{"id":58650,"date":"2021-11-22T16:47:44","date_gmt":"2021-11-22T15:47:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=58650"},"modified":"2021-11-22T23:49:10","modified_gmt":"2021-11-22T22:49:10","slug":"pointillisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/pointillisme\/","title":{"rendered":"autobiographies #08\u00a0| pointillisme"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vert p\u00e2le&nbsp;; un peu gris-bleu&nbsp;; entre tilleul et c\u00e9ladon&nbsp;; comme cette porcelaine soyeux&nbsp;; comme une peau&nbsp;; une seule fleur par panneau&nbsp;; longue tige s&rsquo;\u00e9lan\u00e7ant du sol&nbsp;; d&rsquo;un vert plus fonc\u00e9 que le fond peut-\u00eatre un rien plus jaune&nbsp;; les cinq p\u00e9tales de forme triangulaire&nbsp; nacr\u00e9es&nbsp;; autour du petit soleil&nbsp; form\u00e9 par la boule jaune p\u00e2le du pistil&nbsp;;&nbsp; d&rsquo;o\u00f9 jaillissent les \u00e9tamines d&rsquo;or&nbsp;; avec imp\u00e9tuosit\u00e9&nbsp;; sur les deux grands c\u00f4t\u00e9s de la chambre&nbsp;; sur les petits c\u00f4t\u00e9s papier plus \u00e9pais&nbsp;; gaufr\u00e9 \u00e0 rayures verticales&nbsp;; c&rsquo;est un papier-peint \u00ab&nbsp;combin\u00e9&nbsp;\u00bb&nbsp;; rayures ivoire et vert p\u00e2le&nbsp;; plus p\u00e2le que le vert des feuillages dans la grande fen\u00eatre&nbsp;; une vieille fen\u00eatre difficile \u00e0 fermer&nbsp;; un vert vif, audacieux&nbsp;; les branches du h\u00eatre jusqu&rsquo;\u00e0 caresser la vitre&nbsp;; le battant ouvert d\u00e9livrer les oiseaux&nbsp;; l&rsquo;air chaud&nbsp;; l&rsquo;\u00e9t\u00e9&nbsp;; apr\u00e8s quoi les feuilles devenir jaunes puis rousses&nbsp;; se rar\u00e9fier peu \u00e0 peu dans la fen\u00eatre&nbsp;jusqu&rsquo;au bois nu des arbres&nbsp;;&nbsp;plus beaucoup d&rsquo;oiseaux&nbsp;; et l\u00e0 c&rsquo;\u00e9tait triste&nbsp;; sauf quand il neigeait&nbsp;; quand tout \u00e9tait blanc dans le jardin&nbsp;; silence de coton&nbsp;; qu&rsquo;elle contemplait assise sur le lit&nbsp;; le dos appuy\u00e9 \u00e0 une tige des grandes fleurs&nbsp;; c&rsquo;est un lit bateau en acajou&nbsp;; il commence \u00e0 devenir un peu court&nbsp;; mais quand cette enfant s&rsquo;arr\u00eatera-t-elle de grandir&nbsp;; le dessus-de-lit est en velours ; marron fonc\u00e9&nbsp;; comme la moquette du m\u00eame marron fonc\u00e9&nbsp;; couleur chocolat&nbsp;; au pied du lit, un petit secr\u00e9taire \u00e0 abattant imitation ancien&nbsp;; pour les devoirs&nbsp;; en bois brut pass\u00e9 au brou de noix&nbsp;; il y a une feuille de maroquin vert fonc\u00e9 coll\u00e9e \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;abattant&nbsp;; avec du dor\u00e9, une frise tout autour&nbsp;; des petites \u00e9tag\u00e8res, un tiroir secret&nbsp;; et en bas deux portes et une petite clef&nbsp;; c&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;elle doit ranger ses cahiers je ne vois rien tra\u00eener sur la moquette&nbsp;; ni sur le lit&nbsp;; face au secr\u00e9taire, une commode \u00e0 trois tiroirs avec poign\u00e9es en laiton&nbsp;; m\u00eame style&nbsp;; achet\u00e9s ensemble chez L\u00e9vitan&nbsp;; au-dessus de la commode un miroir rond&nbsp;; avec sa frange, elle ressemble un peu \u00e0 Audrey Hepburn&nbsp;; sur le haut du secr\u00e9taire une lampe Art D\u00e9co, sa hampe de cuivre&nbsp;; surmont\u00e9e d&rsquo;un anneau en forme de c\u0153ur&nbsp;; d&rsquo;o\u00f9 part une tige \u00e0 laquelle se balancent les bords dentel\u00e9s de sa corolle vert jade&nbsp;; un lutrin vers la fen\u00eatre&nbsp;; orient\u00e9 pour que la lumi\u00e8re tombe sur la partition&nbsp;; l&rsquo;\u00e9tui du violon est pos\u00e9 par terre, ferm\u00e9 ; sur la moquette marron&nbsp;; marron pareil le tissu qui tapisse la porte mais c&rsquo;est pas du velours comme sur le lit&nbsp;; le velours \u00e7a prend la poussi\u00e8re&nbsp;; plut\u00f4t un reps peu voluptueux&nbsp;; mais r\u00e9sistant&nbsp;; recouvrant les bo\u00eetes \u00e0 \u0153ufs&nbsp;; pour l&rsquo;insonorisation&nbsp;; la chambre est petite&nbsp;; en forme de rectangle&nbsp;; la porte fait face \u00e0 la fen\u00eatre&nbsp; sur l&rsquo;autre petit c\u00f4t\u00e9 \u00e0 rayures&nbsp;; il y a deux portes&nbsp;; l&rsquo;une contre l&rsquo;autre&nbsp;; \u00e0 ouvrir et \u00e0 fermer&nbsp;; l&rsquo;une apr\u00e8s l&rsquo;autre&nbsp;; la man\u0153uvre est d\u00e9licate&nbsp;; ce mince espace entre les deux portes&nbsp;; elle se dit c&rsquo;est comme \u00e7a que je suis&nbsp;; c&rsquo;est l\u00e0&nbsp;; entre les deux portes&nbsp;; comme la Panth\u00e8re Rose&nbsp;; elle se voit en Panth\u00e8re Rose quand elle passe entre les deux portes&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">bleues les tentures\u00a0; bleu dur bleu moyen bleu\u00a0; encadrant l&rsquo;alc\u00f4ve\u00a0; une alc\u00f4ve de Don Juan\u00a0; parfum musqu\u00e9\u00a0; mais c&rsquo;\u00e9tait peut-\u00eatre sa peau\u00a0; lui accroupi devant la chemin\u00e9e ; respiration du soufflet cr\u00e9pitement des brindilles\u00a0; choc sourd d&rsquo;une b\u00fbche qui se rend\u00a0; il faut \u00eatre amoureux pour r\u00e9ussir un feu\u00a0; les flammes sont la seule source de lumi\u00e8re dans la pi\u00e8ce\u00a0; \u00e7a danse\u00a0; plafond bas poutres noires, un vieil appartement\u00a0; accroch\u00e9s aux murs des v\u00eatements\u00a0; des clous\u00a0; leurs ombres\u00a0; deux fen\u00eatres\u00a0; sans rideaux\u00a0; pleines de nuit\u00a0; devant celle de gauche l&rsquo;ombre d&rsquo;une petite table\u00a0; brillance de la machine \u00e0 \u00e9crire et le blanc des papiers\u00a0; dans l&rsquo;autre coin contre le mur la masse des \u00e9tuis de guitare\u00a0; l&rsquo;une d&rsquo;elle est nue appuy\u00e9e \u00e0 la table\u00a0; le sol est pav\u00e9 de petites tommettes beige-ros\u00e9\u00a0; us\u00e9es satin\u00e9es\u00a0; fra\u00eeches au pied\u00a0; un t\u00e9l\u00e9phone pos\u00e9\u00a0; d\u00e9croch\u00e9\u00a0; l&rsquo;\u00e9couteur sur les tommettes\u00a0 abandonn\u00e9 ventre en l&rsquo;air\u00a0; au bout de son fil noir\u00a0; ce qu&rsquo;on appelle un vieux t\u00e9l\u00e9phone\u00a0; un combin\u00e9\u00a0; avec le grand cadran transparent qu&rsquo;on fait tourner de l&rsquo;index pour composer\u00a0; autre fil noir, plus long\u00a0; croisant le fil du radiateur \u00e9lectrique \u00e0 roulettes\u00a0; blanc\u00a0; feuilles d&rsquo;eucalyptus pos\u00e9es dessus\u00a0; l&rsquo;odeur d&rsquo;eucalyptus dans les nuits d&rsquo;hiver\u00a0; parfum musqu\u00e9 de l&rsquo;alc\u00f4ve\u00a0; c&rsquo;\u00e9tait peut-\u00eatre sa peau\u00a0;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">la pi\u00e8ce est toute en longueur\u00a0; salon marocain traditionnel en miniature\u00a0; parois recouvertes d&rsquo;un <em>ha\u00efk <\/em>en \u00e9pais velours repr\u00e9sentant une s\u00e9rie d&rsquo;arcades d&rsquo;un blanc cass\u00e9 sur fond bleu roi\u00a0; les banquettes courent le long de trois c\u00f4t\u00e9s\u00a0; le petit est une cloison en bois\u00a0; fine\u00a0; peinte \u00e0 la main de minutieux motifs g\u00e9om\u00e9triques tr\u00e8s color\u00e9s\u00a0; changeant selon la lumi\u00e8re\u00a0; une ouverture y est d\u00e9coup\u00e9e\u00a0; en forme de serrure fleurie\u00a0; plus haute que le niveau de la banquette, au-dessus de ce que serait le dossier\u00a0; une frise borde l&rsquo;ouverture\u00a0; souligne l&rsquo;ouverture\u00a0; qui donne sur la minuscule chambre \u00e0 coucher\u00a0; velours frapp\u00e9 fond noir, larges fleurs couleur fuchsiah sur les banquettes\u00a0; et les coussins\u00a0; \u00e9normes\u00a0; trois fen\u00eatres garnies de rideaux\u00a0; en satinette \u00e0 dominance rouge\u00a0; doubl\u00e9s\u00a0; bord\u00e9s d&rsquo;une dentelle\u00a0; des petits placards en merisier align\u00e9s\u00a0; portes aux parements cuspid\u00e9s r\u00e9p\u00e9titifs\u00a0; accroch\u00e9s sous le plafond\u00a0; on touche facilement la satinette qui tapisse le plafond\u00a0; \u00e0 dominance rouge\u00a0; l&rsquo;espace\u00a0 peut-\u00eatre neuf m\u00e8tres carr\u00e9s\u00a0; judicieusement am\u00e9nag\u00e9 pour sept personnes y vivre\u00a0; plusieurs mois\u00a0; un tout petit \u00e9vier juxtapos\u00e9 \u00e0 la banquette\u00a0; face \u00e0 l&rsquo;\u00e9vier un cube noir\u00a0; le frigo\u00a0; et un r\u00e9chaud \u00e0 deux feux\u00a0; et puis l&rsquo;entr\u00e9e en forme de serrure fleurie, r\u00e9plique de celle donnant sur la chambre \u00e0 coucher\u00a0; une cloison identique ; ouverture pareille\u00a0; mais donnant sur le vestibule\u00a0; qui est la cabine du chauffeur\u00a0; encombr\u00e9e de paires de chaussures\u00a0; bottes\u00a0; babouches\u00a0; tongs\u00a0; et la pi\u00e8ce bouge\u00a0; la pi\u00e8ce roule sur une route d&rsquo;Espagne\u00a0; il fait tr\u00e8s chaud toutes les fen\u00eatres sont ouvertes\u00a0; les rideaux dansent\u00a0; le mouvement r\u00e9gulier, le bercement ; les arbres et les maisons glissent\u00a0; des deux c\u00f4t\u00e9s\u00a0; le moteur ne s&rsquo;entend plus\u00a0; on est habitu\u00e9s\u00a0; on pose la bouilloire sur le r\u00e9chaud\u00a0; on tasse les feuilles de menthe dans la th\u00e9i\u00e8re\u00a0; on verse le liquide bouillant dans les petits verres\u00a0; sans en renverser, on conna\u00eet les gestes\u00a0; on pr\u00e9voit les tournants, on suspend\u00a0; dans une stabilit\u00e9 que rien ne peut troubler\u00a0; une stabilit\u00e9 vertigineuse\u00a0; plus pos\u00e9e que l&rsquo;immobilit\u00e9\u00a0; c&rsquo;est le monde qui tourne autour du camion\u00a0; autour de la maison\u00a0;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">c&rsquo;est une grande maison\u00a0; massive, \u00e9pat\u00e9e, un peu b\u00eate dans la pleine lumi\u00e8re apparue au sortir du petit chemin\u00a0en tonnelle\u00a0; en longue tonnelle en tunnel de branches et de feuilles\u00a0; ancien moulin qui a pris des allures de manoir\u00a0; embellissements des propri\u00e9taires successifs\u00a0; mais la cuisine est bien paysanne\u00a0; immense, haute\u00a0; toujours chaude quelle que soit la saison\u00a0; bien qu&rsquo;on ne fasse plus de feu dans l&rsquo;\u00e2tre monumental\u00a0;\u00a0on y met des pots de fleurs\u00a0; le frigo g\u00e9ant, les deux gazini\u00e8res\u00a0; pr\u00e9vus pour de nombreux convives\u00a0; comme la longue table en bois sombre flanqu\u00e9e de deux bancs tr\u00e8s durs\u00a0; qu&rsquo;on enjambe pour s&rsquo;asseoir\u00a0; le haut bout est r\u00e9serv\u00e9 au ma\u00eetre de maison\u00a0; le seul \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une chaise\u00a0; vastes plats de charcuterie, mosa\u00efque de mosa\u00efques des rondelles de saucissons\u00a0; salami rose fard\u00e9\u00a0; galantine brune aux yeux verts\u00a0; rayures oranges et blanches du jambon de Bayonne et rose p\u00e2le du jambon cru\u00a0; sur le brun presque noir de la table\u00a0; vin rouge\u00a0; plusieurs bouteilles\u00a0; une cave bien garnie\u00a0; pommes frites poulets r\u00f4tis\u00a0; on parle fort on rit beaucoup\u00a0; plateaux de fromages\u00a0; repas anim\u00e9s\u00a0; les enfants feront la vaisselle dit le ma\u00eetre\u00a0; les enfants feront la vaisselle puis s&rsquo;envoleront\u00a0; par le large escalier de bois \u00e0 la rampe cannel\u00e9e\u00a0; jusqu&rsquo;au grenier ; matelas par terre couvertures bouchonn\u00e9es\u00a0; batailles de polochons\u00a0; la lune \u00e0 travers le velux\u00a0; parties de cartes\u00a0; premi\u00e8res amours\u00a0; pendant que les adultes deux \u00e9tages plus bas\u00a0; boivent la fine en \u00e9coutant le ma\u00eetre\u00a0; avec d\u00e9f\u00e9rence\u00a0;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">une pension de famille allemande o\u00f9 la famille rejoignait le p\u00e8re en \u00e9t\u00e9&nbsp;; pour les grandes vacances&nbsp;; tr\u00e8s propre on mangerait par terre&nbsp;; odeur de choucroute et de bi\u00e8re&nbsp;; dans la salle du bas o\u00f9 les adultes s&rsquo;attardent apr\u00e8s avoir couch\u00e9 les enfants&nbsp;; o\u00f9 les murs sont enjoliv\u00e9s de t\u00eates de b\u00eates empaill\u00e9es&nbsp;; cerfs, sangliers&nbsp;; loups&nbsp;; cauchemars&nbsp;; la chambre est au premier&nbsp;; parquet si cir\u00e9 dentelle blanche \u00e0 la fen\u00eatre papier-peint \u00e0 toutes petites fleurs&nbsp;; violettes&nbsp;; photos de for\u00eats enneig\u00e9es sur les murs blanc cr\u00e8me&nbsp;; deux lits \u00e9normes&nbsp;; c&rsquo;est pour la Princesse au Petit Pois&nbsp;; \u00e9dredons blancs gonfl\u00e9s de plumes&nbsp;; faudrait une \u00e9chelle pour y grimper&nbsp;; montagnes de neige&nbsp;; nuages&nbsp;; \u00e0 secouer&nbsp;; \u00e0 sauter&nbsp;; \u00e0 s&rsquo;enrouler \u00e0 la taille&nbsp;; \u00e7a vous balance aux jambes ; robes \u00e0 paniers; elles sont la Papovski et madame de Fleurville en route pour la Russie&nbsp;; faut lever haut le pied pour grimper dans la diligence&nbsp;; parfois un laquais doit vous pousser au derri\u00e8re&nbsp;; des fois on tombe par terre, sur la descente de lit&nbsp;; \u00e0 longs poils&nbsp;; tellement on rit qu&rsquo;on a mal au ventre&nbsp;; il y a deux diligences&nbsp;; on en change pour laisser reposer les chevaux&nbsp;; descendre&nbsp;; remonter&nbsp;; sans perdre sa robe \u00e0 panier&nbsp;; ni son chapeau-oreiller charg\u00e9 de fleurs de fruits&nbsp;; d&rsquo;oiseaux; dans la diligence on est secou\u00e9&nbsp;; la route est mauvaise&nbsp;; pleine de trous-bosses&nbsp;; on est tr\u00e8s secou\u00e9&nbsp;; par la fen\u00eatre de la diligence la for\u00eat Noire sous la neige&nbsp;; on entre dans la for\u00eat on est dans la for\u00eat&nbsp;; Noire&nbsp;; la for\u00eat Noire est pleine de bandits&nbsp;; attaque de la diligence&nbsp;; arrachement les robes \u00e0 paniers&nbsp;; les petites filles crient comme des folles&nbsp;; diables \u00e0 ressorts perch\u00e9s sur le haut des lits&nbsp;; la porte s&rsquo;ouvre&nbsp;; entr\u00e9e du P\u00e8re&nbsp;; fin du voyage&nbsp;; abrupte&nbsp;;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vert p\u00e2le&nbsp;; un peu gris-bleu&nbsp;; entre tilleul et c\u00e9ladon&nbsp;; comme cette porcelaine soyeux&nbsp;; comme une peau&nbsp;; une seule fleur par panneau&nbsp;; longue tige s&rsquo;\u00e9lan\u00e7ant du sol&nbsp;; d&rsquo;un vert plus fonc\u00e9 que le fond peut-\u00eatre un rien plus jaune&nbsp;; les cinq p\u00e9tales de forme triangulaire&nbsp; nacr\u00e9es&nbsp;; autour du petit soleil&nbsp; form\u00e9 par la boule jaune p\u00e2le du pistil&nbsp;;&nbsp; d&rsquo;o\u00f9 jaillissent les <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/pointillisme\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">autobiographies #08\u00a0| pointillisme<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":372,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2820,2949,1],"tags":[],"class_list":["post-58650","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cycle_autobiographies","category-autobiographies-08","category-atelier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58650","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/372"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=58650"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58650\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=58650"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=58650"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=58650"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}