{"id":9388,"date":"2019-08-10T18:43:36","date_gmt":"2019-08-10T16:43:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=9388"},"modified":"2019-08-13T00:34:49","modified_gmt":"2019-08-12T22:34:49","slug":"il-fenetres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/il-fenetres\/","title":{"rendered":"Il fen\u00eatre"},"content":{"rendered":"\n<p>Souffle conditionn\u00e9 \u00e0 ses tempes \u00e9clairages lombrics sur plaques noires plaques noires r\u00e9v\u00e9latrices c&rsquo;est du solide c&rsquo;est du plausible avec ceux qui sortent le chien ceux qui travaillent la nuit ceux qui vident ceux qui veillent ceux qui font des rondes containers de sa vie calfeutr\u00e9e la neige a d\u00e9racin\u00e9 l&rsquo;olivier il int\u00e9riorise feux d&rsquo;\u00e9lectrochimie mati\u00e8re explosive il visualise il pr\u00e9cise son chef-d&rsquo;\u0153uvre inconnu incongru lumi\u00e8res du vis-\u00e0-vis bardages un clou d\u00e9passe merde un accroc une m\u00e9thode ce qu&rsquo;il va conna\u00eetre ce qu&rsquo;il va d\u00e9cider plateforme d&rsquo;utopies mont\u00e9es d&rsquo;adr\u00e9naline \u00e7a le taraude \u00e7a l&rsquo;obs\u00e8de lucarne subalterne direction l&rsquo;infini les monts bleus en frises en superpositions les sillons profus en profondeur l&rsquo;influx qu&rsquo;il manie avec parcimonie l&rsquo;imaginaire au double vitrage le groove qu&rsquo;il saisit la prose qu&rsquo;il nourrit le sel le sable rouge le quartz de ses chemins de puissance ce qu&rsquo;il va dire maintenant sur son petit nuage la teneur de ses phrases de ses \u00e9changes la vapeur qui s&rsquo;\u00e9chappe la v\u00e9rit\u00e9 un pyl\u00f4ne la v\u00e9rit\u00e9 cr\u00e8ve ses yeux des perches si longues qu&rsquo;on n&rsquo;en voit pas la fin ploient sur les alluvions et les marais d\u00e9marches de voyageurs bagarres de f\u00eatards ruptures de trottoir fin de nuit fin de partie ventilateurs incessants volontaires man\u0153uvres au terrain militaire grincements des roues sur rails au virage \u00e0 l&rsquo;aiguillage il ne peut pas tout savoir hublot sur un point de fixation \u00e7a ne tombera pas plus bas les immondices pour les rats les inflexions du d\u00e9sir une brise de chaleur entre la salle de r\u00e9p\u00e9tition et le monde les signes de l&rsquo;abandon il en fait une montagne une marqueterie ab\u00eem\u00e9e sous son clavier une roseraie br\u00fbl\u00e9e une all\u00e9e de graviers une haie qu&rsquo;il oublie de tailler une conversation attention \u00e7a va claquer ceux qui portent des valises ceux qui pressent le pas ceux qui charrient leur barda ceux qui remplissent au millim\u00e8tre les huisseries les hirondelles qu&rsquo;il d\u00e9chiffre mal c&rsquo;est du concret l&rsquo;opacit\u00e9 la pesanteur il prend du recul comme il va en d\u00e9coudre longues respirations il se retrousse les manches en ouvrant la tente aux p\u00e2leurs il se livre il s&rsquo;inqui\u00e8te il se lance la visibilit\u00e9 est illimit\u00e9e pistes de r\u00e9flexion une logique d\u00e9licate d&rsquo;oc\u00e9an il d\u00e9forme un Connex un d\u00f4me un massif bois\u00e9 o\u00f9 il appuie sa t\u00eate  lorsqu&rsquo;il ne sait plus penser ce qu&rsquo;il nie \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence \u00e7a grouille \u00e7a remue les ressassements ce qu&rsquo;il ram\u00e8ne \u00e0 lui il tient tous les cordages la terre qui s&rsquo;amenuise les points lumineux qui s&rsquo;\u00e9teignent encore un oiseau s&rsquo;est assomm\u00e9 dans sa vitre vermicelles argent\u00e9s sur plaques noires plaques noires r\u00e9v\u00e9latrices c&rsquo;est des fossiles  impossible de savoir si c&rsquo;est son train qui d\u00e9marre ou celui d&rsquo;\u00e0 c\u00f4t\u00e9 son raisonnement ou celui d&rsquo;un autre toujours y revenir toujours y r\u00e9fl\u00e9chir impasse solitude illusions en surplomb de la gr\u00e8ve une grue le soul\u00e8ve il se cogne aux paroies il se cogne aux rochers il se cogne \u00e0 l&rsquo;enceinte de la maison d&rsquo;arr\u00eat les trains de marchandises portent conseils les insectes les papillons de nuits en mouvement contre le verre obnubil\u00e9s les cloches bourdonnent dans l&rsquo;\u00e9paisseur des murs les tron\u00e7onneuses le maintiennent dans un demi-sommeil il repousse des lourdeurs avec une logique d&rsquo;engin de chantier il d\u00e9vale toujours la m\u00eame pente du m\u00eame alpage comme sur du velours il bascule une palissade le ferry bruyant le quitte il se r\u00e9p\u00e8te que \u00e7a va aller c&rsquo;est facile il r\u00e9cite au verger des cris des coups il entend le torrent fascinant des longueurs barbel\u00e9es Quai de douleur ses gestes imperceptibles meurtri\u00e8re sur hauts plateaux c&rsquo;est tout un chantier naval il encaisse \u00e7a fait du volume il d\u00e9balle il prend conscience  cet angle de vue qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9largit plus avec les frottements du papier de verre sur les toits de l&rsquo;entrep\u00f4t \u00e0 quoi il va s&rsquo;arrimer maintenant son corp sur son thorax respiration contre respiration leurres qu&rsquo;il vise dans sa nuit c&rsquo;est du vent c&rsquo;est du r\u00eave c&rsquo;est du g\u00e9nie imp\u00e9n\u00e9trable il rumine avec son reflet dans la vitre une r\u00e9ponse inaudible sa voisine dispara\u00eet la lumi\u00e8re reste allum\u00e9e dans la cuisine sa part d&rsquo;ombre sa hargne pour confidente son emprise sur son terrain un \u00e9rable nu le toise l&rsquo;ivresse les yeux rougis par la fatigue par la d\u00e9faite sentes dans la falaise passes de r\u00e9sistants le train creuse une saign\u00e9e dans la nuit perfus\u00e9e la nuit noire r\u00e9v\u00e9latrice son retour avec l&rsquo;esprit sec de mots avec un mal de t\u00eate une cache une planque il reste dans ses gonds il tient bon il se berce de promesses vigilant phare d&rsquo;usine circulation italienne klaxons sir\u00e8ne assemblage des wagons les coudes \u00e9cart\u00e9s le front sur les phalanges combien de combats n\u00e9ons sur plaques noires plaques r\u00e9v\u00e9latrices il osculte sa ville raccroche le t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique au c\u00e2ble par-dessus du granit d\u00e9passe une rivi\u00e8re et tous ses affluents domine le pont suspendu la barre d&rsquo;immeuble la cour de promenade les enfants rient il se perche et s&rsquo;attache \u00e0 la cime d&rsquo;un s\u00e9quoia il se planque il occulte ce qui lui \u00e9chappe ce qu&rsquo;il ne r\u00e9alise pas il s&rsquo;\u00e9difie avec des \u00e9clairs il compose dans le d\u00e9sordre d&rsquo;une mer de nuages ce qu&rsquo;il ignore encore  il fusionne avec les harmonies d&rsquo;un autre \u00e7a se perd \u00e7a se trouve il y a foule entre la salle de concert et le monde c&rsquo;est plus l\u00e9ger qu&rsquo;il n&rsquo;y para\u00eet entre les larsens \u00e7a trace les br\u00fblures sur les plaques noires qui ternissent la brillance plaques r\u00e9v\u00e9latrices.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Souffle conditionn\u00e9 \u00e0 ses tempes \u00e9clairages lombrics 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