{"id":58795,"date":"2021-11-23T23:05:48","date_gmt":"2021-11-23T22:05:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=58795"},"modified":"2021-12-27T19:20:08","modified_gmt":"2021-12-27T18:20:08","slug":"09-autobiographies-trajets","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/09-autobiographies-trajets\/","title":{"rendered":"autobiographies #09 &#8211; trajets"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"996\" height=\"641\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/large.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-58796\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/large.jpg 996w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/large-420x270.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/large-768x494.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 996px) 100vw, 996px\" \/><figcaption>https:\/\/www.geneanet.org\/cartes-postales\/view\/5164768#<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Son trajet depuis le bar sur le terrain vague comme piste de d\u00e9collage. Le d\u00e9part pr\u00e9cipit\u00e9, retour dans son appartement,&nbsp; traverse des studios avec des d\u00e9cors de cin\u00e9ma, se perd dans les d\u00e9cors d\u2019une f\u00eate foraine, d\u2019un appartement en ville des ann\u00e9es 60, d\u2019une tente au milieu du d\u00e9sert pour un film&nbsp;: \u00ab&nbsp;Sahara mon amour&nbsp;\u00bb, film inconnu, d\u2019une reconstitution d\u2019un snack, reconstitution d\u2019une salle de restaurant \u2013 une brasserie parisienne, puis des baraquements, de prisonniers, des pr\u00e9fabriqu\u00e9s, des rues enti\u00e8res de pr\u00e9fabriqu\u00e9s des ann\u00e9es 60, dans une cuisine, &nbsp;la dame debout \u00e9pluche des l\u00e9gumes, derri\u00e8re la porte grise, un homme d\u00e9balle les cartons et en sort un v\u00eatement militaire de la guerre 14-18&nbsp;; &nbsp;arrive dans le hall d\u2019un a\u00e9roport, Roissy, son des annonces des d\u00e9part et des arriv\u00e9es, se pr\u00e9sente au guichet, enregistre son bagage, se retrouve dans une autre chambre d\u2019h\u00f4tel, baisse les volets, s\u2019endort tout de suite, se l\u00e8ve dans la nuit, d\u00e9rang\u00e9 par le bruit de passants dans la rue, retourne se coucher tout habill\u00e9 sur son lit, se rel\u00e8ve, commande son d\u00e9jeuner \u00e0 6 heure du matin, la chambre&nbsp;: moquette marron, rideaux beiges, un cendrier vide- poche sur le meuble en plastique beige, un tabouret design des ann\u00e9es 60, une t\u00e9l\u00e9, une douche, &nbsp;chambre standard, une salle de bain, d\u00e9serte, sans aucun \u00e9l\u00e9ments un placard peut-\u00eatre, rien en surface&nbsp;; &nbsp;une baignoire, du carrelage blanc, il traverse une cour; un palmier, des pav\u00e9s in\u00e9gaux blancs, texture comme de la craie; un muret; un pour poser une marmite chaude et chauffer de l\u2019eau au r\u00e9chaud \u00e0 gaz, sur le r\u00e9chaud bout de l\u2019eau, une assiette, et des \u00e9pis de ma\u00efs empil\u00e9s, les convives ne sont pas l\u00e0, en habit du des grandes occasions, ils d\u00e9ambulent le long de l\u2019all\u00e9e, ils prennent leur temps, ils fl\u00e2nent et guettent le coucher des oiseaux, ils sourient, complices, le ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie \u2013 c\u2019est \u00e0 son instigation -, revient vers la cour, le sol est blanc, les \u00e9pis, dans le soir qui tombent bouillent dans la marmite, tonalit\u00e9 douce du jaune p\u00e2le des mais, robe bleue p\u00e2le, joie, dans le soir tombant; une maison en ruine&nbsp;; le corps de la maisonnette remplie de d\u00e9bris, de pl\u00e2tre, de poutres, tr\u00e8s encombr\u00e9 et qui donne sur 4 m\u00e8tres 10 de terre battue; une cour; buanderie; une salle bulle, pierre soyeuse&nbsp;; salle grise et blanche, traverse un r\u00e9fectoire, les chaises empil\u00e9es&nbsp;;&nbsp; la cuisine d\u00e9serte&nbsp;; il s\u2019engage dans l\u2019espace des h\u00f4tes, des plans de travail en acier, des machines,&nbsp; une \u00e9glise, une clairi\u00e8re, puis une carri\u00e8re de marbre, un espace en terre battue&nbsp;; il fait sombre mais il fait grand jour . Un homme assis en tailleur. Une usine. Le lieu de travail &nbsp;fait quelques &nbsp;m\u00e8tres carr\u00e9.&nbsp; Il est seul dans la p\u00e9nombre. Il ne &nbsp;comprend pas tout de suite. Un \u00e9clair, c\u2019est un fer \u00e0 souder . Des \u00e9tincelles, des \u00e9clats.&nbsp; Il ne le voit pas. Passe au dessus des fleuves, les alluvions, les brumes matinales, au dessus des jardins, des parcs, retrouvent les courbes sinuso\u00efdales partout, comme un leitmotiv g\u00e9om\u00e9trique, change de niveau, prend un tunnel, au dessus d\u2019un gouffre, entre par une porte coch\u00e8re vers la Vieille-Ville, le Marais sans doute passe devant la Place des Vosges, un atelier vers la place des Vosges, curieux cet atelier ici, un attelage, des chevaux, rue de la Tombe-Issoire, ou cour du Cheval Blanc?  Un hangar, il suppose qu\u2019on y ferre les chevaux, qu\u2019on y aiguisent des couteaux, mais il n\u2019en est pas pas s\u00fbr, il suppose que c\u2018est l\u2019ancien Paris, mais il ne sait pas dire de date, retourne vers cette cour, les motifs ont chang\u00e9&nbsp;: une Fiat\u2026.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Son trajet depuis le bar sur le terrain vague comme piste de d\u00e9collage. Le d\u00e9part pr\u00e9cipit\u00e9, retour dans son appartement,&nbsp; traverse des studios avec des d\u00e9cors de cin\u00e9ma, se perd dans les d\u00e9cors d\u2019une f\u00eate foraine, d\u2019un appartement en ville des ann\u00e9es 60, d\u2019une tente au milieu du d\u00e9sert pour un film&nbsp;: \u00ab&nbsp;Sahara mon amour&nbsp;\u00bb, film inconnu, d\u2019une reconstitution d\u2019un <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/09-autobiographies-trajets\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">autobiographies #09 &#8211; trajets<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":328,"featured_media":58796,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2820,2963],"tags":[],"class_list":["post-58795","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cycle_autobiographies","category-autobiographies-09"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58795","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/328"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=58795"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58795\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/58796"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=58795"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=58795"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=58795"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}