{"id":85613,"date":"2022-07-11T09:30:00","date_gmt":"2022-07-11T07:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=85613"},"modified":"2022-07-11T01:06:33","modified_gmt":"2022-07-10T23:06:33","slug":"40jours-30-votre-voyage-commence-ici","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40jours-30-votre-voyage-commence-ici\/","title":{"rendered":"#40jours #30 | Votre voyage commence ici"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Voyage au bout de soi-m\u00eame.<\/strong> Dans l&rsquo;absence, tout se construit autour d&rsquo;un vide, d&rsquo;un creux, d&rsquo;un grain de sable insignifiant. Un d\u00e9tail qui grossit chaque jour un peu plus. La page blanche n&rsquo;existe pas. Tout est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. Il faut le chercher dans les moindres recoins, sur les bords, en marge. Creuser son sillon. Les premiers mots qui viennent importent peu. Ils sont \u00e0 l&rsquo;origine du texte qui s&rsquo;\u00e9crit, mais je les oublie tr\u00e8s vite. Ils s&rsquo;effacent dans l&rsquo;avanc\u00e9e, dans la progression. Dans la rue la marche provoque le m\u00eame surgissement impr\u00e9visible. Un mot en entra\u00eene un autre, un pas devant l&rsquo;autre, j&rsquo;avance. Je ne sais pas o\u00f9 je vais. Je suis l&rsquo;itin\u00e9raire indiqu\u00e9. Entre chaque \u00e9tape, je dois trouver mon propre chemin. J&rsquo;improvise un parcours entre deux endroits qu&rsquo;aucune ligne droite ne r\u00e9unit d&rsquo;un trait, d&rsquo;un souffle. Je dois trouver des raccourcis, envisager de rebrousser chemin lorsque je m&rsquo;\u00e9gare, que je m&rsquo;\u00e9loigne du but fix\u00e9, je reviens sur mes pas, emprunte une autre voie, ces d\u00e9tours h\u00e9sitants font partie du jeu. Le mot est lanc\u00e9, c&rsquo;est un jeu. Un d\u00e9fi. Moins une comp\u00e9tition qu&rsquo;un combat singulier. Je suis seul \u00e0 me battre contre moi-m\u00eame, je le sais. Les souvenirs qui m&rsquo;encombrent depuis que je suis seul.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Choisis ta propre aventure.<\/strong> Celui qui marche en ville, qu\u2019il fl\u00e2ne ou qu\u2019il se rende d\u2019un pas press\u00e9 \u00e0 sa destination, compose une partition qui lui est propre. Ces voies toutes trac\u00e9es, ces chemins d\u00e9limit\u00e9s qu\u2019il emprunte imp\u00e9rativement, voies qu\u2019il suit sans possibilit\u00e9 de raccourcis, d\u2019issues de secours ou d\u2019\u00e9chapp\u00e9es belles. Dans la porosit\u00e9 des espaces publics, le degr\u00e9 de connectivit\u00e9 des rues, tous ces itin\u00e9raires contraignant que l\u2019habitude nous fait suivre sans r\u00e9fl\u00e9chir, certains s\u2019en affranchissent avec leurs pratiques impr\u00e9vues, en coupant court \u00e0 travers le lieu de tous les passages pass\u00e9s, en trouvant l\u2019acc\u00e8s le plus direct possible, d\u00e9limitant \u00e0 leur tour une nouvelle voie \u00e0 suivre qui parfois rencontre l\u2019assentiment de tous. Ces chemins de traverse qui se dessinent progressivement, sous la charge de leurs pas, l\u2019usure de leurs pieds, revenant sans arr\u00eat dessus, nouveaux chemins emprunt\u00e9s par le plus grand nombre. Spatialit\u00e9s et temporalit\u00e9s mouvantes qui nous font ainsi sortir des sentiers battus.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tu avais envie de revenir.<\/strong> Je ne sais pas ce que je vais devenir, si m\u00eame \u00e7a va continuer pour moi, \u00e7a ne va pas, ce n\u2019est pas possible, en continu ces voix qui prennent toute la place, je ne parviens pas \u00e0 m\u2019en d\u00e9faire, la d\u00e9faite est totale, je ne peux pas m\u2019en sortir, m\u2019extirper de ces voix qui me vrillent la t\u00eate, m\u2019avarient, me font varier de voie, ces voix qui ne sont pas des voix que j\u2019entends de l\u2019int\u00e9rieur de moi mais qui s\u2019y glissent complices, s\u2019y hissent pour mieux m\u2019en chasser perverses et r\u00e9v\u00e9ler le noir en moi, le vide qui se fait en moi, qui m\u2019envahit, le trou noir qu\u2019elles creusent en moi jusqu\u2019\u00e0 me traverser de part en part, me trouer, me vider, avari\u00e9, \u00e0 jeter, hagard, vide et creux, je perds mes mots, mes mots \u00e0 moi ne sont soudain plus les miens, les voil\u00e0 vol\u00e9s, viol\u00e9s, d\u00e9voy\u00e9s, me voil\u00e0 d\u00e9voil\u00e9s, et je disparais avec eux, nus comme ma voix qui s\u2019\u00e9vide, je ne peux, je ne peux pas, je ne veux pas continuer comme \u00e7a. Je n\u2019entends plus rien, ni les autres propos tenus par les gens dans la rue, leurs cris intempestifs, les aboiements des chiens, les batailles des oiseaux dans les plus hautes branches des arbres, ni les v\u00e9hicules et les bruits de la circulation, le fracas des chantiers, \u00e9lagueuses et marteaux piqueurs, tout se focalise soudain sur ces voix qui recouvrent tout, sans forcer, sans \u00e9clat, dans leur roulis monotone, leur assommante r\u00e9p\u00e9tition, r\u00e9guli\u00e8re et insipide, elles vampirisent toute l\u2019attention, effacent tout ce qui m\u2019entoure, et me plongent dans une perplexit\u00e9 tenace et pernicieuse, un malaise profond, durable. Un voile noir tombe sur mes yeux. Si je les ferme, cela empire, les voix s\u2019emparent de moi pour me faire dispara\u00eetre, il n\u2019y a qu\u2019une solution, je dois me lever et partir, je ne dois plus les \u00e9couter, je dois m\u2019\u00e9loigner pour retrouver un peu de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, de silence, de sens, faire retomber la pression, reprendre mon souffle, retrouver une respiration r\u00e9guli\u00e8re, revenir \u00e0 moi et enfin m\u2019apaiser.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pourquoi aller ailleurs puisque tout est ici ?<\/strong> Sc\u00e8ne \u00e0 ciel ouvert, plus beaucoup d\u2019autres espaces ainsi, la ville abandonn\u00e9e \u00e0 la voiture et \u00e0 la surveillance g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e. Tentation d\u2019ailleurs. Le pas au ralenti. Le loisir un peu naus\u00e9eux de la contemplation des vagues. L\u2019endroit de notre rencontre. Lieu de rendez-vous id\u00e9al, ouvert et l\u2019autre visible de loin. Ton visage, ton regard, ton sourire. Pas de voiture, de lourdes chaines en interdisant la circulation de part et d\u2019autre du pont. Un heureux entre-deux. Temps suspendu, trait d\u2019union entre les deux \u00eeles. Fragile rappel de la forme primitive de l\u2019\u00eele. Vestige et vertige. Ici l\u2019espace \u00e9largi au-dessus du fleuve. Ses \u00e9chos clapotants. P\u00e9niches filant au ralenti, alanguis par l\u2019air et l\u2019appel des lointains. Les cris des mouettes, les hurlements du vent, les rafales de pluie, les grondements des moteurs dans la rue. Et nous voil\u00e0 ailleurs un temps transport\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un endroit id\u00e9al pour se cacher.<\/strong> J\u2019ai appris \u00e0 me m\u00e9fier de ce qui vient naturellement, apr\u00e8s ces combats \u00e9tranges qui se d\u00e9roulent \u00e0 distance sur les cr\u00eates, \u00e0 l\u2019abri des pierres assembl\u00e9es, des bouches b\u00e9antes d\u2019hommes dans leur respiration nocturne, perception d\u2019une pr\u00e9sence, respiration pr\u00e9cise qui s\u2019\u00e9chappe en courants calmes et r\u00e9guliers, la nuit ne fabrique que de la nuit, l\u2019\u00e9cho r\u00e9p\u00e9t\u00e9 d\u2019un bruit lointain, ind\u00e9chiffrable, m\u00eal\u00e9 aux sir\u00e8nes d\u00e9form\u00e9es par le vent, courant d\u2019air qui glisse d\u2019un tuyau, la musique reprend ses droits dans notre paysage, progressivement, le temps suspendu, ralenti, d\u00e9pli\u00e9, tourne en spirales, ces mots n\u2019ont pas de prix, ni traces retir\u00e9es, jeux sensoriels sur la perception du temps, \u00e9claire demain fruit du sommeil, exp\u00e9rience du d\u00e9roulement : se fixer sur un moment pr\u00e9sent pour acc\u00e9der, par strates, \u00e0 une perception plus profonde, ma r\u00e9action est disproportionn\u00e9e, le temps tranche l\u2019\u00e9ternit\u00e9, respiration, d\u2019habitude je finis par m\u2019endormir, le temps suspendu, tout m\u2019\u00e9tait donn\u00e9, encore une fois, je le v\u00e9rifie tous les jours, un bonheur, un soulagement immense, mon corps parcouru de temps en temps par un frisson, presque un sanglot, la respiration profonde fait peur, la bouche ouverte comme si j\u2019allais \u00e9touffer, le pouls \u00e0 peine sensible, les yeux s\u2019entrouvrent, je bredouille quelques mots, je me demande dans quelle langue dormir, c\u2019est une question d\u2019exercice, exercer son \u0153il, une tentative de mettre au jour et, en m\u00eame temps, de conjurer, quoi ? mouvement continu, encha\u00eenements discursifs, mais par constellations, rayonnements de synth\u00e8se : une ellipse englobante, vitesse fixe, zones de diffraction, tissu sonore en extension, flux du temps, le cycle se referme, recommence sans arr\u00eat, au matin rien n\u2019a chang\u00e9, nous si.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Aventure-toi dans le monde.<\/strong> Vous \u00eates libre de ne pas entrer. Libre de vos mouvements. Ici, les histoires se confondent et se font \u00e9cho. Dans ses girations, si terriblement mat\u00e9rielles que l\u2019esprit s\u2019en m\u00eale, s\u2019emm\u00eale, c\u2019est une machine \u00e0 faire tourner l\u2019esprit autour d\u2019un centre qu\u2019on n\u2019a point vu. Existe-t-il vraiment ? M\u00eame pas s\u00fbr qu\u2019il existe. Mais s\u2019il n\u2019existait pas, autour de quoi tournerait-on ? Je sais je me r\u00e9p\u00e8te, c\u2019est mon cr\u00e9do, mon cr\u00e9neau. On nous l\u2019invente au moins autant qu\u2019il se joue. Fait d\u2019un champ clos le temps du monde. Fragments, autrement dit que dalle, comme si accumuler en vrac les \u00e9vidences n\u2019\u00e9tait rien. Sable fin, sable gros, d\u00e9tach\u00e9 des parois, aupr\u00e8s d\u2019autres parties dures, dans les d\u00e9bris. Tout se grave en moi. Tout s\u2019\u00e9nonce dans une seule parole. \u00c0 peine en ressent-on le poids en silence, rumeur avec toi qui viens ce soir. La sensation visuelle est cette \u00e9motion qui me fait entrer, litt\u00e9ralement, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9criture. En dedans. Si tu ne veux voyager habite au moins le quai.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Moi seul et errant et \u00e9puis\u00e9 par le rythme.<\/strong> Et c\u2019est pourquoi on marche, m\u00eame si \u00e0 chaque pas c\u2019est comme, minuscule \u00e0 peine, une effervescence entre les mots qui disent hier, ce qu\u2019on a gagn\u00e9, dire les premiers mots, \u00e9couter le crissement, la rumeur des choses qui commencent, mais le jour on se perd, on se retrouve. Il y a des silences, plus on avance et moins on sait, on cherche demain. Rien ne bouge que le corps obstin\u00e9 poursuivant avec les m\u00eames images, leur m\u00eame lumi\u00e8re, l\u2019ombre qu\u2019il n\u2019a pas. Et c\u2019est pourquoi on marche, on voudrait pouvoir s\u2019arr\u00eater, pourquoi maintenant, plut\u00f4t que demain ou qu\u2019hier, pourquoi ici, mais ici, maintenant. C\u2019est partout, c\u2019est le monde qu\u2019on n\u2019entend que quand il se retire qu\u2019on voudrait reconna\u00eetre, un espace qui s\u2019entr\u2019ouvre, comme une vague. Et c\u2019est pourquoi on marche, et qu\u2019il n\u2019en reste que juste un souffle \u00e0 se demander pourquoi comme \u00e7a sans crier gare. Et c\u2019est pourquoi on marche, ce mouvement venu sans les mots et avec eux et comment comprendre le jour qui vient et qui va, on marche.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En un seul jour.<\/strong> Au fil de la journ\u00e9e, les heures passent. \u00c0 la fin il ne reste rien que les heures.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>O\u00f9 ai-je d\u00e9j\u00e0 entendu cette voix ?<\/strong> Cette voix que j&rsquo;entends, qui me parle, s&rsquo;adresse \u00e0 moi \u00e0 distance, par le biais d&rsquo;enregistrements envoy\u00e9s au fil de la journ\u00e9e, qui me surprennent par leur lieu de provenance, tout autant que par ce qu&rsquo;ils racontent \u2014 ce qu\u2019ils inventent ? \u2014 la description d&rsquo;un monde dont je me sens proche, qui entre en \u00e9cho avec ce que je vis, interroge ce que j&rsquo;ai v\u00e9cu, me rappelle ce que j&rsquo;aurai aim\u00e9 vivre. J&rsquo;y retrouve des fragments de mon enfance, des anecdotes de ma vie d\u2019adolescents, mes premi\u00e8res amours, \u00e9motions et fl\u00e9chissement, \u00e9garement et suspension. Je suis partag\u00e9 entre cette recherche, entendre l&rsquo;inaudible et parvenir \u00e0 la d\u00e9crire, \u00e0 en saisir le sens. Et cette voix enregistr\u00e9e qui m&rsquo;envahit par son r\u00e9cit, les images qu&rsquo;elle fait na\u00eetre en moi, qu&rsquo;elle \u00e9voque, invente, transforme, qui \u00e9clatent et s&rsquo;animent en contrepoint, m&rsquo;accompagnent et modifient le regard que je porte sur mon environnement. Mais cette voix dans ma t\u00eate que je n&rsquo;entends pas, que je devine, cette voix qui commence des phrases sans les finir, qui associe les mots par accumulation, juxtaposition, brusques revirements, pirouettes, empilement, concat\u00e9nation d\u00e9brid\u00e9e, d\u00e9sordonn\u00e9e, je voudrais l&rsquo;entendre, me persuader qu&rsquo;elle existe, qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un d\u00e9lire inaudible, ent\u00eat\u00e9. C\u2019est toi ? Dans certains livres, j&rsquo;ai cru retrouver ce flot de paroles, ce rythme des phrases, ces fracas de mots d\u00e9sordonn\u00e9s, cette cavalcade, ce silence et ce souffle partag\u00e9. C\u2019est moi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voyage au bout de soi-m\u00eame. Dans l&rsquo;absence, tout se construit autour d&rsquo;un vide, d&rsquo;un creux, d&rsquo;un grain de sable insignifiant. Un d\u00e9tail qui grossit chaque jour un peu plus. La page blanche n&rsquo;existe pas. Tout est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. 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