{"id":94831,"date":"2022-10-10T08:11:53","date_gmt":"2022-10-10T06:11:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=94831"},"modified":"2022-10-10T08:11:53","modified_gmt":"2022-10-10T06:11:53","slug":"photofictions-05-dun-film-qui-nexiste-pas-intitule-dans-la-fenetre-le-reflet-dune-autre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/photofictions-05-dun-film-qui-nexiste-pas-intitule-dans-la-fenetre-le-reflet-dune-autre\/","title":{"rendered":"#photofictions #05 | D&rsquo;un film qui n&rsquo;existe pas, intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Dans la fen\u00eatre, le reflet d&rsquo;une autre\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"769\" height=\"1024\" data-id=\"94832\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/la-pepite-769x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-94832\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/la-pepite-769x1024.jpg 769w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/la-pepite-315x420.jpg 315w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/la-pepite-768x1023.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/la-pepite-1153x1536.jpg 1153w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/la-pepite.jpg 1471w\" sizes=\"auto, (max-width: 769px) 100vw, 769px\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Je ne pr\u00e9senterai ici que deux extraits d\u2019un film beaucoup plus long, tourn\u00e9 par un \u00e9tudiant en \u00e9cole d\u2019art, admirateur de Rohmer sans doute, avec principalement des gens qui parlent, qui dialoguent, mais pas en noir et blanc. Il y a des couleurs obligatoirement pour aider le spectateur \u00e0 se faire une id\u00e9e de qui est interrog\u00e9. Mais aussi parce qu\u2019en \u00e9t\u00e9 \u00e0 la mer il faut des couleurs, sinon ce ne sera pas repr\u00e9sentatif. Ce film s\u2019affiche comme un reportage. On a confi\u00e9 le r\u00f4le de celle qui pose les questions non pas \u00e0 une actrice, mais \u00e0 elle, dont l\u2019image ne quitte pas le cin\u00e9aste, depuis la photo qu\u2019il n\u2019avait pas r\u00e9alis\u00e9e. Il l\u2019\u00e9crit dans ses notes. J\u2019ai retrouv\u00e9 le passage\u00a0:<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Ce sera elle et pas une autre. Je ne veux pas d\u2019actrice. C\u2019est elle que je veux pour son c\u00f4t\u00e9 bourrin, pour l\u2019audace qu\u2019elle affiche dans son corps dans sa fa\u00e7on de le bouger de le propulser sans \u00e9gard pour ce qui pourrait le heurter comme s\u2019il \u00e9tait assez costaud pour tout supporter des ecchymoses des foulures des tendinites et parce qu\u2019il faut quelqu\u2019un d\u2019\u00e2ge m\u00fbr pour inspirer confiance pour que la porte s\u2019entrouvre, ou pour accoster des personnes inconnues dans la rue, ensuite elle fera le reste car elle a cette facult\u00e9 de d\u00e9lier les langues, de provoquer les confidences, avec cette mani\u00e8re de ne pas s\u2019attarder \u00e0 ce qui vient d\u2019\u00eatre formul\u00e9, et cela incite \u00e0 se laisser aller, comme si soi-m\u00eame parlant ce n\u2019\u00e9tait pas dangereux, \u00e0 peine si soi-m\u00eame on entendait ce qui vient de franchir nos propres l\u00e8vres, on est d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 \u00e0 la suite, pas de bombe \u00e0 retardement, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 oubli\u00e9, oui elle sera parfaite, il faudrait la prendre elle et pas une actrice, m\u00eame si on d\u00e9but j\u2019avais pens\u00e9 \u00e0 Sylvie Testud \u00e0 cause de sa maladresse qui serait visible \u00e0 l\u2019\u00e9cran, ou \u00e0 Isabelle Carr\u00e9 pour le plaisir de celui qui tiendrait la cam\u00e9ra, le velout\u00e9 de sa peau claire et l\u2019\u00e9clat de ses yeux comme une enfant qui vient de voir la vierge, m\u00eame si les ann\u00e9es avaient un peu affaibli la luminosit\u00e9 qui se d\u00e9gageait d\u2019elle\u2026&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le premier extrait, on voit celle qui est charg\u00e9e d\u2019interroger les gens se diriger vers un couple de touristes qui rentrent de la plage, lui torse nu avec sac de plage \u00e9norme qui semble fort lourd. Elle les aborde avec cette phrase, ce n\u2019est pas trop lourd&nbsp;? Pourquoi ce n\u2019est pas Madame qui le porte&nbsp;? Vous vous relayez peut-\u00eatre&nbsp;? Visiblement elle veut leur laisser du temps, les mettre \u00e0 l\u2019aise, instaurer une complicit\u00e9 avec cette taquinerie avant d\u2019aborder le vrai sujet. Par politesse ou galanterie&nbsp;? Ou juste parce qu\u2019il est plus fort, parce qu\u2019il \u00e9tait un homme, et qu\u2019on a beau r\u00e9clamer tout pareil pour les droits, la nature c\u2019est la nature et on n\u2019y changera rien. Il r\u00e9pond prudemment, un peu des deux. Rires. Elle a une photo en main qu\u2019elle leur tend en leur expliquant ce qu\u2019elle souhaiterait. Ils se penchent sur le clich\u00e9 que la femme a saisi et l\u2019\u00e9tudient. La femme murmure quelque chose qu\u2019on ne comprend pas. Celle qui tient le micro explique qu\u2019une photographe dont on ignore tout a pris une s\u00e9rie de clich\u00e9s dont celui-ci qui ne montre qu\u2019un nom de r\u00e9sidence, une plaque avec quelques mots pour baptiser la villa dont on ne saura rien \u00e0 part qu\u2019elle est situ\u00e9e sur la commune o\u00f9 ils se trouvent. Ici \u00e0 J. , elle demande. Vous savez que c\u2019est sur cette plage qu\u2019\u00c9ric Rohmer a tourn\u00e9 <em>Pauline \u00e0 la plage&nbsp;<\/em>? Oui, ici dans les environs d\u2019o\u00f9 nous sommes. Ils regardent la photo. On ne voit pas la maison, dit la femme en levant les yeux, juste le nom. Oui, c\u2019est cela, sans la voir, j\u2019aimerais que vous imaginiez ceux qui ont baptis\u00e9 ainsi leur villa, que vous m\u2019en parliez comme si vous les connaissiez. Grand silence. On les voit h\u00e9siter et se regarder. S\u2019offrir mutuellement de parler en premier. Ils semblent un peu g\u00ean\u00e9s. Le mari s\u2019est tu, laissant sa femme avancer sur ce terrain plus glissant que les rochers qui ont s\u00e9journ\u00e9 dans la mer et qui reluisent encore. Moi, vous savez, je n\u2019ai pas d\u2019imagination. Vas-y toi.. Il essaie de placer le sac de plage en bandouli\u00e8re, mais il porte d\u00e9j\u00e0 les serviettes de bain autour de son cou. Elles glissent sur l\u2019\u00e9paule libre et il gigote pour tout remettre en place. Il tente de se donner une contenance. De montrer qu\u2019il a d\u2019autres pr\u00e9occupations. Sa femme prend la parole. Elle trouve l\u2019id\u00e9e int\u00e9ressante. Elle voit bien quelqu\u2019un qui\u2026 et c\u2019est parti avec le mari la contredisant ou allant dans son sens au d\u00e9but, puis la laissant continuer seule. Voil\u00e0 la petite famille qui na\u00eet sous nos yeux, prend force d\u2019existence et voil\u00e0 qu\u2019il y avait eu une maison achet\u00e9e par des grands-parents \u00e0 la retraite, pour accueillir leurs petits-enfants dont les parents avaient de belles situations \u00e0 Paris, c\u2019est-\u00e0-dire travaillant tard, prenant des vacances souvent mais toujours r\u00e9duites, quand les autres d\u00e9comptent, eux se contentaient de se demander si ces trois jours-ci il serait possible de quitter la bo\u00eete, \u00e9valuant les cons\u00e9quences et souvent renon\u00e7ant car c\u2019\u00e9tait tellement plus compliqu\u00e9 que de se passer de ces trois jours de libert\u00e9, de repos, le travail suppl\u00e9mentaire en rentrant, et donc les petits-enfants \u00e0&nbsp;la mer, depuis Paris jusque l\u00e0, en train c\u2019\u00e9tait facile ou alors les parents faisaient l\u2019aller retour et rester \u00e0 Paris sans enfants juste en travaillant c\u2019\u00e9tait profiter des bistrots, des copains, des mus\u00e9es et l\u00e0 vraiment \u00e7a leur faisait des vacances avec la conscience tranquille, les enfants heureux \u00e0 la mer avec Papy et Mamy, puis les grands-parents morts et les petits-enfants grands et mari\u00e9s et les conjoints ne voulaient plus passer toutes leurs vacances au m\u00eame endroit, chaque ann\u00e9e dans la m\u00eame maison qui n\u2019\u00e9tait plus au go\u00fbt du jour et pas pratique et froide en avril et toujours cette odeur de moisi, il faudrait tout refaire, mais sans le dire ils attendaient le moment de vendre tout cela, toujours un nouveau truc qui s\u2019\u00e9tait d\u00e9t\u00e9rior\u00e9, la barri\u00e8re pour sortir du jardin vers la plage, le toit qu\u2019il faudrait refaire et devoir s\u2019accorder avec les autres et toujours un qui voulait la pr\u00e9server parce qu\u2019il y \u00e9tait attach\u00e9, mais celui-l\u00e0 justement avec son petit salaire de professeur des \u00e9coles n\u2019avait pas les moyens, mais en aucun cas ne voulait vendre, en profitait le plus lui bien s\u00fbr avec le nombre de jours de vacances qu\u2019il avait, mais sa femme qui ne cuisinait que des p\u00e2tes et si on faisait un pot commun poussait les hauts cris en s\u2019exclamant \u00ab&nbsp;d\u00e9j\u00e0&nbsp;\u00bb lorsqu\u2019il \u00e9tait vide, rousp\u00e9tait lorsqu\u2019on achetait de l\u2019alcool et des homards, mais pour une fois qu\u2019on pouvait manger du poisson frais. Et la chambre qu\u2019il se r\u00e9servait, la plus belle \u00e9videmment, enfin celle avec salle de bains privative, parce que toujours ils arrivaient avant les autres et son air de ne pas y toucher lorsqu\u2019elle, la belle-s\u0153ur, &nbsp;demandait si cela ne les g\u00eanait pas, disant qu\u2019ils pouvaient changer si les autres voulaient s\u2019y installer. Elle parlait s\u2019\u00e9chauffait ne laissait plus parler son mari. Il \u00e9tait stup\u00e9fait. Tu penses \u00e0 quelque chose en particulier&nbsp;? Tu as quelque chose de pr\u00e9cis en t\u00eate&nbsp;? Tu fais r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ma s\u0153ur&nbsp;? On n\u2019a pas de villa de famille, il r\u00e9p\u00e9tait. Tu parles de nos vacances au camping&nbsp;? Du week-end qu\u2019on a pass\u00e9 chez ma m\u00e8re. Mais elle ne l\u2019entendait pas. L\u2019histoire lui sortait des l\u00e8vres toute \u00e9crite et il n\u2019y avait plus qu\u2019\u00e0 la suivre ligne apr\u00e8s ligne. Elle avec son micro \u00e0 la main n\u2019avait pas dit un mot. Oblig\u00e9e d\u2019attendre qu\u2019elle s\u2019arr\u00eate. Alors elle avait remerci\u00e9 le couple, sentant bien que \u00e7a venait de d\u00e9raper. Mais le film ne s\u2019arr\u00eatait pas. La cam\u00e9ra avait continu\u00e9 \u00e0 tourner pendant qu\u2019ils s\u2019\u00e9loignaient. On les voyait de dos, mais on les entendait se disputer et leurs \u00e9clats de voix \u00e9taient encore tr\u00e8s audibles.<\/p>\n\n\n\n<p>Le deuxi\u00e8me extrait la montre face \u00e0 une porte entrouverte. On aper\u00e7oit derri\u00e8re la personne dont le corps est \u00e0 demi cach\u00e9 un int\u00e9rieur sombre. Elle est jeune et timide. Elle aussi est interrog\u00e9e sur le pourquoi de ce nom choisi pour leur maison qu\u2019on ne distingue \u00e0 aucun moment. Elle h\u00e9site, ce n\u2019est pas pour un sondage au moins, je ne r\u00e9ponds pas au sondage, c\u2019est trop long, elle finit par r\u00e9pondre qu\u2019elle ne peut pas r\u00e9pondre, qu\u2019ils n\u2019ont pas choisi le nom, que la maison le portait d\u00e9j\u00e0, qu\u2019elle \u00e9tait inhabit\u00e9e depuis longtemps lorsqu\u2019ils l\u2019avaient acquise, elle avait employ\u00e9 le mot acquis comme si face \u00e0 la cam\u00e9ra elle voulait montrer qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas ignorante en achat immobilier, voulait parler du march\u00e9, se montrer cr\u00e9dible, comme s\u2019il s\u2019\u00e9tait agi d\u2019un placement, d\u2019un vulgaire placement, mais c\u2019est plut\u00f4t son c\u0153ur qui s\u2019\u00e9tait plac\u00e9 comme toujours o\u00f9 il ne fallait pas, elle devenait lyrique, riant en rejetant la t\u00eate en arri\u00e8re, sa main l\u00e2chant un instant la porte pour venir cacher sa bouche, alors pour le remettre \u00e0 sa place elle avait dit \u00ab&nbsp;acqu\u00e9rir&nbsp;\u00bb au lieu d\u2019acheter, pour donner le change aussi, ils avaient acquis cette maison pour plus tard, lorsqu\u2019ils seraient \u00e0 la retraite, s\u2019ils en avaient, parce que maintenant avec tout ce qui se passait, on n\u2019\u00e9tait plus s\u00fbrs de rien, mais au moins ils auraient cette maison. Dans le regard de celle qui l\u2019interrogeait, elle s\u2019assurait d\u2019une sorte de connivence. Oui, de nos jours\u2026 Elle, elle aurait choisi un autre nom, mais la ferraille \u00e9tait prise dans le cr\u00e9pi de la fa\u00e7ade, il faudrait faire avec, sinon on risquait de tout arracher. Vous voyez, c\u2019est rouill\u00e9 en plus. Elle aimait bien Villa Caprice, si elle avait pu d\u00e9cider, mais de toute fa\u00e7on il y en avait d\u00e9j\u00e0 une dans la rue, alors\u2026 Oui, la toute grosse, toute moderne, mais on ne la voit pas beaucoup \u00e0 cause du portail et du mur tr\u00e8s hauts. Le nom est inscrit sur le portail d\u2019ailleurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Le troisi\u00e8me extrait, je vous le r\u00e9sume rapidement, montre le cin\u00e9aste lui-m\u00eame qui explique l\u2019id\u00e9e de d\u00e9part de son film. Il montre \u00e0 la cam\u00e9ra une photo. On y voit dans la vitre photographi\u00e9e le reflet d\u2019une dame qui regarde celle qui prend la photo. J\u2019ai voulu mener mon film comme une enqu\u00eate o\u00f9 j\u2019aurais traqu\u00e9 tout ce qu\u2019on pouvait me donner comme renseignement sur celle dont il ne reste que ces photos. Il existe bien une dame qui \u00e0 un moment a regard\u00e9 cette photographe en action. Qu\u2019aurait-elle pu m\u2019en dire. En dire \u00e0 celle que j\u2019allais charger d\u2019enqu\u00eater. Puis de fil en aiguille, le projet s\u2019est modifi\u00e9. On trouvait trop peu de renseignements. Il aurait fallu tout inventer, mettre en sc\u00e8ne des acteurs, c\u2019\u00e9tait trop lourd pour le d\u00e9butant que j\u2019\u00e9tais \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Apr\u00e8s tout c\u2019\u00e9tait juste mon travail de fin d\u2019\u00e9tudes, m\u00eame si j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 trente-cinq ans. J\u2019ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 laisser tomber ce volet.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je ne pr\u00e9senterai ici que deux extraits d\u2019un film beaucoup plus long, tourn\u00e9 par un \u00e9tudiant en \u00e9cole d\u2019art, admirateur de Rohmer sans doute, avec principalement des gens qui parlent, qui dialoguent, mais pas en noir et blanc. Il y a des couleurs obligatoirement pour aider le spectateur \u00e0 se faire une id\u00e9e de qui est interrog\u00e9. Mais aussi parce <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/photofictions-05-dun-film-qui-nexiste-pas-intitule-dans-la-fenetre-le-reflet-dune-autre\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#photofictions #05 | D&rsquo;un film qui n&rsquo;existe pas, intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Dans la fen\u00eatre, le reflet d&rsquo;une autre\u00a0\u00bb<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3865,3815],"tags":[3879,3878,3877],"class_list":["post-94831","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-05_savelli","category-photofictions","tag-film-2","tag-pepite","tag-reflet-2"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/94831","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/87"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=94831"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/94831\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=94831"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=94831"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=94831"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}