{"id":65519,"date":"2022-02-08T21:25:42","date_gmt":"2022-02-08T20:25:42","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=65519"},"modified":"2022-02-17T21:50:19","modified_gmt":"2022-02-17T20:50:19","slug":"comprimes-un-par-jour-7-jours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/comprimes-un-par-jour-7-jours\/","title":{"rendered":"transversales #02 | comprim\u00e9s un par jour \/ 7 jours"},"content":{"rendered":"\n<p>codicille : pas facile de r\u00e9sumer en quelques lignes, sans titre, sans nom de personnages. on se retrouve avec la femme de l&rsquo;homme et l&rsquo;amant de l&rsquo;amante. d&rsquo;ailleurs quelle est la diff\u00e9rence entre r\u00e9sum\u00e9 et compression . le premier concernerait les lignes (les grandes lignes) et le second la mati\u00e8re contenue entre les lignes ? on aurait donc d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 r\u00e9sum\u00e9 ou sh\u00e9ma et de l&rsquo;autre compression ou r\u00e9duction. mais puisque c&rsquo;est compression qui a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9, je vois une r\u00e9duction de la taille et augmentation de la densit\u00e9 donc il semblerait que les \u00e9v\u00e8nements eux-m\u00eames soient moins concern\u00e9s que leurs interactions (je ne suis pas tr\u00e8s s\u00fbre de \u00e7a).<\/p>\n\n\n\n<p> Les comprim\u00e9s : Les p\u00e9rip\u00e9ties, bien que pr\u00e9sent\u00e9es comme \u00ab\u00a0r\u00e9elles\u00a0\u00bb se d\u00e9roulant suivant la logique du r\u00eave, on ne garde qu&rsquo;une succession d&rsquo;images &#8211; Pas une histoire, une mini-expo. de Brueghel. l&rsquo;Ancien &#8211; Un sh\u00e9ma en cercle avec pour centre l&rsquo;or, nom ancien pour le fric &#8211; Trois lignes ma\u00eetresses trois trajectoires : celle, montante, d&rsquo;un jeune ambitieux, celle, descendante, d&rsquo;un vieil homme trahi, celles, fluctuantes et d\u00e9sordonn\u00e9es de deux femmes du monde. Enfin, le triomphe de la logique.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux gentlemen m\u00e9lancoliques et fantasques arpentent de nuit les rues de Paris<em>, <\/em>\u00e9prouvant un d\u00e9lice \u00e2cre \u00e0 exercer leur facult\u00e9 d&rsquo;analyse. Ils tombent sur un article de journal relatant un double crime des plus singuliers. Par observation et d\u00e9ductions, l&rsquo;un des deux gentlemen conjecture que l&rsquo;assassin est un orang-outang. Il fait para\u00eetre une annonce susceptible de lui amener le propri\u00e9taire de l&rsquo;animal dont il obtient le r\u00e9cit complet des faits. Son habilet\u00e9 \u00e0 d\u00e9brouiller l&rsquo;affaire lui vaut la mauvaise humeur du pr\u00e9fet de police dont la manie, dit-il citant Rousseau est \u00ab\u00a0de nier ce qui est et d&rsquo;expliquer ce qui n&rsquo;est pas\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00e0 Paris, une pension sordide o\u00f9 loge un jeune homme ambitieux \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;un mis\u00e9rable vieux que le jeune homme a aper\u00e7u tordant une soupi\u00e8re en vermeil pour en faire un lingot. Prot\u00e9g\u00e9 par sa cousine, une vicomtesse, et aiguill\u00e9 par sa rage de r\u00e9ussir, le jeune homme monte \u00e0 grands pas dans l&rsquo;ascenseur social et tombe amoureux successivement, d\u00e9sir et ambition, d&rsquo;une comtesse et d&rsquo;une baronne qui sont toutes deux filles du mis\u00e9rable vieux. Ces femmes \u00e9go\u00efstes d\u00e9pouillent leur p\u00e8re et le laissent dans la mis\u00e8re. Malgr\u00e9 les soins du jeune homme et de son copain m\u00e9decin, il mourra sans les avoir revues. Apr\u00e8s l&rsquo;enterrement, le jeune homme va d\u00e9jeuner chez la Baronne.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est une histoire embo\u00eet\u00e9e dans une histoire. Le tronc commun est l&rsquo;argent, le dieu Argent, ma\u00eetre absolu des \u00e2mes et qui donne le pouvoir absolu \u00e0 ceux qui l&rsquo;adorent. Le grand pr\u00eatre du dieu est un vieil avare qui devient fou. La prostitu\u00e9e sacr\u00e9e du dieu est une jeune comtesse qui devient folle. La victime offerte au dieu est un mari aveugle et bafou\u00e9. Deux gentils amoureux en passe d&rsquo;\u00eatre sacrifi\u00e9s au dieu par la m\u00e8re de la jeune fille, une femme irr\u00e9prochable, sont sauv\u00e9s par un homme juste, qui est le narrateur. Ainsi les m\u00e9chants sont punis et les gentils sont r\u00e9compens\u00e9s par&#8230;. une immense fortune (vraiment beaucoup d&rsquo;argent).<\/p>\n\n\n\n<p>Histoire en trois tableaux&nbsp;: 1 \u2013 une noce de village, longue table, beuveries, ripailles, obsc\u00e9nit\u00e9s. 2 \u2013 la chambre nuptiale, \u00e9rotisme-fermier. 3 \u2013 deux coups de feu dans la campagne, le mari\u00e9 abandonne la mari\u00e9e \u00e0 genoux sur le dallage et se rue dehors. On le retrouvera au matin, ligot\u00e9 et furieux, au fond des bois. Une bonne blague pour une nuit de noces. En filigramme, l&rsquo;ombre du divin Marquis.<\/p>\n\n\n\n<p>Une \u00eele escarp\u00e9e battue par les flots. Un gentilhomme \u00e9perdu. Un monast\u00e8re de Carm\u00e9lites D\u00e9chauss\u00e9es. La nonne fut une duchesse. Et coquette. Le gentilhomme l&rsquo;a punie. Il le regrette. Trop tard. Elle meurt.<\/p>\n\n\n\n<p>Un banquet pr\u00e9sent\u00e9 comme une devinette. Un amphitryon d\u00e9moniaquement \u00e9nigmatique. Une querelle. Une proph\u00e9tie. Cinquante deux messieurs attabl\u00e9s. Cinq serviteurs noirs. Un banquet trop ordinaire. Un toast de l&rsquo;amphitryon, r\u00e9v\u00e9lation : les messieurs ont mang\u00e9 de la chair humaine. Lynchage de l&rsquo;amphitryon balanc\u00e9 par la fen\u00eatre. Arrestation et ch\u00e2timent des serviteurs. Ouf. la morale des messieurs-cannibales est sauve.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un pays marqu\u00e9 par une trag\u00e9die sans \u00e9gale dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit\u00e9, une femme et un homme se rencontrent, ils s&rsquo;aiment. Lui est mari\u00e9 (et heureux de l&rsquo;\u00eatre), elle est de passage (et heureuse de l&rsquo;\u00eatre). Cependant, il s&rsquo;agit d&rsquo;un vrai amour. Ils le vivent tous deux dans la conscience aig\u00fce et clairement exprim\u00e9e de sa fin prochaine in\u00e9luctable, sans mesurer pour autant ce qui s&rsquo;ensuivra pour eux.<\/p>\n\n\n\n<p>Une passion tenue secr\u00e8te&nbsp;: l&rsquo;\u00e9pouse de l&rsquo;amant est amie intime de l&rsquo;amante. Celle-ci se suicide par le poison. Apr\u00e8s sa mort, l&rsquo;homme re\u00e7oit trois lettres&nbsp;: une, de la fille de sa ma\u00eetresse, qui sait tout, ayant lu le journal intime que sa m\u00e8re lui avait demand\u00e9 de br\u00fbler. Une, de son \u00e9pouse qui savait tout depuis le d\u00e9but mais n&rsquo;a rien laiss\u00e9 voir. Une, de son amante qui lui avoue avoir aim\u00e9 un seul homme&nbsp;: le p\u00e8re de sa fille. C&rsquo;est le remariage de celui-ci qui l&rsquo;a pouss\u00e9e au suicide. La dissimulation \u00e9rig\u00e9e en art de vivre, poussant les sentiments \u00e0 leur paroxysme.<\/p>\n\n\n\n<p>Un h\u00f4tel ferm\u00e9 pour tout l&rsquo;hiver \u00e0 cause de la neige. Un homme y prend le poste de gardien. C&rsquo;est un \u00e9crivain qui n&rsquo;arrive pas \u00e0 \u00e9crire. L&rsquo;h\u00f4tel est hant\u00e9 par les fant\u00f4mes d&rsquo;un crime qui s&rsquo;y est commis. L&rsquo;homme devient fou et tente de tuer sa femme et son petit gar\u00e7on. L&rsquo;enfant est-il m\u00e9dium, autiste, poss\u00e9d\u00e9, simulateur&nbsp;? La femme est-elle idiote, introvertie ou tout simplement amoureuse&nbsp;? La folie meurtri\u00e8re de l&rsquo;homme est-elle solitude, impuissance cr\u00e9atrice, drogue, parano\u00efa, schizophr\u00e9nie, possession par des cr\u00e9atures d&rsquo;un autre monde&nbsp;? La r\u00e9ponse est peut-\u00eatre dans la derni\u00e8re image, une photo dat\u00e9e de 1921 sur laquelle l&rsquo;homme figure. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>codicille : pas facile de r\u00e9sumer en quelques lignes, sans titre, sans nom de personnages. on se retrouve avec la femme de l&rsquo;homme et l&rsquo;amant de l&rsquo;amante. d&rsquo;ailleurs quelle est la diff\u00e9rence entre r\u00e9sum\u00e9 et compression . le premier concernerait les lignes (les grandes lignes) et le second la mati\u00e8re contenue entre les lignes ? on aurait donc d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/comprimes-un-par-jour-7-jours\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">transversales #02 | comprim\u00e9s un par jour \/ 7 jours<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":372,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3114,3115],"tags":[],"class_list":["post-65519","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-transversales","category-02-compressions"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65519","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/372"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=65519"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65519\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=65519"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=65519"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=65519"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}