{"id":90492,"date":"2022-07-28T00:53:39","date_gmt":"2022-07-27T22:53:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=90492"},"modified":"2022-07-28T00:53:50","modified_gmt":"2022-07-27T22:53:50","slug":"pll-01-disparates","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/pll-01-disparates\/","title":{"rendered":"PLL #01 | disparate"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/\u00a9-Kat-Parker-1024x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-90493\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/\u00a9-Kat-Parker-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/\u00a9-Kat-Parker-420x420.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/\u00a9-Kat-Parker-200x200.jpg 200w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/\u00a9-Kat-Parker-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/\u00a9-Kat-Parker.jpg 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>\u00a9 Kat Parker<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Disparate.mp3\"><\/audio><\/figure>\n\n\n\n<p>Sols d\u2019un vieil appartement parisien en enfilade, petits carreaux \u00e9gratignent, moquette moelleuse, fonc\u00e9e, d\u00e9chauss\u00e9s \u00e0 l\u2019entr\u00e9e, les nus pieds foulent, les bottes pompiers gisent devant porte, le chat noir a peur, des coups pris dehors et caserne. Il s\u2019enroule autour des pieds nus d\u2019une petite fille pendant ses devoirs, premi\u00e8res lunettes. Les pieds se d\u00e9guisent, les pieds premiers deuil, les pieds unique deviennent s\u0153urs, les pieds premi\u00e8res peurs, d\u2019enfants, celles qui n&rsquo;assassinent pas, des pieds rient amiti\u00e9, premi\u00e8res lectures avec Arthur Belo et Mina. Du vomi aux fraises sur les petits carreaux, la baignoire coll\u00e9e cuisine. Des cafards s\u2019invitent, le sol dit venez bienvenus. Dehors , les escaliers craquent, les bottes claquent, nuit\/jour, il faut monter haut pour les petites jambes, un b\u00e9b\u00e9 pleure une ann\u00e9e enti\u00e8re. Les pr\u00e9misses d\u2019une vie \u00e0 quatre d\u00e9gond\u00e9e suite, puis d\u2019autres sols.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Un sol tourne en rond, du lino gris passent des portes, elles desservent les pi\u00e8ces maisons, des chambres une cuisine et un cellier d\u2019o\u00f9 le chat passe chez les voisins, Niagara chante r\u00e9volte, les pieds mouill\u00e9s se rendent \u00e0 la piscine, expulsent loin, en sir\u00e8ne, le vomi revient, un virus d\u2019abord puis un grand p\u00e8re. La petite fille se dess\u00e8che, le sol en rond conserve les souvenirs, il s\u2019agit d\u2019enfouir et au suivant.<br>Un sol rez-de-chauss\u00e9e, donne sur une terrasse beige devant une butte, les voitures derri\u00e8res pleines vitesses \u00e9craseront le chat apr\u00e8s chatons, devant la butte, du vert, de la nature pleine ville grise, une impression de sol prot\u00e9g\u00e9, ici, la petite fille devenue grande s\u0153ur responsable, son tour de garde. De la fum\u00e9e de cigarette sur les doigts, les pieds rebondissent dans les gymnases, les ballons baskets r\u00e9sonnent dans les mains, les pieds palment ondulent encore un peu, gagnent des m\u00e9dailles puis s\u2019\u00e9mancipent, disent non, enfin, une r\u00e9bellion sauvage \u00e0 la suite.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Une maison, des tomettes rouges un peu cass\u00e9es, un sol disparate ne se laisse pas compter les frasques adolescentes, \u00e0 la recherche d\u2019appuis v\u00e9ritable, branlant le sol secoue, souvent, il sanglote d\u2019impuissance, facilement, premiers \u00e9mois sans ligne droite, le sol vacille, les pieds ne savent pas conduire loin, pas encore, ils se d\u00e9battent, et s\u2019insurgent, le sens perd solidit\u00e9. Partir n\u2019existe pas, fuir voudrait. Un grand nombre de sols instables et le gouffre plus bas. Les pieds cherchent, des chats autour veillent.<br>Parcourir du b\u00e9ton pied nus, de l\u2019herbe pique, la fa\u00efence fissur\u00e9e coupe, une all\u00e9e imparfaite dit bienvenue chez toi, des arbres se perdent, \u00e0 perte l\u2019\u00e9lancement vert, de l\u2019eau goutte devant tes yeux, ici tu trouves le bon endroit. La maladie n\u2019aura pas raison, ce n\u2019est pas un tombeau d\u00e9couvert, plut\u00f4t une avanc\u00e9e lumi\u00e8re. La petite fille a trouv\u00e9 un rep\u00e8re, elle d\u00e9pose les secrets au sol et les foulent d\u00e9licatement \u00e0 l\u2019aube, d\u2019autres petits pieds se joignent, nus et vaillants, ils parcourent l\u2019animosit\u00e9 et caressent joue \u00e0 joue. Un chat gris pelote une couverture cocon et les ventres.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Sol lunaire, sol sableux, sol incertain, sol vide, infertile, un corps plonge au sol, il d\u00e9lie les couches de rien, la bouche face sol, il s\u2019\u00e9vapore.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sols d\u2019un vieil appartement parisien en enfilade, petits carreaux \u00e9gratignent, moquette moelleuse, fonc\u00e9e, d\u00e9chauss\u00e9s \u00e0 l\u2019entr\u00e9e, les nus pieds foulent, les bottes pompiers gisent devant porte, le chat noir a peur, des coups pris dehors et caserne. Il s\u2019enroule autour des pieds nus d\u2019une petite fille pendant ses devoirs, premi\u00e8res lunettes. 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