{"id":62214,"date":"2022-01-04T21:17:36","date_gmt":"2022-01-04T20:17:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=62214"},"modified":"2022-01-04T22:11:26","modified_gmt":"2022-01-04T21:11:26","slug":"09-le-long-du-couloir-abricot","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/09-le-long-du-couloir-abricot\/","title":{"rendered":"autobiographies #09 | le long du couloir abricot"},"content":{"rendered":"\n<p>Durance Barja, dit-elle en tendant la main \u00e0 la fille au bord du canal, le canal Herengracht puis, les yeux dans les yeux l&rsquo;air de r\u00e9primer un fou rire&nbsp;: Barja f\u00e9minin de Barjo. Voix rocailleuse.Vieille. Vieille et magnifique s&rsquo;est enflamm\u00e9e la fille. Un peu sorci\u00e8re sans doute, esp\u00e9rons. Oui des yeux \u00e9tranges, vert tr\u00e8s p\u00e2le, en contraste avec le brun de la peau. Un      brun \u00e0 la gitane. Petit feutre vert bouteille avec voilette d\u00e9chir\u00e9e, en \u00e9quilibre sur la tignasse bicolore, blanche aux racines, rousse aux pointes. Des godillots d&rsquo;allure. Jupe \u00e0 larges fleurs d\u00e9passant du manteau en mouton brod\u00e9 \u00e0 l&rsquo;afghane. Top. La fille l&rsquo;a suivie. C&rsquo;est pas loin, juste en face, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 du canal, l&rsquo;enseigne lumineuse qui clignote en bleu, <em>H\u00f4tel des 2Rives, <\/em>les deux, il y en a une autre, d&rsquo;enseigne, au-dessus des fen\u00eatres du quatri\u00e8me, sous le toit. Suffit de passer le pont. Quelqu&rsquo;un a accroch\u00e9 \u00e0 la rambarde une affiche, avec des fils de fer. Un visage jeune, entour\u00e9 d&rsquo;un halo de cheveux fris\u00e9s \u00e0 la Angela Davis, le col du blouson de jean relev\u00e9. Fille ou gar\u00e7on&nbsp;? Le mot DISPARITION est \u00e9crit en bas, et en plus petit toute personne etc&#8230; avec plusieurs num\u00e9ros de t\u00e9l\u00e9phone. Sur la porte de l&rsquo;h\u00f4tel, enti\u00e8rement vitr\u00e9e&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>FOLK HOTEL<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>BAR<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>GOOD FOOD<\/p>\n\n\n\n<p>\u00e0 grands traits de peinture blanche. D&rsquo;\u00e9normes lunettes de soleil papillon d\u00e9cor\u00e9es de petits brillants masquent le haut du visage de la femme qui s&rsquo;est retourn\u00e9e pour maintenir la porte ouverte (elle a d\u00fb les chausser sur le pont dans la nuit qui tombait). Un nez assez long, tr\u00e8s droit, aux narines ouvertes, comme sculpt\u00e9es dans un bois brun-rose, du merisier par exemple. On l&rsquo;appelle aussi cerisier sauvage. Le r\u00e9ceptionniste dort, mains et front pos\u00e9s sur son pupitre, une paire de petites lunettes rondes cercl\u00e9es de m\u00e9tal repli\u00e9es \u00e0 c\u00f4t\u00e9. Ne les a pas vues passer. Ne sursaute m\u00eame pas quand la grille du vieil ascenseur retombe lourdement apr\u00e8s qu&rsquo;elles ont franchi la double porte battante aux vitres et montants d&rsquo;acajou. L&rsquo;appareil s&rsquo;est mis en branle au doigt gant\u00e9 de cuir noir appuy\u00e9 sur le bouton portant le num\u00e9ro 4. Le grand miroir au fond de la cabine lambriss\u00e9e refl\u00e8te la m\u00eame grille et la m\u00eame double porte \u00e0 chaque \u00e9tage \u00e0 chaque \u00e9tage \u00e0 chaque \u00e9tage \u00e0 chaque \u00e9tage jusqu&rsquo;au quatri\u00e8me. Le long du couloir abricot. Les portes d\u00e9filent des deux c\u00f4t\u00e9s, toutes pareilles, toutes ouvertes (\u00e0 quoi sert l&rsquo;\u00e9norme trousseau de clefs qu&rsquo;elle trimballe \u00e0 sa ceinture), au fond de chaque chambre, dans l&rsquo;axe de la porte, des parois de miroir se faisant face se refl\u00e8tent elles-m\u00eames, multipliant les pi\u00e8ces \u00e0 l&rsquo;infini sur un axe perpendiculaire. Le long du couloir abricot. L&rsquo;h\u00f4tel avait \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9 quelques ann\u00e9es auparavant, \u00e0 la suite d&rsquo;une sombre histoire. Jamais \u00e9lucid\u00e9e d&rsquo;ailleurs. On le disait hant\u00e9. Mais rachet\u00e9 depuis peu, enti\u00e8rement r\u00e9nov\u00e9 et modernis\u00e9 sans rien perdre de son cachet par une Fran\u00e7aise qui a fait de cette r\u00e9putation sulfureuse \u2013 non sans humour &#8211; un argument publicitaire&nbsp;: H\u00f4tel de charme \u2013 ascenseur lambriss\u00e9 &#8211; 17 chambres avec salles de bains \u2013 Meubl\u00e9es et d\u00e9cor\u00e9es avec go\u00fbt \u2013 TR\u00c8S CALME \u2013 FANT\u00d4MES ACCEPT\u00c9S &#8211; Parc r\u00e9serv\u00e9 &#8211; Vue sur le canal \u2013 FA\u00c7ADE BAROQUE.<em> <\/em>C&rsquo;est vrai que la fa\u00e7ade vaut le d\u00e9tour, avec ses \u00e9troites fen\u00eatres aux balustrades en fer forg\u00e9 et ses colonnettes torsad\u00e9es, elle tranche sur le front continu des immeubles en rayures verticales de teintes pastel le long du canal. Le long du couloir abricot. Les chambres \u2013 enfin ce qu&rsquo;on en aper\u00e7oit au passage &#8211; sont tendues de tissus pr\u00e9cieux, tapiss\u00e9es de papiers peints d&rsquo;excellence, garnies de bibelots rares venus des quatre coins du monde. C&rsquo;est que la patronne a beaucoup voyag\u00e9, c&rsquo;est peut-\u00eatre une espionne&nbsp;? une petite femme exub\u00e9rante en tous cas, tr\u00e8s mondaine et qui aime bien les gar\u00e7ons. Le long du couloir abricot. La d\u00e9nomm\u00e9e Durance Barja y est comme chez elle, avan\u00e7ant d&rsquo;un pas dansant dans ses godillots, gestuelle rock star m\u00e2tin\u00e9e de flamenco sur une musique psych\u00e9d\u00e9lique et nasillarde qu&rsquo;elle vient de d\u00e9clencher d&rsquo;un petit transistor rose \u00e0 sa ceinture accroch\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des clefs pour accompagner son slam&nbsp;: <em>Barja est mon nom f\u00e9minin de Barjo<\/em> \/<em> Comme Dieu trop c\u00e9l\u00e8bre j&rsquo;ai pris un pseudo,<\/em> (sa voix rocailleuse elle la tient de sa grand m\u00e8re, une <em>Rakoczi, <\/em>famille noble de Transylvanie dont un des membres, elle l&rsquo;a mentionn\u00e9 comme en passant, sur le pont, fut le Comte de Saint Germain qui se trouve \u00eatre un de mes arri\u00e8re-arri\u00e8re cousins, bien que je ne puisse parler de lui autrement qu&rsquo;en disant <em>mon fr\u00e8re de Saint Germain<\/em>) et cette grand m\u00e8re noble \u00e0 la voix rocailleuse \u00e9tait devenue gitane par amour pour un boh\u00e9mien qu&rsquo;elle avait suivi dans une roulotte \u00e0 l&rsquo;ancienne tir\u00e9e par un cheval ce qui d\u00e9j\u00e0, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, \u00e9tait assez rare. Le long du couloir abricot. Un papier peint vert p\u00e2le un peu gris-bleu&nbsp;comme porcelaine soyeux comme une peau une seule fleur par panneau longue tige s&rsquo;\u00e9lan\u00e7ant du sol&nbsp;et la tige et la fleur ombrageant un tableau vivant, des corps enchev\u00eatr\u00e9s avec l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance d&rsquo;un bas-relief au temple de Khajuraho tandis qu&rsquo;une petite fille \u00e9tendue sur un lit-bateau en acajou, ses grands pieds d\u00e9passant, est plong\u00e9e dans &nbsp;<em>le g\u00e9n\u00e9ral Dourakine<\/em>, une \u00e9dition illustr\u00e9es de gravures pleine page, ici la Papovski tombant dans la trappe am\u00e9nag\u00e9e par le g\u00e9n\u00e9ral. Le long du couloir abricot. Des chambres contig\u00fces communiquant entre elles par deux portes plaqu\u00e9es l&rsquo;une contre l&rsquo;autre et garnies d&rsquo;un tissu marron. La man\u0153uvre est d\u00e9licate, Durance Barja tient l&rsquo;une ouverte pendant que la fille passe l&rsquo;autre. Tout de suite \u00e0 droite en entrant, une guitare nue, debout contre la table, muette. Bleues les tentures&nbsp; bleu dur bleu moyen bleu&nbsp;encadrant l&rsquo;alc\u00f4ve, une alc\u00f4ve de don Juan. Parfum musqu\u00e9. Le fond de l&rsquo;alc\u00f4ve figure une vitre de train. Trompe-l&rsquo;oeil tr\u00e8s bien : des corneilles dans un paysage de neige par une illusion d&rsquo;optique dans l&rsquo;autre sens d&rsquo;ici. Poudoum-Poudoudoum Poudoum-Poudoudoum distillent de minuscules haut-parleurs cousus dans les rideaux. Odeur de tabac anglais. Tintement m\u00e9tallique qui pourrait \u00eatre le choc d&rsquo;une chevali\u00e8re orn\u00e9e d&rsquo;un petit diable, un petit diable avec ses cormes contre le m\u00e9tal d&rsquo;un gobelet, oui c&rsquo;est un gobelet. D&rsquo;argent ouvr\u00e9. Un peu de porto&nbsp;? dit l&rsquo;homme pench\u00e9 sur quelqu&rsquo;un dans l&rsquo;ombre de l&rsquo;alc\u00f4ve. Il sourit surtout avec les yeux. Des yeux jaunes, peut-\u00eatre \u00e0 cause de la couleur des lampes le long de la voix ferr\u00e9e. Jaunes-dor\u00e9s, la pupille cern\u00e9e de bleu, des yeux de chat. Riants comme des collines. Il faut \u00eatre amoureux pour r\u00e9ussir un feu, redit l&rsquo;homme souplement bondi devant la chemin\u00e9e. \u00ab&nbsp;Laissez le <em>groom<\/em> fermer la porte&nbsp;\u00bb sugg\u00e8re la plaque sur le montant central de la double porte vitr\u00e9e que Durance Barja a ouverte en appuyant sur le bec-de-cane torsad\u00e9, la fille se glissant derri\u00e8re elle pendant que le battant se referme tout seul, lentement, tr\u00e8s lentement (elle pense \u00e0 l&rsquo;azal\u00e9e, c&rsquo;\u00e9tait toujours elle qui le portait \u00e0 l&rsquo;anniversaire, \u00e0 chaque anniversaire l&rsquo;azal\u00e9e) jusqu&rsquo;\u00e0 se poser en douceur contre l&rsquo;autre avec un petit clic. Alors deux fen\u00eatres dont l&rsquo;une est ouverte, un voilage blanc palpitant sur le canal Herengracht dans une pi\u00e8ce toute en longueur&nbsp;aux parois recouvertes d&rsquo;un <em>ha\u00efk <\/em>en \u00e9pais velours repr\u00e9sentant une s\u00e9rie d&rsquo;arcades d&rsquo;un blanc cass\u00e9 sur fond bleu roi, assis sur un seau en bois, un homme coiff\u00e9 d&rsquo;une grande toque d&rsquo;astrakan verse un jet de th\u00e9 br\u00fblant en tenant haut la th\u00e9i\u00e8re au dessus des petits verres, il marmonne dans une langue inconnue&nbsp;: c&rsquo;est dur de trouver sa place dans le monde. Puis il retourne le seau maintenant plein d&rsquo;une eau fumante il y plonge en se recroquevillant si bien qu&rsquo;il dispara\u00eet compl\u00e8tement. Quand il ressort les fille lui dit qu&rsquo;est-ce-que vous \u00eates souple. La grande et vieille porte \u00e0 la peinture marron \u00e9caill\u00e9e est ferm\u00e9e. (Voil\u00e0 donc la raison d&rsquo;\u00eatre du trousseau) une clef \u00e9norme, aux dimensions de la serrure. Durance attire la grande et vieille porte vers soi tout en tournant la clef, comme pour l&rsquo;amadouer, r\u00e9chauffer son vieux c\u0153ur grin\u00e7ant et elle s&rsquo;ouvre d&rsquo;un coup sur la lumi\u00e8re aveuglante d&rsquo;un patio pav\u00e9 de zelliges. Le long du couloir abricot. Une poign\u00e9e en bec-de-canne d&rsquo;argent ouvr\u00e9 gain\u00e9e d&rsquo;un manchon blanc dont la base est cannel\u00e9e et le bout arrondi piqu\u00e9 d&rsquo;un clou dor\u00e9 d\u00e9passe d&rsquo;une lourde porti\u00e8re marron, en velours c\u00f4tel\u00e9, une enfant hurle \u00e0 pleins poumons, ses petites mains agripp\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9toffe, la pi\u00e8ce est plong\u00e9e dans le noir, Miles Davis joue \u00ab&nbsp;so what&nbsp;\u00bb pendant qu&rsquo;un portillon d&rsquo;\u00e9poque, de ceux qui flanquaient autrefois les quais du m\u00e9tro, peint en vert avec une grande plaque rouge sur laquelle se d\u00e9tachent en blanc les mots NE PAS TENTER DE PASSER PENDANT LA FERMETURE, est en train de se fermer justement, et Durance a <em>saut\u00e9 par dessus.<\/em> La fille l&rsquo;a imit\u00e9e tr\u00e8s facilement, elle en est elle-m\u00eame \u00e9tonn\u00e9e vu qu&rsquo;elle est normalement sujette au vertige elle s&rsquo;\u00e9merveille de pouvoir voler quelques instants les genoux joints avant la galipette arri\u00e8re pour la descente \u00e0 atterrir en plein dans un plat de charcuterie en mosa\u00efque de mosa\u00efques de rondelles de saucissons au salami rose fard\u00e9 de galantine brune aux yeux verts entre les&nbsp;rayures oranges et blanches du jambon de Bayonne et le rose p\u00e2le du jambon cru&nbsp; sur le brun presque noir de la table autour de laquelle \u00e7a rit beaucoup \u00e7a parle fort, \u00e7a verse du vin de plusieurs bouteilles (une cave bien garnie) personne ne fait attention \u00e0 la fille, pas m\u00eame le ma\u00eetre disposant d&rsquo;une chaise au haut bout de la table, elle se sent en pleine forme, toute pr\u00eate pour l&rsquo;amour, en symbiose totale avec le texte scand\u00e9 par la voix rocailleuse <em>je suis une Don juane s\u00e9ducteuse baisante \/ bacchante mante errante en d\u00e9sordre vivante \/ casanovate sans cravate on m&rsquo;appelle&#8230; <\/em>Durance&nbsp;! (vocif\u00e8re quelqu&rsquo;un dans les infra-graves qui font la fille se retourner d&rsquo;un coup mais il n&rsquo;y a personne) la voix rocailleuse a pris de l&rsquo;avance, d\u00e9j\u00e0 \u00e0 franchir sur un coup de t\u00eate une porte-fen\u00eatre donnant sur le jardin panoramique d&rsquo;un papier peint d&rsquo;exception, en haut du cadre s&rsquo;enchev\u00eatrent les branches de la vigne et juste en dessous, comme faisant partie du m\u00eame dessin, les tubulures entrecrois\u00e9es de l&rsquo;armature du barnum&nbsp;sur le blanc \u00e9clatant de la table de jardin comme une lune. Le long du couloir abricot. Un miroir de Venise au lourd cadre d&rsquo;argent refl\u00e8te exactement \u2013 au point que le cadre du miroir parait \u00eatre celui du tableau \u2013 un Shunga de l&rsquo;\u00e9cole Tsukioka Settei (deux femmes enlac\u00e9es, celle du dessus, en demi-quatre-pattes, presse son visage sur celui de sa partenaire couch\u00e9e sous elle et dont les jambes haut relev\u00e9es laissent voir les fesses, la vulve offerte et un d\u00e9but de toison noire. Une longue \u00e9charpe, d&rsquo;un noir plus intense, marque les femmes \u00e0 l&rsquo;endroit de la taille, fondant les deux corps en un seul \u00e9l\u00e9gant animal. Et dans la partie gauche du tableau, l&rsquo;homme, un genou en terre, le corps l\u00e9g\u00e8rement pench\u00e9 en arri\u00e8re comme pour prendre son \u00e9lan, pointe vers la vulve offerte une verge \u00e9norme). Face au tableau et donc sous le miroir, une femme est assise sur un sofa jaune, devant une table de jeu marquet\u00e9e d&rsquo;un d\u00e9cor de losanges imbriqu\u00e9s allant du jaune clair de l&rsquo;olivier au brun-rouge de l&rsquo;amarante en passant par l&rsquo;orange du poirier. Le cartouche du plateau inf\u00e9rieur, \u00e0 l&rsquo;intersection des pi\u00e8ces de bois reliant deux par deux les quatre jambes bien galb\u00e9es, porte l&rsquo;inscription souvenir de Marrakech. La femme interroge les tarots dispos\u00e9s en croix au son d&rsquo;un quatuor de Shubert (la jeune fille et la Mort), elle ne voit ni n&rsquo;entend les deux passantes. Le long du couloir abricot.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Durance Barja, dit-elle en tendant la main \u00e0 la fille au bord du canal, le canal Herengracht puis, les yeux dans les yeux l&rsquo;air de r\u00e9primer un fou rire&nbsp;: Barja f\u00e9minin de Barjo. Voix rocailleuse.Vieille. Vieille et magnifique s&rsquo;est enflamm\u00e9e la fille. Un peu sorci\u00e8re sans doute, esp\u00e9rons. Oui des yeux \u00e9tranges, vert tr\u00e8s p\u00e2le, en contraste avec le brun <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/09-le-long-du-couloir-abricot\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">autobiographies #09 | le long du couloir abricot<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":372,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[2820,2963],"tags":[],"class_list":["post-62214","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cycle_autobiographies","category-autobiographies-09"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/62214","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/372"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=62214"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/62214\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=62214"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=62214"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=62214"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}