{"id":72175,"date":"2022-06-03T11:14:56","date_gmt":"2022-06-03T09:14:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=72175"},"modified":"2023-05-22T08:31:33","modified_gmt":"2023-05-22T06:31:33","slug":"transversale-06-quand-je-serais-enfin-grande-je-serais-ecrivaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/transversale-06-quand-je-serais-enfin-grande-je-serais-ecrivaine\/","title":{"rendered":"transversales #06 | quand je serai (enfin) grande, je serai \u00e9crivaine"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"396\" data-id=\"72187\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/0E39E27F-085D-434C-91AA-C005D9D7776A.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-72187\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/0E39E27F-085D-434C-91AA-C005D9D7776A.jpeg 600w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/0E39E27F-085D-434C-91AA-C005D9D7776A-420x277.jpeg 420w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap wp-block-paragraph\">La neige n\u2019a pas d\u00e9courag\u00e9 les bouquinistes. C\u2019est vrai qu\u2019il ne fait pas chaud, mais le ciel est d\u00e9gag\u00e9, l\u2019air est sec, vivifiant. Le bas de son visage dispara\u00eet presque enti\u00e8rement sous une \u00e9paisse \u00e9charpe de laine. Il tra\u00eene, fur\u00e8te, fouille. Il n\u2019est pas press\u00e9. Rien ne l\u2019attend aujourd\u2019hui. Lui n\u2019attend rien, si ce n\u2019est passer un peu de son temps. Il regarde les couvertures, le titre d\u2019abord, puis l\u2019auteur. De temps \u00e0 autre il s\u2019empare d\u2019un volume, plus ou moins grand, plus ou moins \u00e9pais. L\u2019ouvre, lit un passage, en g\u00e9n\u00e9ral le d\u00e9but d\u2019un chapitre mais parfois juste une phrase, comme \u00e7a, au milieu d\u2019une page. Parfois il va jusqu\u2019\u00e0 le retourner pour lire la quatri\u00e8me de couverture. Il finit par en choisir un. Il ne sait pas trop dire pourquoi. L\u2019auteur lui est inconnu. Il est not\u00e9 au dos qu\u2019il s\u2019agit de son premier manuscrit. Il s\u2019assied un peu plus loin sur un banc le long des berges du fleuve, tourne la premi\u00e8re page. Lorsqu\u2019il referme le livre, il fait nuit.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un dimanche d\u2019apr\u00e8s-midi d\u2019hiver. Voil\u00e0: c\u2019est ici que tout commence\u2026.<br>Je soupire. Mon index droit appuie machinalement sur la touche <em>efface<\/em> de mon ordinateur. Pas de ratures, aucune trace. La barre bleue qui clignote sur fond blanc semble m\u2019adresser un clin d\u2019\u0153il narquois. Vais-je enfin r\u00e9ussir \u00e0 tirer quelque chose de ce texte?<br>Il faudrait que je soit plus attentive, plus m\u00e9thodique\u2026Comment m\u2019y prendre? Par o\u00f9 commencer? Existe il une r\u00e8gle? Ou au moins des exercices? ( Un atelier d\u2019\u00e9criture peut \u00eatre?). Je me l\u00e8ve, parcours des yeux les livres de ma biblioth\u00e8que. Comment s\u2019y seraient ils pris, eux, les \u00e9crivains, les vrais?<br>Zola n\u2019en aurait t\u2019il pas fait une fresque sur fond de lutte des classes? Pourquoi le protagoniste ach\u00e8te il ses livres chez les bouquinistes plut\u00f4t que sur Amazon?&nbsp;Pourquoi passe t\u2019il l\u2019apr\u00e8s midi sur un banc? N\u2019a t\u2019il point de logement? (Dispute avec Madame? (On l\u2019imagine au m\u00eame instant assomm\u00e9e devant les divertissements t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s dominicaux\u2026) Ou bien il n\u2019a pas pu honorer ses traites de fin de mois ?( et la tr\u00eave hivernale?))<br>Maupassant n\u2019aurait t\u2019il pas rendu le tableau bien plus romanesque? Une main effleur\u00e9e sur l\u2018\u00e9tal du bouquiniste? Un regard d\u00e9rob\u00e9? Un mot myst\u00e9rieux et parfum\u00e9 gliss\u00e9 dans les pages du livre avec le num\u00e9ro de portable d\u2019une belle inconnue (d\u00e9p\u00e9rissant de son union avec un homme banal et \u00e9troit) qui aurait pass\u00e9 l\u2019apr\u00e8s midi \u00e0 l\u2019observer et soupirer depuis sa fen\u00eatre?<br>Bradbury n\u2019aurait t\u2019il pas tout simplement transform\u00e9 les berges du fleuve en b\u00fbcher g\u00e9ant? Install\u00e9 un spectacle atroce et d\u00e9rangeant ? Les bouquinistes transform\u00e9s en torche vivante se jetant dans les eaux du fleuve ? Les corps calcin\u00e9s, inertes, emport\u00e9s par le courant? Le tout sur fond de sir\u00e8nes de pompiers?<br>Je souris. Refais le point avec moi m\u00eame: Tu plaisantes j\u2019esp\u00e8re? Ne vois tu pas la diff\u00e9rence entre eux et toi? Peut \u00eatre devrais tu changer la forme? Retravailler le style? Corriger tes d\u00e9fauts?&nbsp;<br>Je fais la liste de ce qui ne fonctionnait pas dans mon texte. (Pourquoi l\u2019ai- je effac\u00e9 sur un coup de t\u00eate?)&nbsp;<br>S\u2019agissait- il des couleurs?J\u2019aurais pu ajouter une touche de rouge sur l\u2019\u00e9charpe? ( et pourquoi pas du vert?) Et les \u00e9tals des bouquinistes,? N\u2019y aurait il pas mati\u00e8re \u00e0\u2026?Cependant, le blanc de la neige ne suffit-il pas \u00e0 l\u2019ambiance que je souhaite installer?<br>S\u2019agissait-il de la musique? J\u2019aurais pu renforcer le silence du paysage enneig\u00e9. Donner \u00e0 entendre le murmure des pas sur la neige? Le chuchotement des pages tourn\u00e9es?&nbsp;<br>J\u2019aurais pu\u2026&nbsp;<br>Je me rassieds, sonn\u00e9e. Le questionnement soul\u00e8ve le pan d\u2019un espace sans aucune fronti\u00e8re. L\u2019angoisse monte en moi: Chaque question appelle la suivante. Chaque question me renvoie l\u2019\u00e9cho des r\u00e9ponses que je n\u2019ai pas. Cet exercice \u00e9tait il fait pour moi? Que m\u2019apporte la question suivante si je ne peux r\u00e9soudre la pr\u00e9c\u00e9dente? Y\u2019a t\u2019il une finalit\u00e9? Une logique? Un sens ? \u2026. Cela peut durer longtemps. Mon probl\u00e8me est que le temps passe\u2026. Je n\u2019aurais rien \u00e9crit\u2026 Ne devrais je pas me montrer plus s\u00e9rieuse? Moins dispers\u00e9e? Ne faudrait-il pas s\u2019appliquer une discipline stricte? S\u2019obliger \u00e0 une r\u00e9gularit\u00e9 certes contraignante mais propice aux progr\u00e8s?&nbsp;<br>Je garde l\u2019id\u00e9e (peut \u00eatre fausse) que les \u00e9crivains ont ce pouvoir. Je veux dire les vrais. Ceux qui ont vu leurs mots imprim\u00e9s sur du beau papier cr\u00e8me lign\u00e9 de rouge. Ceux qui ont une \u00ab&nbsp;commande&nbsp;\u00bb en cours aupr\u00e8s d\u2019une maison d\u2019\u00e9dition comme on passerait au dossier suivant apr\u00e8s une pause caf\u00e9 au bureau. G\u00e9rer sa production litt\u00e9raire en professionnel? Des horaires? Un cahier de compte des objectifs et r\u00e9sultats trimestriels? L\u2019acc\u00e8s au salon VIP des maisons d\u2019\u00e9dition? Une carte de visite?&nbsp;<br>Si seulement c\u2019\u00e9tait si facile\u2026.Alors je me raisonnerai. Je cesserai d\u2019\u00e9crire partout, tout le temps. Entre deux consultations (pourquoi les m\u00e9decins sont- ils toujours en retard?), derri\u00e8re le champ op\u00e9ratoire ( y\u2019a t-il un pilote dans l\u2019avion?), pendant la cuisson des p\u00e2tes (j\u2019esp\u00e8re que vous ne les pr\u00e9f\u00e9riez pas al dente?), alors que ma fille me raconte sa sortie au mus\u00e9e ( tu ne m\u2019\u00e9coutes pas maman?), A quatre heure du matin \u00e0 la lumi\u00e8re de mon portable (Est ce bien raisonnable?) Ou m\u00eame lorsque l\u2019urgence s\u2019en fait ressentir ( Vous me promettez que \u00e7a reste entre nous?), au feu rouge, dans ma voiture.&nbsp;<br>Tout serait plus simple. Je demanderai \u00e0 passer \u00e0 mi temps. J\u2019afficherai un sourire satisfait lorsque j\u2019annoncerai \u00e0 mon patron que c\u2019est pour me consacrer \u00e0 ma \u00ab&nbsp;carri\u00e8re&nbsp;\u00bb d\u2019\u00e9crivain. Je m\u2019ach\u00e8terai un nouvel ordinateur ( Sur lequel je ne chercherai plus mon dossier \u00c9criture&nbsp;entre le dossier D\u00e9claration d\u2019imp\u00f4ts et celui des photos de vacances). Bref, je serai \u00e9crivain.<br>Mes romans seraient construits, coh\u00e9rents. On saluerait ma r\u00e9gularit\u00e9, mon talent.&nbsp; Je n\u2019aurai plus de complexe face \u00e0 ces messieurs les \u00e9diteurs. Je consulte mon portable. Je d\u00e9sesp\u00e8re: Il est bient\u00f4t midi et je n\u2019ai rien fait!&nbsp; Que mange t\u2019on au d\u00e9jeuner? N\u2019avais je pas lanc\u00e9 une lessive ce matin?&nbsp; Pire: je n\u2019ai rien \u00e9crit\u2026<br>Quand me d\u00e9ciderai je \u00e0 grandir? A cesser de plaisanter de tout, de rien? A mettre des barri\u00e8res entre mon imaginaire et la r\u00e9alit\u00e9?<br>Je contemple l\u2019\u00e9cran de mon ordinateur.&nbsp; Georges est l\u00e0\u2026rassurant\u2026 ( va t\u2019il jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 mes questionnements culinaires avec ses Gnocchis?). Le dossier <em>\u00c9criture<\/em> est ouvert.&nbsp; Il me semblais, le jour o\u00f9 je l\u2019ai cr\u00e9\u00e9, qu\u2019\u00e9crire me permettrai de mettre un peu d\u2019ordre en moi. Tout est si confus\u2026Un jour (quand?) j\u2019ai commenc\u00e9 d\u2019\u00e9crire. Depuis, je n\u2019ai plus jamais cess\u00e9 (pourquoi?). Un peu sur tout, un peu de tout. J\u2019essaie de garder, de classer les essais, les chantiers. Parfois un bloc. Parfois seulement quelques mots. Plusieurs sont commenc\u00e9s. Souvent, jamais achev\u00e9s. Certains sont abandonn\u00e9s, mort-n\u00e9s ou bien d\u00e9capit\u00e9s (au prix d\u2019un tout petit \u00ab&nbsp;clic&nbsp;\u00bb) sans avoir eu droit au moindre proc\u00e8s. D\u2019autres (pas nombreux, moins que les doigts d\u2019une main), laiss\u00e9s de c\u00f4t\u00e9. Je les relis parfois. J\u2019y apporte quelques retouches.&nbsp;<br>A quoi bon conserver ces mots? Je les ai sorti de ma t\u00eate, n\u2019est ce pas assez? Que puis je encore en attendre? Je n\u2019ai pas la r\u00e9ponse a cette question. Tout ce que je peut affirmer, c\u2019est que j\u2019aime a me r\u00e9fugier dans ces friches abandonn\u00e9es. Je m\u2019y prom\u00e8ne, il m\u2019arrive m\u00eame de m\u2019y perdre. Par endroit, je ne reconnais plus le paysage (Est ce moi qui ai \u00e9crit cela? Impossible de m\u2019en souvenir\u2026). Au d\u00e9tour d\u2019une phrase il m\u2019arrive d\u2019apercevoir une fleur sauvage. Alors je respire son parfum.<br>Cela est d\u00e9j\u00e0 beaucoup. Cela ne devrait il pas me suffire?<br>J\u2019ouvre le dossier <em>\u00c0 terminer<\/em>&nbsp;( au prix d\u2019un tout petit \u00ab&nbsp;clic&nbsp;\u00bb). Aucun de ces chantiers n\u2019est compl\u00e8tement aboutit (le seront ils un jour?). Peut-\u00eatre me suis je lanc\u00e9 dans des travaux trop importants? Peut-\u00eatre ai je perdu tout sens de la r\u00e9alit\u00e9? Peut-\u00eatre que je n\u2019en ai finalement pas le temps, pas la force, pas l\u2019envie?&nbsp;<br>Cependant, qui est assez sage pour entreprendre un chantier \u00e0 sa taille? Pour le mener en contremaitre acharn\u00e9 et soucieux des finitions? Zola, Maupassant et Bradbury seraient t\u2019ils devenus ce qu\u2019ils sont aujourd\u2019hui s\u2019ils avaient, alors, entrepris des chantiers tout juste \u00e0 la hauteur des hommes qu\u2019ils \u00e9taient autrefois? Leurs cahiers \u00e9taient ils parsem\u00e9s (comme le bureau de mon ordinateur) de miettes, de t\u00e2ches, de points de suspension?&nbsp;<br>Pourquoi, alors, je m\u2019attache \u00e0 ces futilit\u00e9s? Pourquoi ne pas tout simplement se faire confiance? Mettre les doutes et les h\u00e9sitations de c\u00f4t\u00e9 et tout naturellement \u00e9crire? Pourquoi chercher \u00e0 tout prix une l\u00e9gitimit\u00e9? Je n\u2019ai besoin de personne pour \u00e9crire. Je l\u2019ai d\u00e9couvert il n\u2019y a pas si longtemps. Ecrire fait partie de ces instants que l\u2019on ne peut partager. J\u2019\u00e9cris seule. Dialogue silencieux entre moi-m\u00eame et moi-m\u00eame. La l\u00e9gitimit\u00e9 des mots que je choisis de mettre les uns \u00e0 la suite des autres, c\u2019est moi seule qui me l\u2019accorde.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je n\u2019ai pas beaucoup de certitudes\u2026<br>Je sais que les mots, pour continuer \u00e0 vibrer ont besoin d\u2019\u00eatre lus.&nbsp;<br>Je sais que tout est \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, rien ne dure tout s\u2019efface, tout s\u2019oublie, tout deviens poussi\u00e8re. Les livres et ce qu\u2019ils contiennent n\u2019\u00e9chappent pas \u00e0 cette r\u00e8gle.<br>Je sais que les pages se tournent uniquement parce que quelqu\u2019un garde l\u2019envie de les tourner.&nbsp;<br>Je sais que tout cela n\u2019existe pas sans lui: il lira les mots que j\u2019ai choisis (ils lui appartiendront autant qu\u2019\u00e0 moi), les fera siens. Il ne tiendra qu\u2019\u00e0 lui de lire la suite, d\u2019aller jusqu\u2019au bout du livre. Alors ce ne sera plus tout \u00e0 fait mon histoire, ce ne sera pas compl\u00e8tement la sienne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je comprends alors que l\u2019homme \u00e0 l\u2019\u00e9charpe de laine du d\u00e9but m&rsquo;attends quelque part, que c\u2019est bien l\u00e0 que tout commence: un dimanche d\u2019apr\u00e8s midi d\u2019hiver, sur les berges enneig\u00e9es. Cette histoire c\u2019est l\u2019histoire de notre rencontre, aussi imparfaite soit elle, aussi folle soit-elle. Il ne tiens qu\u2019\u00e0 moi de l\u2019\u00e9crire\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La neige n\u2019a pas d\u00e9courag\u00e9 les bouquinistes. C\u2019est vrai qu\u2019il ne fait pas chaud, mais le ciel est d\u00e9gag\u00e9, l\u2019air est sec, vivifiant. Le bas de son visage dispara\u00eet presque enti\u00e8rement sous une \u00e9paisse \u00e9charpe de laine. Il tra\u00eene, fur\u00e8te, fouille. Il n\u2019est pas press\u00e9. Rien ne l\u2019attend aujourd\u2019hui. Lui n\u2019attend rien, si ce n\u2019est passer un peu de son <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/transversale-06-quand-je-serais-enfin-grande-je-serais-ecrivaine\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">transversales #06 | quand je serai (enfin) grande, je serai \u00e9crivaine<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":392,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3114,3248],"tags":[],"class_list":["post-72175","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-transversales","category-06-transversales-perec"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72175","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/392"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=72175"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72175\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=72175"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=72175"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=72175"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}