{"id":85799,"date":"2022-07-11T18:21:38","date_gmt":"2022-07-11T16:21:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=85799"},"modified":"2022-07-11T22:00:35","modified_gmt":"2022-07-11T20:00:35","slug":"40-jours-30-choisis-ta-propre-aventure","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40-jours-30-choisis-ta-propre-aventure\/","title":{"rendered":"#40jours #30 |\u00a0choisis ta propre aventure"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-style-default\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"792\" height=\"626\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/montvallon.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-85800\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/montvallon.png 792w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/montvallon-420x332.png 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/montvallon-768x607.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 792px) 100vw, 792px\" \/><figcaption>Montvallon peint par Utrillo 1928<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Avec une nouvelle l\u00e9g\u00e8ret\u00e9<\/strong> L\u2019an prochain cela fera 25 ans que j\u2019habite Lissieu. Une amie commune nous avait pr\u00e9sent\u00e9, moi la prussienne d\u2019adoption, lui le lyonnais de hasards familiaux. 3 mois pour d\u00e9cider de vivre ensemble, trois mois pour trouver o\u00f9, 4 mois de vie en g\u00eete pendant les travaux et nous emm\u00e9nagions \u00e0 Lissieu. Puis-je dire que nous y sommes int\u00e9gr\u00e9s&nbsp;? Qu\u2019est-ce qu\u2019\u00eatre int\u00e9gr\u00e9 dans une petite ville aujourd\u2019hui&nbsp;? J\u2019avais gard\u00e9 mon travail \u00e0 Paris, lui le sien \u00e0 Villefranche. Nous avions gard\u00e9 nos ami(e)s d\u2019ailleurs, les enfants continuaient \u00e0 voir leur m\u00e8re pour les uns, leur p\u00e8re pour les autres, ils n\u2019\u00e9taient plus d\u2019\u00e2ge \u00e0 fr\u00e9quenter l\u2019\u00e9cole primaire, notre vie consistait \u00e0 g\u00e9rer des plannings de d\u00e9placements et \u00e0 r\u00e9soudre les conflits intra-familiaux, avec la parfaite l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 des nouveaux amoureux. Bien s\u00fbr par voisinage on rencontra quelques connaissances assez proches pour leur confier une procuration de vote, \u00e9changer quelques outils et rendre quelques services ou partager la f\u00eate des voisins. Nos premi\u00e8res rencontres nous les avons faites par la curiosit\u00e9 des voisins qui voulaient voir ceux qui avaient repris le terrain de jeux de leurs enfants, cette ancienne maison paysanne jouxtant des granges vides, moiti\u00e9 ruine, moiti\u00e9 chantier en cours d\u2019ach\u00e8vement.<br>Lissieu n\u2019est pourtant pas qu\u2019une ville dortoir ni une ville o\u00f9 les gens ne font que passer. Il y reste des descendants de vieilles familles paysannes propri\u00e9taires (2 si\u00e8cles), des r\u00e9seaux d\u2019amiti\u00e9 se sont cr\u00e9\u00e9s entre les premiers habitants des lotissements (50 ans) qui sont encore vivants, le r\u00e9seau associatif est dense et ancien (60 ans pour la plus ancienne) les nouveaux arrivants se retrouvent \u00e0 l\u2019association des parents d\u2019\u00e9l\u00e8ves de l&rsquo;\u00e9cole primaire &#8211; aux deux associations de parents d\u2019\u00e9l\u00e8ves, puisqu\u2019il y a deux \u00e9coles, lieux de la v\u00e9ritable int\u00e9gration. La nouvelle municipalit\u00e9 \u00e9lue en 2020 est une \u00e9manation de l\u2019association des parents d\u2019\u00e9l\u00e8ves. On se fr\u00f4le, on se salue, on conna\u00eet les chiens et les ma\u00eetres des chiens qui font le m\u00eame circuit, on se croise \u00e0 quelques manifestations ou dans quelques commerces, mais on ne s\u2019invite pas, on partage moins qu\u2019avec de parfaits inconnus. La vie est pourtant l\u00e9g\u00e8re \u00e0 Lissieu, moins anonyme qu\u2019en ville, moins \u00e9troite que dans le village de mon enfance, une cohabitation sereine pour une vie qui se vit en partie ailleurs \u00e0 une autre \u00e9chelle que celle de la commune.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Se faire une piqure pour se donner la l\u00e8pre<\/strong> J\u2019ai d\u00e9couvert par hasard (dans la partie documentaire de la biblioth\u00e8que de Lissieu) les livres de Patrick Deville. J\u2019aime sa mani\u00e8re de regarder le monde, mondialis\u00e9 depuis trois si\u00e8cles (les explorateurs), deux si\u00e8cles (les colons), un si\u00e8cle (les familles et les guerres). C\u2019est fou ce qu\u2019on a boug\u00e9, ce qu\u2019on bouge et ce qu\u2019on bougera (peut-\u00eatre). L\u2019\u00e9chelle des vies a chang\u00e9 et c\u2019est comme si cela donnait un autre regard sur ce qui se passe \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de soi. La peste est venue de Wuhan, mais c\u2019est ici et maintenant qu\u2019on porte le masque. C\u2019est \u00e0 Lissieu qu\u2019ont \u00e9t\u00e9 coup\u00e9s les ch\u00e8nes centenaires du bois de Montvallon, ils ont autant d\u2019importance que les arbres de la for\u00eat amazonienne. C\u2019est \u00e0 Lissieu que l\u2019extr\u00eame droite a obtenu plus de 25&nbsp;% des suffrages au premier tour des l\u00e9gislatives, ce n\u2019est pas au bout du monde, ce sont tes voisins. C\u2019est de Lissieu qu\u2019est parti M. M. pour aller chercher sa belle famille en Ukraine. L\u2019exotisme lointain fascine encore certains, c\u2019est l\u2019interd\u00e9pendance g\u00e9ographique et historique du monde qui me fascine et que je veux explorer.<br>J\u2019habite \u00e0 Lissieu la maison d\u2019Alexandre Cuzin (1795-1875) qui fut soldat de Napol\u00e9on et re\u00e7ut la m\u00e9daille de Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, d\u00e9coration cr\u00e9\u00e9e par Napol\u00e9on&nbsp;III pour les soldats encore vivants en 1857 et aynat combattu aux c\u00f4t\u00e9s de Napol\u00e9on pendant les guerres de 1792 \u00e0 1815. O\u00f9 suivit-il Napol\u00e9on, je ne le sais pas. C\u2019est \u00e0 Lissieu aussi que s\u2019affront\u00e8rent en 1814 arm\u00e9e autrichienne et arm\u00e9e fran\u00e7aise, bataille perdue par Augereau le 20&nbsp;mars 1814 et sans doute 4000 morts enterr\u00e9s dans des fosses communes du bois d\u2019Ars sur les 80&nbsp;000 combattants. \u00c0 Lissieu encore le 19&nbsp;juin 1940 le 25e r\u00e9giment de tirailleurs s\u00e9n\u00e9galais d\u00e9fend le couvent de Montluzin et tire pour retarder l\u2019avanc\u00e9e allemande. Les Fran\u00e7ais ne tiendront que cinq heures face aux troupes allemandes. Plusieurs bless\u00e9s sont achev\u00e9s et cinquante tirailleurs s\u00e9n\u00e9galais faits prisonniers sont fusill\u00e9s pr\u00e8s de la gare des ch\u00e8res (19 Fran\u00e7ais , originaires de toute la France et 19 de Peuls, Bambaras, Malink\u00e9s, venus du S\u00e9n\u00e9gal, du Dahomey, de C\u00f4te d\u2019Ivoire, de Guin\u00e9e et du Soudan.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Essaie l\u2019envoutement<\/strong> Lissieu n\u2019a pas connu de personnage d\u2019envergue nationale comme le citoyen Andr\u00e9-Marie Amp\u00e8re de Poleymieux au Mont d\u2019or , l\u2019inventeur des concepts de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 ou de personnalit\u00e9 victime d\u2019un drame aussi sanglant que celui d\u2019Aim\u00e9 Guillin du Montet, seigneur de Poleymieux d\u00e9pec\u00e9 vivant par ses villageois en 1791. L\u2019unique est sans doute Ars\u00e8ne O\u2019Mahonny, brillant \u00e9crivain de la presse royaliste sous la restauration, qui acheta le ch\u00e2teau de Montvallon en 1846 apr\u00e8s seize ans d\u2019exil \u00e0 Fribourg en Suisse pour fuir la Monarchie de juillet. Il ne le garda que dix ans de 1846 \u00e0 1857. Sa tombe et celle de sa deuxi\u00e8me \u00e9pouse Augustine Pasquier de Franclieu qui lui donna quinze enfants et \u00e9leva la fille de son premier mariage sont au pied de l\u2019\u00e9glise de Lissieu. Il se remariera en 1848 et aura encore deux enfants qui na\u00eetront \u00e0 Lissieu.<br>Fils unique de <a href=\"http:\/\/maison.omahony.free.fr\/barthelemy.html\">Barth\u00e9lemy O\u2019Mahony<\/a> [irlandais d\u2019origine, \u00e9migr\u00e9 \u00e0 15 ans], lieutenant g\u00e9n\u00e9ral au service de la France, et de Monique <a href=\"http:\/\/maison.omahony.free.fr\/Gouy.htm\">de Gouy d\u2019Arsy<\/a>, veuve du comte des Salles, Marie Yves \u00ab&nbsp;Ars\u00e8ne&nbsp;\u00bb Barth\u00e9lemy Daniel est n\u00e9 au vieux Louvre, dans l\u2019appartement que Louis&nbsp;XIV avait donn\u00e9 \u00e0 Madame de La Lande, sous gouvernante des Enfants de France, son arri\u00e8re-arri\u00e8re-grand-m\u00e8re maternelle. Il a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 le 30&nbsp;d\u00e9cembre 1787 en l\u2019\u00c9glise Royale et paroissiale de Saint-Germain l\u2019Auxerrois. Son parrain est le <a href=\"http:\/\/maison.omahony.free.fr\/livre_correction\/ajou34.html\">Comte Daniel O\u2019Connell<\/a>, Mestre de Camp du r\u00e9giment de Salm-Salm, \u00ab&nbsp;ami de c\u0153ur&nbsp;\u00bb de Barth\u00e9lemy. Sa marraine est sa grand-m\u00e8re, Anne Yvonnette Rivi\u00e9 de Ricquebourg, marquise de Gouy, dame d\u2019honneur de Madame Ad\u00e9la\u00efde de France [3e fille de Louis&nbsp;XV].<br>Apr\u00e8s une enfance pass\u00e9e en exil apr\u00e8s 1791 en Allemagne , puis en Angleterre, et une courte carri\u00e8re militaire \u00e0 la suite de son p\u00e8re [de retour en gr\u00e2ce apr\u00e8s la chute de Napol\u00e9on], c\u2019est par la plume qu\u2019Ars\u00e8ne se distingue dans les journaux royalistes et ultramontains. Il se d\u00e9crit lui-m\u00eame ainsi en 1828 peu de temps avant son exil en Suisse&nbsp;: \u00ab&nbsp;I<em>l y a longtemps que les impies m\u2019appellent un fanatique, les minist\u00e9riels, un frondeur, les constitutionnels, un ultra, et les courtisans, un factieux. Embarrass\u00e9 du choix entre tant de titres, j\u2019en ai adopt\u00e9 un autre que peu de gens m\u2019envieront et que personne ne m\u2019arrachera, c\u2019est celui de catholique romain.&nbsp;<\/em>\u00bb On le sollicite, on recherche sa plume, Il collaborera ainsi \u00e0 un grand nombre de journaux et c\u00f4toiera, pol\u00e9miquera avec les grands noms de l\u2019\u00e9poque [y compris Victor Hugo, jeune po\u00e8te, avant qu\u2019il rejoigne la R\u00e9publique]&nbsp;: <em>Le conservateur<\/em> [sous la direction de Chateaubriand], <em>Le drapeau blanc<\/em>, <em>Le d\u00e9fenseur, Les annales de la litt\u00e9rature et des arts, Les lettres champenoises, La foudre, Le m\u00e9morial<\/em> <em>catholique, La quotidienne ,L\u2019invariable, Le v\u00e9ridique, La gazette du Lyonnais, la France [journal des int\u00e9r\u00eats monarchique en Europe]<\/em>. Consid\u00e9r\u00e9 comme un esprit subtil et railleur, il rompra beaucoup sans jamais varier de son engagement royaliste et catholique romain.<br>Affect\u00e9 \u00e0 Bourges en 1815 dans sa courte carri\u00e8re militaire, il d\u00e9crit ainsi la ville et ses habitants&nbsp;: \u00ab&nbsp;J\u2019ai donc quitt\u00e9 Paris la grande pour venir promener mes gr\u00e2ces dans Bourges la vilaine, o\u00f9 mes gr\u00e2ces ne font pas leur effet, tant les habitants sont obtus et les habitantes bouch\u00e9es. On ne m\u2019appr\u00e9cie pas encore, je ne le dis qu\u2019\u00e0 vous. H\u00e2tez-vous [de m\u2019\u00e9crire] car bient\u00f4t je vais devenir si b\u00eate, si bouch\u00e9 et si berrichon, que je ne distinguerai plus des vers d\u2019avec de la prose, et vos h\u00e9mistiches, vos rimes, et vos p\u00e9riodes seraient perdues pour moi. \u00c0 la rapidit\u00e9 de la contagion, je juge que j\u2019ai encore quinze jours d\u2019esprit et trois semaines de sens commun devant moi\u2026 Je suis arriv\u00e9 de jour dans la ville, et le soir presque personne n\u2019a illumin\u00e9. Je me suis montr\u00e9 \u00e0 la promenade et personne n\u2019est mont\u00e9 dans les arbres pour me voir passer except\u00e9 deux petits gar\u00e7ons dont le volant \u00e9tait accroch\u00e9 \u00e0 une branche. La ville est affreuse, les rues sont de travers et mal b\u00e2ties, les habitants ressemblent pour la plupart aux rues, les femmes honn\u00eates sont singuli\u00e8rement vertueuses, n\u2019ayant chacune qu\u2019un mari et un amant \u00e0 peu pr\u00e8s du m\u00eame \u00e2ge et de la m\u00eame date. Les demoiselles y sont v\u00eatues depuis les talons jusqu\u2019au menton, toujours munies de trois jupons et d\u2019un cale\u00e7on quand le barom\u00e8tre est \u00e0 la temp\u00eate. Les actrices sont tr\u00e8s catins et laides en proportion. Le grand amoureux est bossu, le p\u00e8re noble louche et le valet b\u00e9gaie. Les gens riches sont vilains et les pauvres ne sont pas beaux, on y mange peu, on y dig\u00e8re mal, et, gr\u00e2ce aux punaises, on n\u2019y dort gu\u00e8re ! .&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Aventure-toi dans le monde<\/strong> Laiss\u00e9 \u00e0 l\u2019abandon, le ch\u00e2teau de Montvallon peint par Utrillo a \u00e9t\u00e9 d\u00e9moli en 2013 ou 2014. L\u2019\u00e9cole de Montavallon a \u00e9t\u00e9 b\u00e2tie dans le parc. La ferme existe toujours et vient d\u2019\u00eatre rachet\u00e9e par un \u00e9lu. l\u2019acte de vente de 1857 pr\u00e9cise&nbsp;:<br>1\u00b0 le domaine dit de Montvallon, que M. le comte O\u2019Mahony poss\u00e8de sur la commune de Lissieu, compos\u00e9 de maison de ma\u00eetre, b\u00e2timents d\u2019exploitation, fenils, \u00e9curies, hangars, four, cellier, cour, jardins, verger, pr\u00e9s, vignes, for\u00eat, bois taillis et terres, le tout d\u2019un seul t\u00e8nement d\u2019une contenance garantie de onze hectares quarante deux ares, vingt centiares avec toutes ses d\u00e9pendances, les pressoir, cuves, vases vinaires et tous les immeubles par destination.<br>2\u00b0 un petit fonds plant\u00e9 en acacias joignant \u00e0 l\u2019ouest la terre portant le num\u00e9ro&nbsp;179 du cadastre, d\u00e9pendant du domaine de Montvallon.<br>3\u00b0 un droit de prise d\u2019eau dans le bois appartenant au sieur Benoit Voisin, propri\u00e9taire cultivateur et dama Jeanne Marie Magnin sa femme, demeurant \u00e0 Lissieu.<br>Le domaine de Montvallon est confin\u00e9 \u00e0 l\u2019est par l\u2019ancienne route imp\u00e9riale de Paris \u00e0 Lyon, les vignes et terres de Florentin, au nord par les terres et vignes de Florentin, bois \u00e0 Murat, terres et vignes \u00e0 Thibaut, terre \u00e0 Delorme, pr\u00e9 \u00e0 Combet, \u00e0 l\u2019ouest par la terre de Delorme, par celle de Thibaut, par le chemin de la croix Rampeau et par la terre de Vianey, les terres et vignes de Napoly, le bois d\u00e9frich\u00e9 de Dumontet, la propri\u00e9t\u00e9 de Cuzin et celle du Gros.<br>Il y a bien longtemps que Lissieu n\u2019est plus cet espace rural qui se vit \u00e0 l\u2019\u00e9chelle communale. Ars\u00e8ne O\u2019Mahonny parlait quatre langues, avait v\u00e9cu dans au moins quatre pays. C\u2019est pourtant le plus oubli\u00e9 des ch\u00e2telains de Lissieu. Ses successeurs rel\u00e8veront le d\u00e9fi, apr\u00e8s les Chavanis, le ch\u00e2teau sera la propri\u00e9t\u00e9 de la famille de Gaillardon de Fenoyl et l\u2019acte de vente de ma maison porte le nom d\u2019un Gaillardon de Fenoyl n\u00e9 \u00e0 Bac Giang en Indochine, province du Tonkin. Elle jouxte encore celle de Vianey [qui n\u2019\u00e9tait autre que le beau-fr\u00e8re de Cuzin le m\u00e9dailler de Sainte-H\u00e9l\u00e8ne qui avait \u00e9pous\u00e9 sa s\u0153ur] dont les granges d\u00e9laiss\u00e9es pendant un demi-si\u00e8cle ont \u00e9t\u00e9 vendues et viennent d\u2019\u00eatre r\u00e9habilit\u00e9es en habitation par un Zin\u00e9dine dont la famille vient d\u2019Alg\u00e9rie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec une nouvelle l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 L\u2019an prochain cela fera 25 ans que j\u2019habite Lissieu. Une amie commune nous avait pr\u00e9sent\u00e9, moi la prussienne d\u2019adoption, lui le lyonnais de hasards familiaux. 3 mois pour d\u00e9cider de vivre ensemble, trois mois pour trouver o\u00f9, 4 mois de vie en g\u00eete pendant les travaux et nous emm\u00e9nagions \u00e0 Lissieu. Puis-je dire que nous y <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40-jours-30-choisis-ta-propre-aventure\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#40jours #30 |\u00a0choisis ta propre aventure<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":85800,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3251,3668],"tags":[],"class_list":["post-85799","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-40jours","category-40jours-30-eclatement"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85799","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=85799"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85799\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/85800"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=85799"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=85799"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=85799"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}