{"id":98019,"date":"2022-12-22T18:45:57","date_gmt":"2022-12-22T17:45:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=98019"},"modified":"2022-12-22T18:45:59","modified_gmt":"2022-12-22T17:45:59","slug":"carnet-individuel-jd","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/carnet-individuel-jd\/","title":{"rendered":"carnets individuels | Juliette Derimay"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Mode d&#8217;emploi :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Juste des notes, avec fl\u00e8ches, ast\u00e9risques, renvois, ratures,  ajouts et tout et tout. Comme c&rsquo;est sur WordPress, \u00e7a semble bien rang\u00e9, mais attention, ce sont de vraies notes, avec de vrais doutes et de l&rsquo;authentique non-relecture !<br>\u2013 Les notes en caract\u00e8res normaux sont celles \u00e0 retrouver dans le carnet collectif, du brut, du sur le vif, du pas mis en forme, du tout cru et tout nu. C&rsquo;est l&rsquo;id\u00e9e que je me fais d&rsquo;un carnet<br>\u2013 Les notes en italique sont des notes d&rsquo;apr\u00e8s, nourries d&rsquo;autre choses en plus, les \u00e9pices de ma petite cuisine. Mais toujours des notes, toujours crues et nues, juste des mots, pas mijot\u00e9s, pas habill\u00e9s de phrases<br>\u2013 Et les photos, c&rsquo;est pour faire beau. Pour attirer les regards, les lecteurs potentiels et qui sait, les coups de main pour les r\u00e9flexions en cours &#8230; Au cas o\u00f9, d&rsquo;avance un grand merci <\/p>\n\n\n\n<p><strong>#40 | instructions pour que continue le carnet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/40LeverSoleilDebutSuite-1024x576.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-111070\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/40LeverSoleilDebutSuite-1024x576.jpeg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/40LeverSoleilDebutSuite-420x236.jpeg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/40LeverSoleilDebutSuite-768x432.jpeg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/40LeverSoleilDebutSuite-1536x864.jpeg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/40LeverSoleilDebutSuite-2048x1152.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>1 \u2013 commencer par les sens, les 5 s\u2019en servir, tout le temps et ne rien perdre de ce qu\u2019ils attrapent<\/p>\n\n\n\n<p>2 \u2013 ne rien n\u00e9gliger, son, couleur, go\u00fbt, tout stocker soigneusement, pour un jour peut-\u00eatre<\/p>\n\n\n\n<p>3 \u2013 tourner autour de tout, aller voir derri\u00e8re dessous et dessus, changer de point de vue pour voir vraiment<\/p>\n\n\n\n<p>4 \u2013 laisser venir les choses<\/p>\n\n\n\n<p>5 \u2013 quand elles arrivent les accueillir et ne pas les laisser repartir<\/p>\n\n\n\n<p>6 \u2013 marcher le jour et la nuit, au milieu des gens et loin d\u2019eux. Les mains dans les poches<\/p>\n\n\n\n<p>7 \u2013 laisser faire le temps, lui faire confiance<\/p>\n\n\n\n<p>8 \u2013 \u00e9crire<\/p>\n\n\n\n<p>9 \u2013 r\u00e9\u00e9crire encore une fois<\/p>\n\n\n\n<p>10 \u2013 et puis, les mains loin du texte, tuer les doutes. Les tuer tous. Un par un.<\/p>\n\n\n\n<p>11 \u2013 et sauter<\/p>\n\n\n\n<p><em>Trop d&rsquo;instructions ou pas assez, pas les bonnes, pas dans l&rsquo;ordre, pas dans le bon ordre, tout jeter, tout refaire, ne garder qu&rsquo;un seul mot : \u00e9crire<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Et l&rsquo;image, c&rsquo;est juste un lever de soleil, pour faire joli et pour pour marquer le d\u00e9but de la suite du carnet<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#39 | ce dont on ne peut parler<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Secret, pas dit, \u00e0 peine pens\u00e9. Honte, rouge aux joues, oreilles bouillantes, c\u0153ur en mont\u00e9e et mains moites. Pousser les portes, les murs, les grilles, les id\u00e9es vraies ou les fausses, les conventions, les habitudes, les traditions, les images qui collent si mal \u00e0 ce qu\u2019elles pr\u00e9tendent \u00eatre, les promesses trop faciles et bien trop rapides, les id\u00e9es qu\u2019on se fait de comment \u00e7a serait si jamais, les id\u00e9es qu\u2019on se fait de ce qu\u2019il faudrait \u00eatre de ce qu\u2019il faudrait faire. Oublier les regrets, ne plus chercher trop loin o\u00f9 enterrer les doutes. Se retourner b\u00eatement comme des gants trop ajust\u00e9s, sentiments en dehors et non plus en dedans, il serait l\u00e0 peut-\u00eatre le secret de plus de secret ?<\/p>\n\n\n\n<p><em>Pirouette, pas de secret, pas dans ce carnet-ci, alors tourner la difficult\u00e9, il est l\u00e0 le secret &#8230;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#38 | strat\u00e9gies du r\u00eave<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>R\u00eaves \u00e0 l\u2019ancienne, hommage \u00e0 l\u2019argentique, noir et blanc, dessin au trait, beaucoup de droites et peu de courbes, des escaliers, des cages d\u2019escaliers, des couloirs, des portes souvent ferm\u00e9es mais parfois ouvertes sur des portraits un peu flous. Le tout se dessine sans peine au crayon HB, hachures pour les ombres et traits pour le reste<\/p>\n\n\n\n<p><em>R\u00eave en noir et blanc ou souvenir qui effacerait les couleurs \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e du matin ? quoi qu&rsquo;il en soit, r\u00e9sultat final au trait, en contraste et valeurs<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#37 | du par c\u0153ur<\/strong> <\/p>\n\n\n\n<p>Sois sage \u00d4 ma douleur et tiens-toi plus tranquille.<br>Dans le chantier en cours, le personnage de Blaise, manchot, et ses douleurs fant\u00f4mes dans la main qu\u2019il n\u2019a plus, la difficult\u00e9 de devoir reconstruire sa vie autrement apr\u00e8s l\u2019accident, tout tourne autour de cette phrase, remont\u00e9e \u00e0 la surface des \u00ab&nbsp;par c\u0153ur d\u2019\u00e9cole&nbsp;\u00bb par la premi\u00e8re personne a qui j\u2019ai parl\u00e9 de ce projet, ma voisine. Blaise \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 dans ma caisse de personnages potentiels depuis un moment, encore l\u00e0 dans l\u2019atelier \u00ab&nbsp;\u00e9crire la ville&nbsp;\u00bb, et toujours l\u00e0 dans le carnet. Pas s\u00fbre que la phrase fasse encore surface dans le projet final (le \u00f4 un peu grandiloquent, la renomm\u00e9e de ce vers qu\u2019on retrouve partout et \u00e0 toutes les sauces, \u2026), mais elle fera partie du socle, des fondations du texte. Autant par son sens que par l\u2019adresse \u00e0 la douleur, r\u00e9flexion sur narrateur, pronom et tout et tout ce qu\u2019elle a amen\u00e9 comme questions<\/p>\n\n\n\n<p><em>Longtemps h\u00e9sit\u00e9 sur la phrase \u00e0 choisir. Finalement, c&rsquo;est Baudelaire qui a gagn\u00e9, r\u00e9f\u00e9rence au chantier d&rsquo;\u00e9criture en cours. Mais dans les souvenirs d&rsquo;enfance, aussi les tables de multiplication, le fameux huit fois sept cinquante six qui m&rsquo;a si longtemps, et si \u00e9trangement, \u00e9chapp\u00e9&#8230;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#36 | routines du lire \u00e9crire, et quoi faire de mieux<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Fr\u00e9quences, dur\u00e9e et horaires al\u00e9atoires, selon les saisons, la m\u00e9t\u00e9o et le travail. Routine statistiquement la plus fr\u00e9quente : \u00e9criture le matin avant heure de lever. Surtout en \u00e9t\u00e9 quand le soleil est matinal. Suivant possibilit\u00e9 mat\u00e9rielle et environnement, ordinateur ou t\u00e9l\u00e9phone. \u00c9criture apr\u00e8s le repas de midi, en guise de pousse-caf\u00e9, sur t\u00e9l\u00e9phone (comme en ce moment). Relecture dans l\u2019apr\u00e8s-midi, au fil des pauses, si pause. Lecture le soir avant de dormir, livre ou t\u00e9l\u00e9phone et en cas d\u2019insomnie sur t\u00e9l\u00e9phone (\u00e9criture parfois aussi). Quand \u00e9criture sur t\u00e9l\u00e9phone, avec l\u2019application Ulysses, puis r\u00e9cup\u00e9ration sur Word sur l\u2019ordinateur si besoin de faire plus long ou plus structur\u00e9. \u00c9coute de podcasts et vid\u00e9os YouTube, pendant le travail si possible ( travail manuel) ou pendant la descente jusqu\u2019\u00e0 la route (1,5km A\/R par la for\u00eat, suis \u00e0 la montagne). Mise en forme des textes et des \u00e9crits plus longs, le week-end quand pas de travail, le soir quand \u00e7a presse. Parfois la semaine si pas de travail et rien d\u2019autre que le travail (la vie \u00e7a prends du temps). Donc plut\u00f4t du court, au mieux, plusieurs courts qui font un long. Si tout va bien<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#35 | la panne, l&#8217;embrouille<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Et le h. Il va o\u00f9 le h ? Tu sais qu\u2019il y en a un. Avant le b ? Apr\u00e8s ? Pourtant tu vois encore l\u2019enseigne, les couleurs des lettres, le fond, le paysage derri\u00e8re. Tu l\u2019adores. La preuve, tu sais parfaitement qu\u2019il y a un h. Si tu connaissais la langue, ce serait logique pour toi. Mais tu ne vas quand m\u00eame pas apprendre le ga\u00e9lique juste pour savoir o\u00f9 est ce h ! Et non, pas de Google, trop facile. Cherche, souviens-toi. Pas l\u2019oubli, pas lui, le laisse pas approcher<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#34 | ah \u00e7a ce serait une histoire pour&#8230;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Notes de chevet de la derni\u00e8re nuit avant de partir en voyage. Des listes et des listes qui d\u00e9filent dans la t\u00eate, qui tournent et font spirales, qui se recr\u00e9ent sans fin, remplies de au cas o\u00f9. Des v\u00eatements aux papiers sans oublier les livres et la lampe pour les lire. Assez de chaussettes? Assez chaudes ? Et les notes de notes, qui emp\u00eachent de dormir. ah \u00e7a ce serait  une bonne histoire pour Sei Shonagon &#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#33 | faire le vide<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"576\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/33FaireVide-576x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-111066\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/33FaireVide-576x1024.jpeg 576w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/33FaireVide-236x420.jpeg 236w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/33FaireVide-768x1365.jpeg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/33FaireVide-864x1536.jpeg 864w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/33FaireVide-1152x2048.jpeg 1152w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/33FaireVide-scaled.jpeg 1440w\" sizes=\"auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Sans les trop grosses machines, le vide n\u2019est jamais vide. L\u2019air de rien, il y a toujours de l\u2019air. Un peu. Alors prendre des images comme on va prendre l\u2019air, prendre les bonnes couleurs ou juste les bons contrastes, entendre les bons mots, les lire haut dans sa t\u00eate, prendre les bonnes cartes celles qui donneront le l\u00e0, y poser ce qu&rsquo;on a pour en faire de l&rsquo;humus, pour \u00eatre dans l\u2019ambiance comme un arbre qui pousse dans le terrain fertile<\/p>\n\n\n\n<p><em>Toujours ma m\u00e9thode, le besoin de marcher, d&rsquo;\u00e9crire avec les pieds<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>#<strong>32 | les morts sont parmi nous<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il avait mis le bureau loin de la fen\u00eatre, quitte \u00e0 allumer la lampe plus vite, \u00e0 l\u2019\u00e9teindre plus tard. La fen\u00eatre c\u2019\u00e9tait juste pour le jour, pour la m\u00e9t\u00e9o, loin de la vue. Parce que c\u2019est pour la vue qu\u2019il \u00e9tait venu. Pour le calme, pour la vie comme il la voulait, toute nue et toute crue, juste elle, en vrai. Mais il y avait le travail. Les dessins, les textes, les urgences, \u00e0 \u00e9crire, \u00e0 dessiner. Alors la vue il en a finalement pas beaucoup profit\u00e9. Si peu profit\u00e9&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Pas un mort \u00e0 moi par les g\u00e8nes, mais un mort \u00e0 moi par l&rsquo;attachement \u00e0 celles et ceux qu&rsquo;il a laiss\u00e9\u2022e\u2022s<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#31 | de l\u2019\u00e9tat du monde<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tu serais pour que les petits fassent le monde qui leur pla\u00eet, sans \u00eatre mang\u00e9s par les gros, par ceux qui ne laissent pas de place \u00e0 ce qui fait du sens, ce qui est l\u00e0 pour nos sens, les cinq de d\u2019habitude et le bon sens surtout, celui qui est commun. Tu serais pour que personne ne puisse broyer personne, que chacun ait sa place, l\u00e0 place qui lui plaira, sans faire sa loi \u00e0 lui ni \u00e0 toi, ni \u00e0 elle, pour que l\u2019envie devienne la seule r\u00e8gle qui soit, quoi qu\u2019elle en soit<\/p>\n\n\n\n<p><em>Choix difficile, si difficile ! impossible ? \u00eatre juste, sans trop ni trop peu, devant l&rsquo;\u00e9tendue des besoins et celle de nos avoirs&#8230; S&rsquo;investir sans se dissoudre, o\u00f9 placer le rideau de ce qu&rsquo;on ne peut plus voir pour encore voir le reste, choisir la direction de son regard, choisir de mettre un seul point en avant comme on choisirait une \u00e9toile quand il y en a tant&#8230;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#30 | fait divers, tout petit fait divers<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une vache \u00e9chapp\u00e9e de son parc provoque un accident de la circulation. Trois familles touch\u00e9es. La vache avait un veau que l\u2019\u00e9leveur voulait pr\u00e9senter pour les concours agricole du printemps, il comptait aussi sur ces b\u00eates pour remettre \u00e0 flot ses affaires compliqu\u00e9es par me r\u00e9cente \u00e9pid\u00e9mie de Covid c\u00f4t\u00e9 tr\u00e9sorerie et le conducteur qui avait emprunt\u00e9 la voiture de ses parents sans leur dire. La vache a d\u00fb \u00eatre euthanasi\u00e9e le veau a donc perdu sa m\u00e8re<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#29 | on n\u2019aurait pas d\u00fb, voil\u00e0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tu n\u2019aurais pas du leur parler en \u00e9tant \u00e9nerv\u00e9 tu aurais d\u00fb te calmer avant, r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ce que tu allais dire, \u00e0 ce qu\u2019il fallait dire, respirer un grand coup et pas te f\u00e2cher te mettre \u00e0 crier. Tu n\u2019aurais pas d\u00fb. Maintenant voil\u00e0<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#28 | rumin\u00e9, rab\u00e2ch\u00e9, ressass\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>faut t\u2019y mettre s\u00e9rieusement pas tra\u00eener trainasser trainailler glandouiller r\u00eavasser sautiller \u00e0 droite et gauche suivre les mouches les oiseaux les nuages faut t\u2019y mettre vraiment te concentrer te recentrer laisser tomber le reste m\u00eame si te dire tant pis et t\u2019y mettre avancer y rester y revenir rien que l\u00e0 juste l\u00e0 pas ailleurs juste l\u00e0 plus douter plus penser juste l\u00e0 rien que l\u00e0 seulement l\u00e0 pas t\u2019\u00e9parpiller te con cen trer<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#27 | pas moi, mais mon double<\/strong> <\/p>\n\n\n\n<p>Tu tires la langue. Tu sais que tu tires la langue. Tu fais toujours \u00e7a quand tu fais quelque chose qui demande de la concentration et de la minutie. Alors regarde-toi et arr\u00eate donc de tirer la langue !<\/p>\n\n\n\n<p><em>Pas vraiment tirer la langue, juste \u00ab\u00a0passer\u00a0\u00bb la langue, comme disait ma grand-m\u00e8re, qui avait la m\u00eame habitude pour souligner, inconsciemment, les moments de grande concentration<\/em> <\/p>\n\n\n\n<p><strong>#26 | choses nettes, choses floues<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/26Flou-1024x576.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-110042\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/26Flou-1024x576.jpeg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/26Flou-420x236.jpeg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/26Flou-768x432.jpeg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/26Flou-1536x864.jpeg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/26Flou-2048x1152.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Dehors. Temps froid et sec, lumi\u00e8re sur les montagnes, on y voit vraiment loin, d\u00e9tails dans les sapins, reliefs soulign\u00e9s d\u2019ombre. Pas un nuage en vue, juste un peu de bu\u00e9e quand on souffle sur ses doigts.<br>Dedans. Chaleur du po\u00eale, fum\u00e9e canalis\u00e9e et pourtant on ne voit rien. Brouillard et brume m\u00eal\u00e9s, pur\u00e9e de pois londonienne, taches d\u2019ombres et de lumi\u00e8res, \u00e0 peine de couleurs, au point qu\u2019il faudrait presque s\u2019en remettre au toucher.<br>Hiver, saison maudite des porteurs de lunettes<\/p>\n\n\n\n<p><em>Flou du dedans, flou du dehors, voulu ou pas, mauvais r\u00e9glage ou maitrise parfaite de la profondeur de champs, noyade de poisson dans une conversation, tourner autour d&rsquo;un sujet qu&rsquo;on n&rsquo;a pas creus\u00e9 suffisamment, qu&rsquo;on a oubli\u00e9, manque de pr\u00e9cision. Volontaire ou pas. Ne pas dire, ne pas tout dire, pour prot\u00e9ger, pour se prot\u00e9ger. Flou partout ?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#25 | frangment du corps<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Hiver. Sac en papier froiss\u00e9, morceaux de cagettes, branches. Allumette. Petite flamme, pas de quoi bruler les doigts, pas encore de quoi r\u00e9chauffer. Attendre. Orange, rouge, presque blanc. Trop chaud, lourdeur, tiraillements, presque douleur, on d\u00e9tourne le visage. Mais d\u00e8s qu\u2019on s\u2019\u00e9loigne, c\u2019est comme une deuxi\u00e8me peau de froid qui se colle, alors y revenir, un peu. Mains en avant, aller chercher le chaud, les frotter l\u2019une contre l\u2019autre, dissiper la douleur, en faire de la chaleur<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les mains mises en avant, comme souvent chez moi, travail manuel aidant, s\u00fbrement, pour en appr\u00e9cier la valeur, l&rsquo;inestimable valeur, celles qui nous portent d\u00e8s la naissance au d\u00e9but de nos vie, celles qui nous lavent et nous enfouissent \u00e0 la fin de celle-ci, et entre temps, toujours l\u00e0 \u00e0 r\u00f4der autour du corps, du bout des doigts ou \u00e0 plein poing<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#24 | salle d&rsquo;attente<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Attendre. Attendre que tu ne sois plus seul \u00e0 trouver \u00e7a ridicule, \u00e0 la trouver si ridicule et si fi\u00e8re d\u2019\u00eatre au centre. Attendre de savoir si c\u2019est toi qui n\u2019as pas d\u2019humour ou si ce sont eux qui ont fait d\u2019elle leur jouet. Attendre que les autres arr\u00eatent de trouver \u00e7a dr\u00f4le, si dr\u00f4le ! Quoi faire de tes yeux ? Quoi faire de tes mains ? Quoi faire de ton sourire ? Quoi faire de tes oreilles ? Quoi faire de tes pens\u00e9es ? Attendre la fin de la chanson. Attendre la fin du malaise<\/p>\n\n\n\n<p><em>Ridicule ? pas ridicule ? Question de contexte, d&rsquo;environnement, de la limite et de sa place. Gros crabe dans un ballet de crevettes, ou l&rsquo;inverse, juste l&rsquo;impression de ne pas avoir sa place dans ce groupe l\u00e0&#8230;. Attendre que \u00e7a passe, en se demandant ce qui peut bien cr\u00e9er un tel foss\u00e9<\/em> <\/p>\n\n\n\n<p><strong>#23 | exercice avec d\u00e9nombrement<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"762\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/23Denombrement-762x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-106746\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/23Denombrement-762x1024.jpeg 762w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/23Denombrement-312x420.jpeg 312w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/23Denombrement-768x1032.jpeg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/23Denombrement-1143x1536.jpeg 1143w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/23Denombrement-1524x2048.jpeg 1524w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/23Denombrement-scaled.jpeg 1905w\" sizes=\"auto, (max-width: 762px) 100vw, 762px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>0,1,2,3,4. 5 chiffres pour arriver \u00e0 4. Commencer \u00e0 compter, avec 0 ou 1 ? 0, chiffre ou pas chiffre ? Positif ou n\u00e9gatif ? 0 c\u2019est rien. Quand tu es manchot, la main qui te manque, elle a 0 doigts. Alors si tu comptes sur tes doigts tu commences \u00e0 0. Et pour toi c\u2019est tout, cette main sans doigts, c\u2019est toute ta diff\u00e9rence. Pour les gens que tu rencontres, tu es manchot en premier, avec 0 doigts. Les choses qu\u2019on compte et les choses qui comptent, je t\u2019aime moi non plus<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le z\u00e9ro, la plus belle conqu\u00eate de l&rsquo;homme ? Une des plus belles&#8230;.  Pouvoir compter jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;infini sans jamais avoir \u00e0 rajouter de nouveau symbole&#8230; comme \u00e9crire \u00e0 l&rsquo;infini sans jamais avoir \u00e0 rajouter de nouvelles lettres dans notre alphabet.  Pens\u00e9e avec cette proposition pour ceux qui disent le monde avec des math\u00e9matiques, qui s&rsquo;y sentent bien, s&rsquo;y plaisent, y trouvent la libert\u00e9, et le plaisir que procure \u00e9galement cette fa\u00e7on l\u00e0 de dire le monde<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#22 | on remet \u00e7a, mais avec un livre (\u00e0 perdre)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il y en a plusieurs. Emball\u00e9s dans des papier brillants, avec des \u00e9toiles, des sapins ou des fleurs. Papier trop fin, perc\u00e9 aux coins. Avant m\u00eame de d\u00e9chirer, on sait ce que c\u2019est. Manque d\u2019id\u00e9e, livre de cuisine, le dernier Goncourt ou celui que le p\u00e8re No\u00ebl a vraiment bien aim\u00e9 et dont il entend imposer l\u2019amour.<br>Alors le lendemain, il y aura lecture avide quels que soient les restes sur la table, mais plus souvent \u00e9changes voire oublis. Discr\u00e8tement<\/p>\n\n\n\n<p><em>Un livre pas officiellement perdu, mais d\u00e9pos\u00e9 l\u00e0, sous le sapin juste pour le cadeau, pour avoir quelque chose \u00e0 mettre dans le papier d\u00e9cor\u00e9 d&rsquo;\u00e9toiles, choisi \u00e0 cause du titre, du prix, du th\u00e8me qui marche toujours quand on ne sait pas, qu&rsquo;on ne cherche pas \u00e0 \u00eatre pr\u00e9cis, qu&rsquo;on ne s&rsquo;implique pas suffisamment dans le choix pour savoir que, celui-l\u00e0, on l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0, d\u00e9j\u00e0 lu, ou que le sujet est bien trop vague, pour justifier le temps qu&rsquo;on pourrait passer \u00e0 le feuilleter. Alors il sera abandonn\u00e9 dans un coin, jamais ouvert, avant de finir dans une boite \u00e0 livres. Au mieux<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>#<strong>21 | faire bouger les choses<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est lui. Tu sais. Pas besoin de v\u00e9rifier les oreilles, le poil, les pattes. C\u2019est lui. Tranquille, serein, absorb\u00e9 par une odeur. Immobile. Immobile toi aussi. Submerg\u00e9, d\u00e9pass\u00e9 par la surprise, le bonheur et tout ce genre de mots pour dire l\u2019effacement de tout le reste. Lui. Juste l\u00e0. Alors, b\u00eatement, discr\u00e8tement penses-tu, la main \u00e0 la poche, le t\u00e9l\u00e9phone pour la photo. Juste le bras, tout doucement. Le quitter des yeux pour cadrer. Trop tard. T\u00eate haute, foul\u00e9e souple. Parti<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#20 | la sc\u00e8ne est muette (mais vaut son prix)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait toujours moment du d\u00e9part quand tout le monde est debout, que ceux qui partent ont d\u00e9j\u00e0 mis la veste et se tournent vers la porte. Elle venait avec un billet cach\u00e9 dans le creux de sa main, bien pli\u00e9 pour le faire tout petit, pour qu\u2019il reste un peu de peau contre sa peau quand elle mettrait l\u2019argent dans la main du petit, lui qui \u00e9tait devenu si grand. Avec l\u2019\u00e9motion, ne rien attendre des mots. Alors ils se prenaient dans les bras et c\u2019\u00e9tait mieux comme \u00e7a<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#19 | Transaction<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un livreur, un client, des colis, une grosse camionnette, en haut du chemin de terre, en bas des escaliers.<br>Va neiger, \u00e7a va faire les routes comme des patinoires.<br>C\u2019est l\u2019hiver. Tu r\u00e2leras moins quand tu seras sur les pistes.<br>J\u2019en viens, sur les pistes y\u2019a rien. \u00c7a glisse moins que dans tes escaliers.<br>Tu vois, tu r\u00e2les encore.<br>Pff ! J\u2019ai tout, rien d\u2019autre ?<br>C\u2019est d\u00e9j\u00e0 pas mal, y\u2019a plus de place dans ton camion tellement c\u2019est bien rang\u00e9.<br>Pff !<br>Allez \u00e0 demain<br>\u00c0 demain<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#18 | recopier c\u2019est facile<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Puis nous retrouvions la rue ensoleill\u00e9e, l\u2019odeur des past\u00e8ques, le grand march\u00e9 o\u00f9 les chevaux portent des pr\u00e9noms d\u2019enfants, et ce d\u00e9sordre de maisons \u00e9parses entre deux fleuves, ce campement tr\u00e8s ancien qui, aujourd\u2019hui, s\u2019appelle Belgrade. Le soir, pour pr\u00e9server les moments de solitude qui sont si n\u00e9cessaires, j\u2019allais r\u00f4der de mon c\u00f4t\u00e9. Un cahier sous le bras, je passais l\u2019eau et remontais l\u2019avenue Nemanjina, noire et d\u00e9serte, jusqu\u2019au <em>Mostar<\/em>, un bistrot paisible, \u00e9clai<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un gros livre lourd, rassurant et intimidant \u00e0 la fois, imposant par son nombre de pages \u00e0 4 chiffres. Pages fines, quelque chose de la bible, dans tous les sens du mot. Tout en haut de la pile des livres, il penche, pense \u00e0 tomber. Le poser. L\u2019ouvrir. Pas au hasard, 2 bouts de papiers en marques-page. Paragraphe, retour \u00e0 la ligne, un espace avant le paragraphe suivant, l\u2019enjamber, du nous au je, pour faire se rejoindre les deux morceaux du texte. Couper \u00e0 480. Pile<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#17 | petits embellissements bienvenus<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le constat est universel, la plan\u00e8te se meurt. Il faut donc de s\u2019y mettre, avec des propositions concr\u00e8tes loin des grandes id\u00e9es. Remettre l\u2019arbre, au c\u0153ur de nos vies. Le comit\u00e9 Sylvestre d\u00e9cr\u00e8te donc : De laisser pousser l\u2019arbre l\u00e0 o\u00f9 il veut, d\u00e9tourner le chemin s\u2019il pousse au milieu. De ne plus couper d\u2019arbres et de n\u2019utiliser comme bois que ceux qui tombent naturellement. D\u2019instaurer une heure de contemplation du v\u00e9g\u00e9tal par jour pour tous les humains\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les autres, c&rsquo;est pour la proposition, mais la derni\u00e8re, pourquoi pas au moins 5 minutes?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#16 | il fait froid, couvrons-nous<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"576\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/16Vetements-576x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-105343\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/16Vetements-576x1024.jpeg 576w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/16Vetements-236x420.jpeg 236w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/16Vetements-768x1365.jpeg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/16Vetements-864x1536.jpeg 864w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/16Vetements-1152x2048.jpeg 1152w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/16Vetements-scaled.jpeg 1440w\" sizes=\"auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour la coupe, c\u2019est tous pareil : cylindres ou morceaux de cylindres, connect\u00e9s avec d\u2019autres morceaux de cylindres pour les branches. Textures et couleurs disent la famille et l\u2019\u00e2ge. Pour la coquetterie, les choix se portent sur les mousses, lichens, champignons et autres pendeloques v\u00e9g\u00e9tales. Si on rajoute coupe et couleurs des feuilles, leur disposition sur les branches, on multiplie \u00e0 l\u2019infini les combinaisons, nuisettes et autres robes du soir, \u00e0 porter m\u00eame de jour<\/p>\n\n\n\n<p><em>Pas si simple les v\u00eatements des passants quand il n&rsquo;y a pas de passants &#8230; Alors petite adaptation, changer observateur immobile et passants en observateur en mouvement et sujets immobiles. Les arbres<br>Pour tout savoir sur les modes vestimentaires des arbres travers le monde, voir les photos de Cedric Pollet<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#15 | cut up moi \u00e7a<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bonjour Bonjour ! Bonjour-bonjour Booooonjour ! Bonjour !!! Bonjour ? Bonjour ???<\/p>\n\n\n\n<p><em>Conversations quand on ne voit personne&#8230; Les bruits du travail, les machines, la musique, les podcasts, mais pas de conversation. Alors juste en souvenir, une collection d&rsquo;intonations et la question qui va avec, comment \u00e9crire les intonations, le ton de la voix, l&rsquo;humeur qui s&rsquo;y cache ?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#14 | rien qu\u2019une seconde<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le vent souffle. Mouvement invisible de l\u2019air qu\u2019on ne voit pas. Le vent c\u2019est pour la peau. Pour la caresse ou la claque. Pour le froid surtout, rarement pour le chaud. Le vent c\u2019est pour les yeux quand il bute sur du visible, quand il emm\u00e8ne des feuilles, les fait tourner, tanguer, rouler, osciller, h\u00e9siter, flirter, minauder, se poser puis repartir pour d\u2019autres branches ou pour d\u2019autres herbes. Pour se soustraire au vent, enfin ne plus bouger<\/p>\n\n\n\n<p><em>Un peu \u00e0-c\u00f4t\u00e9 de la proposition, mais c&rsquo;est venu avec alors j&rsquo;ai quand m\u00eame gard\u00e9. <br>Le mouvement, les choses qu&rsquo;on ne voit pas bouger mais qui bougent quand m\u00eame, le vent qui ne d\u00e9place rien, ne courbe pas les herbes, celui qu&rsquo;on per\u00e7oit autrement que par la vue, qu&rsquo;on sent sur la peau, qui siffle dans les oreilles. Mouvement quand m\u00eame<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#13 | arr\u00eater le monde<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/13Arret-1024x576.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-105319\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/13Arret-1024x576.jpeg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/13Arret-420x236.jpeg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/13Arret-768x432.jpeg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/13Arret-1536x864.jpeg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/13Arret-2048x1152.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Les arr\u00eater, eux qui montent et qui vont rejoindre ceux qui descendent, qui vont bient\u00f4t cacher les montagnes nous laisser juste supposer ou en est la limite pluie neige, nous cacher les derni\u00e8res feuilles d\u2019automne, ces nuages que pourtant tu aimes tant pour leur part de myst\u00e8re, pour ce qu\u2019ils gomment de l\u2019arri\u00e8re. Mais pas aujourd\u2019hui, aujourd\u2019hui tu voudrais les arr\u00eater pour voir encore les arbres avant qu\u2019ils ne soient nus. Oscillation de ce qu\u2019on veut<\/p>\n\n\n\n<p><em>L&rsquo;id\u00e9e derri\u00e8re, notre inconstance, inconsistance, nos h\u00e9sitations, oscillations, revirements&#8230; Plus moyen de retrouver le titre de ce livre de Ryoko Sekiguchi sur les saisons, notre impatience de la saison qui vient m\u00e9lang\u00e9e aux regrets de celle qui s&rsquo;en va, les pommes acides et les prunes trop m\u00fbres&#8230; D&rsquo;ou, oui, l&rsquo;envie d&rsquo;arr\u00eater, faire une pause, profiter plus longtemps du moment o\u00f9 \u00e7a bascule, arr\u00eater pendant que c&rsquo;est sur la tranche pour profiter des deux en m\u00eame temps&#8230; Gourmandise ? <\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#12 | la grisaille, les dessous<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/12GrisailleDessous-1024x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-103333\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/12GrisailleDessous-1024x1024.jpeg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/12GrisailleDessous-420x420.jpeg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/12GrisailleDessous-200x200.jpeg 200w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/12GrisailleDessous-768x768.jpeg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/12GrisailleDessous-1536x1536.jpeg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/12GrisailleDessous-2048x2048.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>De la grisaille de silence, les images sans les mots, du brouhaha du trop de mots, des paroles sans leur sens, \u00e0 tout \u00e7a redonner force, forme, contour et vie<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c0 creuser cette histoire de gris, un peu l\u00e9ger comme notes, encore beaucoup \u00e0 faire<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#11 | c&rsquo;est dimanche<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lire et \u00e9crire c\u2019est depuis l\u2019\u00e9cole primaire, CP pour cours pr\u00e9paratoire. Des fiches de lectures \u00e9crites expr\u00e8s tous les jours, pas de livre, des histoires de la vie, les oiseaux du jardin, le g\u00e2teau qui sent bon, la visite chez le garagiste ou le nez qui coule en hiver. La vie. Quand P\u00e9p\u00e9 Fernand est parti en retraite \u00e0 la fin du cours pr\u00e9paratoire, on \u00e9tait tous pr\u00eats. \u00c0 tout lire et \u00e0 tout \u00e9crire<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#10 | Pendant que<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pendant que je rabote les planches de la future \u00e9tag\u00e8re pour les livres, je pense \u00e0 l\u2019arbre dont on a fait ces planches, ses veines, son grain, sa texture. Pendant que je rabote les planches de la future \u00e9tag\u00e8re pour les livres, je pense au papier, p\u00e2te feuilles puis pages, dont on a fait ces livres, aux fibres du papier et aux fibres des planches. Souvenirs d\u2019arbres<\/p>\n\n\n\n<p><em>Encore des histoires de bois, d&rsquo;arbres, de papier, d\u00e9cid\u00e9ment, quelque chose construire avec toutes ces planches <\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#09 | ne pas s&rsquo;attarder sur<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221120-1024x768.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-103290\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221120-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221120-420x315.jpeg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221120-768x576.jpeg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221120-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221120-2048x1536.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Ne pas s\u2019attarder sur les feuilles qui jaunissent, qui brunissent, qui meurent et qui tombent, ne garder que leurs couleurs. Ne pas s\u2019attarder sur le jour qui se termine, se fini, qui tombe, ne garder que le coucher du soleil. Ne pas s\u2019attarder sur la pluie, sur l\u2019humidit\u00e9, sur les nuages qui d\u00e9filent, ne garder que les \u00e9claircies<\/p>\n\n\n\n<p><em>Encore des arbres, comme hier, de l&rsquo;automne, des couleurs, du bois qui travaille de l&rsquo;int\u00e9rieur, qui raisonne et r\u00e9sonne avec les cadres en noyer d&rsquo;une expo en cours, et de plus en plus s&rsquo;impose l&rsquo;id\u00e9e de faire le tour de l&rsquo;arbre.<\/em> <\/p>\n\n\n\n<p><strong>#08 | les noms c&rsquo;est du propre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/08NomsPropresArbres-768x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-101665\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/08NomsPropresArbres-768x1024.jpeg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/08NomsPropresArbres-315x420.jpeg 315w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/08NomsPropresArbres-1152x1536.jpeg 1152w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/08NomsPropresArbres-1536x2048.jpeg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/08NomsPropresArbres-scaled.jpeg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Quercus Corylus Betula Castanea Fraxinus Malus Juglans Tilia Acer Prunus Robinia Fagus Ficus Pyrus Carpinus Vitis Abies<\/p>\n\n\n\n<p><em>Et avec ces noms d&rsquo;arbres, les mots de ceux du Zoom qui parlent de personnages quand il s&rsquo;agit de noms, comment recoller tout \u00e7a , en faire un tout, coh\u00e9rent, pas trop anthropo-quelque chose ? Pas enfantin ni facile&#8230; <br>Quelqu&rsquo;un ici pour se souvenir de Pistil, la \u00ab\u00a0revue des jeunes et de la nature\u00a0\u00bb, avec sa mascotte Oreste, arbre avec yeux, bouche, semblant de nez et m\u00eame sourcils, sans oublier les feuilles pour les doigts ?<br>Notes pour plus tard donc, pour tenter une tentative de boucler la boucle : un livre en pulpe d&rsquo;arbres qui parlerait des arbres ?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#07| Chaque visage un trait<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"771\" data-id=\"101362\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/07Visage-montgane-1024x771.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-101362\" 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width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/05Ciel-1024x576.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-101367\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/05Ciel-1024x576.jpeg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/05Ciel-420x236.jpeg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/05Ciel-768x432.jpeg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/05Ciel-1536x864.jpeg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/05Ciel-2048x1152.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Ciel de moral morose.<br>Bouch\u00e9, gris, lourd, sombre, un couvercle sur une marmite de soupe froide<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#04 | Phrase de r\u00e9veil<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elles se d\u00e9placent tranquillement, nuances, d\u00e9grad\u00e9s du violet au sombres, du vert au sombre, du vif au p\u00e2le, aucun bruit, juste des vagues de lumi\u00e8res qui tournent, se courbent, s\u2019arrondissent et disparaissent pour laisser la place \u00e0 la suivante et \u00e0 celle d\u2019apr\u00e8s qui va monter, descendre, traverser ton cadre dans un sens ou un autre, revenir en arri\u00e8re. S\u2019estomper. Dispara\u00eetre. Elles sont tes aurores bor\u00e9ales personnelles<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#03 | il aurait fallu<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il t\u2019\u00e9chappe une fois de plus, le nom du personnage. Pourtant tu as le titre du livre, son auteur, tu sais que tu l\u2019as lu il n\u2019y a pas si longtemps, un livre de poche, tu vois la couverture, l\u2019image. Mais tu ne le retrouves plus. Tu l\u2019as pr\u00eat\u00e9 ? Mal rang\u00e9 ? Il aurait fallu noter \u00e0 qui tu pr\u00eates tes livres, il aurait fallu prendre le temps de les ranger, de chercher celui-l\u00e0, de retrouver le nom de ce personnage. C\u2019est quand m\u00eame lui le personnage principal\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#02 | Si loin si loin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221113-1024x576.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-101352\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221113-1024x576.jpeg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221113-420x236.jpeg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221113-768x432.jpeg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221113-1536x864.jpeg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221113-2048x1152.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Les feuilles de ch\u00eane ont un c\u00f4t\u00e9 qui accepte l\u2019eau, qui la laisse s\u2019\u00e9tendre sur toute sa surface, la recouvrir de brillant. L\u2019autre c\u00f4t\u00e9 s\u2019obstine au mat. Les gouttes y restent gouttes, elles n\u2019entreront jamais. Hydrophobe, imperm\u00e9able. Il y a un autre mot pour \u00e7a, un mot qui ne te revient pas, que tu ne retrouves pas. Qui est portant l\u00e0 puisque tu t\u2019en es d\u00e9j\u00e0 servi de ce mot. Tu le connais tu sais qu\u2019il existe. Et il reste cach\u00e9 et toi tu cherches et pas moyen. Et tu ne veux pas de la m\u00e9moire qui part, pas l\u2019oubli qui efface. Pas l\u2019oubli, pas lui, pas d\u00e9j\u00e0 \u2026.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#01 | De l&rsquo;impr\u00e9vu<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221110-1024x576.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-98021\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221110-1024x576.jpeg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221110-420x236.jpeg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221110-768x432.jpeg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221110-1536x864.jpeg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/20221110-2048x1152.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>La chaleur est revenue. Ciel bleu, le peu de neige tomb\u00e9 fond. Dans la combe en face, c\u2019est sombre du c\u00f4t\u00e9 expos\u00e9 \u00e0 l\u2019ouest, sombre du c\u00f4t\u00e9 expos\u00e9 \u00e0 l\u2019est, encore clair dans le creux rest\u00e9 bien cal\u00e9 au nord. La neige comme un ruisseau qui d\u00e9valerait jusqu\u2019en bas. Un ruisseau immobile. Ce motif la, \u00e0 cet endroit et en cette saison, encore jamais vu. Les arbres encore verts sur le versant d\u2019en face, par plaques. L\u2019automne n\u2019avait pas pr\u00e9vu \u00e7a. Un impr\u00e9vu \u00e0 pr\u00e9voir pour les ann\u00e9es qui viennent ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mode d&#8217;emploi : \u2013 Juste des notes, avec fl\u00e8ches, ast\u00e9risques, renvois, ratures, ajouts et tout et tout. 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