{"id":86506,"date":"2022-07-13T12:33:10","date_gmt":"2022-07-13T10:33:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=86506"},"modified":"2024-02-24T23:17:46","modified_gmt":"2024-02-24T22:17:46","slug":"40-jours-17-halles-aux-elle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40-jours-17-halles-aux-elle\/","title":{"rendered":"##40 jours #17 | Halles aux elle"},"content":{"rendered":"\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"605\" height=\"340\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Figure-43-\u2013-Les-Halles-place-du-marche-\u2013-Google-Earth-en-street-view-juin-2021-\u2013-copie-decran-13072022.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-86507\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Figure-43-\u2013-Les-Halles-place-du-marche-\u2013-Google-Earth-en-street-view-juin-2021-\u2013-copie-decran-13072022.png 605w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Figure-43-\u2013-Les-Halles-place-du-marche-\u2013-Google-Earth-en-street-view-juin-2021-\u2013-copie-decran-13072022-420x236.png 420w\" sizes=\"auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px\" \/><figcaption>Figure 43 \u2013 Les Halles, place du march\u00e9 \u2013 Google Earth en street view, juin 2021 \u2013 copie d\u2019\u00e9cran 13\/07\/2022<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>C\u2019est la cohue dans les halles. Elle est toujours l\u00e0, au coin de l\u2019entr\u00e9e. Son petit stand de l\u00e9gumes. Il y en a beaucoup moins que l\u2019autre producteur, en face derri\u00e8re la poissonnerie, ou celui qui fait l\u2019angle plus haut, ou la petite n\u00e9gociante dehors. Mais elle a encore de l\u2019aillet, elle. <em>Cette ann\u00e9e j\u2019en ai fait plein&nbsp;!<\/em> Elle va et vient derri\u00e8re ses trois tables de l\u00e9gumes. Elle revient prendre un sac en plastique blanc dans un carton et glisse dedans un bouquet de persil, de la m\u00e2che, une ou deux fris\u00e9es, des \u00e9pinards. Pour peser, c\u2019est avec une grande balance de cuisine, plateau en bambou. La monnaie c\u2019est dans les grandes poches de son tablier, les billets d\u2019un c\u00f4t\u00e9, les pi\u00e8ces de l\u2019autre, en vrac. <em>Allez-y servez-vous&nbsp;! vous me donnerez le tout \u00e0 la fin.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Pardon, j\u2019vous r\u00e9veille\u2026<\/em> elle repose le bras sur le lit, referme le brassard autour du bras, \u00e9carte doucement le tube de la perfusion, appuie sur le bouton, le brassard gonfle, <em>c\u2019est juste pour les constantes\u2026<\/em> elle sort un calepin et un stylo de la poche de sa blouse rose, note quelque chose, les range, accroche la poche de perfusion pos\u00e9e sur la table au pied \u00e0 s\u00e9rum, branche le tube au robinet, tourne sa t\u00eate bleue, v\u00e9rifie en t\u00e2tonnant que le cath\u00e9ter est bien en place, <em>et \u00e7a va \u00e7a vous fait pas mal\u2026&nbsp;?<\/em> elle ressort le calepin et le stylo, observe le l\u2019\u00e9cran, note les chiffres, les range, elle renverse la main, pose deux doigts sur le bord du poignet, le recouvre de sa main chaude, <em>rendormez-vous j\u2019repasse plus tard\u2026<\/em> elle s\u2019en va, devient une ombre dans la lumi\u00e8re jaune du couloir, referme doucement la porte qui grince.<\/p>\n\n\n\n<p>La sonnette gr\u00e9sille. Elle soupire, les mains sur les hanches. Elle laisse le chariot l\u00e0, retourne \u00e0 la boutique, <em>(Non, s\u2019attendront&nbsp;!)<\/em> fait demi-tour, termine de sortir les plaques de pains et de baguettes du four et de remplir le chariot \u00e0 glissi\u00e8re. Sous la lumi\u00e8re bleue du n\u00e9on, elle y voit mal. Le chariot plein, elle le tire en reculant, sa roulette folle le freine et le d\u00e9porte. La sonnette gr\u00e9sille. \u00c7a cogne. <em>Voil\u00e0, j\u2019arrive&nbsp;!<\/em> Et toujours cette petite marche dans l\u2019ombre, \u00e0 passer, qui la fait froncer, grimacer. Le chariot s\u2019\u00e9branle. Elle le laisse l\u00e0, juste derri\u00e8re la porte, et appara\u00eet dans le cadre s\u2019essuyant les mains \u00e0 son tablier. Le carillon de la porte. Elle sourit. Une voiture passe.<\/p>\n\n\n\n<p>Les gens vont et viennent dans la galerie marchande, les Caddies tremblants. Dans un local qui ne semble pas avoir de plafond d\u2019o\u00f9 la lumi\u00e8re tombe comme un voile d\u2019ombre, elle leur tourne le dos. En veste souple noire et jupe \u00e0 carreaux Vichy noir et blanc, tennis blancs, on la voit jouer du coude devant une grande planche \u00e0 repasser bleue \u00e0 potence. Le cordon du fer en suspension danse, au rythme des machines \u00e0 laver ronronnant dans le r\u00e9duit illumin\u00e9 qui lui fait face. <em>Madame, s\u2019il vous pla\u00eet, c\u2019est pour un colis.<\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Elle essuie ses verres de lunettes, les remets sur son nez, passe ses doigts derri\u00e8re ses oreilles pour y glisser les m\u00e8ches de cheveux gris, r\u00e9ajuste de la main son chignon, prend trois ou quatre livres, rapproche leurs tranches de son visage, et va les ranger au fond, pr\u00e8s du mur, ici et l\u00e0 dans l\u2019\u00e9tag\u00e8re, revient au chariot, prend trois ou quatre autres livres, lit leurs tranches, et passe de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9tag\u00e8re, revient au chariot et le fait avancer de quelques m\u00e8tres dans le coin des journaux. \u00c7a fait un bruit de casserole.<\/p>\n\n\n\n<p>caisse hors service d\u2019un c\u00f4t\u00e9 comme de l\u2019autre, la queue aux caisses rapides, <em>en carte ou en esp\u00e8ces&nbsp;?<\/em> elle d\u00e9signe du doigt la petite caisse d\u00e9di\u00e9e aux cartes, en retrait, jean moulant bleu clair, tennis blancs, rose, gris, liser\u00e9 cuivr\u00e9 sur le talon, t-shirt \u00e0 pois orange aux couleurs de l\u2019enseigne sur le Tour de France, couette haute, une attelle noire au poignet droit, le ruban vert et blanc de la clef des caisses pend, <em>par carte ou esp\u00e8ces&nbsp;?<\/em> elle va d\u2019un c\u00f4t\u00e9, de l\u2019autre, colle la clef dor\u00e9e sur l\u2019aimant, pastille argent\u00e9e, de la caisse, tape deux ou trois fois sur l\u2019\u00e9cran, revient au centre, fait un tour sur elle-m\u00eame, elle pi\u00e9tine, elle b\u00e9gaie, <em>carte ou esp\u00e8ces&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le food-truck, t-shirt noir et tablier blanc, cheveux attach\u00e9s, en chignon. Il y en a une de dos, la plus forte, qui pr\u00e9pare la p\u00e2te. L\u2019autre, c\u00f4t\u00e9 ouvert, dispose les ingr\u00e9dients sur les p\u00e2tes. Un casque noir et un micro discret devant sa bouche elle r\u00e9pond au t\u00e9l\u00e9phone en piochant dans des bacs en inox, sort les pizzas du four, les met de c\u00f4t\u00e9 au-dessus sur la pointe des pieds, enfourne les pizzas, part cherche un bac sous le plan de travail de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, bouscule la coll\u00e8gue qui rajoute de la farine \u00e0 la vol\u00e9e. <em>Bonsoir\u2026 j\u2019viens pour la commande. \u2014 J\u2019suis \u00e0 vous tout de suite\u2026 c\u2019\u00e9tait quoi&nbsp;? \u2014 Une grande pou\u00eat-pou\u00eat.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Elle ne s\u2019assoit jamais vraiment. Ou alors sur le rebord du bureau, de temps en temps. Mais elle ne se repose pas. Elle pi\u00e9tine devant le tableau, elle s\u2019\u00e9tire pour \u00e9crire le plus haut qu\u2019elle peut, en levant les pieds en fin de ligne, qui imperceptiblement montait, montait. Et elle reprend enfin plus bas, la ligne dessous. Elle parle et elle \u00e9crit au tableau, vite. Derri\u00e8re, les trente-huit ne suivent pas le rythme. Elle ne l\u00e2che pas le sien. De temps en temps une pause, le rebord du bureau. Et elle observe la classe, le front haut, l\u2019\u0153il vif. Et elle l\u2019appelle, lui l\u00e0-bas, au lieu de ricaner. Qui monte sur l\u2019estrade, qui attrape la craie au vol. Elle lui dicte le probl\u00e8me de probabilit\u00e9s. Il \u00e9crit tout en haut du troisi\u00e8me volet du tableau, coude largement repli\u00e9. <em>Alors&nbsp;? permutation&nbsp;? combinaison&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>TIREZ \u2014 <em>Bonjour, c\u2019est pour une contre-visite. \u2014 Oui vous aviez rendez-vous&nbsp;?<\/em> Seule sa t\u00eate d\u00e9passe du comptoir, un assez haut bloc gris, une vitre en plexiglass, un ancien distributeur \u00e0 cacahu\u00e8tes rouge rempli de bonbons Kr\u00e9ma, ouvert sur le dessus. Les cheveux ch\u00e2tains lisses mi-longs, ses yeux oscillent sur un \u00e9cran invisible, tombent sur le clavier qu\u2019elle tape \u2014 mais c\u2019est peut-\u00eatre son coll\u00e8gue \u00e0 c\u00f4t\u00e9. <em>La carte grise et la cl\u00e9&nbsp;?<\/em> Dans son dos, un grand placard gris \u00e0 portes coulissantes, la niche \u00e0 fond noir de l\u2019imprimante qui zinzinule. Elle se retourne, bascule et glisse vers l\u2019arri\u00e8re, chope la feuille presque sans la regarder.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Monsieur&nbsp;!<\/em> Un gilet bleu marine par-dessus une chemisette blanche, une lani\u00e8re tour de cou au bout de laquelle pend un badge \u00e0 son nom. L\u2019accueil tout sourire derri\u00e8re une vitre en plexiglass. <em>Votre carte et une pi\u00e8ce d\u2019identit\u00e9 s\u2019il vous pla\u00eet Monsieur.<\/em> Profil de trois-quarts, la t\u00eate tourn\u00e9e vers l\u2019\u00e9cran suspendu par un bras articul\u00e9, chrom\u00e9, qui ressort de sa banque d\u2019accueil blanche. On l\u2019entend cliquer. Deux petits boutons blancs et brillants sur le lobe de l\u2019oreille, des barrettes noires d\u00e9gagent les tempes, font ressortir la frange. Elle prend la liasse de billets sous la vitre, les dispose un \u00e0 un c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te en effectuant le compte \u00e0 voix haute. <em>C\u2019est bien \u00e7a Monsieur&nbsp;?<\/em> Elle range les billets sous le comptoir et remet en \u00e9change le document pr\u00e9d\u00e9coup\u00e9 qui sort d\u2019un petit copieur. <em>La case \u00e0 remplir l\u00e0 et une signature s\u2019il vous pla\u00eet Monsieur.<\/em> Elle d\u00e9chire le document en deux. Derri\u00e8re elle, sur le mur, une femme tr\u00e8s mince, grand sourire, en jean et haut gris, les bras en l\u2019air pour tenir l\u2019ic\u00f4ne d\u2019une carte g\u00e9ante.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa robe \u00e0 fleurs, nuances de vert et de bleu, elle traverse la route, la place, avec une grade assiette dans chaque main, une autre en \u00e9quilibre sur l\u2019avant-bras. Elle sert madame. Elle sert monsieur. La jeune fille. Elle retourne \u00e0 la cr\u00eaperie en pressant le pas, revient avec la derni\u00e8re assiette. Elle esquive le bac \u00e0 fleurs sur le trottoir, traverse la route pav\u00e9e, la place, les poteaux et la marche pour monter sur la terrasse. Un groupe vient d\u2019arriver. Il reste une place au soleil. Elle se retire dans un local vide juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9, en ressort avec un pied de parasol blanc \u00e0 bout de bras qu\u2019elle apporte \u00e0 petits pas au pied de la table, corps et visage tendus. Elle retourne chercher le parasol, le fiche dans le pied, l\u2019ouvre et le fixe. Pousse le parasol p\u00e9niblement pour ajuster l\u2019ombre. <em>Et voil\u00e0&nbsp;! Vous prendrez bien un ap\u00e9ritif&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Elles portent une salopette en jean bleu fonc\u00e9 pour tablier, un masque bleu ciel leur couvre le nez et la bouche. <em>Madame on vous sert&nbsp;?<\/em> Elles vont et viennent derri\u00e8re les vitrines de pain, sandwichs, viennoiseries, chocolats, g\u00e2teaux. Elles s\u2019esquivent, se g\u00eanent. <em>Vous la voulez tranch\u00e9e&nbsp;?<\/em> Elle se pressent \u00e0 la caisse, tapent sur un \u00e9cran digital, le montant appara\u00eet sur le petit \u00e9cran de la machine CashPro5 o\u00f9 il faut enfourner les pi\u00e8ces, les billets o\u00f9 la carte. Monsieur c\u2019est \u00e0 nous. Les deux jeunes cheveux attach\u00e9s aux pains, aux g\u00e2teaux, c\u2019est l\u2019heure de pointe, la petite dans le local du four, \u00e0 sortir les pains du chariot, \u00e0 remplir le bac. <em>Monsieur c\u2019est \u00e0 nous&nbsp;?<\/em> Parfois, l\u2019une d\u2019elles se retrouve devant la trancheuse qui lance son esp\u00e8ce de rythmique house.<\/p>\n\n\n\n<p>La petite lampe dans le creux de l\u2019oreille, elle observe, scrute en changeant d\u2019\u0153il, la main gauche maintient la t\u00eate. <em>Allez y a rien de signifiant l\u00e0-dedans descendez c\u2019est s\u00fbrement des vertiges positionnels j\u2019vous mets entre les mains de mon coll\u00e8gue pour un peu de r\u00e9\u00e9ducation vestibulaire.<\/em> Elle fait le tour du bureau, s\u2019assoit devant son \u00e9cran et commence \u00e0 cliquer. <em>Carte Vitale\u2026<\/em> Elle la glisse quelque part sous le bureau. En arri\u00e8re-plan sur le mur, un poster, la coupe d\u2019un hominid\u00e9 imaginaire dont on voit tous les oranges color\u00e9s. Soudain, poings serr\u00e9s, elle secoue violemment les bras en levant les yeux au ciel. <em>Et cette foutue machine que \u00e7a s\u2019ouvre pas les pages\u2026&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Vers midi, elle commence \u00e0 ranger les caisses vides et quelques-unes pleines dans le coffre de l\u2019utilitaire. C\u2019est plus facile qu\u2019en arrivant \u00e0 cinq heures et demie, mais elle bo\u00eete plus maintenant, se d\u00e9hanche. Elle s\u2019est encore gar\u00e9e trop loin. Et les trois tables \u00e0 replier, moins maniables avec le temps, de plus en plus lourdes. Elle force pour les caler correctement dans le coffre. On s\u2019approche pour savoir s\u2019il ne lui resterait pas\u2026 <em>Non, j\u2019ai tout rang\u00e9\u00a0! Et de toute fa\u00e7on y en a plus. L\u2019aillet c\u2019est fini\u00a0!<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est la cohue dans les halles. Elle est toujours l\u00e0, au coin de l\u2019entr\u00e9e. Son petit stand de l\u00e9gumes. Il y en a beaucoup moins que l\u2019autre producteur, en face derri\u00e8re la poissonnerie, ou celui qui fait l\u2019angle plus haut, ou la petite n\u00e9gociante dehors. Mais elle a encore de l\u2019aillet, elle. Cette ann\u00e9e j\u2019en ai fait plein&nbsp;! Elle va <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40-jours-17-halles-aux-elle\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">##40 jours #17 | Halles aux elle<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":158,"featured_media":86507,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3251,3528],"tags":[2801,3691,3278,244],"class_list":["post-86506","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-40jours","category-40jours-17-elles","tag-elles","tag-halles","tag-sauveterre","tag-travail"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86506","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/158"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=86506"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86506\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/86507"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=86506"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=86506"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=86506"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}