{"id":94994,"date":"2022-10-12T12:12:46","date_gmt":"2022-10-12T10:12:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=94994"},"modified":"2022-10-12T13:14:13","modified_gmt":"2022-10-12T11:14:13","slug":"photofictions-05-les-rushes-bai-hu-official-cut","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/photofictions-05-les-rushes-bai-hu-official-cut\/","title":{"rendered":"#photofictions #05 | les rushes B\u00e1i-H\u01d4, official cut"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-left\" style=\"font-size:13.5px\"><em>Si je dis que je connais Le Gardien ils m\u2019arr\u00eateront. Si je dis que je ne le connais pas ils me conduiront dans une de ces chambres \u00e0 ultrasons r\u00e9pulsifs pour une s\u00e9rie de tortures entrecoup\u00e9es du visionnage d\u2019images de vid\u00e9osurveillance o\u00f9 l\u2019on m\u2019apercevra en compagnie du Gardien. Car ils trouveront des images de moi avec le Gardien, forc\u00e9ment, leurs cam\u00e9ras sont partout, dans le moindre interstice, ils nous trouveront parmi les millions d\u2019images dont ils disposent. Et si j\u2019essaie de finasser, comme demander qui est Le Gardien, ce sera pire. Quoi que je dise, je suis pi\u00e9g\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sur les premiers plans d\u2019<em>Embracing B\u00e1i-H\u01d4, an attempt<\/em>, on suit deux jeunes gens longeant le Bas-Relief de l\u2019Infinie Cl\u00e9mence, leurs visages frais, souriants, devant les joues les yeux de m\u00e9tal des \u00e9tudiants sculpt\u00e9s sur le Bas-Relief. Une lumi\u00e8re comme mouill\u00e9e impr\u00e8gne l\u2019atmosph\u00e8re. Apr\u00e8s un regard rapide \u00e0 la sculpture du Grand Homme, ils descendent les marches de l\u2019esplanade en courant et se dirigent vers le fond de la place. La cam\u00e9ra reste quelques secondes fix\u00e9e sur l\u2019esplanade B\u00e1i-H\u01d4, d\u00e9serte, avant qu\u2019on ne retrouve les deux jeunes gens sur le port, marchant le long d\u2019un quai tandis que le g\u00e9n\u00e9rique du documentaire commence \u00e0 se d\u00e9rouler avec en fond musical une version \u00e9lectronique assez r\u00e9ussie de <em>The moon mirorred in the pool<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:13.5px\"><em>J\u2019ai tout de suite accept\u00e9 la commande pour le jubil\u00e9 de l\u2019Infinie Cl\u00e9mence, on m\u2019avait assur\u00e9 que j\u2019aurais carte blanche, qu\u2019on souhaitait ma vision d\u2019artiste sur Long Mercy Camp, sur l\u2019esplanade B\u00e1i-H\u01d4, et qu\u2019en aucun cas on n\u2019attendait de moi un film de propagande comme <a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40jours-31-le-grand-homme-et-le-tigre-blanc\/\">celui r\u00e9alis\u00e9 il y a trente ans<\/a>. J\u2019ai accept\u00e9 malgr\u00e9 la petite voix en moi <\/em>Non, te m\u00eale pas de \u00e7a<em>, la petite voix<\/em> <em>qui r\u00e9p\u00e9tait <\/em>tu sais bien que tu n\u2019auras pas toute latitude <em>ou<\/em> \u00e7a va t\u2019attirer des ennuis <em>mais na\u00efvement j\u2019ai pens\u00e9 qu\u2019on pouvait essayer de faire quelque chose, <\/em>ne sois pas si cr\u00e9dule <em>insistait pourtant la voix<\/em>, <em>oui faire<\/em> <em>quelque chose pour d\u00e9poussi\u00e9rer la vision officielle du documentaire r\u00e9alis\u00e9 il y a trente ans. Et comble de la na\u00efvet\u00e9,<\/em> <em>je pensais aussi que mon statut d\u2019artiste \u00e9tranger me prot\u00e8gerait.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une multitude de visages en gros plan, heure d\u2019affluence au march\u00e9 de Long Mercy Camp, des mains qui se tendent qui d\u00e9signent des marchandises, des regards curieux, avides, des bouches qui prononcent des mots qui se perdent dans le brouhaha g\u00e9n\u00e9ral. Le visage des commer\u00e7ants, patientant en attendant que les clients se d\u00e9cident. Dans la profondeur de champ, des silhouettes qui cheminent dans les all\u00e9es, s\u2019arr\u00eatent devant des \u00e9tals, et l\u2019ombre floue des gratte-ciels surplombant le march\u00e9. Zoom sur des corps luisants de poissons, nageoires d\u00e9ploy\u00e9es, gueules ouvertes sur un lit d\u2019algues brunes et de glace. Dans la file d\u2019attente d\u2019un poissonnier, un couple d\u2019une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es, une jeune femme en uniforme, un homme \u00e2g\u00e9, fr\u00eale, aux cheveux blancs liss\u00e9s en arri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:13.5px\"><em>Je connaissais mal l\u2019histoire de l\u2019esplanade B\u00e1i-H\u01d4, de la r\u00e9volte des \u00e9tudiants, d\u2019ailleurs qui connait la v\u00e9ritable histoire ? Les t\u00e9moins directs&nbsp;ont disparu, les sources aussi, tout le r\u00e9cit tient dans les \u00e9l\u00e9ments de langage officiels. Les quelques voix critiques qui s\u2019\u00e9l\u00e8vent parfois de l\u2019\u00e9tranger, sont aussit\u00f4t discr\u00e9dit\u00e9es parce qu\u2019ext\u00e9rieures. J\u2019ai con\u00e7u mon film comme une ballade au sens musical du terme, o\u00f9 je voulais faire \u00e9merger quelques interrogations, une autre fa\u00e7on de regarder le Bas-Relief. Mais toute question sur l\u2019esplanade, sur le bas-relief, sur le pass\u00e9 de K. est impossible. Et j\u2019ai vite compris que le film qui aller porter ma signature visuelle et mon nom corroborerait le discours officiel, sans aucun \u00e9cart. Je n\u2019aurais pas le dernier mot, <\/em><em>le final cut.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Deux mains \u00e0 plat sur la surface m\u00e9tallique d\u2019une petite table. La peau un peu fl\u00e9trie, tach\u00e9e, les doigts longs. Une voix off, un homme \u00e2g\u00e9 parle. <em>J\u2019avais quatre ans au moment des \u00e9v\u00e9nements, je ne comprenais pas tout, il y avait une grande agitation chez moi. Une de mes tantes, la plus jeune s\u0153ur de mon p\u00e8re, occupait la place avec d\u2019autres \u00e9tudiants. Des centaines d\u2019\u00e9tudiants. <\/em>Les mains se croisent. Une petite tasse remplie de liquide fumant \u2013 du th\u00e9&nbsp;? \u2013 vient d\u2019\u00eatre d\u00e9pos\u00e9e sur la table. <em>Une nuit, toute une nuit, des odeurs de fum\u00e9e, des cris, des bruits nous parvenaient de la place, des bruits terrifiants, parfois comme des explosions. Nous n&rsquo;avons pas dormi, j&rsquo;\u00e9tais blotti contre ma m\u00e8re. <\/em>Silence<em>.<\/em> Les mains entourent la tasse.<em> Mon p\u00e8re a pu la voir apr\u00e8s son arrestation. Quelques minutes. Il y a eu des jours d\u2019angoisse puis le soulagement. Mes parents m&rsquo;ont expliqu\u00e9 apr\u00e8s, quand j\u2019\u00e9tais un peu plus grand. Le Grand Homme avait d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il pardonnait la r\u00e9volte, les \u00e9tudiants seraient lib\u00e9r\u00e9s apr\u00e8s un s\u00e9jour dans un camp de r\u00e9\u00e9ducation. Mon p\u00e8re a tr\u00e8s vite re\u00e7u une carte de ma tante. C\u2019\u00e9tait le soulagement. <\/em>Une main soul\u00e8ve la tasse, l\u2019autre reste pos\u00e9e sur la table. <em><s>Mon p\u00e8re a mis deux ans <em><s>peut-\u00eatre<\/s><\/em> trois avant de comprendre que quelque chose clochait. Les lettres qu\u2019il recevait deux fois par an \u00e9taient trop formelles, elles ne r\u00e9pondaient jamais aux questions que mes parents posaient dans leurs lettres. Les visites qui devaient \u00eatre autoris\u00e9es apr\u00e8s un an \u00e9taient sans cesse repouss\u00e9es\u2026 Alors avec un de ses amis, il a d\u00e9cid\u00e9 de se rendre au centre de r\u00e9\u00e9ducation, \u00e0 plus de deux mille kilom\u00e8tres au nord, dans une zone semi-d\u00e9sertique. <\/s><\/em><s>Doigts crois\u00e9s, les mains sont ouvertes, paumes dirig\u00e9es vers le haut.<em> &nbsp;On ne les a jamais revus<\/em><\/s><em>. <\/em>(La derni\u00e8re partie de la s\u00e9quence a \u00e9t\u00e9 coup\u00e9e. Malgr\u00e9 cela, une sensation de forte angoisse \u00e9mane de la sc\u00e8ne.)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:13.5px\"><em>Le nom du Gardien n\u2019appara\u00eet pas au g\u00e9n\u00e9rique d\u2019Embracing B\u00e1i-H\u01d4. \u00c0 sa demande. Pourtant mon film tel qu\u2019il est n\u2019aurait pas pu exister sans son concours, sans son exceptionnelle ma\u00eetrise technique. C\u2019est lui qui m\u2019a permis d\u2019infiltrer les rushes B\u00e1i-H\u01d4 dans la version finale du film. Les rushes B\u00e1i-H\u01d4, c\u2019est-\u00e0-dire tout ce que j\u2019ai coup\u00e9 en pensant que \u00e7a ne passerait pas aupr\u00e8s des autorit\u00e9s de K. De l\u2019autocensure, en quelque sorte. Le proc\u00e9d\u00e9 qu\u2019il a employ\u00e9 pour greffer dans le documentaire des images et des sons de manifestation, de d\u00e9pr\u00e9dation, des t\u00e9moignages \u00e0 charge tient de l\u2019orf\u00e8vrerie&nbsp;: incruster des micro-parcelles d\u2019images et d\u2019audio dans le flux des images visibles. Beaucoup plus subtil (et difficile \u00e0 ma\u00eetriser) que l\u2019intercalage d\u2019images subliminales que pratiquaient certains publicistes ou cin\u00e9astes occidentaux au vingti\u00e8me si\u00e8cle. C\u2019est cette incrustation qui conf\u00e8re \u00e0 mon film son ambiance si particuli\u00e8re. En ce sens on peut dire que mon film rel\u00e8ve de la manipulation. C\u2019est exact, d\u2019une certaine fa\u00e7on. Par extension, on pourrait dire que toute production film\u00e9e, \u00e9crite, peinte, proc\u00e8de de la manipulation si on appelle manipulation la volont\u00e9 de produire chez le spectateur certaines \u00e9motions en disposant d\u2019une certaine fa\u00e7on les \u00e9l\u00e9ments dont on dispose. &nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Devant nos yeux, l\u2019esplanade B\u00e1i-H\u01d4&nbsp;: les nuages se pr\u00e9cipitent au-dessus du Bas-Relief de l\u2019<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/40jours-22-devant-linfinie-clemence\/\">Infinie Cl\u00e9mence<\/a> et traversent l\u2019image de gauche \u00e0 droite, inlassablement, leur ombre glisse furtivement sur les reflets du m\u00e9tal sculpt\u00e9, la nuit est l\u00e0, les lumi\u00e8res scintillent, les lumi\u00e8res s\u2019\u00e9teignent, le petit jour, l\u2019installation des \u00e9tals, des camionnettes blanches, des gens qui accourent au march\u00e9 avec leur sac de provision, leur d\u00e9marche fr\u00e9n\u00e9tique, le soleil monte \u00e0 la verticale, les gens repartent du march\u00e9 leurs cabas grossis sous le bras, des agents de nettoyage rincent les sol \u00e0 grands jets d&rsquo;eau, des trombes de pluie cinglent les visages de m\u00e9tal \u00e9clabouss\u00e9s par le soleil couchant, des touristes regardent le Bas-Relief, des nuages lourds traversent l\u2019image, une nouvelle nuit, un nouveau jour\u2026 &nbsp;le time-lapse sur l\u2019esplanade B\u00e1i-H\u01d4 dure une minute et vingt-et-une secondes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\" style=\"font-size:13.5px\"><em>Pour vous les oubli\u00e9s, les sacrifi\u00e9s, les disparus,<br>les battus \u00e0 mort, les supplici\u00e9s, les effac\u00e9s,<br>pour vous les massacr\u00e9s,<br>nous creusons une place dans nos m\u00e9moires.<br>Pour vous les \u00e9chapp\u00e9s, les poursuivis, les exil\u00e9s,<br>les \u00e9limin\u00e9s, les miracul\u00e9s, les \u00e9gar\u00e9s,<br>pour vous les clandestins,<br>nous creusons une place dans nos m\u00e9moires.<br>Pour vous les survivants fous de B\u00e1i-H\u01d4, les r\u00e9fugi\u00e9s,<br>pour vos parents vos enfants vos amis inconsol\u00e9s,<br>pour nos jours orphelins,<br>nous creusons une place dans nos m\u00e9moires.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\" style=\"font-size:13.5px\">(Ch\u0153ur de voix superpos\u00e9es, en fond subliminal du time-lapse)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:13.5px\"><em>Le Gardien a conserv\u00e9 les Rushes B\u00e1i-H\u01d4. Tous et en lieu s\u00fbr, m\u2019a-t-il dit. Je ne veux rien savoir, j\u2019essaie d\u2019extirper de ma t\u00eate les derniers souvenirs que j\u2019ai de lui, de sa cave secr\u00e8te, en r\u00e9alit\u00e9 un centre de surveillance clandestin o\u00f9 il d\u00e9tourne une partie des images de vid\u00e9osurveillance du territoire de K. J\u2019essaie de broyer mes souvenirs avec d\u2019autres images, d\u2019en faire une bouillie informe dans mon esprit, je ne sais m\u00eame plus si je suis vraiment all\u00e9 dans cette cave, je n\u2019ai aucune id\u00e9e de l\u2019endroit o\u00f9 elle se trouve, peut-\u00eatre que j\u2019ai m\u00eame invent\u00e9 cet endroit\u2026 en tout cas s\u2019il existe, c\u2019est s\u00fbrement l\u00e0 que Le Gardien aura planqu\u00e9 les Rushes B\u00e1i-H\u01d4.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une grande femme rousse, occidentale, les cheveux au vent, tr\u00e8s \u00e9l\u00e9gante. On la voit devant le Bas-Relief, tout sourire face \u00e0 la cam\u00e9ra, \u00e9couter attentivement les explications d\u2019une guide. Un peu plus tard, elle est assise sur les marches, elle dit : <em>ce Bas-Relief&nbsp;? &nbsp;c\u2019est une \u0153uvre <s>\u2013 je ne sais pas si on peut parler d\u2019\u0153uvre<\/s> \u2013 \u00e9tonnante, ne serait-ce que par le volume, l\u2019emplacement et surtout la <s>disproportion entre la<\/s> stature <s>de<\/s> du <s>celui qu\u2019on appelle le<\/s> Grand Homme et les <s>jeunes, des<\/s> \u00e9tudiants, mass\u00e9s \u00e0 ses pieds. Et aussi ce filigrane de tigre blanc\u2026 oui c\u2019est \u00e9tonnant, beau <s>je ne sais<\/s> <s>pas,<\/s><\/em><s> <em>un peu inqui\u00e9tant<\/em>\u2026<\/s> &nbsp;Elle rit. <s>Puis elle cesse de rire. <em>En tout cas je ne crois pas une seconde \u00e0 l\u2019histoire que raconte ce Bas-Relief, je ne crois pas \u00e0 la cl\u00e9mence du Grand Homme, ces \u00e9tudiants ont disparu, c\u2019est terrible, on n\u2019a jamais retrouv\u00e9 leurs traces<\/em><\/s><em>.<\/em> (La s\u00e9quence en partie tronqu\u00e9e se termine sur le grand sourire de la touriste britannique.)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:13.5px\"><em>J\u2019ai un r\u00e9pit, un jour peut-\u00eatre deux. Une inspiration&nbsp;? j\u2019ai \u00e9voqu\u00e9 des rushes compromettants pour le Pr\u00e9sident et j\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 parler \u00e0 un responsable, un haut-grad\u00e9 qui seul pourrait prendre la responsabilit\u00e9 de voir ces rushes ou de ne pas les voir mais les remettre directement aux conseillers media du Pr\u00e9sident. J\u2019ai affirm\u00e9 que le Pr\u00e9sident n\u2019acceptera jamais que des agents alpha de la brigade territoriale de K. soient t\u00e9moins d\u2019images compromettantes pour lui. Ni m\u00eame qu\u2019ils en connaissent l\u2019existence. Les deux sbires qui m\u2019interrogeaient ont flipp\u00e9 d\u2019un coup. \u00c7a les d\u00e9passait, ils ont cess\u00e9 l\u2019interrogatoire. Je suis retourn\u00e9 dans la cellule. On m\u2019a apport\u00e9 \u00e0 manger moins d\u2019une heure plus tard.<\/em><\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted has-background\" style=\"background-color:#cccccc59\">Avec la proposition 5, j\u2019ai un peu creus\u00e9 certains versants de l\u2019univers de K. Pas s\u00fbre qu\u2019il soit facile d\u2019entrer dans ce texte sorti du contexte de mon projet. <\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les rushes B\u00e1i-H\u01d4, c\u2019est-\u00e0-dire tout ce que j\u2019ai coup\u00e9 en pensant que \u00e7a ne passerait pas aupr\u00e8s des autorit\u00e9s de K. De l\u2019autocensure, en quelque sorte. J\u2019avais con\u00e7u mon film comme une ballade au sens musical du terme, o\u00f9 je voulais faire \u00e9merger quelques interrogations, une autre fa\u00e7on de regarder le Bas-Relief. Mais j&rsquo;ai vite compris que je n&rsquo;aurais pas le dernier mot, le final cut. <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/photofictions-05-les-rushes-bai-hu-official-cut\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#photofictions #05 | les rushes B\u00e1i-H\u01d4, official cut<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":48,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3865,3815],"tags":[3881],"class_list":["post-94994","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-05_savelli","category-photofictions","tag-k"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/94994","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/48"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=94994"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/94994\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=94994"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=94994"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=94994"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}