{"id":82856,"date":"2022-07-03T18:47:46","date_gmt":"2022-07-03T16:47:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=82856"},"modified":"2022-07-03T18:47:47","modified_gmt":"2022-07-03T16:47:47","slug":"40jours-21bis-un-heros-dont-vous-etes-le-livre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40jours-21bis-un-heros-dont-vous-etes-le-livre\/","title":{"rendered":"#40jours #21bis | Un h\u00e9ros dont vous \u00eates le livre"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00c9tudiant, je venais tr\u00e8s souvent travailler \u00e0 la biblioth\u00e8que publique d&rsquo;information, j&rsquo;aimais fureter entre les rayonnages de litt\u00e9rature, de po\u00e9sie, d&rsquo;art, de cin\u00e9ma et de photographie, j&#8217;emportais avec moi une pile d&rsquo;ouvrages, une bonne dizaine \u00e0 chaque fois, risquant \u00e0 tout moment de les faire tomber, en qu\u00eate d&rsquo;une place assise et d&rsquo;une table disponible. Je n&rsquo;aimais pas trop \u00e0 l\u2019\u00e9poque la proximit\u00e9 des autres et leur promiscuit\u00e9, m\u00eame si je voyais une place libre entre deux personnes, je privil\u00e9giais souvent un espace \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart, o\u00f9 je m\u2019asseyais dans l&rsquo;inconfort d&rsquo;une assise au sol, sur la \u00e0 m\u00eame la moquette violette, mais sans personne pour me d\u00e9ranger, discussions enjou\u00e9es entre \u00e9tudiants ou ronflements sonores d&rsquo;un vieillard assoupi devant sa pile de livres. Et je lisais mes livres, je les parcourais en fait, car si je restais plusieurs heures, je n&rsquo;avais gu\u00e8re le temps de les lire entier. Jusqu&rsquo;au jour o\u00f9 j&rsquo;ai d\u00e9couvert <em>Marelle<\/em> de Julio Cort\u00e1zar. Quand j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 lire ce roman, je n&rsquo;ai pas r\u00e9ussi \u00e0 lire autre chose. J&rsquo;\u00e9tais pi\u00e9g\u00e9. Il fallait que je le finisse, mais dans cette biblioth\u00e8que on ne peut consulter les ouvrages que sur place. Comment faire ? Je ne pouvais pas passer mes journ\u00e9es \u00e0 lire le livre \u00e0 la biblioth\u00e8que. J&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de le voler. Mes jambes tremblaient en passant les portillons de la biblioth\u00e8que devant le regard soup\u00e7onneux des vigiles en costume noir \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e. Je n&rsquo;ai pas sonn\u00e9 en sortant. Personne n&rsquo;a remarqu\u00e9 mon larcin, et je suis rentr\u00e9 chez moi, le c\u0153ur battant, \u00e9mu, d\u00e9vorant le livre dans le train qui me ramenait chez moi. J&rsquo;ai relu plusieurs fois ce livre qui fait d\u00e9sormais partie de mes livres de chevet. J&rsquo;aimais autant l&rsquo;histoire que la mani\u00e8re de la raconter. Ce livre \u00e9tait tout pour moi. Et j&rsquo;aimais cet exemplaire en particulier, avec sa couverture renforc\u00e9e en carton recouvert de papier tiss\u00e9 protecteur de couleur vert de gris. Les pages souples au papier devenu pelucheux \u00e0 force d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9es, manipul\u00e9es par tant de lecteurs avant moi. La typographie ancienne, dont la frappe avait creus\u00e9, gravr\u00e9 le papier, rendant la phrase plus lisible. Et m\u00eame la cote du livre \u00e9manant de la biblioth\u00e8que dont j&rsquo;avais gard\u00e9 l&rsquo;\u00e9tiquette, me rappelait chaque jour mon forfait et je crois que j&rsquo;aimais \u00e7a. <em>Marelle<\/em>, plus qu\u2019un roman interactif, est avant tout un roman polyphonique. Ce que Cort\u00e1zar a fait avec <em>Marelle<\/em>, c\u2019est changer certains param\u00e8tres de cette relation, alt\u00e9rer la donne, transformer ce que l\u2019on croyait \u00e9vident, coulant de source, en une suite d\u2019habitudes bris\u00e9es. Et l\u00e0, on doit s\u2019interroger quant au changement r\u00e9el, concret par rapport \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience de lecture habituelle. S\u2019agit-il seulement du plaisir d\u2019\u00eatre bouscul\u00e9, ou est-ce un bouleversement incontr\u00f4l\u00e9 de son rapport au roman ? Ce \u00e0 quoi Cort\u00e1zar, s\u2019attaque \u00e0 la fois dans la forme du r\u00e9cit et au langage m\u00eame de la narration. Je parlais tellement de ce livre comme un livre essentiel, incontournable, que nombreux de mes amis cherch\u00e8rent \u00e0 le lire. Je prenais le plus souvent les devants et le leur offrais, craignant trop qu&rsquo;ils me demandent de leur pr\u00eater mon exemplaire auquel je tenais trop. Mais avec Simon, je n&rsquo;ai pas pu prendre les devants, il m&rsquo;a pris de court, un jour qu&rsquo;il \u00e9tait chez moi, il s&rsquo;est empar\u00e9 du livre, avec sa d\u00e9contraction et son \u00e9lan habituels, l&rsquo;a soupes\u00e9, et avec un grand sourire malin devinant tr\u00e8s bien la g\u00eane qu&rsquo;il allait provoqu\u00e9 en moi, m&rsquo;a demand\u00e9 d&rsquo;un air badin : tu pourrais me le pr\u00eater cet \u00e9t\u00e9 ? Je pars en vacances dans le Sud, je n&rsquo;ai pas de livre. J&rsquo;ai c\u00e9d\u00e9 sans lutter. Mais cet \u00e9t\u00e9 l\u00e0, mon ami a rencontr\u00e9 une femme dont il me parlait depuis longtemps, qu&rsquo;il fr\u00e9quentait \u00e0 distance, discutant au t\u00e9l\u00e9phone sans s&rsquo;\u00eatre rencontr\u00e9s au pr\u00e9alable. Il a quitt\u00e9 ses \u00e9tudes, il est rest\u00e9 vivre dans le Sud et s&rsquo;est install\u00e9 tr\u00e8s rapidement en couple avec cette femme. Il n&rsquo;arr\u00eatait pas de me proposer de passer quelques jours dans leur appartement, mais je ne trouvais pas le temps. Je venais de commencer \u00e0 travailler en tant qu&rsquo;objecteur de conscience \u00e0 la Bpi, et chaque jour, pendant mon heure de pause, apr\u00e8s avoir pass\u00e9 quelques minutes devant une \u0153uvre diff\u00e9rente du mus\u00e9e du Centre Pompidou, je redescendais par la biblioth\u00e8que, mes bureaux se situaient \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque au rez-de-chauss\u00e9e, dans ce qui s&rsquo;appelait alors la <em>salle d&rsquo;actualit\u00e9<\/em>, nous y organisions des d\u00e9bats sur l&rsquo;actualit\u00e9 et diffusions l&rsquo;essentiel des sorties \u00e9ditoriales dans une salle accessible \u00e0 tous. Dans la biblioth\u00e8que, je passais voir le rayonnage de litt\u00e9rature sud am\u00e9ricaine. <em>Marelle<\/em> n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e par les biblioth\u00e9caires. Je n&rsquo;osais pas leur signaler de peur de me faire rep\u00e9rer et me d\u00e9noncer. Il manquait \u00e0 l&rsquo;appel au milieu de tous les autres titres de Borges, Bioy Casares, Ocampo, S\u00e1bato et consort. J&rsquo;avais un peu honte et je tentais de me racheter en remplissant toutes les missions dont on me chargeait avec un z\u00e8le qui impressionna mes coll\u00e8gues. Quelques mois plus tard, aux vacances de P\u00e2ques, j&rsquo;ai r\u00e9ussi \u00e0 trouver un peu de temps pour accepter une nouvelle invitation de mon ami et de sa compagne dans leur ville du Sud. En y arrivant je d\u00e9couvrais que Cort\u00e1zar y avait ses habitudes dans la grande librairie du centre, la librairie Fontaine, lui qui avait habit\u00e9 non loin, pendant une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, dans le village de Saignon. Pendant plusieurs jours, Simon et nous nous rappel\u00e2mes ensemble le temps pass\u00e9, notre jeunesse boh\u00e8me, en passant du temps ensemble \u00e0 visiter la r\u00e9gion du Luberon que je ne connaissais pas. Nous \u00e9changions, nous buvions beaucoup, et nous marchions \u00e0 travers ville et campagne, de longues heures durant, silencieusement \u00c0 la fin du s\u00e9jour seulement, j&rsquo;ai fini pas oser lui demander si je pouvais r\u00e9cup\u00e9rer le livre que je lui avais pr\u00eat\u00e9 avant son d\u00e9part pr\u00e9cipit\u00e9. Il \u00e9tait d\u00e9sol\u00e9, suite \u00e0 son d\u00e9m\u00e9nagement, ses livres qu&rsquo;il sortait peu \u00e0 peu de ses cartons rang\u00e9s dans le garage de leur maison, \u00e9taient dans un d\u00e9sordre dans lequel il peinait \u00e0 le retrouver. Je repartis chez moi \u00e0 Paris, d\u00e9\u00e7u et troubl\u00e9. Nous rest\u00e2mes quelques temps sans vous voir, sans m\u00eame communiquer. Quelque chose de cass\u00e9 entre nous. Une distance s&rsquo;\u00e9tait impos\u00e9e maintenant que nous habitions loin l&rsquo;un de l&rsquo;autre. Je commen\u00e7ais \u00e0 oublier le livre. Pour les besoins d&rsquo;un travail, j&rsquo;avais achet\u00e9 une version odieuse du roman, en poche. La couverture \u00e9tait hideuse, les pages d&rsquo;un blanc qui faisait mal aux yeux. L&rsquo;\u00e9diteur avait voulu garder la m\u00eame typographie, mais on avait l&rsquo;impression que l&rsquo;encre de cette \u00e9dition avait bav\u00e9 sur les lettres comme si tout le livre avait \u00e9t\u00e9 imprim\u00e9 en corps gras, ce qui rendait sa lecture d\u00e9plaisante et difficile. Avec mon ami nous nous envoyions de loin en loin quelques <em>signes de vie<\/em> sous forme de messages sur nos r\u00e9pondeurs, de cartes postales pendant les vacances. Un beau jour il m&rsquo;apprit qu&rsquo;il avait quitt\u00e9 sa femme, qu&rsquo;il allait divorcer pour vivre en Bretagne avec une femme qu&rsquo;il avait rencontr\u00e9 lorsqu&rsquo;ils \u00e9taient adolescents, lors d&rsquo;une colonie de vacances, et dont il avait retrouv\u00e9 la trace. Il voulait \u00e0 tous prix me la pr\u00e9senter. Casanier, je retardais cet instant mais finis par c\u00e9der. En arrivant dans leur maison de campagne, au c\u0153ur d&rsquo;un petite ville de Bretagne, calme et bucolique, je remarquais tout de suite en entrant dans leur salle \u00e0 manger, la pi\u00e8ce principale de leur long\u00e8re, une grand biblioth\u00e8que qui couvrait tout un pan du mur, du sol au plafond. Alors qu&rsquo;ils pr\u00e9paraient le repas dans la cuisine attenante au salon, j&rsquo;inspectais les ouvrages qui remplissaient les rayonnages de leur biblioth\u00e8que. Une vieille habitude. Je reconnaissais facilement les livres de mon ami qui se m\u00e9langeaient \u00e0 ceux de sa nouvelle compagne. Les influences diff\u00e9rentes, les go\u00fbts de lecture parfois oppos\u00e9s. Soudain, j&rsquo;ai retrouv\u00e9 l&rsquo;exemplaire de mon <em>Marelle<\/em> sur les \u00e9tag\u00e8res au-dessus de la chemin\u00e9e. Je l&rsquo;ai sorti, soupes\u00e9, consult\u00e9 et j&rsquo;ai lu rapidement quelques pages \u00e0 la h\u00e2te, de peur d&rsquo;\u00eatre pris sur le vif, comme pris en faute. Quand mon ami est revenu de la cuisine pour me proposer \u00e0 boire un verre, j&rsquo;ai eu le temps de remettre l&rsquo;ouvrage \u00e0 sa place, j&rsquo;enrage en disant cela, ce livre n&rsquo;\u00e9tait pas \u00e0 sa place dans cette biblioth\u00e8que. Je n&rsquo;ai pas os\u00e9 lui en reparler, car ce n&rsquo;\u00e9tait plus la m\u00eame maison, le temps avait pass\u00e9. Avait-il retrouv\u00e9 le livre chez lui et avait-il oubli\u00e9 de m&rsquo;en parler. Me l&rsquo;avait-il vol\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, avait-il cherch\u00e9 \u00e0 me le cacher ? Tous ces myst\u00e8res m&#8217;emp\u00eachaient de lui en parler. Avant de partir de chez eux, je d\u00e9cidais de reprendre ce qui \u00e9tait \u00e0 moi et qu&rsquo;il avait oubli\u00e9 de me rendre. J&rsquo;avais l&rsquo;impression de lui voler, je retrouvais la m\u00eame impression incompr\u00e9hensible que celle que j&rsquo;avais ressentie il y a plusieurs ann\u00e9es de cela en volant le livre \u00e0 la biblioth\u00e8que, car il n&rsquo;\u00e9tait pas \u00e0 sa place. Il fallait qu&rsquo;il me rejoigne, qu&rsquo;il n&rsquo;appartienne qu&rsquo;\u00e0 moi seul. Cette \u00e9dition l\u00e0, celle de ma premi\u00e8re lecture, de ma d\u00e9couverte, qui n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;\u00e0 moi, personnelle, intime, que je ne pouvais partager avec aucun autre, m\u00eame pas avec mon meilleur ami. Nous n&rsquo;avons jamais reparl\u00e9 ensemble du livre. Quand il vient chez moi d\u00e9sormais, je cache l&rsquo;ouvrage dans un coin secret de mon appartement, j&rsquo;ai peur qu&rsquo;il le trouve et s&rsquo;\u00e9tonne de sa pr\u00e9sence, car je sais que mon ami est comme moi, \u00e0 chaque fois que nous sommes invit\u00e9s chez quelqu&rsquo;un nous ne pouvons nous emp\u00eacher de jeter un \u0153il sur sa biblioth\u00e8que, c&rsquo;est notre mani\u00e8re de conna\u00eetre l&rsquo;autre avant m\u00eame un mot prononc\u00e9, le premier regard. \u00c0 chaque fois que je relis ce livre la m\u00eame \u00e9motion m&rsquo;envahit, d\u00e8s que j&rsquo;ouvre cette \u00e9dition, tant de souvenirs de lectures remontent \u00e0 ma m\u00e9moire, je me souviens de ce passage du livre par exemple : \u00ab L&rsquo;absurde c&rsquo;est de trouver devant ta porte le matin la bouteille de lait et \u00e7a te laisse froid parce que tu en as d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 une hier et que tu en trouveras une demain. C&rsquo;est ce croupissement, le c&rsquo;est ainsi, la douteuse carence d&rsquo;exceptions. Je ne sais pas, il faudrait essayer un autre chemin \u00bb. Je ferme le livre comme je l&rsquo;ai ouvert avec cette id\u00e9e en t\u00eate qui ne me quitte pas : Oui, il faudrait essayer un autre chemin.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9tudiant, je venais tr\u00e8s souvent travailler \u00e0 la biblioth\u00e8que publique d&rsquo;information, j&rsquo;aimais fureter entre les rayonnages de litt\u00e9rature, de po\u00e9sie, d&rsquo;art, de cin\u00e9ma et de photographie, j&#8217;emportais avec moi une pile d&rsquo;ouvrages, une bonne dizaine \u00e0 chaque fois, risquant \u00e0 tout moment de les faire tomber, en qu\u00eate d&rsquo;une place assise et d&rsquo;une table disponible. 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