{"id":89153,"date":"2022-07-21T10:51:04","date_gmt":"2022-07-21T08:51:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=89153"},"modified":"2022-07-21T22:32:02","modified_gmt":"2022-07-21T20:32:02","slug":"40-jours-39-une-enfance-de-fille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40-jours-39-une-enfance-de-fille\/","title":{"rendered":"# 40 Jours # 39 |  Une enfance de fille"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-text-align-right is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>           <\/p><p>On est en Espagne en 1936. La guerre civile est sur le point d&rsquo;\u00e9clater, et ma m\u00e8re est une mauvaise pauvre. Une mauvaise pauvre est une pauvre qui ouvre sa gueule. Ma m\u00e8re , le 18 Juillet 1936, ouvre sa gueule pour la premi\u00e8re fois de sa vie. Elle a quinze ans. Elle habite un village coup\u00e9 du monde o\u00f9, depuis des si\u00e8cles des gros propri\u00e9taires terriens maintiennent  des familles comme la sienne dans la plus grande pauvret\u00e9.<\/p><cite>LYDIE SALVAYRE ,  PAS PLEURER<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-style-rounded\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"578\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Image21-1024x578.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89157\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Image21-1024x578.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Image21-420x237.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Image21-768x433.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Image21.jpg 1386w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>de main de m\u00e8re<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:100%\">\n<p class=\"has-drop-cap has-normal-font-size\"><strong>L<\/strong>es cousins  habitent un tout petit appartement, avenue des Fr\u00e8res Lumi\u00e8re \u00e0 Lyon au-dessus d\u2019un Laboratoire d\u2019Analyses M\u00e9dicales qui existe toujours apr\u00e8s plus de cinquante ans. Rue tr\u00e8s commer\u00e7ante qui relie la Manufacture des Tabacs devenue Universitaire et l\u2019H\u00f4pital Edouard Herriot plein \u00e0 ras bord de souvenirs. On ira les voir, c\u2019est s\u00fbr, plut\u00f4t sur le chemin du retour, et eux viendront dans la vieille maison ancestrale du vignoble Beaujolais.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Aux grandes vacances, sur la Route Nationale,&nbsp;<strong>Mathilde<\/strong>&nbsp;et la smala vont en sens contraire des vacanciers. Ils s\u2019entassent dans la grande&nbsp;<strong>Break Peugeot<\/strong>.&nbsp;<strong>Le p\u00e8re&nbsp;<\/strong>a v\u00e9rifi\u00e9 le niveau d\u2019huile, le niveau d\u2019eau, la courroie qui doit tenir le ventilo du radiateur et qui peut faire des siennes.&nbsp;<strong>La m\u00e8re<\/strong>&nbsp;a pass\u00e9 les nuits pr\u00e9c\u00e9dentes \u00e0 pr\u00e9parer les bagages, les provisions, le linge des gosses qu\u2019elle repasse syst\u00e9matiquement, elle ne peut pas&nbsp; encore s\u2019asseoir, il faut les nourrir et nettoyer derri\u00e8re tout le monde, mais elle sourit en r\u00e2lant, elle va revoir ses cousines et elle est heureuse. C\u2019est une \u00e9poque o\u00f9 on n\u2019a pas le t\u00e9l\u00e9phone, on ne s\u2019\u00e9crit que pour No\u00ebl en groupant avec le Jour de l\u2019An. Parfois \u00e0 P\u00e2ques\u2026On a des choses \u00e0 se dire et des confidences ont attendu un an pour s\u2019\u00e9pancher. Elles parlent tout bas en s\u2019isolant dans une chambre, ou \u00e9changent des regards complices par-dessus les conversations,&nbsp;<strong>Mathilde<\/strong>&nbsp;les observe, incr\u00e9dule et curieuse de comprendre ce qui se dit.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Image1-7.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89209\" width=\"595\" height=\"445\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Image1-7.jpg 560w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Image1-7-420x314.jpg 420w\" sizes=\"auto, (max-width: 595px) 100vw, 595px\" \/><figcaption>La Grande Peugeot !<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap has-normal-font-size\"><strong>I<\/strong>ls partent le soir vers 21 heures quand le chargement est cal\u00e9 et v\u00e9rifi\u00e9. Le p\u00e8re est ombrageux, on ne peut pas lui parler, on passe au large. Deux cantines en fer sur le toit, une \u00e0 l\u2019arri\u00e8re et une multitude de valises ou de sacs rembourr\u00e9s tass\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 la limite maximum de la lunette arri\u00e8re et entre les jambes. Et aux grandes exag\u00e9rations des animaux !&nbsp; Le r\u00e9glage des r\u00e9troviseurs avant et lat\u00e9raux, fait l\u2019objet d\u2019une attention pointilleuse qui prend un&nbsp; temps inoui. Les enfants excit\u00e9.e.s par le d\u00e9part \u00e9changent leurs blagues de Toto et leurs moqueries discr\u00e8tes. Attendre n\u2019est pas le plus p\u00e9nible, la r\u00e9compense est au bout, mais la tension grossissante entre les parents est palpable, pr\u00eate \u00e0 exploser, il ne faut pas en rajouter. On glousse et se tient \u00e0 carreau Soulagement d\u00e8s que l\u2019embarcation baleine se met enfin \u00e0 rouler.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">De ces spectaculaires d\u00e9parts en cong\u00e9s annuels,<strong>&nbsp;Mathilde<\/strong>&nbsp;garde un souvenir de pagaille monstre, d\u2019amoncellement \u00e9rig\u00e9 et \u00e9tudi\u00e9 au cordeau. Aucun espace inoccup\u00e9. Les quatre grands compress\u00e9s sur le si\u00e8ge arri\u00e8re, le droit \u00e0 la vitre \u00e2prement n\u00e9goci\u00e9, les trois fr\u00e8res et Mathilde, les deux petits une fille, un gar\u00e7on alternativement sur les genoux maternels, ou allong\u00e9s sur les huit genoux des a\u00een\u00e9.e.s, plus tard assis, car plus menus, sur des strapontins. La ceinture de s\u00e9curit\u00e9 n\u2019existe pas et les freins sont test\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement pour \u00e9valuer leurs prouesses de souplesse. Le p\u00e8re parle souvent du coup du lapin. La m\u00e8re&nbsp; r\u00e9p\u00e8te souvent qu\u2019elle a la place du mort et le p\u00e8re vex\u00e9 r\u00e9affirme qu\u2019il est un excellent conducteur. Il a fait les pistes d\u00e9fon\u00e7\u00e9es et boueuses d\u2019Afrique et s\u2019estime fiable pour sa lourde charge de famille. Il montre le St Christophe qu\u2019il a toujours \u00e0 port\u00e9e de regard, comme son p\u00e8re grand voyageur de commerce autrefois . P\u00e9remptoire et pr\u00e9cautionneux, il incarne l\u2019autorit\u00e9 et la comp\u00e9tence. Personne n\u2019ose le contrer. Le v\u00e9hicule dont il est fier a une configuration de type ambulanci\u00e8re am\u00e9nag\u00e9e, ce&nbsp; qui conf\u00e8re&nbsp; un certain prestige dans l\u2019esprit paternel. L\u2019automobile \u00e0 cette \u00e9poque, m\u00eame d\u2019occasion, est un signe ext\u00e9rieur de r\u00e9ussite sociale. Seuls les commer\u00e7ants ont des voitures neuves. M\u00eame en tirant la ficelle par les deux bouts, il estime qu\u2019il doit assurer, jongler avec les cr\u00e9dits et les pensions religieuses des gar\u00e7ons,il doit montrer une bonne image dans le village, et prouver qu\u2019il assure courageusement la prosp\u00e9rit\u00e9, le confort de sa femme et de son encombrante prog\u00e9niture. La m\u00e8re a le souci majeur de le talonner pour qu\u2019il garde chaque jour la conscience de ses responsabilit\u00e9s, c\u2019est pourquoi les discussions sur le th\u00e8me de l\u2019argent disponible sont incessantes, parfois tr\u00e8s houleuses. Il y a en permanence des ardoises dans le village. Lorsqu\u2019il n\u2019y a plus d\u2019argent, au vingt du mois, la m\u00e8re envoie les gosses faire les courses et ils font \u201cmarquer\u201d les d\u00e9penses sous l\u2019oeil suspicieux mais souvent bienveillant des commer\u00e7ants principaux. Toutes les familles nombreuses \u00e9tant peu ou prou log\u00e9es \u00e0 la m\u00eame enseigne, une certaine tol\u00e9rance s\u2019est g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e malgr\u00e9 des rappels sybillins mais appuy\u00e9s au r\u00e8glement rapide des dettes. La honte et l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 viennent avec la r\u00e9p\u00e9tition des relances. Mathilde se souvient d\u2019une sc\u00e8ne m\u00e9morable dans la cuisine. Sa m\u00e8re habitu\u00e9e \u00e0 recevoir un billet paternel chaque matin n\u2019en a pas re\u00e7u, elle lui montre son porte-monnaie pour la prendre \u00e0 t\u00e9moin . Tu vois, Mathilde, il est vide, compl\u00e8tement vide !&nbsp; Mathilde est effar\u00e9e, au bord des larmes qu\u2019elle refoule, heureusement, elle doit partir \u00e0 l\u2019\u00e9cole\u2026 On verra plus tard\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Tous les ennuis d\u2019argent se dissipaient miraculeusement au moment des Vacances. On faisait marquer aussi chez l\u2019\u00e9picier ambulant et le boulanger du bourg. Conditions aujourd\u2019hui inimaginables sans tra\u00e7abilit\u00e9 comptable.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"578\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Image7-5-1024x578.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89210\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Image7-5-1024x578.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Image7-5-420x237.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Image7-5-768x433.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Image7-5.jpg 1386w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Le Lundi patate, le mardi&#8230;etc&#8230;<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Aux portes Sud de Lyon, l\u2019\u00e9norme ville s\u2019allume de mille \u00e9clats. L\u2019estomac gargouille mais le d\u00e9compte des kilom\u00e8tres est pass\u00e9 au -dessous de la barre des cent, on calcule en regardant le compteur sur le tableau de bord, ce d\u00e9lai incompressible jusqu\u2019au repas ou au sommeil, aux alentours de vingt-trois heures.&nbsp;<strong>Mathilde<\/strong>&nbsp;sait qu\u2019elle doit se r\u00e9veiller au milieu de la fratrie endormie pour pouvoir aider \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e, les gar\u00e7ons d\u00e9chargeront les affaires en ronchonnant, la m\u00e8re silencieuse couchera les petits, il faut ouvrir les fen\u00eatres, a\u00e9rer les pi\u00e8ces, passer la vaisselle poussi\u00e9reuse sous l\u2019eau froide, et sortir draps et housses de traversins. A ce moment pr\u00e9cis o\u00f9 l&rsquo;on referme la vieille porte grin\u00e7ante qu&rsquo;il faudra huiler, nous savons que nous sommes en vacances pour deux mois.<\/p>\n\n\n\n<p>Le lendemain, on ira voir La  merveilleuse et drolatique <strong>Georgette <\/strong>notre cousine c\u00f4t\u00e9 grand-maternel et son redoutable <strong>Lucien<\/strong>, couple sans enfant, c&rsquo;est <a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40-jours-39-la-tante-qui-pique\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40-jours-39-la-tante-qui-pique\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><strong>lui qui pique<\/strong> <\/a>et a des yeux en charbon noir qui nous font peur,  il est rouge du matin au soir, il boit des litrons et des litrons en suant dans sa vigne en pente, mais il nous aime. On va s&rsquo;occuper de leurs quatre vaches, azimuter les chiens de chasse en leur filant notre viande en douce, faire piailler la basse-cour en ramassant les oeufs et se foutre du coq qui se la joue marquis. De vraies vacances avec la sieste obligatoire. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/CEP-VERMEIL.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89212\" width=\"582\" height=\"533\" \/><figcaption>LE CEP VERMEIL<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap has-normal-font-size\"><strong>D<\/strong>ans les illuminations Lyonnaises&nbsp;<strong>Mathilde<\/strong>&nbsp;profite du sursis. Lorsqu\u2019elle aper\u00e7oit l\u2019enseigne du&nbsp;<strong>Cep Vermeil<\/strong>&nbsp;avec Guignol et Gnafron dans le r\u00e9troviseur, elle sait qu\u2019on est \u00e0 cinquante kilom\u00e8tres environ de leur destination estivale. \u00c0 l\u2019aller ce sont plut\u00f4t les lumi\u00e8res des usines \u00e9tranges et un peu puantes qui l\u2019alertent. Le p\u00e8re passe toujours par l\u2019Avenue Berthelot, large couloir \u00e0 quatre voies abouchant sur un quai, elle sent la majest\u00e9 d\u2019un gros fleuve qu\u2019on ne voit pas \u00e0 cette heuve tardive, mais qui est tr\u00e8s \u00e9clair\u00e9. On traverse la ville le plus vite possible pour rejoindre Vaise par-dessus ou par-dessous, on s\u2019engouffre dans le sinistre Tunnel de Fourvi\u00e8re. Inqui\u00e9tude de l\u2019enfermement puis sensation de lib\u00e9ration et de proximit\u00e9 des vacances \u00e0 l\u2019estuaire. Le temps comme transform\u00e9 en une seule nuit.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On est en Espagne en 1936. La guerre civile est sur le point d&rsquo;\u00e9clater, et ma m\u00e8re est une mauvaise pauvre. Une mauvaise pauvre est une pauvre qui ouvre sa gueule. Ma m\u00e8re , le 18 Juillet 1936, ouvre sa gueule pour la premi\u00e8re fois de sa vie. Elle a quinze ans. Elle habite un village coup\u00e9 du monde o\u00f9, <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40-jours-39-une-enfance-de-fille\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"># 40 Jours # 39 |  Une enfance de fille<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":498,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3251,3759,1],"tags":[],"class_list":["post-89153","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-40jours","category-40jours-39-retour-enfance","category-atelier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/89153","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/498"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=89153"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/89153\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=89153"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=89153"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=89153"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}