{"id":97648,"date":"2022-12-20T10:25:21","date_gmt":"2022-12-20T09:25:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=97648"},"modified":"2022-12-20T10:25:22","modified_gmt":"2022-12-20T09:25:22","slug":"carnet-individuel-francois-tastet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/carnet-individuel-francois-tastet\/","title":{"rendered":"Carnet individuel | Fran\u00e7ois Tastet"},"content":{"rendered":"\n<p>40 : I. Lire. Remplir la bo\u00eete \u00e0 outils. Go\u00fbter au bonheur de se faire voler du temps de vie par la lecture.<br>II. Porter ses <em>lunettes d\u2019\u00e9crivain<\/em>. Glaner des miettes de v\u00e9rit\u00e9 partout, tout le temps ; dans la vie, dans les films, les expositions, les concerts, les lectures\u2026 Trouver un syst\u00e8me solide pour archiver ces notes afin de pouvoir y replonger et les convoquer sans peine.<br>III. S\u2019astreindre \u00e0 travailler. Quotidiennement, retrouver les chantiers en cours, sur un temps imparti, pour garder le sens. Travail de vestale.<br>IV. Maitriser la machine. L\u2019aisance dactylographique influe sur la sculpture des phrases, des paragraphes. Limiter le flou entre la naissance des pens\u00e9es et les muscles qui les inscrivent sur la page. Se souvenir que la feuille et le stylo existent.<br>V. Ne pas oublier le r\u00e9el. Sortir de sa t\u00eate, ne pas se faire de mal. Vivre pour \u00e9crire. Modeler de la glaise, sourire en tenant un tournevis, \u00eatre en mouvement.<br><br>39 : Construire l&rsquo;id\u00e9e que la litt\u00e9rature a besoin de v\u00e9rit\u00e9 pour tenir debout tout en sachant, qu&rsquo;au fond, c&rsquo;est le go\u00fbt du mensonge qui me pousse \u00e0 \u00e9crire.<br><br>38 : J&rsquo;ai rencontr\u00e9 quelques fois la terreur dans mes r\u00eaves. Impression de se r\u00e9veiller avec une cicatrice b\u00e9ante, visc\u00e8res \u00e0 l&rsquo;air. Puis la peur qui se dilue, \u00e0 mesure que l&rsquo;on retrouve le chemin de l&rsquo;autre r\u00e9el : la couette, le coin de la chambre. Plus tard, impression de chercher des charbons ardents dans de la cendre froide lorsqu&rsquo;on essaye de retrouver cet \u00e9tat \u00e9motionnel du r\u00e9veil. J&rsquo;ai gard\u00e9 trace de certains de ces cauchemars : lecture fade. L&rsquo;effroi se nichait donc dans quelques circonvolutions secr\u00e8tes de l&rsquo;instance m\u00eame du r\u00eave, cette autre couche dans laquelle certains films, musiques \u2013 plus rarement peintures ou r\u00e9cits, mais alors avec quelle force &#8211; arrivent \u00e0 m&#8217;embarquer.<br><br>37 : \u00ab\u00a0T\u2019as jamais remarqu\u00e9 comment un type, peu importe depuis combien de temps il fait ce qu\u2019il a \u00e0 faire, qu\u2019il soit en train de pisser ou d\u2019\u00e9linguer, il manque jamais de s\u2019arr\u00eater pour se retourner et regarder un arbre tomber \u00e0 terre ?\u00a0\u00bb Ken Kesey \u2013 <em>Et quelquefois j\u2019ai comme une grande id\u00e9e. <\/em>Confinement. Premi\u00e8re fois de ma vie que je lis un roman deux fois de suite, coup sur coup. J\u2019essaye de comprendre \u00e0 la seconde lecture comment on peut \u00e9crire un bouquin comme \u00e7a. Je n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 bucheron dans l\u2019Oregon mais cette phrase d\u00e9crit la v\u00e9rit\u00e9, j\u2019en suis persuad\u00e9. J\u2019entends parler Joe Ben Stamper, le cousin de Hank, ce n\u2019est pas un personnage, il joue trop bien pour \u00e7a. Trouver des petits morceaux de v\u00e9rit\u00e9, les faire dire par de vraies personnes. Grande le\u00e7on.<br><br>36 : Jamais d&rsquo;\u00e9cran avant le caf\u00e9 qui cl\u00f4ture le petit-d\u00e9jeuner. Lecture du journal ou divagation-r\u00e9veil avant une premi\u00e8re consultation des mails sur le t\u00e9l\u00e9phone en \u00e9coutant un podcast. Une fois sur la machine\u00a0: Facebook, pour tr\u00e8s peu d\u2019influx mais qu\u2019ils me semblent important de conserver\u00a0; Instagram lorsque je ne l\u2019ai pas d\u00e9connect\u00e9, puis on lance l\u2019appli Pomodoro et on r\u00e9pond aux mails, on survole un article, on classe dans One Note. On essaye de faire rentrer \u00e7a en 25 minutes avant le passage \u00e0 l\u2019\u00e9criture. Pour les lectures en cours j\u2019ai d\u00fb m\u2019astreindre \u00e0 faire rentrer l\u00e0-aussi un bloc de 25 minutes apr\u00e8s le d\u00e9jeuner, le temps d\u2019avant le coucher ne suffisant plus.<br><br>35 : J&rsquo;ins\u00e8re ma carte et tape 2 pour du sans plomb 95. Mon code confidentiel ? Rentr\u00e9e brutale dans le r\u00e9el. Je <em>sais<\/em> que cette fois-ci, pour je ne sais quelle raison, je ne vais pas savoir. Plusieurs ann\u00e9es pourtant que ces 4 chiffres font partie de mon bagage mental &#8211; si ce n&rsquo;est musculaire &#8211; mais aujourd&rsquo;hui, rien ; disparus dans le n\u00e9ant. Inutile d&rsquo;essayer quoi que ce soit : ce serait du hasard ou le code d&rsquo;entr\u00e9e de mon immeuble. Arpentage de la\u00a0plate-bande d&rsquo;herbe qui longe la station service en remuant des nombres puis quelques morceaux de musique dans la voiture pour essayer d&rsquo;\u00e9loigner l&rsquo;angoisse de l&rsquo;oubli et faire r\u00e9apparaitre la s\u00e9quence. J&rsquo;y retourne en tentant d&rsquo;\u00eatre le plus routinier possible ; exercice m\u00e9taphysique. <em>Votre code confidentiel\u00a0<\/em>? Mon index s&rsquo;agite, on me remercie puis on m&rsquo;invite \u00e0 me servir en SP95 apr\u00e8s avoir retir\u00e9 ma carte.<br><br>34 : X<br><br>33 : La th\u00e9orie de Bostrom et cette id\u00e9e que la probabilit\u00e9 que des entit\u00e9s telles que nous fassent partie d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 virtuelle est proche de 1. Cela me plonge dans le vide, fluidifie mes\u00a0pens\u00e9es, me rince des parasites, me donne du courage m\u00eame. Tout ce qui se pr\u00e9sente \u00e0 moi a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 moulu, je n&rsquo;ai plus qu&rsquo;\u00e0 r\u00e9agir de la fa\u00e7on que j&rsquo;ai l&rsquo;impression de juger la plus opportune, la plus plaisante, la plus loufoque, la plus dangereuse, la plus s\u00fbre.<br><br>32 : Je connais le rituel pour convoquer les morts. Mais je ne le pratique pas aussi souvent que je le devrais. Leur pr\u00e9sence me r\u00e9chauffe pourtant. Particuli\u00e8rement la sienne, mais peut-\u00eatre devrais-je r\u00e9unir une plus grande \u00e9quipe la prochaine fois ?<br><br>31 : X<br><br>30 : X<br><br>29 : X<br><br>28 : X<br><br>27 : X<br><br>26 : X<br><br>25 : X<br><br>24 : X<br><br>23 : X<br><br>22 : X<br><br>21 :  X<br><br>20 : La liasse est pli\u00e9e, plusieurs fois. C\u2019est celui qui livre les fruits qui la donne au g\u00e9rant de l\u2019\u00e9tal. J\u2019aurais imagin\u00e9 l\u2019inverse. Il enfouit \u00e7a dans sa poche, sans compter. Cheveux et ongles longs, pleins de tabacs\u00a0; t-shirt malgr\u00e9 le froid. L\u2019autre s\u2019est mis \u00e0 d\u00e9charger les cagettes, le dos courb\u00e9.<br><br>19 : X<br><br>18 : X<br><br>17 : X<br><br>16 : X<br><br>15 : X ; <em>clou\u00e9 au lit.<\/em><br><br>14 : La jambe arri\u00e8re vient faire claquer le <em>tail<\/em> contre le sol, la jambe avant se plie pour absorber la remont\u00e9e puis vient gratter le <em>nose<\/em> aux alentours de 50\u00b0 (c&rsquo;est \u00e0 ce moment que l&rsquo;on troue les chaussures, les chaussettes, puis la peau). La planche non seulement d\u00e9colle, mais se met aussi \u00e0 pivoter autour de son axe le plus long. Si l&rsquo;alchimie est bonne, le pied arri\u00e8re r\u00e9cup\u00e8re l&rsquo;adh\u00e9rence puis le pied avant se repositionne pour redescendre \u00e0 plat. Sensation introuvable ailleurs que celle li\u00e9e au fait de continuer \u00e0 rouler apr\u00e8s \u00e7a.<br>Et toujours une pens\u00e9e \u00e9mue pour les <em>kids<\/em> qui ont pass\u00e9 plusieurs dizaines d&rsquo;heures \u00e0 s&rsquo;entrainer seul dans leur garage pour finalement r\u00e9ussir cette seconde comme si de rien n&rsquo;\u00e9tait, devant leurs copains, au skatepark.<br><br>13 : M. sous la pluie des Gravilliers. M\u00eame du quatri\u00e8me, je discerne ses yeux. Le prot\u00e8ge-chaine de son v\u00e9lo est tordu, l&rsquo;eau coule dans le caniveau. Son sac dissimul\u00e9 derri\u00e8re son poncho la fait ressembler \u00e0 une tortue. J&rsquo;esp\u00e8re qu&rsquo;elle vivra cent-vingt ans.<br><br>12 : Il me faut du temps. J&rsquo;utilise un m\u00e9lange de poudre de marbre calcin\u00e9, de coquilles d&rsquo;\u0153ufs et de plomb (ou de zinc) \u00e0 la place du sable.<br><br>11 : Il faudrait trouver la source de beaucoup de ruisseaux. Mais je sais que les vacances chez H. ont \u00e9t\u00e9, sans que j&rsquo;arrive <em>exactement<\/em> \u00e0 comprendre pourquoi, d\u00e9cisives. L&rsquo;odeur de la cire d&rsquo;abeille, les couvertures en laine, le parquet qui craque, les bonbons au miel ; tout \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, dans les interstices, en germe. Et A., bien s\u00fbr, avec ses quelques ann\u00e9es de plus qui repr\u00e9sentent tellement \u00e0 cet \u00e2ge. Le meilleur de nos jeux : un bout de feuille et un stylo qui bave. Cr\u00e9er des mondes. Ces souvenirs agissent encore comme une amulette. J&rsquo;\u00e9vite cependant de trop remuer cette soupe primitive, de c\u00e9der \u00e0 la tentation de dresser une liste de ses ingr\u00e9dients, par peur de briser le charme.<br><br>10 : Pendant que je suis au cin\u00e9ma, j&rsquo;oublie qu&rsquo;il est dur d&rsquo;y travailler.<br>Pendant que je cours, mes soucis maigrissent.<br>Pendant que je crie, les b\u00eates se taisent.<br>Pendant que je dig\u00e8re, mes neurones salivent.<br>Pendant que je me muscle, les secondes br\u00fblent.<br>Pendant que je m&rsquo;instruis, mes lacunes se creusent.<br>Pendant que je m&rsquo;endors, je m&rsquo;entraine \u00e0 la mort.<br>Pendant que je dors, je m&rsquo;entraine \u00e0 la vie.<br>Pendant que j&rsquo;aime, je m&rsquo;oublie.<br>Pendant que je me baigne, je me noie dans le futur.<br><br>9 : Ne pas s&rsquo;attarder sur le d\u00e9luge d&rsquo;efforts, d&rsquo;\u00e9nergie, de temps, de cerveaux, de mails, d&rsquo;appels t\u00e9l\u00e9phoniques, de r\u00e9unions, de mensonges, de tensions, de pressions, peut-\u00eatre de d\u00e9pressions, d&rsquo;insomnies, de sacrifices, d&rsquo;argent, de mati\u00e8re, de bras, de sueur qui ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaires pour produire ce <em>d\u00e9shumidificateur d&rsquo;air<\/em> en plastique blanc.<br><br>8 : Giuliano Gemma Dan Vadis David Hockney Vittorio de Sica H.P. Lovecraft Marcel Proust Georges Perec Jean-Pierre Foubet C\u00e9line Villars-Foubet Georges Pompidou Coco Chanel Walter Hill Charles Joseph Merruau Charles Risler P. Teissoni\u00e8re Louis Ange Lars von Trier Tr\u00e9zel Roman Frayssinet Pierre Niney Mac Demarco Valentine Pejoux Jacques Abeille Thaddaeus Ropac Gilles Deleuze Jean Cocteau Robert Longo Georg Baselitz Karel Appel Jean Dubuffet Arshile Gorky Asger Jorn Yves Klein Willem de Kooning Maria Lassnig Piero Manzoni Joan Mitchell Pierre Soulages Wols Zao Wou-Ki \u00c9tienne Nodet Serge Paugam Albert Einstein<br><br>7 : Narines ouvertes pommettes hautes front rid\u00e9 mais visage jeune peut-\u00eatre des piercings sur le cartilage d&rsquo;une oreille l&rsquo;air m\u00e9chant mais attitude gentille | japonais en tenue de chef cigarette \u00e0 la main | regard viril d&rsquo;un plus grand et plus barbu que moi |<br><br>6 : Personne d&rsquo;autre que moi n&rsquo;aurait remarqu\u00e9 que le nombre 327 correspond \u00e0 la fois au nombre de pages de mon \u00e9dition Wordsworth Classics de Dracula achet\u00e9e en ao\u00fbt dernier \u00e0 Dublin chez Hodges Figgis ainsi qu&rsquo;aux vingt-septi\u00e8me, vingt-huiti\u00e8me et vingt-neuvi\u00e8me d\u00e9cimales de pi \u00e9crites \u00e0 la suite.<br><br>5 : Pas de nuit \u00e0 Paris ; \u00e0 la place, un lavis aubergine.<br>Aplat gris, plus clair que le zinc.<br>Bleu clair, quelques scories \u00e9chapp\u00e9es de la chape matinale.<br>Deux couches bien distinctes de nuages couvrent le bleu : en altitude de gros moutons blancs et, par dessus, plus proche du sol, comme une fine fum\u00e9e grise que le vent fait se d\u00e9placer rapidement.<br>Un phare balaye le bleu de Chine.<br><br>4 : Devenir de la viande.<br><br>3 : Sur ce que je crois \u00eatre une table de chevet \u2013 sans toutefois me souvenir de la pr\u00e9sence d&rsquo;un lit \u2013 une boite\u00a0de marqueterie de la taille de ma paume orn\u00e9e d&rsquo;un portrait de femme. J&rsquo;aurais aim\u00e9 l&rsquo;ouvrir. (Souvent, ces boites sont vides.)<br><br>2 : la Mini Austin bleu ciel. Son levier de vitesse,\u00a0sans soufflet\u00a0; le volant noir, fin, luisant et cr\u00e9nel\u00e9. Peut-\u00eatre un regard dans le r\u00e9troviseur ? La route descend.<br><br>1 : saisir la personnalit\u00e9 d&rsquo;un.e inconnu.e \u00e0 l&rsquo;intonation de son \u00ab bonjour \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>40 : I. Lire. Remplir la bo\u00eete \u00e0 outils. Go\u00fbter au bonheur de se faire voler du temps de vie par la lecture.II. Porter ses lunettes d\u2019\u00e9crivain. 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