{"id":77784,"date":"2022-06-20T17:35:28","date_gmt":"2022-06-20T15:35:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=77784"},"modified":"2022-06-20T19:52:21","modified_gmt":"2022-06-20T17:52:21","slug":"40jours-08-mondes-anciens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40jours-08-mondes-anciens\/","title":{"rendered":"#40jours #08 | Mondes anciens"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/285453102_5412077102178281_7268210622825671213_n-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-77787\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/285453102_5412077102178281_7268210622825671213_n-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/285453102_5412077102178281_7268210622825671213_n-420x315.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/285453102_5412077102178281_7268210622825671213_n-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/285453102_5412077102178281_7268210622825671213_n-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/285453102_5412077102178281_7268210622825671213_n.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Plan d&rsquo;action<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La station la plus ancienne, dont il ne reste que des ruines, des images fugitives qu\u2019aucune photo, qu\u2019aucun racontement h\u00e9rit\u00e9 ne viennent corroborer, appelons-la&nbsp;:&nbsp;<em>l\u2019Amn\u00e9sie de l\u2019enfance<\/em>. On d\u00e9bouche l\u00e0 au terme d\u2019une longue obscurit\u00e9 dans un tunnel chaud, \u00e9troit et sombre \u2014 d\u00e9bouche, oui, comme on tomberait d\u2019une conduite d\u2019eau en b\u00e9ton dans une rivi\u00e8re, comme aussi on dit en langage d\u2019\u00e9clairagiste pour signifier qu\u2019on va \u00e9clairer un espace ou une personne de telle mani\u00e8re qu\u2019on puisse le voir nettement du public \u2014 dans un trop plein de lumi\u00e8re qui surexpose \u00e0 jamais les souvenirs.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote has-text-align-left\"><blockquote><p>Vertigineuse et hypnotique la vol\u00e9e de marches de l\u2019escalier du premier. Combien\u2009? Innombrables&nbsp;: on ne sait pas compter encore. Orn\u00e9es d\u2019\u00e9clats rouges et verts, elles sont gaies, elles font jouet vu de pr\u00e8s pas trop vite. \u00c7a fait oublier la peur, le fond noir, les ar\u00eates qui cognent dur. Les grands ne s\u2019en m\u00e9fient pas. M\u00eame mon grand-p\u00e8re qui boite \u2014 je ne sais pas encore cela, qu\u2019il \u00ab\u2009boite\u2009\u00bb et quand \u00e7a n\u2019a pas de nom c\u2019est simplement sa fa\u00e7on, pas d\u2019infirmit\u00e9, de longue douleur famili\u00e8re, de m\u00e9pris dans la bouche de sa m\u00e8re \u2014. La descente appelle, comme \u00e0 ski, et tout en bas la lumi\u00e8re \u00e9blouissante de la rue qui d\u00e9coupe des sapins en fer forg\u00e9 sur l\u2019\u00e9paisse vitre translucide de la porte \u2014 Exp\u00e9rience de Mort imminente et lumi\u00e8re au bout du tunnel \u00e0 jamais confondues dans cette image depuis l\u2019enfance. \u2014&nbsp;. Au pire, on n\u2019ira pas plus loin. Il faut descendre apr\u00e8s la sieste \u00e0 l\u2019\u00e9tage, ou le matin quand \u00ab\u2009ah\u2009! Ah\u2009! La faim fait sortir le loup du bois\u2009\u00bb et le loup c\u2019est moi. On oublie de tendre le bras court pour tenir la rambarde, on d\u00e9vale et advient ce qui peut&nbsp;: on ne le saura qu\u2019une fois en bas sur le petit palier qui dessert la pi\u00e8ce sombre o\u00f9 sont gard\u00e9es les grosses fleurs qui soignent. \u00ab\u2009Casser les os, casser le cou\u2009\u00bb. Jamais rien cass\u00e9, mais les bosses, les bosses, on les croit en os. Les fleurs baignent dans un gros pot de verre \u2014 gros comme ceux des cornichons Molossol, les molosses croquants des Slaves \u2014. Les fleurs m\u2019attendent l\u00e0, au cas o\u00f9 casse-cou, \u00e9ponges amicales dans l\u2019obscurit\u00e9. Qui me r\u00e9ceptionne, accourant \u00e0 mes cris, m\u2019en applique une l\u00e0 o\u00f9 c\u2019est bless\u00e9 cette fois-l\u00e0. L\u00e0 o\u00f9 c\u2019est le bleu, c\u2019est jaune d\u2019abord. Les fleurs d\u00e9teignent. Passer du jaune au bleu c\u2019est le but, comme du rouge au vert en auto. D\u00e8s que le pot est ouvert, l\u2019odeur prend toute la petite pi\u00e8ce sombre. La t\u00eate tourne d\u00e9licieusement, tournesol, dans les vapeurs de l\u2019alcool et des \u00e9motions, puisque \u00ab\u2009\u00e7a en fait des \u00e9motions\u2009\u00bb. Le jus de la fleur coule sous la compresse \u00e9norme. Elle couvre tout mon genou ou me mange la moiti\u00e9 du front. L\u00e0 o\u00f9 \u00e7a tape encore en dedans. \u00ab\u2009Blessures de guerre\u2009\u00bb, dit mon grand-p\u00e8re. Bagarre de grandir. Parfois, on sent d\u2019avance qu\u2019on tombera.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 ce stade, il est encore possible de passer par un trou de souris, o\u00f9 l\u2019on suit une souris, puisqu\u2019on a une souris et aussi les baskets phosphorescentes de Bobby Potemkine jusqu\u2019au d\u00e9dale des pi\u00e8ces de la m\u00eame maison d\u2019enfance mais \u00e0 hauteur d\u2019enfant renforc\u00e9e, oblig\u00e9e, comme on doit \u00e0 chaque instant corriger la perspective quand on dessine un raccourci parce que la raison s\u2019oppose \u00e0 dessiner ce que pourtant on a sous les yeux tel quel&nbsp;: pied \u00e9norme et directement t\u00eate minuscule du G\u00e9ant \u00e9tendu de tout son long. C\u2019est s\u00fbrement avec ce pied que la souris est tomb\u00e9e nez \u00e0 nez et nous, avec Bobby, toujours en cort\u00e8ge&nbsp;:&nbsp;<em>les aventuriers du chausson perdu<\/em>. Mais au d\u00e9part de l<em>\u2019Amn\u00e9sie de l\u2019enfance<\/em>, on peut aussi opter pour la voiture surchauff\u00e9e et charg\u00e9e comme une diligence de la Fronti\u00e8re pour se retrouver apr\u00e8s un voyage interminablement court \u00e0&nbsp;<em>la Californie&nbsp;<\/em>du Sud&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote has-text-align-left\"><blockquote><p>Des plantes grasses plus hautes que moi. La seule verdure sur le sol sec. Gris bleu, des poulpes. Terriblement piquantes. Mon ballon de volley cr\u00e8ve sur la pointe. Ce n\u2019est pas la premi\u00e8re fois. Le soupir, je peux le sentir encore, On savait que \u00e7a finirait comme \u00e7a.<br>Les cl\u00f4tures donnent sur d\u2019autres jardins. Elles sont toutes couch\u00e9es par la v\u00e9g\u00e9tation et le d\u00e9sint\u00e9r\u00eat des extr\u00e9mit\u00e9s dans ces terrains en pente. Les grillages \u00e9cart\u00e9s sont mis sur le compte du passage d\u2019animaux nocturnes dont on n\u2019a pas id\u00e9e. Les enfants aussi passent par l\u00e0, et de cl\u00f4ture trou\u00e9e en palissades l\u00e2ches sillonnent la Californie, terre d\u2019aventure, en essayant d\u2019\u00e9viter les chiens moins compr\u00e9hensifs que les \u00e9ventuels gardiens en ronde.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En sautant simplement la grille, on peut acc\u00e9der \u00e0 l\u2019enfance de la soigneuse, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la M\u00e9diterran\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote has-text-align-left\"><blockquote><p>Il y en avait comme \u00e7a, l\u00e0 o\u00f9 j\u2019ai grandi&nbsp;: de grandes maisons vides presque toute l\u2019ann\u00e9e. Les maisons continentales, on les appelait ainsi. Elles appartenaient \u00e0 des Fran\u00e7ais qui ne venaient que pour les vacances d\u2019\u00e9t\u00e9. \u00c0 des Anglais aussi et \u00e0 quelques Espagnoles tr\u00e8s riches. Ils laissaient l\u00e0 un gardien ensommeill\u00e9 qu\u2019ils payaient mal pour avoir l\u2019\u0153il sur leur demeure. Nous \u00e9cartions les cl\u00f4tures pour nous glisser dans leurs jardins, grands comme des parcs. Enfin, jusqu\u2019\u00e0 ce que mes fr\u00e8res trouvent que je ne leur ressemblais plus assez pour partir en exp\u00e9dition avec eux. Parfois, nous rentrions par l\u2019office quand on avait la chance de d\u00e9couvrir la cl\u00e9 sous un pot de fleurs, ou sur le haut rebord d\u2019une lucarne. C\u2019\u00e9tait rare, mais \u00e7a arrivait.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il y a de ces passages secrets dans les jeux vid\u00e9os qui enjambent d\u2019un seul coup d\u2019un seul plusieurs niveaux, plusieurs paliers. Qui va piano, attend simplement le passage d\u2019un fait d\u2019hiver qui l\u2019emporte pour toujours dans son grand SAC \u00e0 triple meurtre et nous voil\u00e0 \u00e0 Gand, la bien-aim\u00e9e, la ville sans polar. Ce voyage-ci prend de nombreuses ann\u00e9es sans qu\u2019on s\u2019en soit aper\u00e7u. Il passe par Guermantes, comme Proust et Fourniret et l\u2019on ne sait pas trop pourquoi c\u2019est ici, \u00e0 Gand que tout devrait se r\u00e9soudre\u2026 On y va pour tourner en rond, entre quelques lieux et particuli\u00e8rement le Museum Dr Guislain,&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote has-text-align-left\"><blockquote><p>m\u00e9decin gantois visionnaire Guislain fut parmi les premiers \u00e0 consid\u00e9rer les malades mentaux comme des patients \u00e0 part enti\u00e8re, m\u00e9ritant un traitement digne. C\u2019est la honte suscit\u00e9e par la mani\u00e8re dont nous traitions autrefois les patients psychiatriques qui donnera naissance \u00e0 ce mus\u00e9e en 1986.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Autrefois\u2026 \u00e0 peine a-t-on dout\u00e9 de ce mot qu\u2019on se retrouve \u00e0 la case d\u00e9part de l<em>\u2009\u00bb Amn\u00e9sie de l\u2019enfance<\/em>, pris dans sa pelote de laine, comme un chat on est au&nbsp;<em>Fil<\/em>&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote has-text-align-left\"><blockquote><p>solidement tenu et qui tient solidement les escalades des grimpeurs et des belles ascensionneuses de l\u2019histoire telle qu\u2019elle se raconte&nbsp;: en file indienne des mille histoires qui la pr\u00e9c\u00e8dent et la suivront fil tendu au-dessus des ravins o\u00f9 se pr\u00e9cipitent et s\u2019entrechoquent les terreurs sourdes des chutes tandis que l\u2019esprit file en funambule avide vers le mot d\u2019apr\u00e8s, le mont suivant dans le droit fil des conteuses ces araign\u00e9es inlassables productrices du fil de soi sit\u00f4t entrelac\u00e9 aux r\u00e9cits qui flottent dans le vent et les emportent \u2014 bestioles, voix et mots \u2014 aux confins \u00e0 l\u2019Outremonde fil invisible pris dans la trame des habits us\u00e9s et retourn\u00e9s comme enveloppes des voyages sans tourisme de l\u2019exil embarquant sans le savoir le dit avec la diseuse\u2026<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bien arrim\u00e9 dans son Amn\u00e9sie de l\u2019enfance, on s\u2019aper\u00e7oit que celle des autres est \u00e0 deux pas. On y va \u00e0 pied, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de Valenciennes comme du miroir et c\u2019est&nbsp;<em>Val en signes<\/em>d\u00e9j\u00e0. Mais alors on peut tout aussi bien sauter \u00e0 pieds joints dans le trou du lapin, qui se confond avec un arbre creux et le monde d\u2019<em>Alice chut<\/em>&nbsp;flotte tout autour, meubles et maisons en suspens.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote has-text-align-left\"><blockquote><p><br>&nbsp;<em>La fa\u00e7ade, \u00e7a coulisse, \u00e7a s\u2019enl\u00e8ve et on voit tout en une fois qui fait des petites bo\u00eetes bien sages, toutes proprettes, on voit tout et on te voit aussi, m\u00eame les pi\u00e8ces aveugles elles se prennent le gros visage nez \u00e0 nez, le gros yeux qui toujours l\u2019air terrible de si pr\u00e8s<\/em><\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur un coup de t\u00eate, il est vingt-cinq ans plus tard, et le petit qui parlait clown joue au monsieur sur les traces de La Chenille (l\u00e0, je r\u00e9sume s\u00e9v\u00e8rement, mais le temps nous tient). On avait pris un train, quitt\u00e9 Paris, vu du pays jusqu\u2019\u00e0 Jonzac. Il n\u2019y avait pas grand-chose \u00e0 se rem\u00e9morer \u2014 un lyc\u00e9e, un appart de fonction, un parking, un rempart qui s\u2019av\u00e9ra \u00e0 la revoyure un ch\u00e2teau \u2014 mais en se creusant la t\u00eate et le net, on y est rest\u00e9 deux mois.&nbsp;<em>Sauveterre\u2026<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La station la plus ancienne, dont il ne reste que des ruines, des images fugitives qu\u2019aucune photo, qu\u2019aucun racontement h\u00e9rit\u00e9 ne viennent corroborer, appelons-la\u00a0:\u00a0l\u2019Amn\u00e9sie de l\u2019enfance.<br \/>\n <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40jours-08-mondes-anciens\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#40jours #08 | Mondes anciens<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":43,"featured_media":77787,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3251,3379],"tags":[2227,3455,3456,3278,450],"class_list":["post-77784","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-40jours","category-40jours-08-terminus","tag-amnesie-de-lenfance","tag-californie-2","tag-polar-gantois","tag-sauveterre","tag-serail"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77784","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/43"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=77784"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/77784\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/77787"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=77784"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=77784"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=77784"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}