{"id":84426,"date":"2022-07-07T22:44:37","date_gmt":"2022-07-07T20:44:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=84426"},"modified":"2022-07-07T22:44:38","modified_gmt":"2022-07-07T20:44:38","slug":"40jours-26-madeleine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40jours-26-madeleine\/","title":{"rendered":"#40jours #26 | Madeleine"},"content":{"rendered":"\n<p>Je suis venu tant de fois dans ce jardin, je me rends compte en disant cela que je ne me souviens pas y \u00eatre rest\u00e9 tr\u00e8s longtemps, pas le souvenir de m\u2019y \u00eatre assis par exemple, d\u2019avoir pass\u00e9 du temps \u00e0 r\u00eavasser, \u00e0 regarder passer les gens dans les all\u00e9es, les \u00e9tudiants, les touristes, les couples avec leurs enfants, les amoureux sur les bancs, en retrait du passage, juste l\u2019avoir travers\u00e9 tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement, de part en part, une plaque tournante, un carrefour dans la ville, \u00e0 chaque fois je ne fais qu\u2019y passer, je me sens fatigu\u00e9, les jambes lourdes, les pieds comment \u00e0 me tirailler, je sens le contrecoup du manque de sommeil, cette marche sans s\u2019arr\u00eater commence \u00e0 me peser, je m\u2019assois sur une chaise en m\u00e9tal vert, \u00e0 l\u2019ombre d\u2019un marronnier, je sens le vent me caresser la joue, mon corps assis accueille sa fatigue avec une dr\u00f4le de r\u00e9signation, je reste l\u00e0 un long moment sans rien faire, sans penser \u00e0 rien, les voix continuent leurs r\u00e9cits, je les \u00e9coute de mani\u00e8re distraite, une musique de fonds, un murmure qui m\u2019accompagne, sur le sable blanc du parterre autour du bassin central du jardin, des balustrades qui l\u2019entourent et de toutes les statues de marbre qui le d\u00e9corent, la lumi\u00e8re blanche m\u2019aveugle, mes yeux s\u2019humidifient, je les ferme un instant pour les reposer de la trop vive lumi\u00e8re, sensation d\u2019un l\u00e9ger chavirement, mon c\u0153ur plus l\u00e9ger, ma respiration s\u2019adapte \u00e0 cette pause salutaire en se ralentissant, peu \u00e0 peu les bruits qui s\u2019affrontaient dans le d\u00e9sordre, sans que je parvienne \u00e0 d\u00e9celer leur origine pr\u00e9cise, se r\u00e9partissent de mani\u00e8re plus fine, s\u2019espacent, je parviens mieux \u00e0 les entendre en les identifiant l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre, les enfants qui se chamaillent devant le bassin pour faire avancer leur bateau \u00e0 la voile blanche, les parents qui haussent le ton pour sermonner leurs enfants turbulents, les rires des jeunes qui se cherchent, le chien qui aboie en tirant sur sa laisse trop longue de son ma\u00eetre, une vieille dame qui fait r\u00e9p\u00e9ter plusieurs fois sa petite fille dont elle n\u2019entend pas les propos, une classe qui pratique son cours de gymnastique parlant et s&rsquo;amusant tout en courant, les oiseaux qui se chamaillent dans les branches des arbres et le fouillis des feuilles qu\u2019ils froissent et font trembler, la discussion enjou\u00e9e de deux agents municipaux de la ville qui ramassent au bout de leurs perches les d\u00e9tritus oubli\u00e9s par les passants, les touristes qui cherchent leur chemin, chacun dans sa langue, il y a les italiens, les russes, les anglais, je suis surpris de ne pas entendre d\u2019asiatiques, une femme crie non, sans que je parvienne \u00e0 savoir \u00e0 qui ce refus s\u2019adresse, une jeune femme vient s\u2019asseoir non loin de moi, sa jupe l\u00e9g\u00e8re remonte haut sur ses cuisses bronz\u00e9es, je ne peux m\u2019emp\u00eacher d\u2019y jeter un regard furtif, j\u2019observe une partie seulement de son tatouage au niveau du tissu et de sa jupe, tente d\u2019en reconna\u00eetre le motif complet en imaginant la partie cach\u00e9e sous la toile beige, elle croise les jambes d\u2019un c\u00f4t\u00e9 de l\u2019autre tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement, cherchant la position la plus confortable sans y parvenir, \u00e0 moins que ce soit pour trouver une contenance, elle semble attendre quelqu\u2019un et peut-\u00eatre qu\u2019elle s\u2019impatiente de son retard, je me souviens des jambes de Madeleine, il y avait dans le dessin de son tatouage aux volutes sinueuses, un \u00e9l\u00e9ment indescriptible qui me fascinait, comme toute forme lointaine dont le message secret nous intrigue, dans l\u2019incapacit\u00e9 de son d\u00e9chiffrement, l\u2019espoir d\u2019en trouver le sens, je l\u2019observais longuement, en m\u2019appliquant \u00e0 rester bien attentif face \u00e0 ce dessin, dont l\u2019encre tra\u00e7ait sur sa peau cette d\u00e9claration d\u2019intention, aveu passager, durable dans la trace, un message en anglais \u00e0 caract\u00e8re personnel : <em>I\u2019m fine<\/em>, je vais bien, disait-elle en apparence, son tatouage apparaissait un peu au-dessus du genou quand elle portait des jupes l\u00e9g\u00e8res l\u2019\u00e9t\u00e9, comme cette fille \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s qui semble m\u2019ignorer, comment m\u2019\u00e9tais-je rendu compte de la duplicit\u00e9 du message, en miroir, ou pour ceux qui, suffisamment intimes, pouvaient s\u2019approcher d\u2019elle, se coller \u00e0 son dos et voir, par-dessus son \u00e9paule, la t\u00eate pr\u00e8s de la sienne, regardant dans la m\u00eame direction, le double sens de son myst\u00e9rieux dessin, \u00e0 l\u2019inverse de ce qui \u00e9tait \u00e9crit, pour ceux qui lui faisaient face ? <em>Sauve-moi<\/em>, comment ne pas penser, en d\u00e9couvrant ce tatouage sur le haut de sa cuisse, \u00e0 cet autre message, supplique anodine, Alice devant sa petite fiole, et son \u00e9tiquette de papier autour du goulot, o\u00f9 se lisaient ces mots en gros caract\u00e8res magnifiquement imprim\u00e9s : BOIS-MOI, le souvenir des pr\u00e9cautions prises avant de se r\u00e9soudre \u00e0 en boire le contenu. \u00ab C\u2019\u00e9tait bien joli de dire <em>Bois-moi<\/em>, mais la petite Alice, bien avis\u00e9e, n\u2019allait pas s\u2019ex\u00e9cuter t\u00eate baiss\u00e9e. Non, je vais d\u2019abord regarder, dit-elle, pour voir si c\u2019est marqu\u00e9 poison ou pas. \u00bb Et les cons\u00e9quences de son geste, la transformation de son corps qui r\u00e9tr\u00e9cit et se ferme comme une longue-vue, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle atteigne enfin la taille id\u00e9ale pour franchir la petite porte, et p\u00e9n\u00e8tre dans le ravissant jardin inaccessible jusque-l\u00e0, cette injonction en forme d\u2019appel au secours, dissimul\u00e9 dans un banal message rassurant sur son \u00e9tat, comme dans cette phrase, je vais bien, si on ne la laisse pas finir, je vais bien\u2026 finir par mourir, il y avait des jours o\u00f9 elle se sentait triste sans raison apparente, des matins o\u00f9 elle \u00e9tait incapable de sortir de son lit, dormir trop ou trop peu dormir, son dilemme, des nuits o\u00f9 elle se mettait \u00e0 pleurer car elle se sentait boulevers\u00e9e, m\u00eame si tout allait bien au fond, ce qu\u2019elle me disait pour me rassurer le lendemain, elle s\u2019effondrait parfois pour un rien, une fois coup\u00e9e la peur, la vie commence, un regard insistant, une phrase d\u00e9plac\u00e9e, une lumi\u00e8re trop vive, un fait divers, tous les jours la boule au ventre, un besoin permanent d\u2019\u00eatre active tout le temps, sur le coup, occup\u00e9e (travailler tous les jours, pr\u00e9parer une exposition, la sortie d\u2019un livre de photos, visiter des expositions, partir en reportage pendant de longs mois), elle ne pouvait pas faire confiance \u00e0 ses pens\u00e9es tr\u00e8s longtemps, et des pleurs sans raison, sans savoir pourquoi elle se sentait inutile, quand elle savait qu\u2019elle avait tout pour \u00eatre heureuse, la jeune femme assise \u00e0 tes c\u00f4t\u00e9s para\u00eet plus sereine tout \u00e0 coup, absorb\u00e9e par des pens\u00e9es que tu ne peux deviner, mais elle n\u2019a plus cette tension dans le visage, cette attente que rien ne viendra satisfaire dans l\u2019instant, qui repousse le moment de la r\u00e9v\u00e9lation, elle s\u2019est fig\u00e9e, le visage \u00e0 demi tourn\u00e9 vers le Palais du Luxembourg en contrebas du jardin, le regard perdu dans le lointain, inaccessible, et dans cette position, cette immobilit\u00e9 passag\u00e8re, elle s\u2019offre au regard, j\u2019ai envie de la dessiner, de la photographier cela serait trop imm\u00e9diat, frontal, d\u00e9finitif, un vol \u00e0 la d\u00e9rob\u00e9, avec le dessin, le temps s\u2019invite et prolonge le regard, c\u2019est une caresse lente, et l\u2019image advient peu \u00e0 peu, comme dans l\u2019\u00e9criture, j\u2019ai toujours aim\u00e9 le dessin pour cette douceur, m\u00eame si je ne suis pas tr\u00e8s bon dessinateur, je me souviens du visage de cette jeune femme que j\u2019avais rencontr\u00e9e \u00e0 la biblioth\u00e8que, \u00e9tudiante, elle rangeait les livres tous les matins, je n\u2019ai jamais bien dessin\u00e9, mais je suis tr\u00e8s patient et mon regard assez vif, pr\u00e9cis, quand je le veux, que je travaille beaucoup, je suis capable de dessiner un portrait ressemblant au mod\u00e8le, c\u2019est ce que j\u2019ai fait avec cette fille dont le visage m\u2019obs\u00e9dait, un jour elle a fait tomber de son sac une bande de photomaton, je me suis empress\u00e9 de la ramasser au sol et de l\u2019enfouir au fond de ma poche, le soir, chez moi, j\u2019ai pass\u00e9 la nuit \u00e0 reproduire son portrait aussi m\u00e9ticuleusement que j\u2019ai pu, le lendemain, je l\u2019ai surprise dans un rayonnage et lui ai offert mon dessin, elle \u00e9tait \u00e9tonn\u00e9e, ravie, flatt\u00e9e, elle m\u2019a invit\u00e9 \u00e0 boire un verre \u00e0 la fin de son service, je n\u2019ai pas os\u00e9 lui avouer que j\u2019avais travaill\u00e9 ce portrait \u00e0 partir d\u2019une photographie, je commence \u00e0 tracer les lignes ovales de son visage, indique approximativement l\u2019ar\u00eate de son nez, l\u2019ondulation de ses sourcils au-dessus de ses yeux que je marque \u00e0 peine, dans ce geste vif un rien brutal, nerveux, sa mesure et son attente, quelque chose qui prend figure \u00e0 la limite de l\u2019image, son regard, son sourire, son corps, sa peau, je froisse la feuille pour la jeter, son bruit significatif qui se referme sur elle, l\u2019enserre pour l\u2019effacer, la faire dispara\u00eetre, entre mes doigts je sens bien que c\u2019est impossible, sa mat\u00e9rialit\u00e9 s\u2019impose \u00e0 moi, son poids, dans l\u2019\u00e9vidence de sa densit\u00e9, de sa rugosit\u00e9, en m\u00eame temps image d\u00e9j\u00e0 d\u2019un d\u00e9part, ce moment o\u00f9 tout soudain bascule, le visage de cette jeune femme, j\u2019essaie de donner corps \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 en faisant d\u00e9river les mots : Tu ne peux pas la voir, quand on ne veut rien d\u2019autre et rien de plus, la pl\u00e9nitude est proche, mais je n\u2019en suis pas l\u00e0, autant d\u2019\u00e9preuves qu\u2019il me faut affronter sans pouvoir trouver de r\u00e9ponse, dans le silence de cette feuille froiss\u00e9e, ce n\u2019est pas le pass\u00e9 qui nous domine, tout pourrait encore s\u2019arr\u00eater l\u00e0, un sentiment d\u2019y \u00eatre et de n\u2019y \u00eatre plus, retour dans ce jardin, dans notre maison secr\u00e8te, la v\u00e9g\u00e9tation derri\u00e8re laquelle nous nous cachions pour vivre et dans laquelle, une fois disparue, je peine \u00e0 la retrouver, combat dans l\u2019espace contre le temps, Suzanne et les vieillards, cette histoire que Madeleine m\u2019avait racont\u00e9e, disposer des rep\u00e8res aussi pr\u00e9cis a forc\u00e9ment un sens, le vertige dont il est question ici ne concerne pas la chute dans l\u2019espace, tous les gestes, tous les regards, toutes les phrases sont \u00e0 double sens, cette fen\u00eatre abrite depuis longtemps ce que nous avons esp\u00e9r\u00e9 y voir, les feuilles des arbustes d\u00e9bordent du cadre, masque la vitre et troublent ses reflets, nous sommes pass\u00e9s de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de ce miroir, l\u2019amour est bien la seule victoire possible sur le temps, il ne faut pas dire que le pass\u00e9 \u00e9claire le pr\u00e9sent, ce sont les images du pass\u00e9, cette femme disparue n\u2019est pas morte et je peux la retrouver, c\u2019est la premi\u00e8re fois que je vois les choses aussi clairement, que j\u2019ose les \u00e9noncer avec cette \u00e9vidence, nous nous sommes assis sur ce banc sur lequel s\u2019est assise cette jeune femme, je m\u2019en souviens bien, nous nous sommes embrass\u00e9s bien s\u00fbr, je me souviens de l\u2019histoire que tu m\u2019as racont\u00e9e \u00e0 cet endroit, le paysage que nous avions sous les yeux qui n\u2019est pas tr\u00e8s diff\u00e9rent de celui que je vois aujourd\u2019hui, qui s\u2019ouvre devant nous, changeant selon les saisons, nous avons regard\u00e9 passer les promeneurs, les parents avec leurs enfants, les coureurs plus ou moins essouffl\u00e9s, les jeunes rentrant de l\u2019\u00e9cole, les rituels de promenades des plus vieux, mais tous ces souvenirs aujourd\u2019hui me paraissent si lointains lorsque je vois pos\u00e9 \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 du banc ce petit tas de feuilles \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre pr\u00e9caire, un coup de vent, un geste d\u00e9plac\u00e9, un revers de main n\u00e9gligent, ignorant ce pr\u00e9cieux agencement artistique, pourrait le d\u00e9truire d\u2019un instant \u00e0 l\u2019autre, je sais que tout peut dispara\u00eetre en quelques secondes, je regarde cette image attentivement, aux contrastes tr\u00e8s marqu\u00e9s, qui soudain transforment ce petit tas de feuilles en tas de cendres, je ne peux m\u2019emp\u00eacher d\u2019y d\u00e9celer les traces et vestiges de l\u2019incendie de son appartement, le silence \u00e9tait mon interlocuteur, j\u2019ai gard\u00e9 pr\u00e9cieusement ce que je voulais lui dire, pendant longtemps j\u2019ai repouss\u00e9 le moment propice o\u00f9 j\u2019aurais pu lui en parler, esp\u00e9rant trouver le s\u00e9same pour donner \u00e0 cette histoire que je voulais lui raconter un relief particulier, un \u00e9cho ad\u00e9quat, toujours difficile de trouver l\u2019\u00e9quilibre, le bon moment, la note juste, \u00e0 trop r\u00e9fl\u00e9chir, trop attendre et travailler mon discours ou mon histoire je prenais le risque de d\u00e9naturer ce que j\u2019avais \u00e0 dire, de le pousser trop \u00e0 bout, et pire encore, de l\u2019oublier, certaines choses s\u2019\u00e9crivent, se disent, se racontent diff\u00e9remment avec le temps, la dur\u00e9e permet de les affiner, de parfaire la formation des mots, des id\u00e9es, et permettre la rencontre entre les \u00e9motions et leurs d\u00e9rives, et c\u2019est ainsi que quelques mois apr\u00e8s, certaines choses s\u2019\u00e9crivent, se disent, se racontent diff\u00e9remment, ni dans l\u2019instant, ni dans le diff\u00e9r\u00e9, mais dans la narration, dans ce tr\u00e9sor que l\u2019on d\u00e9livre et transmet, depuis je reprise notre histoire au fil de ma m\u00e9moire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je suis venu tant de fois dans ce jardin, je me rends compte en disant cela que je ne me souviens pas y \u00eatre rest\u00e9 tr\u00e8s longtemps, pas le souvenir de m\u2019y \u00eatre assis par exemple, d\u2019avoir pass\u00e9 du temps \u00e0 r\u00eavasser, \u00e0 regarder passer les gens dans les all\u00e9es, les \u00e9tudiants, les touristes, les couples avec leurs enfants, les <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40jours-26-madeleine\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#40jours #26 | Madeleine<\/span><span 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