{"id":6917,"date":"2019-07-27T13:19:27","date_gmt":"2019-07-27T11:19:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=6917"},"modified":"2019-07-27T13:20:42","modified_gmt":"2019-07-27T11:20:42","slug":"affabulation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/affabulation\/","title":{"rendered":"Affabulation"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\" style=\"text-align:center\">Un<\/h4>\n\n\n\n<p>Une\nenveloppe de plastique translucide, mettons violette ou rose.\nCellophane, cellulose diaphane. Vaine et magnifique. De chaque c\u00f4t\u00e9\ndu renflement central, deux corolles entortill\u00e9es fr\u00e9tillent et\ns&rsquo;offrent aux doigts qui les saisissent. Deux doigts, trois au plus.\nCorolles, c\u0153ur, couronnes, coursives. Papier promesse, crissement\nindiscret, fait se tourner les t\u00eates. Cristallin. Luminescent.\nFrisson avant la bouch\u00e9e. S\u00e9ditieux, tissulaire, insuline,\nineffable, fable inn\u00e9e. Tourner autour du pot et faire comme si de\nrien n&rsquo;\u00e9tait. Affriole. Pi\u00e8ge. Gestes: pouces et index suspendus et\nparall\u00e8les, traction vive mais d\u00e9licate, pivoter. Ou glissement\nd&rsquo;un pouce d\u00e9cid\u00e9 qui force le b\u00e2illement. Qu&rsquo;importe il s&rsquo;agit\ntoujours d&rsquo;ouvrir. Jubiler du froissement. Musicaliser. Lisser,\nplier, marquer du bout de l&rsquo;ongle et fabriquer un bateau miniature \u00e0\nune jeune ogresse en pleurs. Cristalliser. Rubis sur l&rsquo;ongle. Ou le\nrenvoyer au monde de l&rsquo;inconsistance et des d\u00e9tritus. \n<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\" style=\"text-align:center\">Deux<\/h4>\n\n\n\n<p>Le\npapier de bonbon, objet \u00e0 peine nomm\u00e9, est-il trop volatile ?\nPapier: s\u00e9rieux,  de, bonbon: quasi-lallation. Petit bout de\npas-grand-chose qui n&rsquo;est tout de m\u00eame pas, mais de justesse,\nrien-du-tout. Alors for\u00e7ons la langue et nommons-le papillote. Comme\npapille et comme papilloter. Papilloter, d\u00e9finitions \u00e9parpill\u00e9es,\nj&rsquo;en retiens une, CNRTL toujours: battre rapidement, avoir un\nmouvement oscillant nerveux et involontaire (des yeux), synon.\nciller, cligner, clignoter. \u00ab<em>Vous\n&#8230; croyez que tous les gens sont mythomanes? Les paupi\u00e8res de\nClappique papillotaient nerveusement; il marcha moins vite\u00bb<\/em>\n(Malraux, <em>Cond. hum.<\/em>,\n1933, p.375). Papillote et fabulations.\nDevinettes, r\u00e9bus ou p\u00e9tards.\nPapilles, pampilles, pendeloques,\nlumi\u00e8res trop vives, artifices tremblotants du pays de la belle\nBarbie devenue quiche au fil des ans. Papillonner. Ne pas\npapillonner. Promesse, fable \u00e0 na\u00eetre. Pi\u00e8ge: \u00e9tourdir par un\nflot de paroles, trop de liens, trop de sucre. Pr\u00e9liminaires\ndouteux, puisque in fine il faudra bien atteindre le c\u0153ur, l&rsquo;objet\nen dur qui ne se d\u00e9robe plus \u00e0 la bouche qui le dissout, et\ndispara\u00eet.  Seul restera le papier fr\u00eale.  Moralit\u00e9: le papier\ncivilise l&rsquo;ogre. \n<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\" style=\"text-align:center\">Trois<\/h4>\n\n\n\n<p>Je\nvoulais un objet simple, un objet dont il n&rsquo;y aurait pas grand chose\n\u00e0 dire, je voulais du m\u00e9prisable, du trognon, de l&rsquo;artificiel. Ce\npapier de bonbon est une feuille plastique rose vif \u00e0 pois argent\u00e9s,\nentortill\u00e9e \u00e0 ses extr\u00e9mit\u00e9s. L&rsquo;accumulation des adjectifs n&rsquo;y\nchangera rien: c&rsquo;est une chose banale, \u00e0 peine d\u00e9finie comme objet.\nCessons de tourner autour du pot: le papier de bonbon ne tient que\npar le d\u00e9sir qu&rsquo;il suscite, et encore d&rsquo;autre chose que lui-m\u00eame.\nCe qui n&rsquo;est malgr\u00e9 tout pas rien. Le mot affrioler m&rsquo;\u00e9voque la\nfriandise par l&rsquo;assonance de la syllabe fri, va donc pour affrioler.\nLe papier de bonbon n&rsquo;est m\u00eame pas \u00e0 proprement parler du papier,\nmais de la cellophane ce qui est un mot n\u00e9 de la contraction, j&rsquo;ai\nv\u00e9rifi\u00e9, de cellulose et de diaphane. Le papier de bonbon p\u00eache\npar vanit\u00e9 comme un bavard qui n&rsquo;a rien \u00e0 dire. D&rsquo;ailleurs, \u00e0\nforce d&rsquo;\u00e9crire papier de bonbon, je ressens une lourdeur, une\nplatitude, en somme je le tra\u00eene, ce nom, il m\u2019\u00e9c\u0153ure et me\ncolle aux doigts. J&#8217;emprunte donc, au prix d&rsquo;un l\u00e9ger for\u00e7age, le\nvocable de papillote, qui ram\u00e8ne du son et la lumi\u00e8re. Et je suis\nce filon jusqu&rsquo;\u00e0 la rencontre de la citation de Malraux qui m&rsquo;am\u00e8ne\ntr\u00e8s vite \u00e0 cheviller papier de bonbon et fable. Ce mot m&rsquo;\u00e9tait\napparu d\u00e8s le premier texte, \u00e0 la faveur d&rsquo;une\npirouette du type marabout-de-ficelle, et son retour le\nfixe. Une fable, c&rsquo;est un r\u00e9cit imaginaire, un mensonge, le r\u00e9cit\nd&rsquo;un mensonge. Le nom de Clappique, au passage,\nm&rsquo;amuse toujours autant. Le baron de Clappique n&rsquo;existe pas. Une\nfable un mensonge, pour recouvrir quelle v\u00e9rit\u00e9&nbsp;? \u00c9crire\nest-ce tourner autour du pot, quite \u00e0 changer\nde pot,  et fabriquer de la fable\npour cerner un pot qui n&rsquo;en finirait pas de ne pas se laisser\nsurprendre?  Pourquoi ferait-il \u00e7a, le pot&nbsp;? Et bien parce\nqu&rsquo;une fois saisi il dispara\u00eet, pardi! Le mati\u00e8re fond et se\ndissout comme le bonbon. Tout rond comme la candeur, tendancieux\ncomme un rubis sur l&rsquo;ongle, du bonbon il ne reste rien. Ou une carie,\nque m&rsquo;inspire sans doute la disqueuse du voisin, fourbe cousine de la\nfraise du dentiste. Tandis que le papier \u2026 et me voil\u00e0 repartie\nsur le papier, le d\u00e9tour par la papillote me l&rsquo;a revigor\u00e9. Vigueur\net d\u00e9licatesse des deux ou trois doigts qui s&#8217;empare de l&rsquo;objet, le\nd\u00e9tortille \u2013 ce mot existe, j&rsquo;ai v\u00e9rifi\u00e9. Pourquoi toujours se\njustifier? C&rsquo;est sourcilleux, pas fabuleux. Qu&rsquo;importe il\ns&rsquo;agit toujours d&rsquo;ouvrir. De s\u00e9parer, de faire accoucher la matrice\n\u00e0 paillettes du bonbon. Une fois la chose aval\u00e9e, il ne restera que\nle papier et sur le papier, et bien, on \u00e9crit. Et l\u00e0, c&rsquo;est pas\ngagn\u00e9. Comment \u00e9purer, cesser d&rsquo;user des mots comme des sucreries,\nrespecter leur volatilit\u00e9 mais serrer le cou au bavardage, user des\nvides sans c\u00e9der sur la fable?  Est-ce possible?<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\" style=\"text-align:center\">Quatre<\/h4>\n\n\n\n<p>Le\npapier de bonbons est un objet fugace qui pr\u00e9c\u00e8de et raconte un\nmoment trop vite englouti. Le juste avant et le tout de suite apr\u00e8s,\nles gesticulations du d\u00e9sir et l&rsquo;indice d&rsquo;une perte. La fable\nchercher \u00e0 gu\u00e9rir de la disparition. Recycler, donner une seconde\nvie. Affr\u00e9ter un bateau miniature, fr\u00eale et mal arm\u00e9, sur lequel\ns&#8217;embarquer pour faire vivre le mensonge. Faire mentir la chanson,\nnaviguer le petit navire, choisir une destination n\u00e9cessairement\nincertaine, d\u00e9tailler ses coursives, accoucher de silhouettes,\n\u00e9quivoques forc\u00e9ment et enfin s&rsquo;adonner sans vergogne aux joies de\nla divagation. Le c\u0153ur battant, le papier de bonbon est en route\nvers son fatum. Avec \u00e0 son bord un passager clandestin&#8230;<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\" style=\"text-align:center\">Cinq<\/h4>\n\n\n\n<p>\n\u2026 silence et d\u00e9glutition &#8230;<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\" style=\"text-align:center\">Six<\/h4>\n\n\n\n<p>\nCe papier de bonbon est au premier\nregard une feuille de cellulose diaphane rose vif \u00e0 pois argent\u00e9s.\nDe chaque c\u00f4t\u00e9 du renflement central, deux corolles entortill\u00e9es\nfr\u00e9tillent et s&rsquo;offrent aux doigts qui les saisissent. Deux doigts,\ntrois au plus. Corolles, c\u0153ur, couronnes, coursives. Mon p\u00e8re m&rsquo;a\ntoujours racont\u00e9 qu&rsquo;il venait un pays sinistr\u00e9 des Balkans. Il\n\u00e9tait arriv\u00e9 France clandestinement \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 17 ans apr\u00e8s des\nsemaines en decubitus dans la soute d&rsquo;un navire de commerce, avec\ncomme toute fortune un bonbon qu&rsquo;il avait fourr\u00e9 dans sa poche et\nt\u00e2tait soir apr\u00e8s soir dans l&rsquo;attente de jours meilleurs. Il\njubilait du crissement du papier sous ses doigts, imaginait la\ncouleur du bonbon, son go\u00fbt, sa duret\u00e9, la lenteur qu&rsquo;il prendrait\n\u00e0 fondre dans sa bouche. La chose \u00e9tait poisseuse et d\u00e9sirable\ncomme une r\u00e9serve qui ne se tarit pas. Apr\u00e8s de multiples\nr\u00e9flexions mon p\u00e8re, Jonas, avait r\u00e9solu de garder le bonbon\njusqu&rsquo;au jour o\u00f9 iltrouverait une terre ferme et\naccueillante. Il pensait et repensait aux gestes qu&rsquo;il ferait alors.<\/p>\n\n\n\n<p>\nPouces et index suspendus et\nparall\u00e8les, exercer une traction vive mais d\u00e9licate, pivoter,\nengloutir. Ou glisser un pouce d\u00e9cid\u00e9 dans le b\u00e2illement du\npapier, faire sauter de l&rsquo;ongle, engloutir. Papier promesse au\ncrissement indiscret, attention \u00e0 la convoitise \u2026 Le\nd\u00e9licieux froissement finit par \u00e9veiller l&rsquo;attention des autres\ninfortun\u00e9s qui gisaient dans la soute. Les hommes, au nombre\nde quatre, parlaient peu et dormaient le plus souvent. Le cinqui\u00e8me\njour mon p\u00e8re, dans sa candeur, ne put r\u00e9sister \u00e0 satisfaire la\ncuriosit\u00e9 qui s&rsquo;\u00e9tait allum\u00e9e\ndans ces regards moribonds. Il ressentit n\u00e9anmoins un l\u00e9ger\nmalaise devant le regard papillotant de celui qui s&rsquo;appelait Alkan.\nUn matin, il trouva trouv\u00e9 sa poche vide et le papier de bonbon\nchiffonn\u00e9, au rebut \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la hauteur de ses oreilles.<\/p>\n\n\n\n<p>\nCristallin. Luminescent.\nS\u00e9ditieux, tissulaire, insuline, ineffable, fable inn\u00e9e. Tourner\nautour du pot et faire comme si de rien n&rsquo;\u00e9tait. Affriole. Affole.\nArkan est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 10\u00e8me jour. Jonas garda le papier tritur\u00e9\ncoll\u00e9 au fond de sa poche et le fit sien, pleinement, puisqu&rsquo;il\navait perdu tout qualit\u00e9 d\u00e9sirable. Il le sortait comme un tr\u00e9sor,\nse r\u00e9galait de sa luminescence, s&rsquo;y mirait, lui parlait, parfois. Il\nle le ch\u00e9rissait jusqu&rsquo;au d\u00e9lire. Jubiler du froissement.\nCristalliser. Rubis sur l&rsquo;ongle. Ou renvoyer la chose au monde de\nl&rsquo;inconsistance et des d\u00e9tritus. \n<\/p>\n\n\n\n<p>\nBien plus tard mon p\u00e8re a\nrencontr\u00e9 ma m\u00e8re, puis je suis n\u00e9e. Il est devenu marchand de\nbonbons. Et je vous garantis que ce n&rsquo;est pas rien d&rsquo;\u00eatre la fille\ndu marchand de bonbons. Je me sentais scintillante mais contamin\u00e9e\npar la concupiscence, isol\u00e9e par l&rsquo;illusion de ma richesse. Le r\u00e9cit\nde mon p\u00e8re s&rsquo;\u00e9tait d\u00e9calqu\u00e9. Musicaliser. Lisser, plier, marquer\ndu bout de l&rsquo;ongle et fabriquer un bateau miniature \u00e0 une ogrelette\nen pleurs.  Lorsqu&rsquo;ils \u00e9taient dans la soute, un homme venait\nparfois, leur donnait des quignons de pain et de l&rsquo;eau puis\ns&rsquo;asseyait sur l&rsquo;\u00e9chelle et parlait longuement dans sa langue.\nC&rsquo;\u00e9tait un homme fr\u00eale et blond, \u00e0 peine plus \u00e2g\u00e9 que mon p\u00e8re.\nPeu \u00e0 peu, Jonas rep\u00e9ra des sons, des syllabes qui se r\u00e9p\u00e9taient\ndans le flot&nbsp;: demain, mer, courage. Un jour, Jonas a r\u00e9p\u00e9t\u00e9:\ndemain. L&rsquo;homme a souri, Jonas a montr\u00e9 le papier de bonbons, et\nl&rsquo;homme a dit: papier. Peu apr\u00e8s ils ont d\u00e9barqu\u00e9 et Jonas n&rsquo;a\njamais revu l&rsquo;homme, mais il a commenc\u00e9 \u00e0 croire aux anges et \u00e0\nglorifier les papiers. \n<\/p>\n\n\n\n<p>\nAujourd&rsquo;hui je me dis que tout\ncela est bien \u00e9trange. Le r\u00e9cit de Jonas, d\u00e9j\u00e0 faiblard, manquait\nsinguli\u00e8rement de tenue et diff\u00e9rait d&rsquo;une fois sur l&rsquo;autre. Oh, de\ntous petits \u00e9carts, un mot in\u00e9dit, un pr\u00e9nom mobile, un d\u00e9tail\nvagabond. Seul le papier de bonbon subsistait en d\u00e9pit d&rsquo;un destin\ncapricieux: parfois donn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;homme blond en signe de\nreconnaissance, ou englouti dans un moment de fi\u00e8vre, cach\u00e9 dans\nles profondeurs d&rsquo;un lieu tr\u00e8s secret, perdu b\u00eatement, ou enfin\nsous notre nez mais invisible. Lorsque j&rsquo;eus pass\u00e9 l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;avaler\ntout rond, je fus convaincue que mon p\u00e8re brodait, \u00e0 partir d&rsquo;une\ntrame historique qui me semblait de plus en plus douteuse. Je ne m&rsquo;en\nouvris pas \u00e0 ma m\u00e8re pour une raison que je ne m&rsquo;explique pas bien.\nComme si j&rsquo;avais le choix d&rsquo;ouvrir ou de ne pas ouvrir&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un Une enveloppe de plastique translucide, mettons violette ou rose. Cellophane, cellulose diaphane. Vaine et magnifique. De chaque c\u00f4t\u00e9 du renflement central, deux corolles entortill\u00e9es fr\u00e9tillent et s&rsquo;offrent aux doigts qui les saisissent. Deux doigts, trois au plus. Corolles, c\u0153ur, couronnes, coursives. Papier promesse, crissement indiscret, fait se tourner les t\u00eates. Cristallin. Luminescent. Frisson avant la bouch\u00e9e. 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