{"id":75201,"date":"2022-06-14T22:39:34","date_gmt":"2022-06-14T20:39:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=75201"},"modified":"2022-10-12T07:47:33","modified_gmt":"2022-10-12T05:47:33","slug":"40jours-02-je-sais-tout","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40jours-02-je-sais-tout\/","title":{"rendered":"#40jours #02 | je sais tout"},"content":{"rendered":"\n<p>***19h15*** le soleil couchant baigne la fa\u00e7ade du K282, Mercy Street, personne aux balcons, il fait encore trop chaud, l\u2019immeuble semble ferm\u00e9 sur lui-m\u00eame, stores baiss\u00e9s, <em>\u00e7a ne fait rien<\/em> <em>moi<\/em> <em>je vois tout <\/em>m\u00eame l\u2019int\u00e9rieur des appartements inoccup\u00e9s o\u00f9 par moment de la poussi\u00e8re s\u2019effondre aux angles des murs, comme au rez-de-chauss\u00e9e o\u00f9 trois appartements sur cinq sont vides. Il ne reste qu\u2019un jeune couple et le concierge, plus personne ne veut habiter les rez-de-chauss\u00e9e \u2013 les vols, les gaz d\u2019\u00e9chappement, etc. \u2013 le concierge se d\u00e9sole de vivre entour\u00e9 d\u2019appartements vides, dans son deux-pi\u00e8ces qui lui semble trop grand depuis que sa femme est partie ***19h20*** \u00e0 chaque \u00e9tage&nbsp;: cinq appartements, huit fen\u00eatres et cinq balcons qu\u2019on aper\u00e7oit sur la fa\u00e7ade ouest. Soir et matin on entend le grincement des stores \u00e9lectriques qui s\u2019ouvrent ou se referment. Pour l\u2019instant pas de bruit. Le concierge est dans son entr\u00e9e, un couloir aveugle comme dans tous les appartements de l\u2019immeuble. Il enfile sa casquette pour aller faire son tour et v\u00e9rifier que les chats sauvages ne r\u00f4dent pas autour des poubelles. \u00c0 l\u2019instant o\u00f9 il referme sa porte, le b\u00e9b\u00e9 du jeune couple du rez-de-chauss\u00e9e commence \u00e0 pleurer comme souvent en d\u00e9but de soir\u00e9e. Bient\u00f4t sa m\u00e8re va se lever pour le prendre dans ses bras, elle va arpenter son appartement en le ber\u00e7ant, <em>je le sais je la vois,<\/em> elle se l\u00e8ve elle le prend dans ses bras et marche dans le salon, elle contourne son canap\u00e9 gris sombre en caressant le dos de l\u2019enfant, il a trop chaud. Dans leur chambre son mari est allong\u00e9 sur le lit, il se repose, il voudrait faire installer une climatisation comme chez leur nouvelle voisine du premier chez qui il fait si frais. Au deuxi\u00e8me \u00e9tage, Sam Rosario le doyen de l\u2019immeuble lave soigneusement des feuilles de salade ***19h35*** des nuages voilent le soleil. Au troisi\u00e8me \u00e9tage, Sia a fini de ranger son coin cuisine, elle rel\u00e8ve son store de toile et sort sur son balcon. Sa voisine, Madame Cheng est sortie elle-aussi sur son balcon pour arroser ses plantes. Elles se saluent et parlent un peu du temps, de la chaleur \u00e9touffante. Au quatri\u00e8me \u00e9tage, assis sur leur canap\u00e9 rouge fonc\u00e9 \u2013 dispos\u00e9 exactement au m\u00eame endroit que ceux de Sia et du jeune couple du rez-de-chauss\u00e9e \u2013 Lin et Jo, la cinquantaine, trinquent avec leur nouvel associ\u00e9. Devant eux, sur une table de verre&nbsp;: des f\u00e8ves, des pistaches et des beignets de crevettes. Ils semblent satisfaits, les affaires marchent, bient\u00f4t ils agrandiront leur boutique\u2026 l\u2019associ\u00e9 admire le grand tableau aux couleurs vives accroch\u00e9 au mur sans se douter que derri\u00e8re la paroi, dans son salon plong\u00e9 dans la p\u00e9nombre, une femme d\u2019une quarantaine d\u2019ann\u00e9es ouvre un flacon de pilules et que dans sa chambre, une femme plus \u00e2g\u00e9e, allong\u00e9e sur son lit, essaie de se reposer malgr\u00e9 le bruit incessant qui provient de l\u2019appartement mitoyen \u2013 des coups sourds, une respiration de plus en plus haletante \u2013 le prof de gym a besoin de se d\u00e9fouler, de ses poings gant\u00e9s il cogne un sac de frappe, sautille autour, replie ses bras, cogne \u00e0 nouveau, la sueur ruisselle sur son torse nu *** 19h45*** dans la cour, le concierge du K282 croise le concierge du K282-bis, le deuxi\u00e8me immeuble de la r\u00e9sidence. De son balcon au deuxi\u00e8me \u00e9tage, Sam Rosario contemple les immeubles du voisinage et le bout de colline qu\u2019on aper\u00e7oit derri\u00e8re. Au troisi\u00e8me \u00e9tage, Sia va s\u2019asseoir sur le canap\u00e9 bleu nuit o\u00f9 l\u2019attend Vasco, un gar\u00e7on de six ans, en train de feuilleter un livre. Certains voisins pr\u00e9tendent qu\u2019il n\u2019est pas son fils ou alors qu\u2019elle l\u2019aurait eu beaucoup trop jeune\u2026 et ne parlons pas de son mari qui est vraiment bizarre\u2026 Madame Cheng ne fait pas partie des m\u00e9disants. Elle s\u2019est install\u00e9e devant une pile de cahiers qu\u2019elle veut corriger avant d\u2019aller se coucher. Son bureau tr\u00f4ne dans le salon, elle n\u2019a pas de canap\u00e9 \u2013 qu\u2019en ferait-elle&nbsp;? \u2013 juste deux petits fauteuils en rotin que ses enfants lui ont offerts. Elle aime bien le petit Vasco scolaris\u00e9 dans son \u00e9cole et elle trouve que Sia a beaucoup de m\u00e9rite. Au quatri\u00e8me \u00e9tage, Jo explique \u00e0 son associ\u00e9 qu\u2019il a eu le coup de foudre pour ce tableau, un jeune peintre, ajoute Lin. Dans le couloir, des rires et des exclamations. Des jeunes sans doute, ils doivent aller chez les trois \u00e9tudiants au bout du pallier. Pas m\u00e9chants<em>,<\/em> pense l\u2019ancien douanier en ouvrant son frigidaire vide, en tout cas moins pr\u00e9tentieux que les deux marchands de meubles qui habitent l\u2019appartement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du sien. Au fond du couloir, le prof de gym a termin\u00e9 sa s\u00e9ance de boxe, il entre dans sa salle de bains. La femme allong\u00e9e sur son lit soupire, elle va essayer de dormir un peu, dans le salon l\u2019autre femme a vid\u00e9 tout le flacon de pilules dans sa main gauche ***19h57*** <em>je sais tout je vois tout j\u2019ai mille yeux dispos\u00e9s \u00e7\u00e0 et l\u00e0, tapis dans les recoins, mille focales ind\u00e9tectables nich\u00e9es dans les plafonds dans les portes dans les prises <\/em>***20h00*** le concierge accepte de monter chez son coll\u00e8gue du K282-bis qui a la chance d\u2019occuper un deux pi\u00e8ces au cinqui\u00e8me \u00e9tage et non pas au rez-de-chauss\u00e9e, une faveur que lui a accord\u00e9 le comit\u00e9 de quartier afin qu\u2019il puisse fournir des renseignements d\u00e9taill\u00e9s sur son voisin imm\u00e9diat, Monsieur Eduardo. Au K282, le b\u00e9b\u00e9 du rez-de-chauss\u00e9e s\u2019est endormi, sa m\u00e8re sourit \u00e0 son mari qui vient la rejoindre dans leur salon. Sia lit une histoire \u00e0 Vasco blotti contre elle sur le canap\u00e9 bleu nuit. Parfois elle regarde le plafond, <em>j\u2019ai alors l\u2019impression qu\u2019elle me voit, qu\u2019elle devine ma pr\u00e9sence<\/em>. Le vieux douanier soupire en regardant son frigidaire vide. Depuis que sa femme est morte il ne fait plus \u00e0 manger et il a oubli\u00e9 d\u2019acheter sa soupe de nouilles quotidienne chez le traiteur. Au sixi\u00e8me \u00e9tage, deux adolescentes brunes aux cheveux raides, des jumelles, aident leur m\u00e8re \u00e0 d\u00e9barrasser la table avant de rejoindre leur p\u00e8re qui regarde la t\u00e9l\u00e9 assis sur un canap\u00e9 de cuir noir. Au premier \u00e9tage, une femme frissonne, sa clim est trop forte. Elle est assise en tailleur sur son lit sur lequel sont pos\u00e9s une jupe et un t-shirt repass\u00e9s, le visage pench\u00e9 vers son t\u00e9l\u00e9phone, elle est v\u00eatue d\u2019un peignoir jaune. Madame Cheng mordille son stylo, elle s\u2019interroge devant le dessin inqui\u00e9tant d\u2019une petite fille de sa classe. Il lui reste plus de la moiti\u00e9 des cahiers \u00e0 regarder. Au quatri\u00e8me \u00e9tage, Jo ouvre une autre bouteille de p\u00e9tillant tandis que Lin apporte des bouch\u00e9es au porc caram\u00e9lis\u00e9, leur associ\u00e9 s\u2019est enfonc\u00e9 dans le canap\u00e9 rouge fonc\u00e9 ***20h10*** le soleil s\u2019est couch\u00e9, le ciel se refl\u00e8te sur les vitres de l\u2019immeuble K282, une mosa\u00efque de nuages et de traces lumineuses ***20h15*** assis sur un tapis devant sa table basse, Sam Rosario ferme les yeux quelques instants avant de commencer son repas. Au sixi\u00e8me \u00e9tage, les jumelles taquinent leur p\u00e8re qui a rev\u00eatu son uniforme de la brigade sp\u00e9ciale de nuit et s\u2019appr\u00eate \u00e0 partir travailler. Vasco baille, Sia regarde sa montre, le Gardien n\u2019est pas encore rentr\u00e9. L\u2019appartement des \u00e9tudiants continue de s\u2019emplir. Le prof de gym essuie son torse et regarde ses pectoraux dans le miroir de sa salle de bains. La femme \u00e2g\u00e9e s\u2019est endormie. Le vieux douanier donne le code de l\u2019immeuble \u00e0 un livreur. Elle baisse la clim, attrape son sac, ses cl\u00e9s et sort de son appartement. Jo, Lin et leur associ\u00e9 parlent d\u2019embaucher un nouveau vendeur. La femme de quarante ans dispose chaque pilule l\u2019une \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019autre sur une tablette en verre, vingt-quatre au total. Madame Cheng n\u2019a plus que cinq cahiers \u00e0 corriger. Le b\u00e9b\u00e9 du rez-de-chauss\u00e9e s\u2019est r\u00e9veill\u00e9. Au septi\u00e8me \u00e9tage, deux jeunes hommes regarde une s\u00e9rie \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Une femme coiff\u00e9e d\u2019un casque de r\u00e9alit\u00e9 virtuelle avance lentement dans le couloir du second \u00e9tage ***20h45*** la nuit est tomb\u00e9e. La fa\u00e7ade \u00e9clair\u00e9e du K282 est trou\u00e9e de quelques rectangles sombres comme des orbites creuses. Du balcon de son coll\u00e8gue au cinqui\u00e8me \u00e9tage du K282-bis, le concierge du K282 admire son immeuble dans la nuit. La femme de son coll\u00e8gue l\u2019a invit\u00e9 \u00e0 partager leur repas, quelque chose de tr\u00e8s simple, a-t-elle pr\u00e9cis\u00e9. Voir la vie des autres en rectangles de lumi\u00e8re et d\u2019ombres. La belle Sia dans son cadre impeccablement rang\u00e9. Madame Cheng \u00e0 son bureau. Les bustes des commer\u00e7ants engonc\u00e9s dans leur canap\u00e9 rouge. Sam Rosario en position du lotus dans son univers monacal. Les silhouettes indistinctes des \u00e9tudiants rythm\u00e9es par des basses puissantes. Il remarque les stores baiss\u00e9s devant les fen\u00eatres de Mesdames Long, m\u00e8re et fille ***21h00*** j<em>\u2019entends tout j\u2019enregistre tout,<\/em> le b\u00e9b\u00e9 du rez-de-chauss\u00e9e regarde autour de lui en \u00e9mettant des petits bruits de succion. La musique qui s\u2019\u00e9chappe du logement des \u00e9tudiants monte de quelques crans. Vasco vient \u00e0 peine de s\u2019endormir, il a attendu le retour du Gardien. Sur le seuil de la chambre, Madame Long regarde sa m\u00e8re dormir. Les jumelles se lavent les dents, elles n\u2019ont pas envie d\u2019aller se coucher. Un livreur sonne \u00e0 la porte de l\u2019ancien douanier, il s\u2019excuse pour le retard. La femme plong\u00e9e dans une r\u00e9alit\u00e9 virtuelle grimpe du troisi\u00e8me au quatri\u00e8me \u00e9tage en s\u2019accrochant \u00e0 la rampe de l\u2019escalier de service. Au septi\u00e8me \u00e9tage, les deux jeunes hommes continuent \u00e0 regarder leur s\u00e9rie. Madame Cheng est fatigu\u00e9e, elle vient de terminer ses corrections. Sia et le Gardien sont assis face \u00e0 face \u00e0 la table de la cuisine. Le prof de gym prend plusieurs selfies de lui, v\u00eatu d\u2019une chemise blanche l\u00e9g\u00e8rement entrouverte. Le concierge du K282 remarque une paire de jumelles sur le meuble de t\u00e9l\u00e9vision de son coll\u00e8gue ***21h30*** Madame Long pose un grand verre d\u2019eau sur la tablette de verre o\u00f9 les pilules sont align\u00e9es. Dans leur chambre, les jumelles chuchotent et \u00e9touffent leurs rires. Le prof de gym poste un de ses nouveaux selfies sur un site de rencontres. Sia se l\u00e8ve pour aller se coucher, le Gardien la regarde fixement. Lin se demande si leur associ\u00e9 va bient\u00f4t se d\u00e9cider \u00e0 partir, elle essaie de capter l\u2019attention de son mari lanc\u00e9 dans une grande discussion. Le douanier finit ses nouilles devant une \u00e9mission de t\u00e9l\u00e9survie. Une dispute violente \u00e9clate dans l\u2019appartement des \u00e9tudiants. Le b\u00e9b\u00e9 du rez-de-chauss\u00e9e se met \u00e0 crier, ses parents n\u2019arrivent pas \u00e0 le calmer, m\u00eame en marchant de long en large autour du canap\u00e9 gris sombre tout en le ber\u00e7ant dans leurs bras. Madame Cheng n\u2019a plus sommeil, elle ouvre un livre. Le concierge du K282 prend cong\u00e9 de son coll\u00e8gue et de sa femme. Dans son casque de r\u00e9alit\u00e9 virtuelle, la jeune femme voit des zombies envahir l\u2019immeuble ***21h31*** Sam Rosario sonne \u00e0 la porte de Madame Long ***21h32*** le concierge du K282 rentre chez lui, il a pass\u00e9 une bonne soir\u00e9e ***21h33*** des \u00e9tudiants d\u00e9valent l\u2019escalier de service ***21h34*** Madame Long enfouit son visage dans ses mains et pleure sur l\u2019\u00e9paule de Sam Rosario ***21h35*** <em>et moi je vois tout<\/em> <em>j\u2019entends tout je n\u2019oublie rien<\/em> ***22h00*** au huiti\u00e8me \u00e9tage, un homme fume une cigarette sur son balcon *** 23h45 *** la plupart des habitants sont couch\u00e9s, le mari du rez-de-chauss\u00e9e s\u2019allonge sur le canap\u00e9 de son salon, tout le monde va bient\u00f4t s\u2019endormir sauf le Gardien dans sa petite chambre qui pianote sur son ordinateur comme toutes les nuits <em>et moi qui ne ferme jamais les yeux<\/em>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>***19h15*** le soleil couchant baigne la fa\u00e7ade du K282, Mercy Street, personne aux balcons, il fait encore trop chaud, l\u2019immeuble semble ferm\u00e9 sur lui-m\u00eame, stores baiss\u00e9s, \u00e7a ne fait rien moi je vois tout m\u00eame l\u2019int\u00e9rieur des appartements inoccup\u00e9s o\u00f9 par moment de la poussi\u00e8re s\u2019effondre aux angles des murs, comme au rez-de-chauss\u00e9e o\u00f9 trois appartements sur cinq sont vides. <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40jours-02-je-sais-tout\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#40jours #02 | je sais tout<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":48,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3251,3303,1],"tags":[805,3881,159,47],"class_list":["post-75201","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-40jours","category-40jours-02-facades","category-atelier","tag-fenetre","tag-k","tag-nuit","tag-ville"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75201","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/48"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75201"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75201\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75201"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75201"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75201"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}