{"id":98149,"date":"2022-11-10T15:58:07","date_gmt":"2022-11-10T14:58:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=98149"},"modified":"2022-12-05T13:42:30","modified_gmt":"2022-12-05T12:42:30","slug":"1-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/1-4\/","title":{"rendered":"Carnets individuels | C\u00e9cile Camatte"},"content":{"rendered":"\n<p>26.<\/p>\n\n\n\n<p>Se projeter est devenu flou. Nettement. Finalement. De quoi demain sera-t-il fait. Comment s\u2019inscrira le temps sans lui. Encore que. Peut-\u00eatre. Pourquoi pas. Et si. Pause. Siroter un caf\u00e9. Suspendre le moment. Arr\u00eater les questions. Regarder les oiseaux par la fen\u00eatre. Enfoncer sa main dans la fourrure douce du chat. Sourire. Recommencer. Et demain. Mais. Enfin. Quoique. Je me demande. H\u00e9sitation. Je ne sais pas. Cela pourrait.\u00a0 Ainsi. Mais non. Flottement. Errance des interrogations.<\/p>\n\n\n\n<p><br>25.<\/p>\n\n\n\n<p>Entrouvrir et laisser entrer l\u2019air | il caresse | l\u2019air caresse | l\u2019air visite et transperce | d\u2019abord froid | ou bien frais | il entre | il descend maintenant | passe dans la gorge | b\u00e2illement | calme | s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 | ouvre la gorge | juste comme il faut | d\u00e9tente | bien-\u00eatre | soudain l\u2019invisible oxyg\u00e8ne est plus chaud | pr\u00e9sence de la luette | b\u00e2illement encore | narines l\u00e9g\u00e8rement dilat\u00e9es d\u00e9sormais | plaisir de respirer |<\/p>\n\n\n\n<p><br>24.<\/p>\n\n\n\n<p>Sentir le temps qui coule qui passe par la difficult\u00e9 \u00e0 se d\u00e9plier en se levant | le mur regarde mais ne dit rien | le chat non plus bien qu\u2019il ait ouvert un \u0153il | le feu s\u2019est presqu\u2019\u00e9teint dans le po\u00eale | silence de cet apr\u00e8s-midi au ciel blanc gris |&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><br>23.<\/p>\n\n\n\n<p>Un quatre quart, deux paires de raquettes, trois francs six sous, cinq doigts, sept jours de la semaine, un grand huit, du neuf, un dixi\u00e8me de seconde, sur les coups de onze heures, douze \u0153ufs, treize \u00e0 la douzaine, quatorze livres sterling, quinze joueurs, seize ans pass\u00e9s, dix-sept rue Mozart, dix-huit cents, dix-neuf tout court, allez page vingt, revenez sur vos pas et trois pas en avant, trois pas en arri\u00e8re, trois pas sur le c\u00f4t\u00e9 et trois de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><br>22.<\/p>\n\n\n\n<p>Donner, c\u2019est plut\u00f4t une activit\u00e9 de printemps. Offrir du renouveau, trier, se s\u00e9parer, ne garder que ceux qui seront relus. Les d\u00e9poser chez l\u2019Abb\u00e9, aux compagnons. Souvent, quelques jours apr\u00e8s, y retourner pour se fournir en nouveaut\u00e9s. S\u2019offrir alors un livre usag\u00e9, un livre qui a v\u00e9cu, comme une monnaie parall\u00e8le, un savoir, de l\u2019\u00e9criture qui circule. Roue de la vie, sams\u0101ra du livre, des pages. Passage. En d\u00e9posant, \u00eatre passeuse, peut-\u00eatre. Offrande, en tout cas.<\/p>\n\n\n\n<p><br>21.<\/p>\n\n\n\n<p>Taper des mots, taper des lettres, frapper le clavier cependant sans violence. Combattre ainsi tout au long de la journ\u00e9e. Et r\u00e9ussir cependant, le soir venu, \u00e0 ne pas avoir pu \u00e9crire.<\/p>\n\n\n\n<p><br>20.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai sorti l\u2019argent apr\u00e8s le dernier bip. Suivi toute la proc\u00e9dure. J\u2019ai r\u00e9pondu \u00ab&nbsp;Non&nbsp;\u00bb \u00e0 la pr\u00e9sentation de la carte de fid\u00e9lit\u00e9. Enfin pouvoir payer apr\u00e8s la m\u00e9saventure traditionnelle suite \u00e0 une lecture impossible de code barre. La caissi\u00e8re est alors intervenue pour r\u00e9pondre au trop fr\u00e9quent blocage qui justifie encore une pr\u00e9sence humaine. Nul besoin de dire quoique ce soit. La lumi\u00e8re et le son de la machine ont fait leur travail. Elle tape sur le clavier, utilise sa clef puis repart.&nbsp;<br><br>19.<\/p>\n\n\n\n<p>Moi qui ouvre la porte Lui qui entre Il n\u2019est pas seul Elle sourit observe l\u2019\u00e9change \u00e9coute sans rien dire Lui qui effectue ce pourquoi il vient Moi qui referme derri\u00e8re eux puis qui r\u00e9ponds avec plaisir au t\u00e9l\u00e9phone Lui qui demande Moi qui r\u00e9ponds \u00e0 ses questions Nous qui parlons agr\u00e9ablement Moi qui pousse la porte puis la tire pour finalement la repousser et entrer Elle qui d\u00e9bute visiblement dans la boutique Moi qui h\u00e9site r\u00e9fl\u00e9chis puis finis par arriver \u00e0 la caisse Elle qui demande de l\u2019aide Moi qui repars<\/p>\n\n\n\n<p><br>18.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les vagues travaillent. Elles viennent de loin, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la mer M\u00e9diterran\u00e9e, jusqu\u2019ici. On ne sait pas quand elles ont commenc\u00e9. Il y a tr\u00e8s longtemps, peut-\u00eatre, quand l\u2019eau calme et lourde tout \u00e0 coup s\u2019est mise en col\u00e8re, quand l\u2019eau se m\u00e9langea au feu et \u00e0 la terre, et que dans le ciel il y eut de larges trous, de profondes trombes. Alors la col\u00e8re de la mer a commenc\u00e9, une col\u00e8re qui dure encore. Alors s\u2019est dit peut-\u00eatre : \u00ab&nbsp;Travaillons !&nbsp;\u00bb Et les vagues venues de toutes parts ont commenc\u00e9 \u00e0 user, \u00e0 creuser, \u00e0 cogner.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le livre est isol\u00e9. Il n\u2019est pas m\u00eal\u00e9 aux autres livres de l\u2019\u00e9tag\u00e8re. Il c\u00f4toie un bougeoir en m\u00e9tal qui contient une bougie en forme de sapin. Le sapin est en cire dor\u00e9e. Le sapin est encore emball\u00e9 dans un papier de soie blanc. Je l\u2019ai ouvert, puis referm\u00e9. Regarde la couverture, sirote mon caf\u00e9. Laisse mon esprit vagabonder. Laisse les doigts cogner le texte. Laisse mon esprit se r\u00e9veiller. Reprend un caf\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><br>17.<\/p>\n\n\n\n<p>Multiplier les p\u00e9dibus \u2014 et pas que pour les enfants \u2014 Remettre de la musique dans les kiosques \u2014 mais avec de vrais musiciens \u2014 Supprimer les musiques de supermarch\u00e9 en ville pour les f\u00eates \u2014 aaaaah No\u00ebl et ses sirupeux Jingle Bells et autres musiques typiques de d\u00e9cembre \u2014 Cr\u00e9er un mur disponible pour des po\u00e9sies anonymes \u2014 il n\u2019y a pas le m\u00e9tro partout et que voil\u00e0 de la belle musique silencieuse que la po\u00e9sie \u2014&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><br>16.<\/p>\n\n\n\n<p>Des bottines fauve qui claquent sur le sol | manteau \u00e0 tendance gris\u00e9 par les micros carreaux noir et blanc | foulard rouge pour prot\u00e9ger du froid | salopette beige fonc\u00e9 sur lequel s\u2019\u00e9tend un bavoir \u2014 pour l\u2019instant encore propre \u2014 doudoune vert p\u00e2le | pull moche de No\u00ebl et jean Levis | cale\u00e7on pour sportif dans une mati\u00e8re un peu brillante mais noire | sous-pull noir et veste matelass\u00e9e, sans manche, noire \u00e9galement | pantalon violet avec un fin liser\u00e9 noir un peu paillet\u00e9 | ceinture en cuir rose argent | blouse aux manches l\u00e9g\u00e8rement bouffantes tissu imprim\u00e9 aux cama\u00efeux de beige violet bleu et noir | \u00e9charpe chaleureuse dans les m\u00eames tons avec une veste en laine moutonneuse proche couleur terracotta | jupe longue violette pliss\u00e9e et spectaculaire gilet noir long aux manches trois-quarts en laine fantaisie | robe verte aux motifs feuilles et gilet long, sans manches, en laine marron et argent\u00e9 |<\/p>\n\n\n\n<p><br>15.<\/p>\n\n\n\n<p>Cent dix cent vingt kilom\u00e8tres par jour | dans un mois c\u2019est No\u00ebl | pas toujours \u00e9vident&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><br>14.<\/p>\n\n\n\n<p>Main sur le rideau. Et le temps qui s\u2019\u00e9tire pendant la seconde o\u00f9 le polyester se froisse et ouvre le champ du regard vers le jardin silencieux. Ce n\u2019est pas la seconde qui parle de la fine goutte qui s\u2019\u00e9crase lentement sur la table en marbre de la terrasse, non, il aurait fallu froisser le rideau plus t\u00f4t. Non, c\u2019est ce simple constat : discr\u00e8tement, comme par m\u00e9garde, il ne pleut plus. Et c\u2019est comme si la seconde devenait minute ou m\u00eame heure en attendant la reprise de la pluie.<\/p>\n\n\n\n<p><br>13.<\/p>\n\n\n\n<p>Casquette rouge, manteau noir \u00e0 l\u2019encolure fa\u00e7on fourrure marron et le t\u00e9l\u00e9phone sur l\u2019oreille. Avant m\u00eame que j\u2019ai pu nommer int\u00e9rieurement que c\u2019\u00e9tait lui, avant m\u00eame que je constate que je l\u2019ai reconnu, mon corps est devenu immobile. Mes jambes ont cess\u00e9 de marcher. Juste un peu de temps suspendu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>12.<\/p>\n\n\n\n<p>Dessous trace de musiques \u00e9cho chant\u00e9 son silences qui \u00e9vident \u00e9purent creusent galeries internes soubassements magma cr\u00e9atif qui gronde creuset mots qui br\u00fblent flamboyants ravages phrases calcin\u00e9es lettres oubli\u00e9es finitude du soleil terme mutisme des oranges moir\u00e9s aux noirs inqui\u00e9tants bleus \u00e9puis\u00e9s souffle \u00e9vent\u00e9 cr\u00e9puscule muet blancs \u00e2pres nuits p\u00e9nibles aube inqui\u00e9tante banalit\u00e9 douloureuse soubresauts amers et enfin le mot qui explose et jaillit&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><br>11.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est R\u00e9mi et Colette. C\u2019est le plaisir. Et lire, lire, lire puis faire. Les minuscules, les majuscules. Les pleins et les d\u00e9li\u00e9s, les volutes, les hampes, la plume du stylo qui crisse un peu, le papier doux, ou froid, ou lisse. Le violet, le noir, le turquoise. Il y a la po\u00e9sie. Les images, les impressions. Un baiser, mais \u00e0 tout prendre, qu\u2019est-ce ? Et les perles de pluie, et les frissons des brises. Les cahiers neufs et puis les contes, les actes, le silence et les livres. <br><br>10.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant que je t\u2019\u00e9cris, ma veste est suspendue devant le po\u00eale pour s\u00e9cher. Je hais la pluie sur moi, mais l\u2019aime pour la terre. Pendant que mon doigt tapote le clavier, les gouttes de la pluie font chanter le sol. Puis cela s\u2019arr\u00eate et le silence surgit. Pendant que je regarde mon chat dormir, il y a mon c\u0153ur qui se brise. Et des gens qui marchent, simplement, dehors. Pendant que je regarde le ciel, des satellites tournent dans l\u2019espace. Ailleurs, un homme tombe par terre, \u00e9vanoui. Pendant que j\u2019observe les nuages qui se regroupent, pas de musique dans la pi\u00e8ce. Seul ce vide inexorablement qui grandit.<\/p>\n\n\n\n<p><br>9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ne pas s\u2019attarder sur la lumi\u00e8re qui caresse le bois du secr\u00e9taire, la solitude subie, les sons de la rue qui r\u00e9sonnent au travers de cette maison d\u00e9peupl\u00e9e, les creux et les bosses et les pleins et les vides, et le silence, encore le silence, toujours ce silence. Ne pas s\u2019attarder sur ce trop court \u00e9change, ne pas s\u2019attarder sur le noeud dans la gorge. Ne pas s\u2019attarder, continuer.<\/p>\n\n\n\n<p><br>8.<\/p>\n\n\n\n<p>Max Ernst Laurent Vial Klimt Eastwood Henri Pourrat Jean-Baptiste d\u2019Allard Alfred de Musset Fran\u00e7oise Riazi Corinne Perrin Pascale Bobrzyk Mercedes Benz Pierre et Marie Curie R\u00e9mi Richard&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><br>7.<\/p>\n\n\n\n<p>| Deux yeux bruns mi-tristes mi-caresses deux mains fines \u00e9l\u00e9gantes et rac\u00e9es des l\u00e8vres un peu fines qui racontent les chagrins | Des yeux vifs et rieurs et les rayons de soleils qui les entourent jusqu\u2019aux tempes des cheveux un peu trop noirs qui parlent d\u2019une course contre le temps qui passe | Un cr\u00e2ne rond et doux sous la main une tonsure naturelle qui raconte que le temps est pass\u00e9 et une main qui tremble quelquefois sans que l\u2019on sache vraiment pourquoi | <br><br>6.<\/p>\n\n\n\n<p>Personne d\u2019autre que moi n\u2019a remarqu\u00e9 ce minuscule accroc dans le d\u00e9bit de parole un petit ralentissement qui parle de tout de rien une br\u00e8ve h\u00e9sitation microscopique quasi inexistante petit grain de sable dans une parole fluide qui accroche qui s\u2019accroche qui b\u00e9gaie insensiblement peut-\u00eatre qui brutalise l\u00e9g\u00e8rement un mot le fragilise le d\u00e9stabilise insinue un quelque chose de ternaire ou m\u00eame plus rythmique si l\u00e9g\u00e8rement bancale qu\u2019elle semble ne pas \u00eatre et pourtant<\/p>\n\n\n\n<p>5.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai pas vu le ciel ce jour. Il \u00e9tait blanc, pas vraiment uniforme. Je crois qu\u2019il y avait aussi du gris, un gris laiteux, sans consistance. Un gris plut\u00f4t monocorde. Un gris monotone. Un r\u00e9el ciel d\u2019automne. Je ne l\u2019ai pas vu. Mes yeux l\u2019ont crois\u00e9 sans parvenir \u00e0 le sentir, ni \u00e0 le percevoir. Je l\u2019ai regard\u00e9, observ\u00e9, j\u2019ai senti qu\u2019il m\u2019\u00e9chappait. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>4.<\/p>\n\n\n\n<p>Danse et danseurs. Si vivaces que mon cerveau peine \u00e0 comprendre qu\u2019ils ne soient pas \u2014 plus ? \u2014 pr\u00e9sents. Je crois que je dansais. Il me semble qu\u2019il y avait un probl\u00e8me et qu\u2019il s\u2019est r\u00e9solu. Des r\u00e9miniscences de \u00ab&nbsp;Noces&nbsp;\u00bb de Stravinsky. Ou pas. Bailler encore. Silhouettes fugaces en tournant la cuill\u00e8re. Comme des voix qui s\u2019\u00e9loignent. De plus loin comme des mots qui s\u2019\u00e9changent. Je crois presque les croiser, les retrouver, pour mieux les perdre. Une empreinte pr\u00e9sente malgr\u00e9 le vague. Vite, un caf\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>3.<\/p>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre qu\u2019il aurait fallu r\u00e9pondre. Mais il y a la lassitude des r\u00e9ponses. Peut-\u00eatre qu\u2019il y aurait fallu encore faire des efforts. Mais il y a le plaisir d\u2019\u00e9crire. Peut-\u00eatre qu\u2019il aurait fallu garder des traces. Mais il y a la certitude de la finitude. Le vide qui r\u00e9sonne. Silence.<\/p>\n\n\n\n<p>2.<\/p>\n\n\n\n<p>Odeur qui sature le nez trop-plein qui rend l\u2019\u00e9criture n\u00e9cessaire besoin de s\u2019immerger dans une bulle un endroit de silence un mouvement qui d\u00e9pose qui repose quelques mots puis d\u2019autres sans rapport brins de rimes r\u00e9sonances assonances diff\u00e9rences vagabondages et errances sans queue ni t\u00eate le papier re\u00e7oit disperse et unifie cependant b\u00e2illement mot choisi h\u00e9sitations gratouillis peut-\u00eatre ah oui il me semble et non pourquoi pourtant&nbsp;    <br><\/p>\n\n\n\n<p>1.<\/p>\n\n\n\n<p>Cherche une id\u00e9e. Cherche un carnet. Trouve un rescap\u00e9. CeC<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>26. Se projeter est devenu flou. Nettement. Finalement. De quoi demain sera-t-il fait. Comment s\u2019inscrira le temps sans lui. Encore que. Peut-\u00eatre. Pourquoi pas. Et si. Pause. Siroter un caf\u00e9. Suspendre le moment. Arr\u00eater les questions. Regarder les oiseaux par la fen\u00eatre. Enfoncer sa main dans la fourrure douce du chat. Sourire. Recommencer. Et demain. Mais. Enfin. Quoique. Je me <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/1-4\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">Carnets individuels | C\u00e9cile Camatte<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":384,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3942,3897],"tags":[],"class_list":["post-98149","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-carnets_individuels","category-le_grand_carnet"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98149","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/384"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=98149"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98149\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=98149"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=98149"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=98149"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}