{"id":67151,"date":"2022-02-25T20:25:00","date_gmt":"2022-02-25T19:25:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=67151"},"modified":"2022-03-02T17:55:21","modified_gmt":"2022-03-02T16:55:21","slug":"04-_-sentiments-exogenes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/04-_-sentiments-exogenes\/","title":{"rendered":"transversales #04 | sentiments exog\u00e8nes"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">codicille : \u00e0 savoir qu&rsquo;ils le sont toujours et dans tous les cas de figures, mon cher Platon.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La jeune fille assise sur le sofa, t\u00eate appuy\u00e9e sur les coussins, semblait r\u00eaver. Sa petite main caressait la t\u00eate du grand singe assis \u00e0 ses pieds, et dont le visage aux yeux clos exprimait&#8230; irradiait&#8230; je n&rsquo;ai pas de mots pour&#8230;. Nous autres humains sommes si jaloux de la sup\u00e9riorit\u00e9 que nous croyons avoir sur les autres cr\u00e9atures. Et pourtant, \u00e0 regarder ce couple si bizarrement appari\u00e9, un seul mot s&rsquo;imposait \u00e0 l&rsquo;esprit&nbsp;: l&rsquo;amour. Ces deux-l\u00e0 s&rsquo;aimaient, voil\u00e0. Nous les observions \u00e0 travers la glace sans tain qui nous s\u00e9parait de la vaste pi\u00e8ce dont nous avions fait la chambre de Max, une pi\u00e8ce soigneusement calfeutr\u00e9e et insonoris\u00e9e. Max est ce jeune orang-outang, on s&rsquo;en souvient encore, qui a d\u00e9fray\u00e9 la chronique en assassinant bestialement deux femmes dans une maison de la rue Morgue. Mon ami Dupin l&rsquo;a rachet\u00e9 \u00e0 son propri\u00e9taire, il souhaite \u00e9tudier scientifiquement l&rsquo;animal, ses r\u00e9actions, sentiments, raisonnements, fussent-ils \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat primitif, avec la m\u00eame attention et le m\u00eame respect qu&rsquo;il aurait pour un humain. Ce n&rsquo;est pas la moindre \u00e9tranget\u00e9 de mon ami que de mettre au plus haut les capacit\u00e9s c\u00e9r\u00e9brales de l&rsquo;homme, sans pour autant m\u00e9priser les perceptions des cr\u00e9atures que nous appelons des animaux. Il professe que les b\u00eates ont d&rsquo;autres moyens d&rsquo;expressions qui nous \u00e9chappent mais n&rsquo;en sont pas moins r\u00e9elles. Il parle de \u00ab l&rsquo;intelligence \u00bb des singes&nbsp;! il parle de \u00ab\u00a0la solidarit\u00e9\u00a0\u00bb des \u00e9l\u00e9phantes&#8230; D&rsquo;apr\u00e8s lui, toutes les mutations de l&rsquo;humanit\u00e9 ont eu lieu suite \u00e0 l&rsquo;interaction d&rsquo;autres esp\u00e8ces, dont certaines seraient venues d&rsquo;autres plan\u00e8tes. \u00c9videmment je suis sceptique mais, connaissant l&rsquo;intelligence de mon ami et son \u00e9rudition qui d\u00e9passe de loin la mienne sur bien des plans, je ne peux qu&rsquo;\u00eatre curieux des r\u00e9sultats de cette exp\u00e9rience. Et c&rsquo;est ainsi que Max est entr\u00e9 dans notre vie. Il y est entr\u00e9 dans une grande caisse, nous n&rsquo;avions pas envie que les voisins&#8230; d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;insonorisation de sa chambre, \u00e0 cause des cris qu&rsquo;il lui arrive de pousser les soirs de pleine lune. Quant \u00e0 la sauvagerie dont il a fait preuve dans la maison de la rue Morgue, Dupin est persuad\u00e9 qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 caus\u00e9e par la peur des traitements brutaux, ce terrible fouet que son ancien propri\u00e9taire lui infligeait pour le dompter. Les caresses, la tendresse \u2013 Max mange \u00e0 notre table, il lui arrive m\u00eame, quand il a des cauchemars, de dormir dans notre lit \u2013 enfin l&rsquo;affection que nous lui t\u00e9moignions a litt\u00e9ralement, en quelques mois, transform\u00e9 le sanguinaire animal en un \u00eatre aussi d\u00e9licat, aussi intuitif que peut l&rsquo;\u00eatre un chat quand il est aim\u00e9 de ses ma\u00eetres. Max joue maintenant aux dames, il a commenc\u00e9 \u00e0 apprendre le violon, il est capable de faire des op\u00e9rations math\u00e9matiques, de placer Born\u00e9o, son pays natal, sur la mappemonde&#8230; chaque jour il fait de nouveaux progr\u00e8s. Nous parlions de cela l&rsquo;autre soir en fumant nos pipes lorsque Jean d\u00e9clara brusquement qu&rsquo;il fallait que Max d\u00e9couvre l&rsquo;amour. L&rsquo;amour&nbsp;? Qu&rsquo;entends-tu par l\u00e0&nbsp;? Faut-il aller jusqu&rsquo;\u00e0 Born\u00e9o pour lui trouver une femelle&nbsp;? Jean leva sur moi ses beaux yeux noirs et r\u00e9pondit avec douceur&nbsp;: Arthur, c&rsquo;est de l&rsquo;amour humain dont je parle. Et pendant plusieurs jours, il sortit seul dans la nuit pour ces promenades nocturnes que jusqu&rsquo;ici nous faisions toujours ensemble. Le cinqui\u00e8me jour, inquiet et vaguement jaloux, je m&rsquo;\u00e9tais d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 lui demander des explications quand il arriva accompagn\u00e9 d&rsquo;une toute jeune fille aux yeux p\u00e2les, assez agit\u00e9e il me semble, et qui disait des choses bizarres, comme si elle proph\u00e9tisait. Elle a d\u00e9vor\u00e9 le pain et le fromage que j&rsquo;avais pos\u00e9s sur la table et vid\u00e9 un certain nombre de verres de vin. Max, \u00e0 demi \u00e9tendu sur le tapis, l&rsquo;observait en silence. Ses yeux, qui ressemblent tant \u00e0 ceux de mon ami, brillaient comme du mica. La jeune fille (je ne me souviens plus de son nom mais je sais qu&rsquo;il commen\u00e7ait par un N, Nathalie, Nadja, Nanon&#8230; \u00e0 moins que \u00e7a ne soit Brigitte), la jeune fille poussait de grands \u00e9clats de rire, \u00e9tait-elle drogu\u00e9e&nbsp;? Elle s&rsquo;est soudain lev\u00e9e de table et, s&rsquo;approchant de Max, elle lui a pass\u00e9 ses bras autour du cou en se mettant sur la pointe des pieds (elle \u00e9tait beaucoup plus petite que lui) et lui, comme s&rsquo;il n&rsquo;avait fait que \u00e7a toute sa vie, la prend dans se bras et l&#8217;emporte dans sa chambre&nbsp;! C&rsquo;\u00e9tait si beau, si pur. V\u00e9ritablement surr\u00e9el. nous avons risqu\u00e9 un oeil \u00e0 travers le miroir ils \u00e9taient l\u00e0 tous les deux, sur le canap\u00e9, image m\u00eame de l&rsquo;amour&#8230; un amour comme nous en r\u00eaverions tous&#8230; Alors, nous avons respect\u00e9 leur intimit\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 un d\u00e9lai raisonnable puis, tr\u00e8s \u00e9mus, nous avons &#8230;. Et l\u00e0, mon Dieu&#8230; mon Dieu\u2026 quelle horreur&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">hier apr\u00e8s-midi, j&rsquo;\u00e9tais assis \u00e0 une terrasse, un des caf\u00e9s du boulevard saint Marcel, pr\u00e8s du jardin des Plantes tu vois&nbsp;? En face de la gare d&rsquo;Austerlitz. J&rsquo;attendais une fille, qui d&rsquo;ailleurs n&rsquo;est pas venue mais \u00e7a, c&rsquo;est une autre histoire. Donc, je fumais tranquillement au soleil en buvant mon demi, c&rsquo;est \u00e7a, Paris. Une belle journ\u00e9e d&rsquo;\u00e9t\u00e9, un demi au soleil&#8230; un type s&rsquo;approche de moi et me demande une clope. Je lui tend mon paquet. Je lui tend mon briquet. Un type jeune, mon \u00e2ge \u00e0 peu pr\u00e8s, mais tr\u00e8s marqu\u00e9. Quelque chose dans ses yeux&#8230; je ne sais pas, peut-\u00eatre que juste j&rsquo;avais envie de parler. Toujours est-il que je lui fais signe de s&rsquo;asseoir et qu&rsquo;est-ce-que tu veux boire&nbsp;? Et l&rsquo;histoire qu&rsquo;il me raconte, mon vieux, c&rsquo;est juste pas croyable. Ce type \u00e9tait marin, apparemment il a fait toutes sortes de m\u00e9tiers diff\u00e9rents mais ce coup-ci, il \u00e9tait int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9quipage d&rsquo;un cargo et, au cours d&rsquo;une escale \u00e0 Born\u00e9o, il avait captur\u00e9 un orang-outang. Arriv\u00e9 \u00e0 Nantes, il fait monter l&rsquo;animal dans le van d&rsquo;un marchand de chevaux avec qui il s&rsquo;\u00e9tait li\u00e9 pendant la travers\u00e9e. Le marchand le d\u00e9pose \u00e0 Paris avant de se rendre \u00e0 saint Germain en Laye au haras o\u00f9 il voulait acheter ses chevaux. Le gars \u2013 le marin \u2013 se d\u00e9merde pour faire entrer le singe, de nuit, chez sa grand m\u00e8re, une dame qui habitait un grand appartement boulevard Raspail. La dame \u00e9tait sourde comme un pot et par ailleurs, elle adorait son petit-fils. Le type loge son orang-outang dans une des chambres et, au fil des jours, voil\u00e0 qu&rsquo;il se prend d&rsquo;amiti\u00e9 pour l&rsquo;animal qui \u00e9tait, dit-il, d&rsquo;une intelligence hors du commun. Il lui avait appris \u00e0 jouer aux dames&nbsp;! il ne pouvait pas se d\u00e9cider \u00e0 le vendre \u00e0 un zoo, comme il en avait eu l&rsquo;intention en le capturant. Or, un jour que le marin \u00e9tait sorti en oubliant de fermer la fen\u00eatre, celui qu&rsquo;il appelait \u00ab&nbsp;son copain&nbsp;\u00bb a r\u00e9ussi \u00e0 s&rsquo;\u00e9chapper. Le gars l&rsquo;a retrouv\u00e9 le lendemain matin, errant dans le bois de Boulogne, le pelage tach\u00e9 de sang, \u00e0 croire qu&rsquo;il avait attaqu\u00e9 \u2013 ou peut-\u00eatre tu\u00e9 \u2013 quelqu&rsquo;un, car il n&rsquo;avait pas de blessure. C&rsquo;est ce qui l&rsquo;a d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 le confier au zoo du jardin des plantes. Seulement voil\u00e0&nbsp;: comme il dit \u00ab&nbsp;c&rsquo;\u00e9tait devenu comme une drogue&nbsp;\u00bb, il ne pouvait plus se passer de la pr\u00e9sence de l&rsquo;animal \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s. Son absence le rendait fou (\u00e0 mon avis, il l&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un peu au d\u00e9part, mais ne le sommes nous pas tous d&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre ?) toujours est-il que maintenant, il se laisse volontairement enfermer tous les soirs dans le zoo du jardin des plantes, il dit qu&rsquo;il a ses cachettes, qu&rsquo;il conna\u00eet les circuits des gardiens, et d\u00e8s qu&rsquo;il est seul, il court \u00e0 la cage de \u00ab&nbsp;son copain&nbsp;\u00bb avec qui il \u00ab&nbsp;d\u00eene&nbsp;\u00bb et il y passe la nuit. La journ\u00e9e, il fait la manche pour survivre. Je ne peux pas faire autrement, a-t-il dit en se levant, c&rsquo;est l&rsquo;heure, il faut que j&rsquo;y aille, il m&rsquo;attend&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">j&rsquo;ai pas demand\u00e9 \u00e0 venir ici. Dans ma for\u00eat, je vivais peinard, j&rsquo;\u00e9tais jeune. Ma m\u00e8re m&rsquo;avait bien \u00e9lev\u00e9. Quand elle m&rsquo;\u00e9pouillait, j&rsquo;adorais. Quand elle sautait de branches en branches, tout en haut des arbres, elle me tenait bien serr\u00e9 contre elle. C&rsquo;est comme \u00e7a que j&rsquo;ai appris. Tout en haut des arbres. Les odeurs de la for\u00eat. L&rsquo;ivresse du haut des arbres. L&rsquo;animal qui tient le fouet, c&rsquo;est lui qui m&rsquo;a captur\u00e9, ligot\u00e9, enferm\u00e9 dans le noir. Et me voil\u00e0 maintenant en train de faire le zouave sous une lumi\u00e8re aveuglante, une lumi\u00e8re immobile, dure comme du silex, on en voit pas des comme \u00e7a dans ma for\u00eat. Une lumi\u00e8re qui pique les yeux, un bruit qui casse la t\u00eate, pire que le tonnerre, et toutes ces t\u00eates d&rsquo;animaux, ah je les connais maintenant, ces dr\u00f4les de t\u00eates d&rsquo;animaux align\u00e9es sans poils, leurs bouches grandes ouvertes, leurs dents qui sortent et ce bruit qu&rsquo;ils font, ahahah, comme un vent d&rsquo;orage ahahah. Et cet autre bruit, comme le claquement de la pluie sur les feuilles. Quand ils font \u00e7a, faut se plier en deux plusieurs fois et puis s&rsquo;en aller. Merde. Bien oblig\u00e9. De faire comme il veut, l&rsquo;animal qui tient le fouet&#8230; merci. Merci bien. Il ressemble assez au dominant, chez nous, juste que ses poils sont rouges et dor\u00e9s, sauf sur sa figure. Une figure toute pel\u00e9e. Sous la putain de lumi\u00e8re aveuglante, il bouge ses bras, ses jambes, il saute, il retombe les jambes \u00e9cart\u00e9es, il se tape sur la t\u00eate et moi, je dois faire pareil que lui. Exactement pareil. Et \u00e0 chaque fois c&rsquo;est la voix de l&rsquo;orage ahaha et les bouches ouvertes et les dents qui sortent. D\u00e9go\u00fbtant. Ah c&rsquo;est pas compliqu\u00e9 ce qu&rsquo;il me demande, moi bien entra\u00een\u00e9 dans la for\u00eat, les arbres, c&rsquo;est pas lui qui pourrait ah ah si je le tenais, dans la for\u00eat, je l&rsquo;obligerais \u00e0 grimper, grimper jusqu&rsquo;en haut, jusqu&rsquo;en haut de la for\u00eat des arbres, passer d&rsquo;une branche \u00e0 l&rsquo;autre, d&rsquo;un arbre \u00e0 l&rsquo;autre, et mes fr\u00e8res feraient le vent d&rsquo;orage ahahah, les bouches ouvertes, les dents qui sortent ahahah. Merde. Qu&rsquo;est-ce-que je m&#8217;emmerde&nbsp;! La b\u00eatise humaine, je la connaissais pas, moi, dans la for\u00eat. J&rsquo;en connaissais pas l&rsquo;existence. Ni l&rsquo;essence. Ni rien. Maintenant, c&rsquo;est mon pain quotidien. Il faut que je me mette \u00e0 leur port\u00e9e. Et toujours refaire la m\u00eame chose, la m\u00eame chose et la m\u00eame chose. Ma vie en d\u00e9pend. Aucune issue. Un jour, je vais faire un carnage dans ce cirque. Et sous les applaudissements, l&rsquo;orang-outang et son propri\u00e9taire quittent la piste et se dirigent l&rsquo;un vers sa cage, l&rsquo;autre vers sa roulotte. Ce petit cirque familial donnait ce soir l\u00e0 sa repr\u00e9sentation au village de Chelham dans le Kent, devant un public clairsem\u00e9. Deux gentlemen, en vacances dans la r\u00e9gion, avaient observ\u00e9 avec attention le num\u00e9ro du singe et maintenant, ils parlaient avec animation. N\u00e9gligeant l&rsquo;\u00e9cuy\u00e8re en collant rose debout sur son cheval blanc, ils sortirent du chapiteau et se dirig\u00e8rent vers les roulottes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>codicille : \u00e0 savoir qu&rsquo;ils le sont toujours et dans tous les cas de figures, mon cher Platon. La jeune fille assise sur le sofa, t\u00eate appuy\u00e9e sur les coussins, semblait r\u00eaver. Sa petite main caressait la t\u00eate du grand singe assis \u00e0 ses pieds, et dont le visage aux yeux clos exprimait&#8230; irradiait&#8230; je n&rsquo;ai pas de mots pour&#8230;. <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/04-_-sentiments-exogenes\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">transversales #04 | sentiments exog\u00e8nes<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":372,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3114,3148],"tags":[],"class_list":["post-67151","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-transversales","category-04-commencements"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/67151","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/372"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=67151"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/67151\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=67151"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=67151"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=67151"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}