{"id":63671,"date":"2022-01-20T18:18:30","date_gmt":"2022-01-20T17:18:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=63671"},"modified":"2022-01-21T14:07:00","modified_gmt":"2022-01-21T13:07:00","slug":"13-jentends-des-voix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/13-jentends-des-voix\/","title":{"rendered":"autobiographies #13 |\u00a0j\u2019entends des voix"},"content":{"rendered":"\n<p>Ma grand m\u00e8re \u00e0 moi \u00e9tait une Rakoczi, une famille noble des Carpathes dont est issu, je le dis en passant&#8230; le Comte de Saint Germain lui-m\u00eame que j&rsquo;ai rencontr\u00e9 plusieurs fois, en tant qu&rsquo;arri\u00e8re-cousin. Il n&rsquo;y a pas de quoi sourire d&rsquo;un air sup\u00e9rieur. L&rsquo;existence du Temps est s\u00e9rieusement remise en question, de nos jours. Quant \u00e0 ma grand m\u00e8re pr\u00e9nomm\u00e9e Umbrella, Umbrella Rakocsi donc, elle avait quitt\u00e9 sa famille pour suivre un boh\u00e9mien dont elle s&rsquo;\u00e9tait \u00e9prise. On croyait \u00e0 une aventure sans cons\u00e9quence, et qu&rsquo;elle allait bien vite revenir au ch\u00e2teau, mais non. Pas du tout. Elle est devenue gitane pour de bon, elle habitait dans une roulotte \u00e0 l&rsquo;ancienne tir\u00e9e par un cheval ce qui d\u00e9j\u00e0, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, \u00e9tait devenu assez rare. La roulotte de ma grand m\u00e8re \u00e9tait d&rsquo;un orange encore vif malgr\u00e9 les pluies et le soleil, ce qui fait qu&rsquo;on la rep\u00e9rait au premier coup d&rsquo;oeil dans le campement, en se penchant entre les poutrelles m\u00e9talliques du pont. Comme elle disait&nbsp;: J&rsquo;ai pas \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9e \u00e0 la Madeleine, moi. Ma grand m\u00e8re gitane, elle fumait comme un pompier. On allumait des cierges tous les soirs, tous les soirs c&rsquo;\u00e9tait la f\u00eate dans sa roulotte, sous l&rsquo;autoroute. Sa voix \u00e9tait rocailleuse, d&rsquo;un noir-bleu et feuillet\u00e9e comme le mica, j&rsquo;aimerais tant avoir la m\u00eame. Mais \u00e7a ne vient qu&rsquo;aux moments de forte \u00e9motion, ou apr\u00e8s l&rsquo;amour. Si elle \u00e9tait sorci\u00e8re&nbsp;? \u00c9videmment. \u00c7a saute toujours une g\u00e9n\u00e9ration. Les cartes lui parlaient directement. Quoi qu&rsquo;il arrive ou doive arriver, elle disait C&rsquo;est dans l&rsquo;ordre. J&rsquo;\u00e9tais sa pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e, elle m&rsquo;avait fait une robe en lam\u00e9. Sa roulotte scintillait \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, tous ces petits objets, vierges ou pas, \u00e7a se mettaient \u00e0 danser quand mes yeux se fermaient. Je m&rsquo;endormais d&rsquo;un coup, sur une banquette ou par terre \u00e0 m\u00eame la natte. Elle me couvrait, j&rsquo;ai le souvenir pr\u00e9sent de ses mains \u00e9tendant la couverture. Sur moi. Personne d&rsquo;autre ne l&rsquo;a fait depuis, ce geste. Sur moi. Sauf, si, un homme. Mais je l&rsquo;ai jamais revu.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne veux rien dire j&rsquo;ai rien \u00e0 dire je le dirai pas. Les grandes personnes me g\u00e8lent le c\u0153ur, j&rsquo;ai peur qu&rsquo;elles le prennent dans leurs grandes griffes. Je serre les fesses. Elle est si sage, s&rsquo;ils \u00e9taient tous comme \u00e7a on s&rsquo;ennuierait (rire). Tu ne vas pas encore pleurer au moins&nbsp;? Non non, en secouant la t\u00eate, sans le son, ma voix trahirait ma gorge, la boule. Cette ma\u00eetresse rit. Ses cheveux roux, ils sont teints, ses cheveux en fils de fer. Les autres, tous les autres, sur moi leurs yeux. Danger per\u00e7ant. Mon secret&nbsp;? jamais. Je m&rsquo;en vais. Je suis l\u00e0 et je m&rsquo;en vais. L\u00e8vres serr\u00e9es l&rsquo;une contre l&rsquo;autre, serr\u00e9es pour \u00e9chapper. Pour pas laisser \u00e9chapper. Quel secret. Quelle amie, c&rsquo;est quoi une amie&nbsp;? Jamais. Les autres filles, elles jouent dans la pi\u00e8ce, moi mes r\u00e9pliques connais pas. Moi pas pareille. Les ch\u00e2teaux forts grande tour les meurtri\u00e8res les cr\u00e9neaux \u00e0 l&rsquo;huile bouillante pour grandes \u00e9chelles, c&rsquo;est dans le livre d&rsquo;histoire, c&rsquo;est l&rsquo;image, c&rsquo;est moi. Elle est bleue et rouge et or. La petite sainte Th\u00e9r\u00e8se \u00e0 quatre-pattes sur le dallage, c&rsquo;est dans les bruns la robe de bure le crucifix et elle frotte elle frotte elle tousse elle tousse, elle est malade, la tuberculose. \u00c0 la fin de l&rsquo;histoire, son visage emmaillott\u00e9 du tissu blanc comme un pansement, il est entour\u00e9 de roses, elle est morte. Elle a bien su \u00e9chapper, elle est morte. C&rsquo;est moi. Quand je m&rsquo;\u00e9vanouis \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise que faut rien manger avant de J\u00e9sus, mal au c\u0153ur et de plus en plus fort le poignard au milieu de ma poitrine, il ressort par le dos. \u00c7a fait mal tr\u00e8s mal et tout autour le monde perd sa subsistance \u00e7a devient gris les couleurs, je m&rsquo;en vais. Je suis l\u00e0 et je m&rsquo;en vais. Je me s\u00e9pare, je m&rsquo;en vais. P\u00e9t\u00e9e en pleine messe, en pleine classe, le noir complet. Comme appuy\u00e9 sur un bouton, une poire, on dit un interrupteur. Juste le temps de voir le noir et puis plus rien. D\u00e9livr\u00e9e partie personne me trouvera. M\u00eame pas moi. M\u00eame moi, je sais pas o\u00f9. Je saurai jamais o\u00f9 apr\u00e8s le noir. On m&rsquo;appelle. On m&rsquo;appelle par mon nom, elle reprend des couleurs mettez-lui les pieds plus haut que la t\u00eate. Pas encore ouvrir les yeux, pas encore. Jouir de ces voix ces mi-voix inqui\u00e8tes. Comment c&rsquo;est l\u00e0-bas, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 du noir&nbsp;? Trop tard, j&rsquo;ai soulev\u00e9 mes paupi\u00e8res Ah&nbsp;! elle revient. Tu nous a fait peur dis donc, soupir de soulagement Tu nous a fait peur. Moi j&rsquo;ai pas eu peur, m\u00eame plus d&rsquo;eux, justement. Surprise. Plus peur&nbsp;! Comme Oph\u00e9lie. L&rsquo;ennui c&rsquo;est que ces moments l\u00e0, \u00e7a ne dure pas. Les perles \u00e9parpill\u00e9es sur le dallage, faut renfiler le collier. Du tous les jours leur regard, leurs mots. Les crouilles les youpins les romanichels, Juliette Greco a des longs ch&rsquo;veux sales. Il y a un prince sur la couverture de Paris-Match, il a un pull bleu et un bandeau blanc, bien bronz\u00e9 sur la neige derri\u00e8re. C&rsquo;est un prince. Le Prince Charmant \u00e9videmment. Le danseur de Flamenco, ses jolies fesses bien bomb\u00e9es, pourvu que sa culotte ne craque pas murmure ma grand m\u00e8re, c&rsquo;est professionnel, elle est couturi\u00e8re. Elle me fait toutes mes robes. D&rsquo;abord les magazines&nbsp;: robe Princesse c&rsquo;est taille haute. Robe imprim\u00e9e c&rsquo;est taille \u00e0 la taille et jupe tr\u00e8s juponn\u00e9e, une bordure de dentelle blanche \u00e0 l&rsquo;ourlet juste en-dessous du genou, faut que \u00e7a aille au genou \u00e0 l&rsquo;essayage. Palper les tissus chez Rodin, moelleux rugueux lisse grenu. Coton, jersey, lainage voilage satin satinette tulle. Lin. Mais qu&rsquo;est-ce-que tu fabriques&nbsp;? L&rsquo;odeur des tissus, figure enfouie dans les gros rouleaux juste \u00e0 la hauteur de mon nez. L&rsquo;odeur de la colle blanche. L&rsquo;odeur des cahiers neufs, des prot\u00e8ge-cahiers en plastique. L&rsquo;odeur d&rsquo;une meringue au chocolat. L&rsquo;odeur de l&rsquo;herbe apr\u00e8s la pluie. Personne avec qui.<\/p>\n\n\n\n<p>Oh la la elle d\u00e9croche pas elle veut pas. Merde. J&rsquo;ai d\u00fb l&rsquo;appeler quinze fois aujourd&rsquo;hui. Marche mon gars, marche comme si ta peine se dissout au choc de tes pas. Voil\u00e0 une rue bord\u00e9e d&rsquo;une longue grille, personne dans le stade, c&rsquo;est le froid. Et c&rsquo;est la nuit, 23 h 20 \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran. Quel froid. Il faut que je lui dise, il y a des grappes de tr\u00e9sors, des trames des tr\u00e9molos des orgues qui me pendent par les mains. \u00c7a sonne. Veuillez laisser votre message apr\u00e8s le bip. \u00c9coute, \u00e9coute moi. C&rsquo;est moi qui te parle, l\u00e0. Tu sais qui&nbsp;? Moi je sais plus. Tu peux pas me jeter comme \u00e7a, j&rsquo;ai mal, j&rsquo;en chie, tu peux pas. Qu&rsquo;est-ce-que je t&rsquo;ai fait&nbsp;? Qu&rsquo;est-ce-que je t&rsquo;ai pas fait&nbsp;? Oh la la oh la la. J&rsquo;arrive m\u00eame pas \u00e0 trouver les mots. J&rsquo;ai un trou noir \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur. Je tombe je d\u00e9gringole, c&rsquo;est sans fin. Un trou noir \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, \u00e7a palpite, c&rsquo;est vivant, \u00e7a a mal. Est-ce-que tu comprends \u00e7a&nbsp;? C&rsquo;est l\u00e2che de ta part de ne pas r\u00e9pondre, c&rsquo;est du m\u00e9pris. Je suis pas une chose, merde, je suis une personne. Une personne vivante. Si tu me rappelles pas, l\u00e0, tout de suite, ce message est celui d&rsquo;un mort. Je suis pas loin de la Seine. Tu sais \u00e7a&nbsp;? Pas loin de la Seine. Ses bras glac\u00e9s. Je sauterais du pont. Des pierres dans mes poches. Oh la la. Rappelle-moi rappelle moi (il pleure).<\/p>\n\n\n\n<p>Les passants passent, moi je reste. Une chance que la grille de m\u00e9tro \u00e9tait pas occup\u00e9e. Dans la rue y a la concurrence, comme partout. Je sens pas le froid. Ils sont tous recroquevill\u00e9s dans leurs manteaux&nbsp;; mais moi, regarde&nbsp;: une petite veste, mon jean et une \u00e9charpe. Et j&rsquo;ai pas froid. C&rsquo;est vrai que la grille chauffe. Mais ce soir je reste pas l\u00e0. Trop expos\u00e9e. Il y a une cour avec des arcades, les porches ils sont ouverts. \u00c0 cause des commerces dans la cour, et des caf\u00e9s. L&rsquo;autre jour que j&rsquo;ai dormi l\u00e0, une femme m&rsquo;en a apport\u00e9 un, de caf\u00e9. Moi qui aurait pu \u00eatre danseuse. J&rsquo;\u00e9tais dou\u00e9e. Mais quand papa est mort, fallait travailler, j&rsquo;\u00e9tais l&rsquo;a\u00een\u00e9e. Travailler. Tout ce que tu gagnes, \u00e7a part illico. Et le chef de rayon. Toutes les caissi\u00e8res y avaient droit, T&rsquo;es jolie coiff\u00e9e comme \u00e7a Le bleu \u00e7a te va. Celles qui couchaient, \u00e7a leur donnait des avantages, des petits avantages mais quand m\u00eame. Alors j&rsquo;ai couch\u00e9. Et puis une copine m&rsquo;a dit si tu t&rsquo;organises, tu peux t&rsquo;en sortir toute seule, regarde moi, pas besoin du chef de rayon. Je les regarde passer, les pieds \u00e0 ma hauteur. Des fois, une femme me file une pi\u00e8ce, les billets c&rsquo;est rare, des fois elles restent \u00e0 bavarder un peu avec la b\u00eate. Y en avait une qui voulait que je lui raconte ma vie Parlez moi de vous, elle disait, peut-\u00eatre que je pourrais vous trouver quelque chose. Elle m&rsquo;a m\u00eame demand\u00e9 mon nom. Mon nom. On est d\u00e9j\u00e0 ventre en l&rsquo;air dans la crasse, et faudrait que je lui dise mon nom. Est-ce-que je lui ai demand\u00e9 le sien, moi&nbsp;? Le nom, c&rsquo;est trop personnel. On est d\u00e9j\u00e0 tout nu dans la rue sans maison sans rien. Si j&rsquo;avais une maison j&rsquo;aurais un nom je serais madame Coincoin de juste apr\u00e8s le coin. Ou madame Charmille de la grille en fer forg\u00e9e ou madame je sais pas quoi des nains de jardins. Mais l\u00e0, sur la grille du m\u00e9tro, qui je suis&nbsp;? Rien. Alors laisse tomber les pr\u00e9sentations. Va voir ailleurs si j&rsquo;ai un nom.<\/p>\n\n\n\n<p>Ext\u00e9rieur nuit. J&rsquo;aime les lumi\u00e8res des r\u00e9verb\u00e8res dans l&rsquo;eau du canal. Je voudrais rencontrer quelqu&rsquo;un. Je marche, je marche. Quelqu&rsquo;un qui viendrait vers moi. Sans le savoir \u00e9videmment. J&rsquo;aime le rugueux du parapet, les cassures dans la pierre, la douceur soudaine des plaques de mousse. \u00c0 l&rsquo;extr\u00eame bout de mes doigts. Quelqu&rsquo;un, un humain, je voudrais rencontrer. Moi. C&rsquo;est le Bleu d\u00e9sir. Voil\u00e0 c&rsquo;est \u00e7a, le bleu d\u00e9sir. Il pousse il pousse. Quoi&nbsp;? Sais pas. Il chante il chante. Pour qui&nbsp;? Pour \u00e7a. Justement, ce \u00e7a vers&#8230; qui viendrait vers moi. Tu vois&nbsp;? C&rsquo;est pas dr\u00f4le, je ne plaisante pas. C&rsquo;est d\u00e9sespoir, merde, tu vois pas&nbsp;? Si tu me croisais, tu verrais. Il y a des mondes et des mondes. Quel fatras. Rencontrer quelqu&rsquo;un. Quelle engeance quel engrenage-d\u00e9chirure. Quelle friture. AH. J&rsquo;adore ce genre de marches, si vieilles, si douces, incurv\u00e9es au milieu. Moi qui suis sujette au vertige. Fildef\u00e8riste d\u00e9butante, tr\u00e8s d\u00e9butante, jusqu&rsquo;en bas jusqu&rsquo;\u00e0 la berge. Mes sandales quelle id\u00e9e, c&rsquo;est pas la saison, voyons. Fines semelles fines du bison mais fines tr\u00e8s fines semelles aux galets ronds, luisants, pas de galets ici, une flaque. Eh oui il pleuvait tout \u00e0 l&rsquo;heure. Fines fines semelles dans la flaque. La flaque est une fen\u00eatre. De forme libre sur un monde sym\u00e9trique au n\u00f4tre. Mais oui. L&rsquo;arbre lance ses racines en l&rsquo;air dans les profondeurs de l&rsquo;envers. Qui sont ces immeubles en face, de couleurs pastel, ocre clair vert amande coquille d&rsquo;oeuf, en rayures verticales&nbsp;? Pas si verticales, pas si verticales ou plut\u00f4t si, verticales mais sinuso\u00efdales. Le front continu des immeubles en rayures verticales de couleurs pastel. En rayures verticales qui font danse du ventre, serpents dress\u00e9s. Un ensemble parfait. De rire, ils se tordent de rire&nbsp;! \u00c0 se taper le cul par terre. Il vaut mieux que je m&rsquo;asseye. L&rsquo;eau n&rsquo;est pas de l&rsquo;eau, non non. C&rsquo;est une masse de tout petits serpents, des verrats je crois, brun\u00e2tres, \u00e7a grouille dans tous les sens, \u00e7a se frotte \u00e7a se chevauche, dessus, dessous, en perp\u00e9tuel mouvement, avec une sorte de couinement. Quels sont ces serpents longs nageant dans le canal&nbsp;? Peu nombreux mais tr\u00e8s longs et nettement plus gros que leurs yeux&#8230; deux \u00e0 chaque bout. Des tout petits diamants tout. Jambes ballantes t\u00e2ter, c&rsquo;est froid (fines semelles), le bas du jean tremp\u00e9, moi sens froid monter, on s&rsquo;enrhume toujours par les pieds disait ma grand m\u00e8re. Infra-sons. Dans l&rsquo;eau r\u00e9side un \u0153il bleu qui palpite. Comme la gorge d&rsquo;un crapaud. Faire confiance \u00e0 la force de gravit\u00e9. Force de Gravit\u00e9 est une reine africaine. D&rsquo;o\u00f9 les tambours. Impossible de resister. Se pencher, partir, voguer vers le monde de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9. L\u00e2cher les anneaux, tout l\u00e2cher. Sans fin, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ma grand m\u00e8re \u00e0 moi \u00e9tait une Rakoczi, une famille noble des Carpathes dont est issu, je le dis en passant&#8230; le Comte de Saint Germain lui-m\u00eame que j&rsquo;ai rencontr\u00e9 plusieurs fois, en tant qu&rsquo;arri\u00e8re-cousin. Il n&rsquo;y a pas de quoi sourire d&rsquo;un air sup\u00e9rieur. L&rsquo;existence du Temps est s\u00e9rieusement remise en question, de nos jours. 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