9prends pas, tu ne sers \u00e0 rien. Ah les beaux id\u00e9aux de compassion, aider, secourir. N&rsquo;y aurait-il pas moyen de trouver un sens quelque part \u00e0 ce merdier&nbsp;? Les voitures ont bien un sens, elles, elles roulent dans le bon sens de chaque c\u00f4t\u00e9 du remblai. Chaque file dans le bon sens de la file. Les voitures ont l&rsquo;air si b\u00eates. Et leurs conducteurs encastr\u00e9s, si graves comme s&rsquo;ils allaient quelque part. Vraiment&nbsp;? Ils ne vont nulle part, ils vont au nulle part de leur mort, l\u00e0 o\u00f9 il n&rsquo;y aura plus rien d&rsquo;eux, le nulle part d&rsquo;eux qu&rsquo;ils ne seront plus, ils y vont et \u00e0 toute allure, tous, sans exception. Tous, sans exception. Ils n&rsquo;y pensent pas \u00e0 ce nulle part, ils n&rsquo;ont pas le temps. Le temps pour quoi&nbsp;? Pour penser au nulle part d&rsquo;eux quand ils ne seront plus personne ne pense \u00e0 \u00e7a c&rsquo;est du temps de perdu. Moi aussi vers mon nulle part je marche. Sous les arbres sans ombre. Plant\u00e9s depuis peu, c&rsquo;est une nouvelle avenue. B\u00e2timents pompeux et de mauvais go\u00fbt, style palais de Chaillot. Qu&rsquo;est-ce-que j&rsquo;ai cru&nbsp;? Que je pouvais faire quelque chose pour quelqu&rsquo;un de plus malheureux que moi&nbsp;? Quelqu&rsquo;un dans un sous-sol \u00e0 quatre personnes par m\u00e8tre carr\u00e9&nbsp;? Panser leur blessures psychologiques je suis l\u00e0 pour \u00e7a, j&rsquo;ai fait des \u00e9tudes, de longues \u00e9tudes. Offrir un suivi, une \u00e9coute. Pour qu&rsquo;ils se remettent de leur traumatistes. Aucun espoir. Les voitures roulent. Je me suis tromp\u00e9e. Je me suis tromp\u00e9e moi-m\u00eame tout du long. En me racontant des belles histoires, moi en chevalier blanc venant apporter le r\u00e9confort, sauver les \u00e2mes et les corps. J\u00e9sus Christ a sauv\u00e9 le monde. Tu t&rsquo;es prise pour J\u00e9sus Christ, Kristin. J\u00e9sus Christ Cri-Cri. Les cris. Les cris dans la cellule, les cris de plus en plus sourd \u00e0 merure qu&rsquo;ils le tabassait. On ne peut rien dire, on d\u00e9tourne les yeux. Qu&rsquo;y pouvons-nous de toutes fa\u00e7ons&nbsp;? On fait ce qu&rsquo;on peut, une goutte d&rsquo;eau dans la mer. C&rsquo;est plus que si personne ne faisait rien. Kristin ne te m\u00e9prends pas, tu ne sers \u00e0 rien, mais c&rsquo;est bien pour nous que tu sois l\u00e0, il l&rsquo;a dit, quand m\u00eame, sans doute par gentillesse, parce qu&rsquo;elle vient dans le sous-sol. Elle a failli pleurer. Maintenant elle pleure pour de bon, appuyant sa main sur le tronc de l&rsquo;arbuste sans ombre. Elle pleure, larmes et sueur. Elle tr\u00e9buche sur une bouteille en plastique vide, le remblai est plein de d\u00e9tritus, de m\u00e9gots. Les gens jettent leurs m\u00e9gots par les fen\u00eatres des voitures, une pluie de m\u00e9gots, de minuscules \u00e9trons qui s&rsquo;abattent sur le remblai. Une pluie de merde. Un monde de merde. Tu t&rsquo;es prise pour la statue de la libert\u00e9 et te voil\u00e0 sous une pluie de m\u00e9gots, dont certains sont encore allum\u00e9s. La jeune femme essuie la sueur sous ses bras avec son Tshirt tremp\u00e9 sous les bras. La jeune femme ne sait pas du tout o\u00f9 elle est ni ce qu&rsquo;elle fait l\u00e0. Tu ne sers \u00e0 rien. Un pavillon dans la banlieue de Rotterdam. Les pavillons bien align\u00e9s, l\u00e0-bas aussi les voitures vont dans le bon sens. Le bon sens assign\u00e9 \u00e0 chaque voiture. Le bon sens quotidien. Le simple bon sens voudrait que tu prennes imm\u00e9diatement un billet-retour. Mais \u00e7a serait abandonner. \u00c7a serait trahir, me trahir. Il y a une fente dans le mot trahir. Entre tra et hir. Plaques tectoniques bougent entre tra et hir. Pr\u00e9cipice entre tra et hir. Pr\u00e9cipice au milieu de moi, qui me traverse de haut en bas. Comme ce remblai qui divise la route en deux voies. Au milieu de moi qui perd toute l&rsquo;eau de mon corps sous ce soleil maudit, toute l&rsquo;eau de mon corps en larmes et en sueur. Je vais devenir liquide, je vais couler sur ce remblai, d\u00e9border sur la chauss\u00e9e des deux c\u00f4t\u00e9s, inonder la route, inonder la route de mes larmes et de ma sueur et les voitures vont faire de l&rsquo;aqua planning, il va y avoir des accidents mortels. Moi liquide recouvrir la route monter le long des porti\u00e8res le long des vitres jusqu&rsquo;aux toits. Recouvrir les toits des voitures, monter encore jusqu&rsquo;au toit des camions. Transformer tous les v\u00e9hicules en sous-marins par moi ma propre liquidit\u00e9. J&rsquo;habite un ch\u00e2teau construit en une nuit dans un conte, \u00e0 l&rsquo;aube je serai morte. Sonnez trompettes&nbsp;! C\u00e9l\u00e9brez avec moi ma mort ma mort ma mort, le bourreau \u00e9tait un maladroit il lui a fallu s&rsquo;y reprendre \u00e0 plusieurs fois avec sa hache. Elle se gratte la t\u00eate, c&rsquo;est encore la Petite Menue, son ecz\u00e9ma. \u00c0 cause de la transpiration. \u00c0 cause du stress on le dit bien que l&rsquo;ecz\u00e9ma est li\u00e9 au stress. Une voiture s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9e au bord du remblai&nbsp;: want a lift&nbsp;? Ils sont trois dans la voiture, ils ont des flingues. Elle est mont\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle dit que l&rsquo;homme lui a mis un couteau entre les cuisses pour l&rsquo;obliger \u00e0 \u00e9carter pendant que deux autres la tenait. Elle est de profil, en contre jour on ne voit que sa silhouette, elle est bris\u00e9e, morte \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, mais d&rsquo;apparence encore vivante, il faut assurer sa s\u00e9curit\u00e9. Il y a des fant\u00f4mes dans l&rsquo;escalier, ils bavent de leurs bouches \u00e9dent\u00e9es. Les requins sont attir\u00e9s par l&rsquo;odeur du sang. Seul l&rsquo;argent a une r\u00e9alit\u00e9, le reste n&rsquo;existe pas. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;un caf\u00e9. Un caf\u00e9 et une clope. La vieille ville de Tripoli a \u00e9t\u00e9 construite par les romains. La Libye a une longue et prestigieuse histoire. La Libye lib\u00e9r\u00e9e par les d\u00e9mocraties occidentales. L&rsquo;\u00e9cran vomit la Lybie et les d\u00e9mocraties occidentales, et moi devant avec mon caf\u00e9 et ma clope, j&rsquo;ai envie de vomir comme l&rsquo;\u00e9cran. Les humains, animaux malades, tr\u00e8s malades. L&rsquo;humanit\u00e9 atteinte d&rsquo;un cancer de la moelle, l&rsquo;humanit\u00e9 en phase terminale. La Petite Menue est derri\u00e8re moi, je sens sa pr\u00e9sence, elle dit des choses rauques, je ne comprends pas. La Petite Menue veut m&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;\u00e9crire mais je me d\u00e9fends. Je resterai l\u00e0 jusqu&rsquo;\u00e0 ce soir s&rsquo;il le faut, mais j&rsquo;irai au bout. Une bombe a \u00e9clat\u00e9 \u00e0 l&rsquo;endroit o\u00f9 la petite fille en jupe blanche regardait les pigeons. Des policiers tout en blanc, avec un ceinturon noir, ils font la circulation.<\/p>\n\n\n\n<p>Les mains de l&#8217;employ\u00e9 glissent un \u00e9lastique autour de la liasse de cent billets de dix, apr\u00e8s l&rsquo;avoir tass\u00e9e en la tapotant sur la table. Piles de liasses de cent billets de dix sur la table, des piles et des piles, Dieu merci les activit\u00e9s de la banque ont repris \u00e0 un rythme normal \u2013 les clients d\u00e9posent de grandes quantit\u00e9s d&rsquo;argent. Elle porte une \u00e9l\u00e9gante tunique longue, orange, serr\u00e9e \u00e0 la taille par un lien de cuir, foulard imprim\u00e9 dans les bruns. Elle attend son tour devant la banque, avec une femme en jellaba noire elle discute&nbsp;Il faut qu&rsquo;elle aille dans la vieille ville pour acheter un cadeau de mariage Les gens se marient la situation est revenue \u00e0 la normale pour les Tripolitains Il est normal de penser d&rsquo;abord \u00e0 sa famille Jusqu&rsquo;\u00e0 douze heures par jours de coupures d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 heureusement qu&rsquo;il y a les g\u00e9n\u00e9rateurs Elle va acheter un collier c&rsquo;est pour sa s\u0153ur qui se marie elle passera par Bab Zenata il y a des belles maisons restaur\u00e9es par l\u00e0 et la place est si agr\u00e9able et les jolies boutiques elle ach\u00e8tera des tenues pour elle et sa petite fille elles n&rsquo;ont rien \u00e0 se mettre pour le mariage sur la place il y a des pigeons la petite fille les adore.<\/p>\n\n\n\n<p>Je voulais commencer le film sur un long plan de l&rsquo;\u00e9tag\u00e8re avec en off la voix de Sada qui aurait dit&nbsp;En Libye la vie ne vaut rien, j&rsquo;avais film\u00e9 l&rsquo;\u00e9tag\u00e8re comme on regarde un tableau, une nature morte, avec des mouvements lents de la camera passant d&rsquo;un objet \u00e0 l&rsquo;autre dans le jeu des ombres et de la lumi\u00e8re entrant par la minuscule fen\u00eatre ou zoomant toujours tr\u00e8s lentement sur un objet pos\u00e9 sur les planches en agglo d&rsquo;un blanc sale par exemple ce visage sur celle du bas, trois quarts face, comme dessin\u00e9 \u00e0 fins traits de crayon, la ligne verticale de l&rsquo;ar\u00eate du nez commen\u00e7ant entre les larges orbites noy\u00e9s d&rsquo;ombre et se terminant par la virgule d&rsquo;une narine dilat\u00e9e pos\u00e9e sur le triangle noir de la bouche, foulard nou\u00e9 sur le c\u00f4t\u00e9 de la t\u00eate et dont un bout retombe sur le front, visage de vieille femme exprimant une douleur contenue, int\u00e9rioris\u00e9e alors qu&rsquo;en r\u00e9alit\u00e9 il s&rsquo;agit d&rsquo;un sac en plastique rose ferm\u00e9 par un n\u0153ud&nbsp;et l&rsquo;ombre sur lui fait \u00e9clater par contraste la courbe douce d&rsquo;une miche de pain d&rsquo;un lumineux jaune-brun. Au premier plan, les deux bouteilles en plastique&nbsp;: la blanche \u00e0 l&rsquo;\u00e9tiquette criarde, un produit m\u00e9nager et l&rsquo;autre contenant un fond de liquide, sans doute de l&rsquo;huile&nbsp;? Le demi-oignon pos\u00e9 entre les deux et, \u00e0 droite de la bouteille d&rsquo;huile, la barquette en carton ouverte sur une pur\u00e9e de quelque chose devant la photo d&rsquo;une jeune fille noire coiff\u00e9e d&rsquo;un haut turban blanc. Sur la planche du haut, la marmite avec deux grandes anses, une marmite sans \u00e2ge mais robuste et \u00e0 droite, le tapis brun, en tapons, avec des franges, en forme de museau d&rsquo;ourson aplati l\u00e9g\u00e8rement tourn\u00e9 vers la gauche, ses grands yeux regardant dans le vide, en attente. Le mug jaune pos\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du sac de riz et les deux petits flacons \u2013 contenant quoi&nbsp;? \u2013 \u00e0 gauche de la marmite. Les objets neufs sur le haut de l&rsquo;\u00e9tag\u00e8re&nbsp;: la cruche transparente avec anse et couvercle rouges, le carton \u00e9tiquett\u00e9 RTC et \u00e0 l&rsquo;autre bout, la bo\u00eete noire, la bo\u00eete noire qui, d\u00e9crypt\u00e9e, aurait peut-\u00eatre livr\u00e9 les secrets de ses naufrages. Puis j&rsquo;avais lentement tourn\u00e9 vers la gauche le long du mur au pl\u00e2tre \u00e9caill\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 une grande photo s\u00e9pia repr\u00e9sentant un homme accroupi sur un sol pav\u00e9, le fort contraste d&rsquo;ombres et de lumi\u00e8re indiquant un ext\u00e9rieur \u00e9cras\u00e9 de soleil, l&rsquo;homme coiff\u00e9 d&rsquo;un chapeau de cow-boy versant du th\u00e9 dans trois petits verres dispos\u00e9s sur un plateau pos\u00e9 au sol. Voix off&nbsp;: on supporte dans l&rsquo;espoir de traverser la mer M\u00e9diterran\u00e9e. Je suis revenu quelques jours plus tard dans l&rsquo;intention de prendre d&rsquo;autres images, les barreaux \u00e0 la petite fen\u00eatre, les plis de la veste accroch\u00e9e \u00e0 un clou dans le mur et le nom \u00ab&nbsp;Asante&nbsp;\u00bb \u00e9crit en arabe au-dessus du matelas, pas le sien de pr\u00e9nom, celui de quelqu&rsquo;un qui avait v\u00e9cu l\u00e0 avant lui, et sur ces images j&rsquo;aurais mis la voix de Sada racontant des bribes de son odyss\u00e9e depuis Mai Izghi, son village natal, mais la porte \u00e9tait ferm\u00e9e, il n&rsquo;y avait personne, il est parti dans un camion, bien content d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 pris pour un travail, m&rsquo;a dit un gamin de la rue, on ne l&rsquo;a pas vu depuis. Depuis quand&nbsp;? Quatre jours a dit le gamin. Tu crois qu&rsquo;il lui est arriv\u00e9 quelque chose&nbsp;? Le gamin a hauss\u00e9 une \u00e9paule&nbsp;: peut-\u00eatre qu&rsquo;il s&rsquo;est fait prendre. Et puis il a souri&nbsp;: peut-\u00eatre qu&rsquo;il a travers\u00e9 la mer.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De chaque c\u00f4t\u00e9 du remblai plant\u00e9 de maigres arbustes, les voitures roulent. La jeune femme s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9e pr\u00e8s d&rsquo;un arbre dans l&rsquo;espoir vain de trouver un peu d&rsquo;ombre. Ses cheveux sont coll\u00e9s par la sueur. Des cheveux p\u00e2les, tr\u00e8s lisses, tir\u00e9s en chignon sur la nuque, j&rsquo;aurais d\u00fb mettre un chapeau, une casquette, n&rsquo;importe quoi. 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