{"id":61640,"date":"2021-12-20T17:50:29","date_gmt":"2021-12-20T16:50:29","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=61640"},"modified":"2021-12-22T20:45:32","modified_gmt":"2021-12-22T19:45:32","slug":"autobiographies-14-soixante-fragments-sans-consequences","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/autobiographies-14-soixante-fragments-sans-consequences\/","title":{"rendered":"autobiographies #14 | Soixante fragments sans cons\u00e9quences"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"640\" height=\"426\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/roof-tiles-ga38cb9318_640.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-61641\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/roof-tiles-ga38cb9318_640.jpg 640w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/roof-tiles-ga38cb9318_640-420x280.jpg 420w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>le p\u00e8re se tient le buste droit comme un i sur son Solex lui assis sur le porte-bagages \u00e0 l\u2019arri\u00e8re l\u2019adulte devant p\u00e9daler \u00e0 la moindre mont\u00e9e l\u2019enfant lui racontant sa journ\u00e9e d\u2019\u00e9cole l\u2019autre pestant parce qu\u2019il ne fait que bouger lui immobile<\/p>\n\n\n\n<p>il a un petite moustache \u00e0 la Errol Flynn, un d\u00e9bardeur blanc avec \u00e9crit dessus Cacha\u00e7a \u00e0 la fa\u00e7on de Coca-Cola, un short vert, des tongs et pourtant il lui a plu<\/p>\n\n\n\n<p>il a \u00e9crit son pr\u00e9nom au crayon sur son cahier de solf\u00e8ge et Nina l\u2019a lu, puis elle lui a souri<\/p>\n\n\n\n<p>il vole avec l\u2019incroyable impression de go\u00fbter une libert\u00e9 inconnue, les montagnes tout autour le saluent et l\u2019air d\u2019\u00e9t\u00e9 joue avec lui comme un chat avec un bouchon lors de ce vol de parapente seul face \u00e0 l\u2019immensit\u00e9 du monde<\/p>\n\n\n\n<p>il le regarde en ce moment m\u00eame avec ses yeux de chiot comme pour lui dire qu\u2019il n\u2019a pas besoin de chercher tr\u00e8s loin les traces de ses souvenirs<\/p>\n\n\n\n<p>\u00e0 une vingtaine de m\u00e8tres sous l\u2019eau il se laisse bercer par le courant marin et par l\u2019absence d\u2019apesanteur, un couple de saint-pierre d\u00e9voilent leurs rondeurs en tournant lentement sur eux-m\u00eames, un m\u00e9rou joue \u00e0 cache-cache derri\u00e8re un rocher, les longues feuilles de la posidonie l\u2019invitent \u00e0 leur bal hypnotique<\/p>\n\n\n\n<p>il s\u2019est assoupi et la voiture a quitt\u00e9 la route pour rejoindre le foss\u00e9 et s\u2019est retourn\u00e9e et il est h\u00e9b\u00e9t\u00e9 et il a cette peur r\u00e9tro-active de se dire qu\u2019ils auraient pu mourir sa fille et lui et cette vision l\u2019a longtemps poursuivi dans ses cauchemars&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>il ferme le livre et les effets hypnotiques de la lecture l\u2019inondent de leur chaleur<\/p>\n\n\n\n<p>l\u2019odeur sucr\u00e9e de la p\u00e2te de coings emplit la maison et les grandes plaques de mati\u00e8re orange d\u00e9coup\u00e9es en b\u00e2tonnets et saupoudr\u00e9es de sucre laissent pr\u00e9sager des retours d\u2019\u00e9cole souriants<\/p>\n\n\n\n<p>il a dix ans, il veut devenir pompier mais il trouve que son pr\u00e9nom est nul<\/p>\n\n\n\n<p>allong\u00e9 sur la plage la t\u00eate dans le ciel, il regarde les fus\u00e9es \u00e9clater dans un bal d\u2019\u00e9tincelles et de feux multicolores qui n\u2019ont rien d\u2019artifices<\/p>\n\n\n\n<p>il arbore la fiert\u00e9 d\u2019\u00eatre un enfant heureux en regardant le d\u00e9fil\u00e9 de soldats fiers d\u2019en \u00eatre eux-aussi et son p\u00e8re est fier de lui et les gens autour sont tous fiers&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>la partie du corps de la femme qu\u2019il ne se lasse pas d\u2019admirer est son dos, il y vit des sensations de vertige<\/p>\n\n\n\n<p>le samedi apr\u00e8s-midi, sa grand-m\u00e8re tient \u00e0 regarder le match du Tournoi des V Nations \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 non pas qu\u2019elle aime le rugby mais parce qu\u2019elle n\u2019aime pas les Anglais<\/p>\n\n\n\n<p>les draps de soie de cet h\u00f4tel \u00e0 Hong-Kong le plongent dans une suavit\u00e9 exag\u00e9r\u00e9e<\/p>\n\n\n\n<p>les draps en nylon de cette auberge en \u00c9cosse font passer ses pieds pour des r\u00e2pes \u00e0 fromage et le renvoient \u00e0 une rusticit\u00e9 \u00e9nergisante<\/p>\n\n\n\n<p>les lourds draps de coton de Bargemon sentent l\u2019humidit\u00e9 et l\u2019esprit de famille<\/p>\n\n\n\n<p>mon tailleur est riche disait le premi\u00e8re le\u00e7on de la m\u00e9thode Assimil pour apprendre l\u2019anglais sans peine<\/p>\n\n\n\n<p>sa peau douce a le go\u00fbt de toutes les choses qu\u2019il nous reste \u00e0 vivre<\/p>\n\n\n\n<p>il a vingt ans et il veut ouvrir toutes les portes<\/p>\n\n\n\n<p>le solo de basse de Jaco Pastorious dans Black Market fait vibrer les vitres et le fait entrer en transe ce samedi soir allong\u00e9 seul sur le lit de sa chambre universitaire&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les ruelles \u00e9troites des souks de la m\u00e9dina de F\u00e8s lib\u00e8rent l\u2019odeur aigre du cuir, la fragrance sucr\u00e9e des \u00e9pices et le parfum du cade qui s\u2019\u00e9chappe des sculptures dentel\u00e9es<\/p>\n\n\n\n<p>la chemin\u00e9e, plus utilis\u00e9e depuis des lustres, \u00e9tait fissur\u00e9e sur le plancher du foyer et lorsque les cendres incandescentes se sont engouffr\u00e9es dans ces interstices pour atteindre la poutre en dessous, le feu a sign\u00e9 son acte de naissance avant de d\u00e9truire la biblioth\u00e8que de son p\u00e8re qu\u2019il a vu pleurer pour la premi\u00e8re fois<\/p>\n\n\n\n<p>il a du mal \u00e0 trouver les mots pour expliquer tout ce que la musique de Frank Zappa lui dit<\/p>\n\n\n\n<p>ils sont sur la terrasse du d\u00e9barcad\u00e8re du t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique en haut de l\u2019aiguille du Midi, il a vu cet alpiniste aux traits tir\u00e9s appara\u00eetre derri\u00e8re la rambarde qu\u2019il enjambe lentement pour se retrouver au milieu des poussettes criardes et des mamies avec leur glace et il a honte<\/p>\n\n\n\n<p>sa Triumph Bonneville se balance d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et de l\u2019autre pour suivre la route sinueuse de montagne et il se dit que tracer une route comme celle-l\u00e0 devait ressembler \u00e0 composer une symphonie toute en rythme<\/p>\n\n\n\n<p>il a tap\u00e9 le mur en pierre avec son poing pour seule expression de sa col\u00e8re et la douleur qui \u00e9tait tapie au fond de lui irradie maintenant dans ses phalanges ensanglant\u00e9es<\/p>\n\n\n\n<p>sur le rameur de sa lutte contre les ann\u00e9es, il transpire les gouttes de sa vieillesse, nostalgique du temps o\u00f9, lorsqu\u2019il ramait, il allait quelque part<\/p>\n\n\n\n<p>le m\u00e9lange de rose et de bleu qui appara\u00eet dans le ciel juste avant le coucher du soleil n\u2019est pas de tr\u00e8s bon go\u00fbt<\/p>\n\n\n\n<p>il a trente ans et il veut \u00eatre p\u00e8re<\/p>\n\n\n\n<p>les rendez-vous avec la chorale que ses coll\u00e8gues abandonnent peu \u00e0 peu se sont transform\u00e9s en cours particuliers jusqu\u2019\u00e0 dispara\u00eetre d\u00e9finitivement<\/p>\n\n\n\n<p>Where is my hat ? questionnait la deuxi\u00e8me le\u00e7on de la m\u00e9thode Assimil pour apprendre l\u2019anglais sans peine<\/p>\n\n\n\n<p>ils ont pass\u00e9 plusieurs samedis apr\u00e8s-midi \u00e0 r\u00e9parer la vieille Flandria trouv\u00e9e dans une d\u00e9charge et ils ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9s en s\u2019offrant chacun leur tour une petite vir\u00e9e dans le parc voisin avant que la vieille guimbarde ne coule une bielle<\/p>\n\n\n\n<p>il se serait appel\u00e9 Catherine s\u2019il avait \u00e9t\u00e9 une fille mais selon toute vraisemblance il n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 lui<\/p>\n\n\n\n<p>the rocky horror picture show qu\u2019il a vu dans une petite salle d\u2019un cin\u00e9 de Greenwich village avec ses spectateurs-acteurs a \u00e9t\u00e9 pour lui une illumination<\/p>\n\n\n\n<p>quelques jours avant les \u00e9preuves \u00e9crites du CAPES, il est all\u00e9 voir D\u00e9livrance de John Boorman avec son pote Aldo et ils n\u2019ont plus ouvert la bouche de la fin du film jusqu\u2019au retour \u00e0 la cit\u00e9 universitaire<\/p>\n\n\n\n<p>sa table de chevet d\u00e9borde de piles de livres qu\u2019il n\u2019a pas lus mais qui demeurent l\u00e0 en transition car avant de se plonger dans leurs pages, ils doivent s\u2019impr\u00e9gner de l\u2019air qu\u2019il respire<\/p>\n\n\n\n<p>lorsque Charlton Heston en Mo\u00efse demande \u00e0 ses ouailles de suivre son b\u00e2\u00e2\u00e2\u00e2\u00e2ton, il ne peut pas s\u2019emp\u00eacher de rire<\/p>\n\n\n\n<p>il a plong\u00e9 depuis un promontoire dans une rivi\u00e8re en Corse et a fr\u00f4l\u00e9 un rocher qui \u00e9tait \u00e0 fleur de la surface en entrant dans l\u2019eau et puis il est all\u00e9 boire des bi\u00e8res avec l\u2019envie de se saouler<\/p>\n\n\n\n<p>il a quarante ans et il trouve la vie longue et passable<\/p>\n\n\n\n<p>il raconte l\u2019histoire de Bal\u00e9no la petite baleine qu\u2019il invente phrase apr\u00e8s phrase, elle l\u2019\u00e9coute avec de grands yeux, elle le regarde avec de grandes oreilles et ils ne veulent pas s\u2019endormir<\/p>\n\n\n\n<p>devant les remontrances de son r\u00e9dacteur en chef qui se plaint de la longueur de son article, il lui r\u00e9pond qu\u2019il n\u2019a pas eu le temps de faire court<\/p>\n\n\n\n<p>le mardi 16 octobre 2010 \u00e0 15h35mn, il buvait un th\u00e9 devant les plantations de Bois Ch\u00e9ri sur l\u2019\u00cele Maurice et il se demandait s\u2019il pourrait vivre \u00e0 cet endroit<\/p>\n\n\n\n<p>lors de son premier accident de moto, il a gliss\u00e9 sur la chauss\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 s\u2019arr\u00eater sous une voiture en stationnement<\/p>\n\n\n\n<p>le dimanche de P\u00e2ques, sa m\u00e8re pr\u00e9pare un civet de lapin qu\u2019elle porte au boulanger pour qu\u2019il finisse de le faire cuire dans une p\u00e2te feuillet\u00e9e et ils appellent \u00e7a la tourte<\/p>\n\n\n\n<p>il jongle avec des boules de p\u00e9tanque parce qu\u2019il n\u2019y a rien de mieux pour aiguiser sa concentration<\/p>\n\n\n\n<p>poule vorde est incroyablement intelligente, poule pocket est dramatiquement conne, poule naref porte ses plumes comme une mise en plis et poule danse ne veut jamais aller se coucher<\/p>\n\n\n\n<p>son premier souvenir de film au cin\u00e9ma, c\u2019est le monde du silence de Cousteau<\/p>\n\n\n\n<p>les portes de la ferme s\u2019ouvrent simultan\u00e9ment en haut et en bas tandis que le g\u00e9n\u00e9rique des aventures de Saturnin le petit canard r\u00e9sonne dans la t\u00e9l\u00e9 en noir et blanc<\/p>\n\n\n\n<p>il a cinquante ans, il a fait le tour des boulots qu\u2019il a exerc\u00e9s et il cherche encore quelle voie prendre<\/p>\n\n\n\n<p>il regarde le premier film r\u00e9alis\u00e9 par son fils et se demande d\u2019o\u00f9 cette violence a-t-elle bien pu sortir<\/p>\n\n\n\n<p>il mange des Batna, il adore les Batna et il se dit que c\u2019est tellement bon, les Batna, qu\u2019il pourrait en manger toute sa vie<\/p>\n\n\n\n<p>il est pris d\u2019une quinte de toux \u00e0 la terrasse d\u2019un bar et le patron le vire comme un malpropre le croyant malade sans le sou et il ne peut pas r\u00e9pondre et tout le monde le regarde et il passe pour un clodo et il veut d\u00e9fendre sa dignit\u00e9 et il n\u2019y arrive pas<\/p>\n\n\n\n<p>il se r\u00e9veille dans la peau d\u2019un autre et il \u00e9crit cette histoire dans un roman qu\u2019aucun \u00e9diteur ne trouve digne d\u2019\u00eatre publi\u00e9e<\/p>\n\n\n\n<p>la poire est sans doute le plus suave des fruits, son jus glisse dans la gorge en lib\u00e9rant les papilles de leurs cha\u00eenes jusqu\u2019\u00e0 perler \u00e0 la commissure des l\u00e8vres<\/p>\n\n\n\n<p>il adore chanter \u00e0 tue-t\u00eate le Mexico de Luis Mariano et dans la voiture, sa femme et ses enfants hurlent \u00e0 la mort comme des coyotes sur le point d\u2019\u00eatre \u00e9gorg\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<p>en pleine discussion avec Corto Maltese, ce r\u00eave r\u00e9current n\u2019a jamais de fin car il a toujours quelque chose \u00e0 lui dire<\/p>\n\n\n\n<p>un jour \u00e0 la Com\u00e9die Fran\u00e7aise pour voir du Marivaux, il s\u2019est dit qu\u2019il ne sera jamais com\u00e9dien<\/p>\n\n\n\n<p>un soir d\u2019\u00e9t\u00e9, alors qu\u2019il n\u2019avait pas sommeil, il a compt\u00e9 vingt-huit \u00e9toiles filantes et puis il est all\u00e9 se coucher et il a r\u00eav\u00e9 que chacune de ces \u00e9toiles avait une histoire \u00e0 lui raconter, alors il a pris un stylo et elles ont racont\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>il aura peut-\u00eatre cent ans un jour et il se dira alors que tout \u00e7a doit dispara\u00eetre<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>le p\u00e8re se tient le buste droit comme un i sur son Solex lui assis sur le porte-bagages \u00e0 l\u2019arri\u00e8re l\u2019adulte devant p\u00e9daler \u00e0 la moindre mont\u00e9e l\u2019enfant lui racontant sa journ\u00e9e d\u2019\u00e9cole l\u2019autre pestant parce qu\u2019il ne fait que bouger lui immobile il a un petite moustache \u00e0 la Errol Flynn, un d\u00e9bardeur blanc avec \u00e9crit dessus Cacha\u00e7a \u00e0 <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/autobiographies-14-soixante-fragments-sans-consequences\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">autobiographies #14 | Soixante fragments sans cons\u00e9quences<\/span><span 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