{"id":78533,"date":"2022-06-22T17:21:04","date_gmt":"2022-06-22T15:21:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=78533"},"modified":"2022-06-22T20:11:41","modified_gmt":"2022-06-22T18:11:41","slug":"40-jours-11-a-la-croisee-des-chemins","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40-jours-11-a-la-croisee-des-chemins\/","title":{"rendered":"#40jours #11 | \u00e0 la crois\u00e9e des chemins"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"335\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/40jours11.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-78534\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/40jours11.jpg 500w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/40jours11-420x281.jpg 420w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Cela commen\u00e7ait toujours par une odeur de pudding.<\/p>\n\n\n\n<p>Une incongruit\u00e9 qui amusait Randolph car, avec elle, il savait qu\u2019il \u00e9tait en terrain connu \u2013 comme un mot de passe \u00e0 donner, un sas \u00e0 ouvrir, et vous avez le droit de passer de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9.&nbsp; Il avait reconnu l\u2019odeur&nbsp;; il faisait donc partie des initi\u00e9s.&nbsp; On l\u2019avait \u00e0 nouveau invit\u00e9 et il comptait bien, encore une fois, en profiter.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques mois auparavant, il avait visionn\u00e9 un film qui ins\u00e9rait dans sa mise en sc\u00e8ne des passages en r\u00e9alit\u00e9 virtuelle.&nbsp; La protagoniste de l\u2019histoire, engag\u00e9e par un comit\u00e9 de scientifiques membres du gouvernement, devait participer \u00e0 une exp\u00e9rience&nbsp;: entrer en connexion, au moyen de casques et de branchements neuronaux, avec le cerveau d\u2019un psychopathe.&nbsp; Litt\u00e9ralement.&nbsp; Et en effet, une fois la drogue transmise, elle voyageait en temps r\u00e9el dans son univers mental, descendait des escaliers, ouvrait des portes, traversait des kilom\u00e8tres de champs de bl\u00e9s ou d\u2019usines d\u00e9saffect\u00e9es et finissait par\u2026 le rencontrer, lui, le tueur en s\u00e9rie.&nbsp; Et c\u2019\u00e9tait sa m\u00e8re.&nbsp; Oui.&nbsp; Voil\u00e0 pourquoi elle seule avait \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e&nbsp;: elle avait v\u00e9cu avec elle, avant les premiers passages \u00e0 l\u2019acte, avant l\u2019interpellation par la police.&nbsp; Et elle \u00e9tait somm\u00e9e de comprendre les zones d\u2019ombre de sa m\u00e8re, de <em>dealer<\/em> avec les d\u00e9mons qui encombraient sa t\u00eate tortur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 le pitch du film qui, bien que rat\u00e9, avait le m\u00e9rite d\u2019offrir aux spectateurs des moments de pure immersion, \u00e0 l\u2019instar d\u2019un jeu vid\u00e9o.&nbsp; C\u2019est \u00e0 peine si on ne pouvait pas toucher avec l\u2019h\u00e9ro\u00efne le d\u00e9cor qui se prolongeait ou se modifiait au fil de ses pas.&nbsp; Sans parler des variations de lumi\u00e8re ou des bruits diffract\u00e9s qui l\u2019environnaient dans cette r\u00e9alit\u00e9 subjective, s\u2019alignant avec les pixels du programme informatique.<\/p>\n\n\n\n<p>Seules manquaient les odeurs.&nbsp; Comme celle du pudding.&nbsp; Et les teintes sucr\u00e9es du dessert pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de sa grand-m\u00e8re, quand elle lui expliquait comment doser le lait et r\u00e9partir la poudre avant de tout verser dans une casserole, Randolph pouvait les retrouver, \u00e0 pr\u00e9sent, \u00e0 Lauzile.&nbsp; Pour le reste, il se contenait de suivre la voie qu\u2019on lui avait d\u00e9j\u00e0 trac\u00e9e.&nbsp; Au d\u00e9tour d\u2019un sentier, il sortait de la for\u00eat apr\u00e8s avoir d\u00e9plac\u00e9 une branche d\u2019arbre qui lui barrait le chemin \u2013 et surtout, l\u2019emp\u00eachait de <em>voir<\/em>, distinguer la vue en contrebas.&nbsp; L\u2019enfoncement de terrain donnait sur une petite ville toute illumin\u00e9e malgr\u00e9 l\u2019heure tardive.&nbsp; Pimpante, color\u00e9e, vibrant de mille feux, l\u2019agglom\u00e9ration semblait dire au voyageur&nbsp;: N\u2019ayez crainte, vous qui passez par Lauzile, vous serez toujours le bienvenu.&nbsp; Et Randolph souriait en descendant la colline, m\u00eame s\u2019il fallait couper \u00e0 travers les herbes hautes (\u00e0 croire que personne n\u2019arrivait \u00e0 Lauzile en partant de cette direction).&nbsp; Le bourdonnement d\u2019insectes nocturnes lui chatouillait les oreilles, le pudding ne quittait pas ses narines, et il \u00e9tait pris d\u2019une d\u00e9licieuse sensation de vertige, proche du r\u00eave \u00e9veill\u00e9.&nbsp; D\u2019ailleurs, qu\u2019en \u00e9tait-il r\u00e9ellement, de cette sc\u00e8ne qu\u2019il revivait, encore et encore, \u00e0 intervalles plus ou moins r\u00e9guliers, depuis sa prime enfance&nbsp;?&nbsp; Il ne se posait jamais la question \u00e0 vrai dire, tant elle le ravissait \u00e0 chaque fois.&nbsp; A peine avait-il not\u00e9 sa premi\u00e8re apparition&nbsp;: \u00e0 6 ans, le jour de son anniversaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Et c\u2019\u00e9tait en parfait adulte quinquag\u00e9naire que Randolph s\u2019approchait de la ville, heureux de la retrouver&nbsp;; un maire ou un vieil ami des lieux ne se comporterait pas autrement.&nbsp; Il ouvrait d\u2019ailleurs presque les bras, involontairement, naturellement, avec cette foi en des choses famili\u00e8res, qui ne pouvaient se d\u00e9rouler que de cette mani\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici \u00e0 gauche le parc avec son kiosque au centre, l\u00e0 plus loin \u00e0 droite la petite pharmacie bois\u00e9e, tout droit la premi\u00e8re pancarte de la ville, grav\u00e9e \u00e0 l\u2019ancienne comme dans les vieux feuilletons am\u00e9ricains, avec message de bienvenue, pr\u00e9ambule rustique et nombre d\u2019habitants au compteur \u2013 atmosph\u00e8re inchangeable, pr\u00e9vue pour durer.&nbsp; C\u2019est \u00e0 peine s\u2019il n\u2019avait ses ciseaux dans la main, pour couper la banderole d\u2019honneur et c\u00e9l\u00e9brer la ville dans sa dur\u00e9e, la remercier d\u2019exister, si accueillante, si rassurante.<\/p>\n\n\n\n<p>Trois pas encore et il pourrait sauteur sur le trampoline du premier jardin, puis\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Quelqu\u2019un se trouvait sur le trottoir.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela pourrait relever de l\u2019\u00e9vidence&nbsp;; apr\u00e8s tout, les lampadaires \u00e9taient allum\u00e9s, les magasins, bien que ferm\u00e9s, restaient \u00e9clair\u00e9s, ce qui sugg\u00e9rait la pr\u00e9sence de villageois.&nbsp; Pourtant, jamais personne jusqu\u2019ici ne s\u2019\u00e9tait manifest\u00e9 \u00e0 Randolph.&nbsp; L\u2019explorateur avait toujours pu profiter seul de la merveilleuse cit\u00e9.&nbsp; C\u2019\u00e9tait cens\u00e9 \u00eatre son terrain de jeu, quand m\u00eame&nbsp;!&nbsp; Or, un vieil homme en pyjama Harry Potter, Maison Gryffondor (le d\u00e9tail qui tue&nbsp;!) lui intima l\u2019ordre de s\u2019approcher.&nbsp; Plut\u00f4t que d\u2019aller \u00e0 sa rencontre, Randolph s\u2019immobilisa.&nbsp; Non non non.&nbsp; \u00c7a ne se passait pas comme \u00e7a, normalement.&nbsp; \u00c7a ne pouvait pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Devait-il parler&nbsp;?&nbsp; Entrer en contact avec cet individu, donc ouvrir la bouche, prof\u00e9rer des syllabes, d\u00e9glutir et puis recommencer&nbsp;?&nbsp; En avait-il la force&nbsp;?&nbsp; Il pensa qu\u2019essayer, y penser m\u00eame, suffisait \u00e0 g\u00e2cher toute l\u2019exp\u00e9rience.&nbsp; Il se refusait d\u2019accepter cette version de la r\u00e9alit\u00e9.&nbsp; De <em>sa <\/em>r\u00e9alit\u00e9.&nbsp; C\u2019\u00e9tait toujours ainsi qu\u2019on la lui avait pr\u00e9sent\u00e9e&nbsp;: simple, libre sans contrari\u00e9t\u00e9s.&nbsp; Et voil\u00e0 que Papy Dumbledore voulait taper la discut\u2019 avec lui&nbsp;!&nbsp; Quel affront&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Soudain, Lauzile ne lui parut plus si r\u00e9confortante.  Quelque chose s\u2019\u00e9tait modifi\u00e9 dans la configuration g\u00e9n\u00e9rale, et il esp\u00e9rait pouvoir retrouver sa version sans devoir fournir trop d\u2019efforts.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Que voulez-vous&nbsp;?&nbsp; Arriva-t-il \u00e0 prononcer.<\/p>\n\n\n\n<p>Le vieillard ne r\u00e9pondit pas tout de suite.&nbsp; Aucune expression ne pouvait se lire sur son visage&nbsp;; son corps ne trahissait aucune \u00e9motion ni aucun exc\u00e8s de fatigue.&nbsp; Il se tenait raide debout, vigoureux pour son \u00e2ge, insondable.&nbsp; Puis il leva l\u2019index de ses deux mains.&nbsp; Ils pointaient les maisons, des deux c\u00f4t\u00e9s de la rue.&nbsp; Et plus particuli\u00e8rement les fen\u00eatres, \u00e0 l\u2019\u00e9tage.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous les rideaux avaient \u00e9t\u00e9 tir\u00e9s.&nbsp; Des visages se trouvaient l\u00e0, coll\u00e9s aux vitres.&nbsp; Hideux et p\u00e2les, les regards viss\u00e9s sur lui, poissons d\u2019aquarium m\u00e9contents et terribles.<\/p>\n\n\n\n<p>Randolph regarda ailleurs, changea de maison. &nbsp;Partout, des visages.&nbsp; Tous le regardaient.  Les habitants de Lauzile \u00e9taient bien \u00e9veill\u00e9s, en robe de nuit.&nbsp; Leurs l\u00e8vres semblaient remuer.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Qui vous a dit de venir ici&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>La voix du papy \u00e9tait fluette, ce qui pr\u00eatait \u00e0 rire.&nbsp; Randolph sursauta. &nbsp;Il avait aval\u00e9 toutes les bizarreries, mais celle-ci ne lui plaisait pas.&nbsp; Il tenta d\u2019avaler sa salive.&nbsp; Elle avait un arri\u00e8re-go\u00fbt m\u00e9tallique proche du sang.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Vous n\u2019\u00eates pas cens\u00e9 \u00eatre ici.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; C\u2019est\u2026&nbsp; C\u2019est ici que je suis toujours venu.&nbsp; Depuis\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Depuis vos 6 ans.&nbsp; Oui, je sais.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Vous\u2026&nbsp; Comment&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019aimais pas la tournure de cette conversation.<\/p>\n\n\n\n<p>Le vieil homme soupira avant de poursuivre&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Vous avez f\u00eat\u00e9 vos 6 ans, il y avait du g\u00e2teau, mais vous n&rsquo;y avez pas touch\u00e9.  Vous n\u2019aviez d\u2019yeux que pour le pudding de votre grand-m\u00e8re.&nbsp; Elle l&rsquo;avait pr\u00e9par\u00e9 pour vous, sans en parler \u00e0 vos parents. \u00c7a devait \u00eatre une surprise pour tout le monde.&nbsp; Elle l\u2019avait agr\u00e9ment\u00e9 de p\u00e9pites de chocolat et avait m\u00eame apport\u00e9 de la liqueur de framboise.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019\u00e9vocation de ma grand-m\u00e8re, les larmes me virent.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Comment savez-vous tout \u00e7a&nbsp;?&nbsp; Cela remonte \u00e0 tellement longtemps\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Cinquante ans exactement.&nbsp; Et vous n\u2019avez pas vieilli, je peux vous le dire.<\/p>\n\n\n\n<p>Un raclement de gorge derri\u00e8re moi.&nbsp; Je fis volte-face.&nbsp; Certains habitants \u00e9taient descendus de chez eux et assistaient d\u00e9sormais \u00e0 la sc\u00e8ne, derri\u00e8re mon dos, autour de moi, de chaque c\u00f4t\u00e9.&nbsp; Bient\u00f4t d\u2019autres rejoignirent le vieil homme comme s\u2019il \u00e9tait leur patriarche \u00e0 tous et me firent face, avec lui.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Si vous cherchez \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de vous, vous comprendrez.&nbsp; C\u2019est comme si vous n\u2019aviez jamais quitt\u00e9 ce moment.&nbsp; Mais regardez-vous donc, bon sang&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Je suivis son regard ac\u00e9r\u00e9 qui d\u00e9taillait mes v\u00eatements, mes traits.&nbsp; Je portais un polo blanc avec des motifs de bateau et un short vert synth\u00e9tique qui laissait voir mes petites gambettes imberbes.&nbsp; Des jambes de poup\u00e9e, mod\u00e8le r\u00e9duit.&nbsp; Mes yeux per\u00e7urent le reflet dans la devanture d\u2019un magasin&nbsp;: la personne qui croisait mon regard, c\u2019\u00e9tait un enfant&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Vous \u00eates toujours le petit gar\u00e7on qui n\u2019a pas pu grandir ni vieillir, \u00e0 cause de ce qui s\u2019est pass\u00e9.&nbsp; Cela vous hante depuis trop longtemps.&nbsp; Faites votre deuil, Randy.<\/p>\n\n\n\n<p>Randy.&nbsp; Le diminutif qu\u2019on me donnait enfant.<\/p>\n\n\n\n<p>Et, apr\u00e8s avoir regard\u00e9 les gens autour de lui, qui l\u2019encourageaient d\u2019un signe de t\u00eate&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Vous n\u2019\u00eates responsable de rien.&nbsp; Il est temps de partir en paix&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cela commen\u00e7ait toujours par une odeur de pudding. 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