{"id":97745,"date":"2022-11-09T23:14:32","date_gmt":"2022-11-09T22:14:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=97745"},"modified":"2022-12-22T10:17:39","modified_gmt":"2022-12-22T09:17:39","slug":"carnet-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/carnet-1\/","title":{"rendered":"carnets individuels | Philippe Sahuc Sa\u00fcc"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Au coin de la rue, elle pose sa main sur mon avant-bras, comme sur un levier. #1<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019app\u00e9tit me quitte au novembre de mes sept ans, dans l\u2019escalier au fromage de t\u00eate devenu indigeste, tout me fait naus\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 \u00eatre dehors\u2026 #2<\/p>\n\n\n\n<p>Dehors, il y eut l\u2019exception des r\u00f4tisseries qu\u2019on sort sur les trottoirs, particuli\u00e8rement les matins de dimanche o\u00f9 il ne pleut pas mais o\u00f9 parfois, en novembre, le soleil est en m\u00e9lange avec la brume&nbsp;: jouer \u00e0 s\u2019approcher, se reculer, sentir jusqu\u2019o\u00f9 l\u2019app\u00e9tit de vivre remonte, \u00e0 partir d\u2019o\u00f9 je m\u2019\u00e9c\u0153ure. #3<\/p>\n\n\n\n<p><em>Phrase qui viendra entre sommeil et r\u00e9veil<\/em>\u2026 #4<\/p>\n\n\n\n<p>7h20&nbsp;: un fleuve de lumi\u00e8re laiteuse travers une mar\u00e9e basse grise.8h&nbsp;: les avions sont pass\u00e9s, leur tra\u00eene fait croire que leurs vols brillent&#8230;11h&nbsp;: comme ce gris va bien avec le parfum des \u00e9pandages d\u2019automne&nbsp;!15h&nbsp;: le gris est pass\u00e9 devant les feuilles&nbsp;: il pleut.#5<\/p>\n\n\n\n<p>Personne d\u2019autre que moi n\u2019aurait remarqu\u00e9 qu\u2019il y a encore des taches rouges sur la corniche de briques&nbsp;; il y a plus de quinze ans, alors que nous marchions le long du quai, Bobondi\u014b et moi, un poids-lourd a \u00e9cras\u00e9 une boite de concentr\u00e9 de tomate sur la chauss\u00e9e, tachant nos v\u00eatements et jusqu\u2019\u00e0 la corniche, que personne n\u2019a nettoy\u00e9e depuis&nbsp;; Bobondin, lui, n\u2019a pas pu rester. #6<\/p>\n\n\n\n<p>La bouche tordue du sourire toujours pr\u00eat, l\u2019\u0153il qui p\u00e9tille trop pour que l\u2019on croie que c\u2019est vraiment le journal qui est lu _ Homme ou femme, le visage pas compl\u00e8tement d\u00e9pli\u00e9 et qui se tourne encore pour effacer l\u2019ouverture restante, tombe la neige des cheveux dessus _ Au front l\u2019apparence est intacte d\u2019une possible r\u00e9ception haute, trahie quand m\u00eame par la bouche et son rictus guettant la goutte qui pourrait en choir. #7<\/p>\n\n\n\n<p><em>Liste des noms propres que j\u2019aurais crois\u00e9s en un jour\u2026 #8<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Ne pas s\u2019attarder sur&#8230; #9<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Pendant que je prononce la formule il \u00e9tait une fois, je voudrais ne pas avoir d\u00e9j\u00e0 franchi la fronti\u00e8re et pourtant je fr\u00e9mis d\u2019avance au d\u00e9nouement impr\u00e9vu pouvant advenir mais voil\u00e0, peut-\u00eatre qu\u2019il vaudrait mieux simplement un arr\u00eat sur image ou une pure suspension du temps qui vole, ou m\u00eame effeuillage d\u2019images, sans d\u00e9roulement, plut\u00f4t avec enroulement de pellicule et puis un l\u00e9ger cisaillement qui permettrait de faire en sorte qu\u2019il soit deux fois, dix fois et m\u00eame\u2026 #10<\/p>\n\n\n\n<p>&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Les gouttes sont fig\u00e9es sur le carreau. L\u2019averse a donc cess\u00e9, j\u2019en entends d\u2019ailleurs le cr\u00e9pitement en n\u00e9gatif d\u00e9sormais. Les gouttes sont innombrables. Je ne fais pas le poids, m\u00eame en restant du c\u00f4t\u00e9 de la vitre o\u00f9 l\u2019on ne ruisselle jamais. Les gouttes ont une lunule blanche et un c\u0153ur noir, comme des yeux. J\u2019ai cherch\u00e9 un regard, je reste sur le carreau.#13<\/p>\n\n\n\n<p>La g\u00e2chette a d\u00e9verrouill\u00e9 la lourde porte qui s\u2019entrouvre en raclant le sol, le bruit de la pluie s\u2019amplifie au m\u00eame moment que les luisances des flaques du dehors claquent, que l\u2019air frais frotte la figure, que les pneus des v\u00e9hicules qui passent froufroutent et que leurs rejaillissements viennent picorer le visage. #14<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>doublure rose apparaissant au repli du col gauche \u00e9charpe blanche ressortant \u00e0 droite \u00e9charpe noire en croix capuche et manches grises d\u00e9passant du plastron vert bonnet pr\u00eat \u00e0 tomber de la poche d\u2019anorak sapin encore nu veste ouverte chemise ouverte poitrail donnant l\u2019illusion du printemps \u00e0 ses poils #16<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019eau perlait au fil de la mousse. Elle venait des profondeurs obscures de la montagne charg\u00e9e d\u2019une \u00e9trange fra\u00eecheur et se pr\u00e9parait dans la chambre de feuillages \u00e0 conna\u00eetre le reflet de m\u00e9tal du ciel et ses espaces sans limites.<\/p>\n\n\n\n<p>Et moi je pianote f\u00e9brilement, avec un seul doigt car ma main gauche tient maladroitement le livre ouvert, je me tords l\u2019\u00e9paule pour qu\u2019il soit face \u00e0 la lumi\u00e8re et que le clavier reste bien en \u00e9quilibre sur la pile de feuilles qui le rehaussent pour \u00e9viter le mal aux \u00e9paules&nbsp;; je me souviens de ce matin quand j\u2019ai choisi la page, je maudis le poids des livres et j\u2019envie encore l\u2019eau. #18<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Photographier l\u2019impasse. Mais l\u2019impasse comme autrefois. Faire un petit tas de sable par terre. L\u2019aplatir un peu. Attendre qu\u2019il n\u2019y ait pas de bruit de moteur se rapprochant. S\u2019accroupir au p\u00e9ril du d\u00e9s\u00e9quilibre. Tenir l\u2019\u00e9cran au plus bas, au contact du sol, mais dans la perspective du chemin de fer quand m\u00eame. Etre s\u00fbr que le doigt a bien appuy\u00e9 sur le rond. La bordure du caniveau va devenir une v\u00e9ritable muraille&nbsp;! #21<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s que je rep\u00e8re un chantier de repavage de rue, je le fais. Il suffira de s\u2019entendre avec les ouvriers. Ne devrait pas leur co\u00fbter de travail en plus. Surtout si je reste l\u00e0 \u00e0 leur tendre chaque pav\u00e9 pos\u00e9 sur un de mes blocs d\u2019\u00e9criture. J\u2019aurais fait toutes les d\u00e9coupes en pr\u00e9alable. Comme tombeau litt\u00e9raire, y aura pas mieux&nbsp;! Tout l\u2019int\u00e9r\u00eat de m\u2019\u00eatre entra\u00een\u00e9 \u00e0 \u00e9crire en blocs qu\u2019on pourrait appeler des pav\u00e9s\u2026 #22<\/p>\n\n\n\n<p><em>Adin, dva, tri\u2026 <\/em>Non, je me souviens qu\u2019on peut faire&nbsp;: <em>raz, dva, tri\u2026 <\/em>Mais il y en a qui risquent de trouver cela trop martial par les temps qui courent.<em> U, dus, tres\u2026 <\/em>\u00e7a me met en Gascogne mais la brume emp\u00eache de voir les monts, les<em> tucs <\/em>et les<em> pechs <\/em>ce matin. Et puis, calfeutr\u00e9 au pied du vieux rempart, ce serait plut\u00f4t le<em> un, dus, tres <\/em>du grand-p\u00e8re&nbsp;! A moins que je ne proclame ma faim de soleil&nbsp;:<em> kili\u014b, fula, saba\u2026 <\/em>Ah, atteindre un jour le quatre des sorci\u00e8res&nbsp;! #23<\/p>\n\n\n\n<p>La fen\u00eatre en avant, la fen\u00eatre en arri\u00e8re. Celle o\u00f9 s\u2019annoncent les nuages porteurs de pluie. Celle d\u2019o\u00f9 revient le soleil du soir r\u00e9verb\u00e9r\u00e9 par la pente du Mont Saint-Cyr. Entre les deux, cent huit lames de parquet, un bureau en m\u00e9tal d\u00e9cal\u00e9 couvert de livres, de crayons, de papiers. Un pi\u00e9destal de feuilles de brouillon pour l\u2019ordinateur. Un pied cal\u00e9 contre le bureau, la main qui n\u2019a pas \u00e0 pianoter dans la poche, c\u2019est l\u2019hiver. #24<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9chine \u2013\u2013 \u00e7a se mange chez le porc \u2013\u2013 on dit bien s\u2019\u00e9chiner pour nous \u2013\u2013 mais cette onde \u00e9lectrique \u2013\u2013 pr\u00e9cis\u00e9ment localis\u00e9e l\u00e0 \u2013\u2013 elle est inqui\u00e9tante et excitante \u00e0 la fois \u2013\u2013 sans savoir s\u2019il y a flux et reflux ou circulation continue \u2013\u2013 en position assise, position de lecture et d\u2019\u00e9criture \u2013\u2013 difficile de savoir \u00e0 quelle profondeur \u00e7a circule \u2013\u2013 invite \u00e0 y rester, en position assise pour faire ce qu\u2019on peut y faire \u2013\u2013 ah, si \u00e7a pouvait faire \u00e9crire plus profond\u00e9ment&nbsp;! #25<\/p>\n\n\n\n<p>La brume est l\u00e0-haut ce matin. La brume n\u2019est pas ici ce matin. Tuiles, cr\u00e9pis, contrevents sont nets. Les causses l\u00e0-haut sont dans la brume. On peut faire en ville, marcher, rencontrer, lever la main et saluer alors qu\u2019on est encore \u00e0 plus de dix pas. Mais pour les alises\u2026 Il y a pourtant dans la bouche une envie d\u2019alises. Les alises sont sur le causse, s\u2019il en reste encore. Dans la brume donc. A chercher. Au-del\u00e0 de la paresse. Au-del\u00e0 de la crainte de se perdre en brume. #26<\/p>\n\n\n\n<p>Un triangle s\u2019est fait dans le ciel mais rien ne dit qu\u2019il y aura ouverture \u00e0 droite surtout que les platanes sont encore touffus les souvenirs et les regrets aussi mais il faut les d\u00e9passer et surtout surmonter le tourbillon du ventre \u00e0 l\u2019instar des remous du Bazacle qui dit que bien des fois il y a eu l\u2019enthousiasme au d\u00e9part et que \u00e7a n\u2019a pas march\u00e9 ensuite surtout qu\u2019\u00e0 ce jour personne n\u2019a fait signe encore et surtout pas cette brute de Charles-Henri qui ne r\u00e9pond jamais. #28<\/p>\n\n\n\n<p>On n\u2019aurait pas d\u00fb laisser se multiplier les trottinettes et les v\u00e9los \u00e9lectriques, le chemin de halage est devenu infr\u00e9quentable aux cyclistes r\u00eaveurs et aux chasseurs de papillons et je n\u2019aurais pas d\u00fb prendre cette habitude de r\u00eaver aux papillons multicolores quand le matin est tout gris mais le matin n\u2019aurait pas d\u00fb \u00eatre tout gris, ni les autres press\u00e9s, ni le chemin \u00e9troit, ni les papillons d\u2019une autre saison\u2026 #29<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai r\u00eav\u00e9 \u00e0 quoi, cette nuit&nbsp;? C\u2019est venu inattendu bien s\u00fbr\u2026 A me le rappeler, j\u2019ai la joie de la pure surprise ou d\u2019inattendues retrouvailles ou de la po\u00e9sie qu\u2019il y aurait \u00e0 revisiter en changeant un peu les d\u00e9tails. Et puis, \u00e0 bien y r\u00e9fl\u00e9chir maintenant, je vois les liens avec certaines de mes inqui\u00e9tudes, certains de mes espoirs et m\u00eame les poign\u00e9es par lesquelles le r\u00eave s\u2019est arrim\u00e9 \u00e0 mon r\u00e9el. Je vais pouvoir \u00e9crire l\u00e0\u2026 Il suffit de faire un genre de chemin inverse&nbsp;! #33<\/p>\n\n\n\n<p>&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Donc, ce n\u2019est pas la rue Riquet, ni la rue de la Colombette&nbsp;! Une petite rue, cens\u00e9e arriver dans mon dos, la rue de l\u2019Industrie. Une petite rue, la rue de l\u2019Industrie&nbsp;? Oui, je sais&nbsp;! Non, pas dans mon dos. Il faut remonter la Colombette et \u00e7a part sur la gauche, c\u2019\u00e9tait l\u00e0, le lancement de Microf\u00fbmes. Non, c\u2019est la rue Mercadier, \u00e7a me revient. Alors, l\u2019industrie, plus haut, la suivante vers le canal\u2026 Mais non&nbsp;! C\u2019est vers le bas, l\u2019industrie, mais pr\u00e8s du grand boulevard\u2026 #35<\/p>\n\n\n\n<p>Hier soir, il y a eu la double lecture, po\u00e9sie de Tagore et pages fa\u00e7on bouillon garni de Fallet mais les r\u00eaves n\u2019ont rien donn\u00e9 au r\u00e9veil, ne pas s\u2019attarder, massage du corps et \u00e9chauffement de la gorge, pr\u00e9paration de la d\u00e9clamation \u00e0 la barri\u00e8re tout \u00e0 l\u2019heure, recherche des langues qui vont l\u2019enguirlander, l\u2019insupportable barri\u00e8re du temps de l\u2019anti-terrorisme qui s\u2019\u00e9ternise, chambre quitt\u00e9e arriv\u00e9e dans l\u2019espace des cr\u00e9ations et des repas, page d\u00e9couverte de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e9ride parfois pour les mots parfois pour les recettes \u00e0 devenir zen, radio <em>Mon pa\u00efs<\/em> allum\u00e9e avec sa musique en attendant le journal de l\u2019actualit\u00e9 sociale et syndicale pour se faire un petit coup d\u2019entr\u00e9e d\u2019usine avant de lire Bon, toilette-d\u00e9jeuner-lit fait, ouverture de l\u2019agenda litt\u00e9raire pour lire ce qui est pr\u00e9vu ce jour depuis vendredi dernier, s\u2019y appliquer, le jour se l\u00e8ve sur Garonne, des nuages parfois s\u2019\u00e9clairent, Bon a envoy\u00e9 une proposition qui m\u2019accroche, allez je fonce&nbsp;! #36<\/p>\n\n\n\n<p>Etait-ce en moi la r\u00e9sistance \u00e0 la disparition des humanit\u00e9s ou plut\u00f4t un pr\u00e9misse r\u00e9current de futurs alliages de bribes de langues qui conduiraient \u00e0 l\u2019infatigable -pour moi- production hebdomadaire du blog Carambolingue, cette fa\u00e7on de coller en ritournelle O Tityre, patulae tu recubans sub tegmine fagi et en quelle saison reverrai-je le clos de ma pauvre maison qui m\u2019est une province et bien plus davantage&nbsp;? #37<\/p>\n\n\n\n<p>Mais comment se fait-il que les tendeurs du cordier tournaient dans le vide&nbsp;? Et surtout pourquoi n\u2019avais-je pas l\u2019id\u00e9e d\u2019aller \u00e0 la volute pour bien accorder mon violon&nbsp;? Et cela se passait \u00e9trangement au jardin disparu, dans la p\u00e9nombre. On aurait dit l\u2019hiver et je n\u2019avais pas froid \u00e0 ces doigts qui sentaient tourner les tendeurs dans le vide. Je voulais accorder mon violon, une semaine apr\u00e8s le parc des expos, comme s\u2019il fallait revenir au jardin de l\u2019enfance pour cela&nbsp;! #38<\/p>\n\n\n\n<p>Faire sourdre la pr\u00e9tention et oser ne plus l\u2019appeler pr\u00e9tention. Un genre de coming-out\u00a0? Ramener le travail d\u2019atelier \u00e0 ce qu\u2019il devrait \u00eatre\u00a0: une simple pr\u00e9paration \u00e0 autre chose. Parvenir \u00e0 ne plus se sentir si minable en pensant aux publi\u00e9s, aux publi\u00e9s en grand, aux publi\u00e9s que tout le monde conna\u00eet pour \u00e7a. Cesser de rem\u00e2cher son amertume d\u2019\u00eatre toujours le stagiaire, l\u2019anim\u00e9, le brouillonnant\u2026 La cracher par-dessus mon \u00e9paule et enfin prendre mon envol. #39<\/p>\n\n\n\n<p>1.se mettre en app\u00e9tit le vendredi, ouvrir les t\u00eates de lignes de la semaine \u00e0 venir, n\u2019\u00eatre d\u2019abord que g\u00e9n\u00e9rique\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>2.laisser le comment venir durant le samedi, le dimanche et compl\u00e9ter ainsi chaque ligne\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>3.chaque matin du lundi, mardi, mercredi, jeudi, ouvrir le carnet juste apr\u00e8s avoir ouvert les yeux, y trouver le tremplin&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>4.trouver ensuite l\u2019\u00e9lan \u00e0 partir des lectures de la veille, des r\u00eaves de la nuit, de l\u2019\u00e9tat de l\u2019\u00e2me ce jour\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>5.laisser s\u2019accomplir toute la trajectoire possible de la ligne\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>6.se dire \u00e0 chaque fois que nulle ligne n\u2019est d\u00e9finitive en sa forme du matin&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>7.le vendredi suivant, pas un simple bouclage de cycle, car la semaine a pu apporter son invitation impromptue \u00e0 \u00e9crire, savoir ne pas y r\u00e9sister&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>#40<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au coin de la rue, elle pose sa main sur mon avant-bras, comme sur un levier. #1 L\u2019app\u00e9tit me quitte au novembre de mes sept ans, dans l\u2019escalier au fromage de t\u00eate devenu indigeste, tout me fait naus\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 \u00eatre dehors\u2026 #2 Dehors, il y eut l\u2019exception des r\u00f4tisseries qu\u2019on sort sur les trottoirs, particuli\u00e8rement les matins de dimanche o\u00f9 <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/carnet-1\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">carnets individuels | Philippe Sahuc Sa\u00fcc<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":63,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3942,3897],"tags":[],"class_list":["post-97745","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-carnets_individuels","category-le_grand_carnet"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97745","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/63"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=97745"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97745\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=97745"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=97745"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=97745"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}