{"id":61267,"date":"2021-12-12T14:17:05","date_gmt":"2021-12-12T13:17:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=61267"},"modified":"2021-12-12T14:34:28","modified_gmt":"2021-12-12T13:34:28","slug":"autobiographie-6-long-voyage-de-nuit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/autobiographie-6-long-voyage-de-nuit\/","title":{"rendered":"autobiographies #06 | long voyage de nuit"},"content":{"rendered":"\n<p>Vol AF 0345 18H 10,&nbsp; MONTREAL PARIS, &nbsp; 9 novembre 2021<\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e9n\u00e9trer dans l\u2019avion au moyen de ce boyau m\u00e9tallique gris, accroch\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 ses soufflets \u00e0 l\u2019Airbus, y attendre l\u2019ultime v\u00e9rification des cartes d\u2019embarquement par le personnel naviguant, bleu marine, veste cintr\u00e9e, jupe au genou, petit foulard bleu, blanc, rouge nou\u00e9 serr\u00e9 autour du cou pour les h\u00f4tesses qui r\u00e9partissent les voyageurs all\u00e9e de droite ou de gauche suivant les lettres et num\u00e9ros de si\u00e8ge, ne pas regarder avec envie la classe affaires aux fauteuils spacieux avant d\u2019atteindre le si\u00e8ge 19 J sur lequel est pos\u00e9 un sac Desigual&nbsp; \u00ab&nbsp;Bonjour, c\u2019est ma place&nbsp;\u00bb, une femme blonde, cheveux courts, veste matelass\u00e9e rouge cale son son sac entre ses jambes sans un mot pour la passag\u00e8re, qui avant de s\u2019assoir \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle, \u00f4te de son sac \u00e0 dos noir&nbsp; Jansen un carnet cartonn\u00e9 orange pour \u00e9crire, dont le titre est \u00ab&nbsp;Mon coeur mis \u00e0 nu&nbsp;\u00bb, ( citation de Baudelaire) , un livre de poche \u00ab&nbsp;La folle allure&nbsp;\u00bb de Christian Bobin, un stylo, un masque pour les yeux ; celui pour le visage, elle le porte sans discontinuer depuis son arriv\u00e9e \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Montr\u00e9al, prendre le soin de ne pas faire d\u00e9passer ses jambes dans l\u2019all\u00e9e car le flot des voyageurs se poursuit vers le fond de la cabine, fluide, sauf lorsqu\u2019il est stopp\u00e9 par une volumineuse valise rose \u00e0 soufflets, trop lourde pour sa propri\u00e9taire qui ne peut la hisser dans le coffre \u00e0 bagages au-dessus d\u2019elle, elle s\u2019arr\u00eate, se d\u00e9leste d\u2019un sac plastique qu\u2019elle tend \u00e0 un passager d\u00e9j\u00e0 assis dans la rang\u00e9e du milieu, on suppose son mari, par-dessus une jeune -femme, \u00e0 travers le sac on peut lire Chanel N\u00b0 5, Clarins\u2026sur les emballages en carton, alors la valise rose est saisie par un grand costaud aux cheveux gomin\u00e9s, il essaye de la caser, peine perdue, elle ne tient pas &#8211; inconv\u00e9nient de monter en fin d\u2019embarquement &#8211; les coffres \u00e0 bagages d\u00e9bordent presque, il lorgne d\u2019autres casiers gris puis repose d\u2019un air contrit la valise au sol ayant lu les regards r\u00e9probateurs de ceux qui craignent le tassement de leurs effets personnels au fond, -attention aux bouteilles- et appr\u00e9hendent la gal\u00e8re pour les sortir \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e, le barrage de la valise rose cr\u00e9ant un goulet d\u2019\u00e9tranglement, le chef de cabine prend les choses en main, en l\u2019occurence la valise&nbsp; pour l\u2019envoyer vers la classe affaires ; le temps de faire la manoeuvre, il la coince pr\u00e8s des jambes d\u2019une passag\u00e8re longiligne assise pr\u00e8s de la sortie de secours, l\u00e0 o\u00f9 on peut allonger les jambes et qui a d\u00e9j\u00e0 remplac\u00e9 ses chaussures par des chaussons de feutre, offusqu\u00e9e, elle se l\u00e8ve et la repousse, le chef de cabine la reprend prestement, s\u2019excuse, parvient \u00e0&nbsp; ins\u00e9rer le bagage quelques si\u00e8ges devant; l\u2019incident est clos, la femme d\u00e9lest\u00e9e de sa valise, va s\u2019assoir \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de son mari qui n\u2019a pas boug\u00e9 le petit doigt, si flegmatique qu\u2019on se demande m\u00eame s\u2019il s\u2019aper\u00e7oit maintenant que le flot reprend sa cadence normale avant de se tarir peu \u00e0 peu, des retardataires essouffl\u00e9s baissent les yeux ou plut\u00f4t \u00e9vitent de croiser le regard des \u00ab&nbsp;install\u00e9s&nbsp;\u00bb, \u00e0 pr\u00e9sent tout se calme, la passag\u00e8re&nbsp; du 19 J s\u2019attend \u00e0 entendre les messages tellement connus \u00e0 force d\u2019\u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9s : \u00abv\u00e9rification des toboggans, fermeture des portes arri\u00e8res\u2026&nbsp;\u00bb lorsque sa voisine au sac Desigual lui demande de se lever&nbsp;\u00abLe jeune-homme de derri\u00e8re a accept\u00e9 de changer de place avec moi pour que je sois \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de mon mari&nbsp;\u00bb, sans parole, le jeune-homme en question vient occuper le si\u00e8ge du milieu \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle avant qu\u2019un steward se penche vers la femme c\u00f4t\u00e9 hublot pour lui souhaiter la bienvenue et lui proposer une boisson ce qu\u2019elle accepte, ceci interpr\u00e9t\u00e9 comme un traitement de faveur, pour une V.I.P. ou quelqu\u2019un de \u00ab&nbsp;La Maison Air France&nbsp;\u00bb par la passag\u00e8re du 19J qui ne s\u2019int\u00e9resse pas aux&nbsp; consignes de s\u00e9curit\u00e9 diffus\u00e9es sur les \u00e9crans, vues tellement de fois m\u00eame si les d\u00e9cors changent, dans le clip de ce jour-l\u00e0, les membres du personnel sont grimp\u00e9s sur la Tour Eiffel, elle se souvient du clip de Turkish Airlines o\u00f9 tout \u00e9tait jou\u00e9 par des enfants, commandant de bord en uniforme et casquette dans son cockpit, les h\u00f4tesses jou\u00e9es par de petites filles, stewards gar\u00e7ons, la distorsion captivait l\u2019attention, il y avait de l\u2019humour, c\u2019\u00e9tait aussi plus vivant lorsque les h\u00f4tesses en chair et en os ajustaient leur gilet de sauvetage orange en t\u00eate de chaque all\u00e9e, soufflaient pour le gonfler avec des sourires de connivence entre elles ; le clip fini, seules les all\u00e9es sont allum\u00e9es, la nuit s\u2019est install\u00e9e dans l\u2019avion, seuls \u00e9clats, les triangles lumineux rouges de la piste de d\u00e9collage, deux lignes se rejoignant tout au bout de la piste lorsque l\u2019avion se positionne puis semblant s\u2019\u00e9carter au fur et \u00e0 mesure qu\u2019il avance, et d\u00e9colle, comprimant son coeur, est-ce le regret, l\u2019incertitude de ne pas savoir quand elle reviendra contrairement aux vingt autres ann\u00e9es de sa vie, jalonn\u00e9es par ces rep\u00e8res, une&nbsp; p\u00e9riode o\u00f9 l\u2019on pouvait se projeter l\u2019on pointait sur le calendrier les dates o\u00f9 l\u2019on se reverrait ; dor\u00e9navant elle se contraint \u00e0 r\u00e9citer ce mantra, celui de l\u2019h\u00e9ro\u00efne de \u00ab&nbsp;La folle allure&nbsp;\u00bb de Christian Bobin : \u00ab&nbsp;on verra bien&nbsp;\u00bb, pour l\u2019instant&nbsp; se laisser impr\u00e9gner par la p\u00e9nombre de l\u2019avion, les carr\u00e9s lumineux des immeubles de Montr\u00e9al, la tache plus sombre du parc du Mont-Royal d\u2019o\u00f9 surgit l\u2019immense croix \u00e9tincelante, les \u00e9cailles luisantes du fleuve Saint-Laurent soulev\u00e9es par le vent, les panaches de fum\u00e9e des torch\u00e8res des raffineries, au-del\u00e0 plus rien, l\u2019insondable voute de la nuit ; tandis que l\u2019\u00e9clairage revient dans la cabine, le commandant de bord- tiens il n\u2019a pas dit son nom, ni les petits mots de bienvenue &#8211; annonce la dur\u00e9e du vol ainsi que son d\u00e9roulement, l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 Charles de Gaulle \u00e0 6h 30, heure locale, les agapes pr\u00e9vues, le voyage de nuit commence pour les passagers berc\u00e9s par le \u00ab&nbsp;ron-ron&nbsp;\u00bb r\u00e9gulier du moteur bient\u00f4t interrompu par les cliquetis m\u00e9talliques des casiers o\u00f9 sont entrepos\u00e9s les repas, odeur de plats r\u00e9chauff\u00e9s, la plupart des passagers ont allum\u00e9 l\u2019\u00e9cran plac\u00e9 sur le si\u00e8ge devant eux, apr\u00e8s qu\u2019aient \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9s les casques et une pochette bleu clair contenant un masque m\u00e9dical de rechange qu\u2019elle glisse pr\u00e8s du coussin et de la couverture derri\u00e8re son dos, songeant qu\u2019avant les ann\u00e9es 1990, le maximum qu\u2019un voyageur pouvait attendre comme divertissement ( in-flight entertainment en anglais ou I.F.E.)&nbsp; \u00e9tait un film projet\u00e9 sur un \u00e9cran \u00e0 l\u2019avant de la cabine (le m\u00eame pour tout le monde ) , audible via une prise pour casque d\u2019\u00e9coute sur l\u2019accoudoir du si\u00e8ge, ce dernier casque r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 en fin de vol par le personnel de bord, de sorte que beaucoup de gens lisaient gr\u00e2ce \u00e0 la petite lampe individuelle, orientable, il suffisait d\u2019appuyer sur le bouton de l\u2019accoudoir, repr\u00e9sentant une ampoule, d\u2019ailleurs il existe toujours, mais pour l\u2019instant, fr\u00e9n\u00e9sie sur les \u00e9crans pour faire d\u00e9filer les divertissements propos\u00e9s, class\u00e9s par cat\u00e9gories: films, s\u00e9ries, actualit\u00e9s, votre plan de vol\u2026 \u00e0 moins de pr\u00e9f\u00e9rer son ordinateur, sa playlist, ses films enregistr\u00e9s, ce qu\u2019a choisi son voisin avant d\u2019\u00eatre d\u00e9rang\u00e9 par la distribution des repas : au choix poulet ou p\u00e2tes impos\u00e9 par la tendance v\u00e9g\u00e9tarienne, le steward se penche, s\u2019exprime en fran\u00e7ais, se fait reprendre par la passag\u00e8re longiligne de devant : \u00abin English please&nbsp;\u00bb, il s\u2019ex\u00e9cute avec un grand sourire avant de se tourner de l\u2019autre cot\u00e9 de l\u2019all\u00e9e, poursuivant le rituel des questions r\u00e9ponses, du plateau garni des barquettes envelopp\u00e9es de plastique, sorti prestement des clayettes du chariot \u00e0 \u00e9tages surmont\u00e9 des boissons qui permettront d\u2019enlever le masque et de savourer le plaisir de commencer le repas sans avoir trop attendu, pas comme ceux des si\u00e8ges du fond de l\u2019avion servis en dernier et dont les fumets mettent les papilles \u00e0 rude \u00e9preuve car cela parait interminable, donc l\u00e0, \u00e9tirer la d\u00e9gustation de ces repas Servair &#8211; qui a pr\u00e9par\u00e9 les plats pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s&nbsp; de Thomas Pesquet lors d\u2019une de ses missions ! &#8211; s\u2019estimer privil\u00e9gi\u00e9, se repa\u00eetre de chaque bouch\u00e9e dans cet intervalle o\u00f9 l\u2019on peut respirer, souhaiter bon app\u00e9tit \u00e0 son voisin, ce dernier n\u2019ayant pas bronch\u00e9, casque sur les oreilles, elle songera \u00e0 cette \u00ab&nbsp;\u00e9poque moderne&nbsp;\u00bb, lui reviendra le nom d\u2019une chronique radiophonique de Philippe Meyer des ann\u00e9es 1990 : \u00ab Nous vivons une \u00e9poque moderne \u00bb et \u00e0 ces nombreux vols o\u00f9 il lui \u00e9tait arriv\u00e9 de sympathiser avec des voisin(e)s au point d\u2019\u00e9changer des adresses, se rem\u00e9morant ce vol inoubliable d\u2019Air Mauritius&nbsp; de Port-Louis vers New Delhi quand les lumi\u00e8res de l\u2019avion s\u2019\u00e9teignirent, remplac\u00e9es par les bougies d\u2019un g\u00e2teau d\u2019anniversaire accompagn\u00e9 de \u00ab&nbsp;Happy Birthday to you&nbsp;\u00bb chant\u00e9 par les passagers en liesse pour c\u00e9l\u00e9brer les vingt cinq ans d\u2019une jeune Mauricienne, Aruna, grands yeux noirs, sourire resplendissant qui la convia, car elle s\u2019\u00e9tat trouv\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle, \u00e0 prendre part \u00e0 son bonheur en lui offrant une part de son g\u00e2teau, c\u00e9r\u00e9monie in\u00e9dite, re\u00e7ue comme un cadeau dans la nuit de l\u2019Oc\u00e9an Indien, antidote d\u2019un autre vol nocturne effectu\u00e9 moins d\u2019un an auparavant, prostr\u00e9e, la t\u00eate appuy\u00e9e contre le hublot, ses larmes s\u2019\u00e9coulant sans discontinuer pendant dix heures, elle la cherchait dans les cieux, ne pouvant se r\u00e9soudre \u00e0 l\u2019intol\u00e9rable de la disparition de sa fille apprise la veille, tandis que dans cet autre vol, sous la lumi\u00e8re des bougies du g\u00e2teau d\u2019anniversaire, elle d\u00e9couvrait la co\u00efncidence du m\u00eame jour de naissance &#8211; mais pas de&nbsp; la m\u00eame ann\u00e9e &#8211; entre la disparue, Ariane, et Aruna \u00ab&nbsp;point du jour, aube&nbsp;\u00bb et acceptait la synchronicit\u00e9 lui enjoignant la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 du consentement \u00e0 la vie qu\u2019elle poursuit dans ces trajets, suspendue, hors du temps, proche d\u2019elle, \u00e0 se demander quelle heure \u00e9crire sur son journal de bord lorsqu\u2019on est en vol et si quelqu\u2019un a d\u00e9j\u00e0 vu un m\u00e9ridien se d\u00e9couper le ciel soudain plus perturb\u00e9 contraignant le commandant de bord \u00e0 prendre la parole pour intimer aux passagers de regagner leur si\u00e8ge et d\u2019attacher leur ceinture, logo rouge allum\u00e9 sous les casiers \u00e0 bagages, message suivi quelque temps apr\u00e8s pour demander s\u2019il y a un m\u00e9decin \u00e0 bord &#8211; il devait en avoir un &#8211; car en allant se d\u00e9salt\u00e9rer dans le sas apr\u00e8s les toilettes, elle verra une femme assise les yeux ferm\u00e9s, masque \u00e0 oxyg\u00e8ne sur le visage, elle, elle ne dormira pas, elle ne peut dormir en avion, elle aura le temps d\u2019observer lors de ses d\u00e9ambulations les taches lumineuses des \u00e9crans encore allum\u00e9s alternant avec les visages aux yeux clos ou cach\u00e9s derri\u00e8re des masques, bouches ouvertes, t\u00eates pench\u00e9es sur le c\u00f4t\u00e9 ou bien raides entour\u00e9es de leur coussin repose t\u00eate en arceau, r\u00e9veill\u00e9s par l\u2019\u00e9clairage de la cabine concomitant avec la distribution de minis plateaux dru petit d\u00e9jeuner et l\u2019annonce du commandant de bord \u00ab&nbsp;Nous amor\u00e7ons notre descente vers Roissy Charles de Gaulle, brouillard dense, veuillez \u00e9teindre compl\u00e8tement vos appareils \u00e9lectroniques, ordinateurs, t\u00e9l\u00e9phones \u2026&nbsp;\u00bb annonce pas tr\u00e8s rassurante pour les voyageurs, ceinture boucl\u00e9e cern\u00e9s par l\u2019opacit\u00e9 d\u2019une aube peinant \u00e0 se lever, distinguant peu \u00e0 peu quelques halos pr\u00e9figurant les \u00e9clairages de la piste avant de de ressentir les soubresauts, les \u00e9branlements des roues heurtant le sol, l\u2019avion paraissant sautiller pour finalement se poser puis freiner dans un bruit strident et on a h\u00e2te que ce passage oblig\u00e9 soit termin\u00e9, malgr\u00e9 ses nombreux vols, elle mentirait si elle disait qu\u2019elle \u00e9tait gu\u00e9rie de cette appr\u00e9hension. \u00c0 l\u2019immobilit\u00e9 contrainte succ\u00e8de une f\u00e9brilit\u00e9 pour se lever r\u00e9cup\u00e9rer ses bagages. Reprendre pied. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Catherine Guillerot-Renier&nbsp; 12 d\u00e9cembre 2021&nbsp; &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vol AF 0345 18H 10,&nbsp; MONTREAL PARIS, &nbsp; 9 novembre 2021 P\u00e9n\u00e9trer dans l\u2019avion au moyen de ce boyau m\u00e9tallique gris, accroch\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 ses soufflets \u00e0 l\u2019Airbus, y attendre l\u2019ultime v\u00e9rification des cartes d\u2019embarquement par le personnel naviguant, bleu marine, veste cintr\u00e9e, jupe au genou, petit foulard bleu, blanc, rouge nou\u00e9 serr\u00e9 autour du cou pour les h\u00f4tesses qui <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/autobiographie-6-long-voyage-de-nuit\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">autobiographies #06 | long voyage de nuit<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":448,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2820],"tags":[],"class_list":["post-61267","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cycle_autobiographies"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/61267","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/448"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=61267"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/61267\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=61267"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=61267"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=61267"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}