{"id":95385,"date":"2022-10-17T18:01:10","date_gmt":"2022-10-17T16:01:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=95385"},"modified":"2022-10-17T19:16:54","modified_gmt":"2022-10-17T17:16:54","slug":"photofictions-07-quelque-chose-de-moi-sans-moi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/photofictions-07-quelque-chose-de-moi-sans-moi\/","title":{"rendered":"#photofictions #07 | quelque chose de moi sans moi."},"content":{"rendered":"\n<pre class=\"wp-block-code\"><code>Lire en premier lieu&nbsp;<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/peinturechamanique.blog\/2022\/10\/17\/notes-sur-photofictions07\/\" target=\"_blank\">la note \u00e9crite sur la consigne<\/a>&nbsp;ou pas, peu importe. On peut aussi la lire apr\u00e8s coup. Car ici la chronologie, l\u2019ordre ne poss\u00e8dent plus rien de semblable avec les mots d\u2019ordre ordinaires.<\/code><\/pre>\n\n\n\n<p>Partons de cette note \u00e9crite \u00e0 chaud. Finalement quelle diff\u00e9rence entre une photographie de moi ou un texte \u00e9crit de ma main. Les deux participent d\u2019une m\u00eame fiction nomm\u00e9e pour les besoins du texte final moi ou je. Et cette main qui \u00e9crit ces lignes nouvelles au dessus des anciennes \u00e0 qui appartient-elle. Comment remonter aux influences qui lui auront permises, autoris\u00e9es, de s\u2019inventer soudain une autonomie. Ce que \u00e7a dit de \u00ab moi \u00bb, aucune importance. en revanche ce que cela convoque dans l\u2019acte d\u2019\u00e9crire c\u2019est sur cela qui faut plisser les yeux, prendre du recul. Des choses nous traversent, des souvenirs, une m\u00e9moire \u00e0 laquelle on peut choisir de croire ou non, d\u2019en douter, serait-ce un minimum, des id\u00e9es, les a t\u2019on invent\u00e9es s\u00fbrement pas, les id\u00e9es s\u2019attachent \u00e0 l\u2019air du temps n\u2019en sont que le rebut. Volont\u00e9 alors de trouver une id\u00e9e neuve entre dans la cat\u00e9gorie du toupet, de l\u2019exag\u00e9ration, la d\u00e9mesure quand ce n\u2019est pas celle de de l\u2019erreur et du p\u00e9ch\u00e9 dans son \u00e9tymologie d\u2019origine. Et puis les \u00e9motions bien sur qui jouent le r\u00f4le de combustible de d\u00e9part mais qui n\u2019ont gu\u00e8re d\u2019autre valeur que combustible. Le probl\u00e8me \u00e0 r\u00e9soudre quel est-il donc sinon celui du d\u00e9sordre, du chaos, du m\u00e9lange encore une fois. Quand tout se retrouve confondu, quand plus rien ne s\u00e9pare le moyen de sa finalit\u00e9, l\u2019arbre, la branche, le fruit. L\u2019imagination a d\u00e9sormais tout envahi puisque chacun pense avoir une opinion sur \u00e0 peu pr\u00e8s tout. Tout le monde mange l\u2019arbre et le fruit sans \u00e9tablir la moindre distinction. Et tout le monde qui est-ce sinon ce moi ce je. Que l\u2019ignorance soit le terreau depuis quoi celle-ci ne cesse de prendre racine et projeter ses stolons. Seule une poign\u00e9e d\u2019initi\u00e9s tient les ficelles de cette ignorance, la transmute en pseudo connaissance, en savoir. La cohorte des interm\u00e9diaires ensuite pour r\u00e9percuter tous les mots d\u2019ordre souffl\u00e9s aux quatre points cardinaux. Et la mis\u00e8re. Toujours la m\u00eame, invariable. M\u00eame l\u2019opposition \u00e0 ces id\u00e9es sont d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9vues dans le plan g\u00e9n\u00e9ral de cette guerre sans merci men\u00e9e par les profiteurs. Les exploiteurs, les ma\u00eetres de notre monde. Outils eux aussi sinon \u00e0 quoi serviraient-ils. A quoi sert donc l\u2019\u00e9criture, que ce soit la mienne encore une fois peu importe, sinon \u00e0 tenter d\u2019op\u00e9rer une s\u00e9paration. \u00c0 r\u00e9parer quelque chose de bris\u00e9 par l\u2019apparent consensus, ce merdier sur lequel elle ne cesse de se briser, encore et encore de s\u2019acharner. ( et qui \u00e9prouve la brisure sinon l\u2019\u00e9criture elle-m\u00eame sans doute et non la main qui agit sur les touches du clavier ) comme un pivert ne cesse de taper sur l\u2019\u00e9corce de l\u2019arbre pour en extraire sa subsistance. Le pivert n\u2019est pas fou il ne mange pas de l\u2019arbre mais de l\u2019un de ses fruits, d\u2019une de ses finalit\u00e9s qui est d\u2019abriter les insectes sous son \u00e9corce.&nbsp;<em>Pour \u00e9crire il faut d\u2019abord \u00e9crire<\/em>. Une phrase simple en apparence mais qui sit\u00f4t que l\u2019on s\u2019interroge sur cette simplicit\u00e9 cr\u00e9e l\u2019image d\u2019un relief escarp\u00e9. \u00c9crire normalement de fa\u00e7on scolaire en premier lieu tel qu\u2019appris suffisamment longtemps pour sentir que cette forme scolaire ne convient pas, ne convient plus. Quelle se trahit elle-m\u00eame en \u00e9pousant un consensus. Le fait de prendre conscience de cette trahison. Qui en prend conscience vraiment encore une fois, celui qui \u00e9crit, la main, le souffle, le rythme, l\u2019oreille. Cette f\u00e9minit\u00e9 invisible au d\u00e9but dans la pratique d\u2019une \u00e9criture ordinaire format\u00e9e, il se peut aussi que le changement provienne d\u2019elle. Non pas une question de genre mais de principe. Le principe f\u00e9minin comme le principe d\u2019o\u00f9 naissent les id\u00e9es \u00e0 ne pas confondre avec la mat\u00e9rialisation de ces principes dans l\u2019encre noire, le nombre de caract\u00e8res, la ligne, le mot. Est-ce que&nbsp;<em>moi<\/em>&nbsp;a quelque chose \u00e0 voir en tant qu\u2019aveugle avec le principe sinon se retrouver exactement au m\u00eame niveau que tous les objets, c\u2019est \u00e0 dire en tant que cons\u00e9quence. L\u2019\u00e9criture comme travail du principe en lui-m\u00eame et sur lui-m\u00eame amenant simultan\u00e9ment dans ce qu\u2019on nomme une dur\u00e9e mais qui n\u2019est aussi elle aussi qu\u2019un moyen, la mat\u00e9rialisation d\u2019un \u00e9cart que l\u2019\u00e9criture ne cesse de cr\u00e9er aussi vis \u00e0 vis d\u2019elle-m\u00eame. Encore une fois la notion de recul. Et peut-\u00eatre si j\u2019associe \u00e0 la peinture encore une fois, ce que veut l\u2019\u00e9criture est du m\u00eame ordre qu\u2019elle, la peinture, c\u2019est \u00e0 dire que l\u2019on s\u2019y plie, que l\u2019on ne s\u2019y oppose pas, qu\u2019on ne cherche pas non plus \u00e0 en extraire du fruit quand elle n\u2019est qu\u2019arbre en croissance. Du fruit c\u2019est \u00e0 dire de l\u2019int\u00e9r\u00eat personnel et qui aussit\u00f4t go\u00fbt\u00e9 recr\u00e9erait l\u2019abime. \u00c9criture et f\u00e9minit\u00e9 l\u2019arbre et le fruit toujours l\u2019\u00e9ternelle histoire , pour que l\u2019homme chute sur terre et fasse sa malediction tandis que la femme dont il est dit qu\u2019elle est cause indirecte de son malheur le suive tout en restant partiellement dans l\u2019Eden. Une frustration existentielle \u00e9prouv\u00e9e par la femme, et qui se mat\u00e9rialise dans l\u2019\u00e9criture dont le principe est lui rest\u00e9 dans un \u00e9den spirituel. La femme, l\u2019\u00e9criture \u00ab d\u00e9plac\u00e9e \u00bb et dont la conscience est si aigu\u00eb de son d\u00e9placement qu\u2019elle d\u00e9sordonne l\u2019ordinaire puisque l\u2019ordre de l\u2019ordinaire est le m\u00eame que celui de la malediction masculine, n\u2019est issu que de cette malediction.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Partons de cette note \u00e9crite \u00e0 chaud. Finalement quelle diff\u00e9rence entre une photographie de moi ou un texte \u00e9crit de ma main. Les deux participent d\u2019une m\u00eame fiction nomm\u00e9e pour les besoins du texte final moi ou je. Et cette main qui \u00e9crit ces lignes nouvelles au dessus des anciennes \u00e0 qui appartient-elle. 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