{"id":62001,"date":"2021-12-29T12:30:06","date_gmt":"2021-12-29T11:30:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=62001"},"modified":"2021-12-29T13:39:50","modified_gmt":"2021-12-29T12:39:50","slug":"autobiographie-08-couloir-cuisine-salon-chambre-escalier-cagibi-chambre-chambre-chambre-salle-de-bain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/autobiographie-08-couloir-cuisine-salon-chambre-escalier-cagibi-chambre-chambre-chambre-salle-de-bain\/","title":{"rendered":"autobiographies #08 |\u00a0couloir ; cuisine ; salon ; chambre ; escalier ; cagibi ; chambre ; chambre ; chambre ; salle-de-bain ;"},"content":{"rendered":"\n<p>Sur sa paillasse sommaire la chienne&nbsp;;&nbsp;<em>elle ne bave pas beaucoup pour un Boxer<\/em>&nbsp;; chien brun oreilles coup\u00e9es en pointe et queue en moignon&nbsp;; la canine inf\u00e9rieure gauche d\u00e9borde ses babines&nbsp;; roul\u00e9e en boule&nbsp;; haletante&nbsp;; l\u2019\u0153il un peu rouge quand le poil de barbe blanc&nbsp;; contre le rideau marron \u00e9pais coupant la respiration du vent sous la porte d\u2019entr\u00e9e&nbsp;; \u00e7a sent le chien pas trop mouill\u00e9&nbsp;; \u00e0 main droite les barreaux froids, m\u00e9talliques et carr\u00e9s de l\u2019escalier qui grimpe au seul \u00e9tage&nbsp;; \u00e0 gauche le t\u00e9l\u00e9phone sur le \u00ab&nbsp;meuble de l\u2019entr\u00e9e&nbsp;\u00bb&nbsp;; pas trouv\u00e9 de nom \u00e0 ce meuble d\u2019entr\u00e9e charg\u00e9 de magazines municipaux dans sa partie basse orn\u00e9e de barreaux, ronds ceux-l\u00e0&nbsp;; surface plane avec t\u00e9l\u00e9phone et bloc note, le stylo manquant&nbsp;; miroir en ogive au cadre du m\u00eame bois au-dessus&nbsp;; il passe la main dans ses cheveux blonds souples chaque matin chaque soir&nbsp;; sa gueule de jeune premier&nbsp;; l\u00e0 qu\u2019on l\u2019aper\u00e7oit entre la porte d\u2019entr\u00e9e et celle de sa chambre juste en face&nbsp;; coup de vent&nbsp;; <em>C\u2019est pas un h\u00f4tel ici<\/em>&nbsp;; sur la surface plane du meuble de l\u2019entr\u00e9e le t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 cadran&nbsp;; ne pas se tromper&nbsp;; ins\u00e9rer le doigt dans le bon trou du bon chiffre, produire une traction suffisante sans l\u00e2cher l\u2019amarre jusqu\u2019\u00e0 la but\u00e9e laisser faire le trajet inverse et recommencer avec le chiffre suivant&nbsp;; alternance de sons&nbsp;; bruit de m\u00e9canique rotative&nbsp;; aigu rapide puis plus frott\u00e9 plus lent&nbsp;; ; fil en spirale&nbsp;; entortill\u00e9&nbsp;; on s\u2019asseyait sur la deuxi\u00e8me marche de l\u2019escalier, le front contre le premier barreau le combin\u00e9 tenu \u00e0 pleine main coll\u00e9 \u00e0 l\u2019oreille et \u00e0 la bouche&nbsp;;&nbsp;d\u00e9valant cette marche la bassine rouge du linge qu\u2019elle a pris pour une luge&nbsp;; le mur blanc cass\u00e9 en face&nbsp;; le carrelage large et beige dessous et partout autour, cuisine \u00e0 gauche, salon \u00e0 droite&nbsp;; petite table en formica avec deux rallonges de chaque c\u00f4t\u00e9&nbsp;; <em>attention de ne pas se pincer les doigts<\/em>&nbsp;; ouvrir un c\u00f4t\u00e9 avant l\u2019autre&nbsp;; banquette orange en faux cuir&nbsp;; ska\u00ef&nbsp;; sky&nbsp;; ann\u00e9es 70&nbsp;; la bo\u00eete de m\u00e9dicaments gliss\u00e9e dessous&nbsp;; pour sa gingivite&nbsp;? son cancer&nbsp;?&nbsp;; la table est rest\u00e9e la banquette non&nbsp;; des fleurs stylis\u00e9es sur les carreaux du plan de travail&nbsp;; double bac pour l\u2019\u00e9vier&nbsp;; elle fait la vaisselle&nbsp;; longtemps elle fait la vaisselle pour cinq avant qu\u2019il n\u2019accepte d\u2019acheter un lave-vaisselle&nbsp;; la marmite sur le gaz&nbsp;; des barques surnagent \u00e0 la surface du sucre en \u00e9bullition, des quartiers d\u2019abricots du jardin&nbsp;; l\u2019odeur \u00e9c\u0153urante, le morceau pas tout \u00e0 fait cuit croqu\u00e9 du bout des dents&nbsp;; savoureux&nbsp;; sur la table en formica les \u00e9normes classeurs \u00e0 gros anneaux et m\u00eame \u00e0 leviers pour contenir ses cours de droit&nbsp;; seule dans la cuisine le soir quand la petite est couch\u00e9e et les fils devant le film&nbsp;; sa revanche&nbsp;; ses longs cheveux broussailleux dans le dos&nbsp;; le balais toujours \u00e0 port\u00e9e de main&nbsp;; la porte du couloir&nbsp;; la porte de la chambre du rez-de-chauss\u00e9e grignot\u00e9e sur le salon-salle-\u00e0-manger&nbsp;; Gaston g\u00e9ant qu\u2019il a dessin\u00e9 pour son fil&nbsp;; \u00ab&nbsp;qui suis-je&nbsp;? O\u00f9 vais-je&nbsp;? Dans quel \u00e9tat j\u2019erre&nbsp;?&nbsp;\u00bb dans la bulle&nbsp;; par l\u2019entreb\u00e2illement corde de pendu au lustre, pistes de cassette audio coll\u00e9es au plafond&nbsp;; au mur un collage serr\u00e9 de d\u00e9tails&nbsp;; une main tient une allumette et embrasse une chevelure blonde&nbsp;; sur le pas de la porte la derni\u00e8re claque de sa m\u00e8re pour une insolence&nbsp;; \u00e0 droite le salon&nbsp;; elle a remplac\u00e9 les canap\u00e9s en velours c\u00f4tel\u00e9 marron&nbsp;; on pourrait dire chocolat pour les rendre plus attrayants mais c\u2019est marron&nbsp;; ensemble canap\u00e9 et deux fauteuils en cuir vert bronze&nbsp;; tapis clair nettoy\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9ponge \u00e0 quatre pattes&nbsp;; rideaux bordeaux&nbsp;; la salle \u00e0 manger en bois lourd&nbsp;; l\u00e0 l\u2019annonce de la mort du p\u00e8re \u00e0 la petite&nbsp;; un mardi soir&nbsp;<em>parce qu\u2019il n\u2019y a pas \u00e9cole le mercredi<\/em>&nbsp;; il \u00e9tait mort le lundi ; un r\u00e9pit&nbsp;;&nbsp;<em>mais la bonne nouvelle c\u2019est qu\u2019on va avoir un nouveau chien<\/em>&nbsp;; bonne nouvelle&nbsp;; bonne nouvelle&nbsp;; la salle \u00e0 manger devient un ensemble de bois rose avec table ronde en verre et vitrine qui s\u2019\u00e9claire de l\u2019int\u00e9rieur&nbsp;; nid \u00e0 bibelots&nbsp;; un dragon en c\u00e9ramique vernis iris\u00e9&nbsp;; on souffle par sa queue les trous pour les doigts sont dessous&nbsp;; un jeu d\u2019\u00e9chec bulgare au pi\u00e8ces cylindriques finement peint, un bloc de verre qui difracte la lumi\u00e8re, des cristaux, des pierres, des souvenirs bient\u00f4t de ses voyages&nbsp;; au milieu ou entre le salon et la salle-\u00e0-manger dans cet espace ind\u00e9termin\u00e9, un chevalet&nbsp;; il y fait une toile avec sa fille&nbsp;; du bleu pour le ciel&nbsp;; des nuages&nbsp;; une petite fille aux yeux bleus d\u00e9mesur\u00e9s tient une \u00e9norme marguerite&nbsp;; c\u2019est elle&nbsp;; heureuse&nbsp;; pas de souvenir de la joie \u00e0 le faire&nbsp;; ni pour lui ni pour elle&nbsp;; souvenir dans la forme des nuages qu\u2019ils inventaient ensemble&nbsp;; dans l\u2019apprentissage du patin \u00e0 roulettes&nbsp;; dans la respiration d\u2019avant dormir&nbsp;; voiles blancs pour discipliner la lumi\u00e8re qui vient du jardin&nbsp;; pas de vue que le muret au fond et les lauriers roses de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9&nbsp;; l\u2019escalier&nbsp;? vers l\u2019\u00e9tage&nbsp;; \u00e0 son virage un tr\u00e8s gros tableau&nbsp;; grand et \u00e9pais&nbsp;; sur bois ; une ville tout en angles, une ville impossible&nbsp;; surplomb\u00e9e d\u2019un \u0153uf g\u00e9ant dans un \u00e9tau&nbsp;; on peut r\u00eaver d\u2019y entrer&nbsp;; il suffirait d\u2019enjamber le cadre&nbsp;; on tourne au virage faute de pouvoir&nbsp;; balcon sur le rez-de-chauss\u00e9e&nbsp;; on s\u2019appelle depuis l\u00e0&nbsp;; on se laisse des messages sur la rambarde&nbsp;; carrefour&nbsp;; trois chambres un cagibi&nbsp;un toilette une salle de bains six portes&nbsp;blanches&nbsp;; tout droit le cagibi, en bo\u00eetes, housses, paquets, fond invisible, rang de v\u00eatements dans leur housse&nbsp;; une cachette parfaite pour jouer ou en cas d\u2019intrusion ; la m\u00e8re en sort une vieille peluche cousine de Bugs Bunny remis\u00e9e l\u00e0 (aspiration choqu\u00e9e) <em>mais il a r\u00e9tr\u00e9ci&nbsp;! &#8211; mais non ma ch\u00e9rie c\u2019est toi qui a grandi<\/em>&nbsp;; premi\u00e8re chambre \u00e0 droite du palier d\u2019abord pour la petite&nbsp;; \u00e0 deux heures du matin la lumi\u00e8re sous la porte&nbsp;; insomnie infantile&nbsp;; elle traverse le corridor sur la pointe des pieds, va se planter \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la lampe de chevet&nbsp;; statue&nbsp;; elle fixe sa m\u00e8re dans l\u2019obscurit\u00e9 sans rien dire jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle ouvre les yeux&nbsp;; dure \u00e0 endormir la petite&nbsp;; cauchemars lions araign\u00e9es&nbsp;; la m\u00e8re lui tient la main longtemps chaque soir, pose sa t\u00eate sur un coin du couvre-lit <em>Tu dors maman&nbsp;?&nbsp;<\/em>; sc\u00e8nes de Barbies et Kens sur le tapis&nbsp;; guerres de petits soldats et de Playmobils aussi&nbsp;; \u00e0 la porte suivante l\u2019a\u00een\u00e9&nbsp;; parfum de mus\u00e9e&nbsp;; sabre d\u2019entra\u00eenement japonais accroch\u00e9 au-dessus du lit&nbsp;; \u00e9tag\u00e8res&nbsp;; cr\u00e2ne humain v\u00e9ritable&nbsp;; squelette de chauve-souris&nbsp;; troph\u00e9es de chantiers de fouille ; chambre de la petite \u00e0 son d\u00e9part, glissement des univers&nbsp;; puis chambre d\u2019amis \u00e0 son d\u00e9part&nbsp;; chat noir sur la courte-pointe blanche&nbsp;; \u00e0 gauche chambre parentale&nbsp;; la petite qui s\u2019est rendormie entre deux que l\u2019on ram\u00e8ne dans son lit&nbsp;; apr\u00e8s la mort du p\u00e8re, tout est chang\u00e9&nbsp;; la lampe de chevet une main en porcelaine qui tient un globe&nbsp;; les portes KZ du placard qui courent tout le long d\u2019un mur sont couverts de miroirs&nbsp;; en les pla\u00e7ant d\u2019une certaine mani\u00e8re on peut se voir devant et derri\u00e8re en reflet avec un miroir rectangulaire fix\u00e9 au mur perpendiculaire&nbsp;; chapelet suspendu \u00e0 un visage de vierge&nbsp;en pl\u00e2tre blanc&nbsp;; quelques bijoux sans valeur p\u00e9cuniaire dans un coffre ouvert, sur la commode blanche&nbsp;; au-dessus du lit tableau d\u2019une femme nue allong\u00e9e sur le ventre&nbsp;; fond cama\u00efeu de bleus, on ne voit pas le visage&nbsp;; \u00e0 13h30 r\u00e9veiller la m\u00e8re de sa sieste pour qu\u2019elle retourne au travail, ram\u00e8ne la fille au coll\u00e8ge&nbsp;; le dimanche, assise, le coussin relev\u00e9 contre le mur, une jambe allong\u00e9e, l\u2019autre pli\u00e9e, la main qui tire le pied jusqu\u2019\u00e0 toucher le sexe ou juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9, en pyjama, cheveux nou\u00e9s l\u00e2che dans le dos, elle se tire les tarots&nbsp;; tasse de th\u00e9 sur le chevet&nbsp;; les pr\u00e9dictions ne se r\u00e9alisent jamais&nbsp;; elle trouve de nouvelles interpr\u00e9tations&nbsp;; restent les toilettes et la salle-de-bains au fond \u00e0 gauche du palier&nbsp;; tapis arrondi brun et beige aux pieds, au-dessus du r\u00e9servoir une pharmacie \u00e0 trois portes miroir&nbsp;; Doliprane, pansements, tubes d\u2019hom\u00e9opathie, Spasfon, Primperan, L72, mercurochrome, alcool 90, tubes de Lisopa\u00efne&nbsp;; encore au-dessus une petite fen\u00eatre qui s\u2019ouvre sur des barreaux et le toit du garage&nbsp;; je ne sais si on pourrait s\u2019y faufiler&nbsp;; le chat oui&nbsp;; fen\u00eatre \u00e0 laquelle la fille fumait ses cigarettes debout sur le couvercle des toilettes&nbsp;; les coudes appuy\u00e9s sur la pharmacie, la bouche tendue vers dehors&nbsp;; ou \u00e0 lire les titres des livres rel\u00e9gu\u00e9s au dernier \u00e9tage de la biblioth\u00e8que install\u00e9e l\u00e0&nbsp;; Alice, Fant\u00f4mette, le Club des cinq, tranches vertes et roses&nbsp;; tout en bas l\u2019encyclop\u00e9die classique et celle des noms propres que la petite remplissait de fiches sur les dieux et d\u00e9esses grecques&nbsp;; entre les deux de vieux journaux et magazines, Picsou, Pif, Mickey, les Pieds nickel\u00e9s, Bibi et Fricotin, lus relus, corn\u00e9s, des classiques \u00e0 la reliure rigide Croc blanc, L\u2019homme invisible, David Copperfield&nbsp;; dans la salle de bains, tapis sur toute la surface et sous les deux lavabos et devant la baignoire&nbsp;; pas de chaussures bien entendu&nbsp;; carreaux marron&nbsp;avec quelques fleurs beiges r\u00e9parties r\u00e9guli\u00e8rement&nbsp;; au dessus des deux lavabos un miroir triple articul\u00e9, coup\u00e9 d\u2019une coiffeuse, les pans de chaque c\u00f4t\u00e9 en arc de cercle, en les pliant d\u2019une certaine mani\u00e8re on peut voir l\u2019arri\u00e8re de sa t\u00eate&nbsp;; quelques pinceaux et poudres sur le petit meuble, un placard en KZ qui s\u2019ouvre sur les rang\u00e9es de serviettes et de draps impeccablement pli\u00e9s, qui sentent la lessive repass\u00e9e&nbsp;; au bord de la baignoire des bocaux avec des sels de bain roses et des boules translucides, des cr\u00e8mes pour la peau souple, une brosse pour frotter le dos, quelques jouets quand les petits enfants sont de passage&nbsp;; molletonn\u00e9e la salle-de-bains&nbsp;; on ouvre la fen\u00eatre au verre trouble pour a\u00e9rer&nbsp;; on regarde qui vient de garer la voiture devant le muret de la maison, situ\u00e9e presque en fond d\u2019impasse, on a vue sur une partie du jardin du menuisier o\u00f9 s\u2019\u00e9battent les poules et dans la voli\u00e8re les pigeons&nbsp;; le facteur vient de glisser quelque chose dans la bouche fendue de la bo\u00eete aux lettres, un tube de plastique que le p\u00e8re a peint en t\u00eate de bonhomme \u00e0 chapeau et n\u0153ud papillon&nbsp;;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur sa paillasse sommaire la chienne&nbsp;;&nbsp;elle ne bave pas beaucoup pour un Boxer&nbsp;; chien brun oreilles coup\u00e9es en pointe et queue en moignon&nbsp;; la canine inf\u00e9rieure gauche d\u00e9borde ses babines&nbsp;; roul\u00e9e en boule&nbsp;; haletante&nbsp;; l\u2019\u0153il un peu rouge quand le poil de barbe blanc&nbsp;; contre le rideau marron \u00e9pais coupant la respiration du vent sous la porte d\u2019entr\u00e9e&nbsp;; \u00e7a sent <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/autobiographie-08-couloir-cuisine-salon-chambre-escalier-cagibi-chambre-chambre-chambre-salle-de-bain\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">autobiographies #08 |\u00a0couloir ; 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