{"id":98322,"date":"2022-12-12T19:18:07","date_gmt":"2022-12-12T18:18:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=98322"},"modified":"2022-12-12T19:18:08","modified_gmt":"2022-12-12T18:18:08","slug":"carnet-individuel-jen-hendrycks","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/carnet-individuel-jen-hendrycks\/","title":{"rendered":"#Carnet individuel | J Hendrycks"},"content":{"rendered":"\n<p>33_<br>un couloir de m\u00e9tro et puis le froid et puis le vide \u00e0 vue une forme sous couverture est-ce un corps mort un abri sous tissu une momie pour chauffer l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 des membres qui craquellent les pas multiples ne voit plus le vivant mon ventre grogne face terre pendant que les hommes meubles poussi\u00e8rent nos yeux nous avan\u00e7ons<\/p>\n\n\n\n<p>32_<br>des cendres dans une urne d\u00e9pos\u00e9e en HLM \u00e0 mort condens\u00e9 je me moque de l&rsquo;endroit j&rsquo;irais cracher dit Boris Vian aucune envie de vengeance je pr\u00e9f\u00e8re comprendre la mort m&rsquo;a priv\u00e9 de questions les r\u00e9ponses s&rsquo;\u00e9laborent fictives j&rsquo;aime les cimeti\u00e8res je n&rsquo;ai jamais \u00e9t\u00e9 dans le tien je pr\u00e9f\u00e9rerais m&rsquo;adresser \u00e0 la vivante captur\u00e9e enfant que tu as fait tienne qui d&rsquo;ob\u00e9dience pleurait les morts nous \u00e9chappent et avec eux la compr\u00e9hension fine d&rsquo;actes tortur\u00e9s j&rsquo;aimerais comprendre mais je n&rsquo;ai rien \u00e0 te dire je pr\u00e9f\u00e8re ne pas te penser l&rsquo;odeur des gitanes ma\u00efs suffit \u00e0 envahir l&rsquo;espace pour souvenirs<\/p>\n\n\n\n<p>31_<br>Si j\u2019enterre ma peau de guerre Silence \u00e0 l\u2019affut des odeurs musqu\u00e9es Silence Je parcours mon corps d\u00e9lest\u00e9 il attend sagement engourdit de trop savoir Les vivants agonisent je ne veux pas de plainte un je \u00e9puis\u00e9 n\u2019a pas droit face Des vivants s\u2019embarquent sur rives \u00e9chou\u00e9s les corps bleus Des coups lac\u00e8rent tendres la chair saigne Des bombes d\u00e9chiqu\u00e8tent les bras en vol Le monde br\u00fble des arbres suffoquent Des g\u00e9missements par poign\u00e9es fabriquent des chemins Silence Je me disloque<\/p>\n\n\n\n<p>30_ Leslie_ Kevin_25 novembre 2022<br>deux grands sourires selfies de 21 et 22 ans disparus apr\u00e8s une f\u00eate chez des amis, les t\u00e9l\u00e9phones n\u2019\u00e9mettent plus signe, les voitures retrouv\u00e9es vides, le chien ne grogne pas pr\u00e9sence, les proches affirment une impossible disparition volontaire, un important dispositif \u00e0 la recherche et des papiers d\u2019identit\u00e9s retrouv\u00e9s dans un conteneurs \u00e0 v\u00eatements dons, derni\u00e8res paroles connues \u00e9chang\u00e9es \u00e0 3h du matin \u00e0 Prahecq pr\u00e8s de Niort, Deux-S\u00e8vres, la capture d\u2019\u00e9cran Facebook circule sur tous les quotidiens r\u00e9gionaux<\/p>\n\n\n\n<p>29_<br>rep\u00e9rer deux canap\u00e9s face l&rsquo;un occup\u00e9 par un sac et un ordinateur se dire qu&rsquo;on peut se mettre dans l&rsquo;autre sans d\u00e9ranger ne pas relever le regard au retour du corps le haussement de sourcils le soupir les gestes agac\u00e9s -qui dureront tout le long- s&rsquo;asseoir dans le moelleux marron dire bon app\u00e9tit quand son burger arrive voir le rictus savourer ma glace chocolat banane soupirer d&rsquo;aise recevoir le merci gripp\u00e9 le merci crach\u00e9 s&rsquo;en moquer ne pas prendre pour soi choisir de lui laisser et papoter douceur au chaud dans la p\u00e9nombre des lunettes de soleil d\u00e9guster sans s&rsquo;attarder sur l&rsquo;onde insatisfaite de celle qui va dans un caf\u00e9 pour bosser mais voudrais surtout ne pas \u00eatre d\u00e9rang\u00e9e je pr\u00e9f\u00e8re ne pas recevoir les r\u00e2leries la mauvaise humeur je pr\u00e9f\u00e8re ne pas savoir ce que l&rsquo;on pense de mon incons\u00e9quence nouvelle qui se moque des gens p\u00e9nibles qui voudraient nous malais\u00e9 je pr\u00e9f\u00e8re ne pas r\u00e9pondre attendre que \u00e7a passe je pr\u00e9f\u00e8re ne pas recevoir ce qui ne m&rsquo;appartiens pas<\/p>\n\n\n\n<p>28_<br>Un enfant dit qu\u2019un autre et sans distance un parent accuse sans se demander si son propre enfant Celui qui d\u00e9noncera le premier les enfants qui apprennent leurs corps Et de dire c\u2019est grave sans se demander si ce n\u2019est pas le message qui l\u2019est plus Et de cr\u00e9er une bombe de mots \u00e0 l\u2019arrach\u00e9 entre parents d&rsquo;une m\u00eame classe qui ne pense plus objectivement d\u00e8s lors que leur petit concern\u00e9 Une micro soci\u00e9t\u00e9 se prend les pieds dans les actes d\u2019enfants sans la mesure ni la r\u00e9flexion que les adultes appliquent \u00e0 leurs prog\u00e9nitures Des parents imparfaits plussoient l\u2019exemplarit\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>27_<br>un corps observe un autre corps faible ne plus savoir effectuer les gestes communs avoir envie de rebrousser d\u2019avaler la fatigue de se noyer p\u00e9nombre<\/p>\n\n\n\n<p>25_<br>il faible \u00e9puis\u00e9_\u00e0 peine debout_rendormir les yeux_les mots flottent_la lumi\u00e8re arrache_il coussin pour chat moelleux_il poids s\u2019envole_ray\u00e9 le sucre_d\u00e9gomm\u00e9 l\u2019alcool_le chocolat ne peux pas_il fait des choix qu\u2019il croie survivre_il fait parce qu\u2019on doit_il d\u00e9cide passer outre s \u00e9reinte_il a mal souvent voudrait t\u00eate contre mur parfois une boule en lit \u00e0 l\u2019instant il soupire_s\u2019agace avance_il chope le beau en vol_triture doigts bouche cri \u00e0 flanc de vigne_une langue r\u00e2peuse une patte s\u2019\u00e9tire et l\u00e8che l\u2019impuissance_les b\u00eates savent les corps us\u00e9s et r\u00e9parent en silence<\/p>\n\n\n\n<p>24_<br>est-ce que le silence de salle d\u2019attente existe encore ? il suffit d\u2019un bruit pour que se d\u00e9cha\u00eene les autres. les \u00e9couteurs n\u2019existent plus, les commentateurs sportifs en fond comme si le monde \u00e9tait int\u00e9ress\u00e9, les dessins anim\u00e9s pour occuper les plus petits qui des \u00e9crans ne retirent que le vide, les rencontres impromptues qui deviennent si joyeuses que tu partages la conversation. j\u2019aime l\u2019ennui d\u2019attente, je n\u2019arrive pas \u00e0 lire \u00e0 fixer l\u2019espace, j\u2019observe mais je suis agac\u00e9e par ceux qui pense que nous sommes d\u2019accord avec eux, que nous partageons les m\u00eames passions, une envie de salon intime commun. les salles d\u2019attente ou le reflet incivils de nos incons\u00e9quences.<\/p>\n\n\n\n<p>23_<br>D\u00e9nombrer la peur la possibilit\u00e9 l\u2019attente. Il est 10h, 7h avant, ne pas oublier l&rsquo;ordonnance ni le produit contraste. Quel doux nom pour l\u2019injection en corps. 11 gouttes de jus de citron 6 la douleur 10 la fatigue lev\u00e9e \u00e9puis\u00e9e une poign\u00e9e seconde entre. La peur vaste ne se d\u00e9nombre pas elle grignote lentement les heures passent. 5 minutes 17 secondes au t\u00e9l\u00e9phone avec la poste et le colis chez un voisin. 1h15 au t\u00e9l\u00e9phone avec une maman d&rsquo;\u00e9cole associative pour refaire le monde intercal\u00e9 d&rsquo;infos. 2 cuill\u00e8res soupe de carottes r\u00e2p\u00e9s trois poign\u00e9es de graines diverses 1 de cranberries environ 30 feuilles de mache 1 filet d\u2019huile d\u2019olive 2 de vinaigre ou l\u2019inverse : le repas du midi pendant 15 minutes. Il faut m\u00e2cher pour mieux dig\u00e9rer dit la sant\u00e9. 2 filles aux pieds du lit plusieurs rires journ\u00e9es s\u00fbrement pas assez jamais trop de gaiet\u00e9. Deux tentatives de siestes deux tentatives de lectures des yeux ferm\u00e9s pendant 45 min une porte ouverte un r\u00e9veil oubli\u00e9 encore fatigu\u00e9e. 25 minutes de voiture 5 minutes d\u2019attente secr\u00e9tariat 35 minutes d\u2019attente salle 10 min avec le cath\u00e9ter puis la machine un produit un casque pour le bruit un corps rentr\u00e9 et puis une voix robotis\u00e9e qui demande de gonfler la poitrine du bruit 20 minutes. Et puis attendre encore le m\u00e9decin 40 minutes. Refuser l\u2019envoi du compte rendu, vouloir une voix qui dit si oui ou non. Pour l\u2019instant tout va bien. Des ann\u00e9es encore \u00e0 d\u00e9nombrer, au moins 12. Si tout va bien. Tout ira bien.<br>Croire faire partie des 2\/3 \u00e0 ne pas.<\/p>\n\n\n\n<p>22_<br>La lecture comme nourriture et si le livre \u00e9tait d\u00e9chir\u00e9 abandonn\u00e9 sous la pluie aval\u00e9 si les mots \u00e9taient ni\u00e9s est ce \u00e9go\u00efste de penser la mort d\u2019un livre lorsqu\u2019une femme dehors est install\u00e9e en campement fortune Mrs Dalloway peut-elle sauver malgr\u00e9 la frivolit\u00e9 fleurie est ce que la beaut\u00e9 de la langue suffit les hommes sol peuvent-ils encore acc\u00e9der aux mots ne sont-ils trop en bas peut-on lire quand tout aspire fond gris. Je laisse ici paysage d\u00e9sol\u00e9 le vent grince Virginia et la chambre que d\u2019autres n\u2019ont pas. Elle est emmitoufl\u00e9e la laine color\u00e9e du bonnet d\u00e9passe \u00e0 peine du monceau tissu un peu \u00e0 l\u2019\u00e9cart elle a construit un semi abri, elle ne demande rien elle est l\u00e0 et moi je me pointe avec mon livre pendant que d\u2019autres meurent de froid je m\u2019\u00e9vanouis dans la langue. Est-ce ind\u00e9cent j\u2019ai souvent honte de consommer du papier en l\u2019examinant vital quand certains survivent peines. Je ne veux pas qu\u2019elle soit jet\u00e9e \u00e9parpill\u00e9e je la veux pleine \u00e0 distiller en force femme. Je n\u2019ai pas eu le temps de d\u00e9poser La condition humaine au cimeti\u00e8re, je l\u2019ai laiss\u00e9 sur le canap\u00e9 de la ligue cancer.<\/p>\n\n\n\n<p>21_<br>Une main ne l\u00e2che pas son m\u00e9got la s\u00e8cheresse ne s\u2019enflamme pas les poubelles restent pleines. Combien de cigarettes encore rouge jet\u00e9es par les fen\u00eatres en plein courant route, combien d\u2019inconsciences larv\u00e9es depuis l\u2019avant maturit\u00e9 pourquoi seule la neige et le sable contraignent les mains \u00e0 ne pas flamber. Un \u00e9tau n\u00e9gligemment se desserre d\u2019une voiture, des hectares br\u00fblent, des canadairs survolent un lac et des pompiers asphyxi\u00e9s. Choisir de ne pas ouvrir les doigts choisir de ne pas acheter ce paquet nicotin\u00e9 choisir de ne pas cultiver les champs pleins cancer enfants r\u00e9coltants choisir ou perdre.<\/p>\n\n\n\n<p>20_<br>Elle fait signe de passer devant voit le peu en bras sent le pas press\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 impatient peut-\u00eatre. La ronde d\u2019articles habituels est plus courte le tapis gris n&rsquo;avance pas. Le visage las elle sourit timide j&rsquo;en rajoute toujours de gaiet\u00e9 pour le moment pour la pr\u00e9sence. La chaleur de la bouche sourire pour dire \u00e0 sa journ\u00e9e p\u00e9nible je te vois vraiment.<\/p>\n\n\n\n<p>18_<br>\u00ab\u00a0Dans l\u2019espoir qu\u2019un monde soit exhum\u00e9 par le langage, quelqu\u2019un chante le lieu o\u00f9 se forme le silence. Ensuite il d\u00e9couvrira que ce n\u2019est pas parce qu\u2019elle montre sa fureur que la mer existe. Le monde non plus. C\u2019est pourquoi chaque mot dit ce qu\u2019il dit et en outre, plus et autre chose.<br>Pour que les mots ne suffisent pas, une mort dans le c\u0153ur est n\u00e9cessaire.<br>La lumi\u00e8re du langage me couvre comme une musique, image mordue par les chiens de la peine, et l\u2019hiver grimpe sur moi\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Il est 21h trop tard pour la compil mais l\u2019objectif je ne d\u00e9roge pas les jours me fais signe. Je n\u2019ai pas pu mais maintenant je peux. Je ne vais pas loin, des livres tout autour, suffit de tendre la main. Chevet le mieux, le maintenant, Alejandra veille, la page au hasard car tout chez elle m\u00e9rite de dire peu importe donc je ne triche pas je prends et ouvre mais y a-t-il vraiment des hasards ? Je tombe sur \u00ab le mot qui gu\u00e9rit \u00bb le titre, va-t-il appuyer sur l\u2019\u0153il ou sur l\u2019\u00e2me ? Je vais recopier et tourner la page jusqu\u2019\u00e0 pile 480 pour voir pour tenter je ne m\u2019arr\u00eate pas en plein vol je finis le mot, les lettres ne peuvent rester dansantes sans partenaires \u00e7a fait 478 signes, j&rsquo;avance, j&rsquo;inverse. Je l\u2019aime parce que malgr\u00e9 son suicide elle me chuchote la vie.<\/p>\n\n\n\n<p>17_<br>Qui dit beau. L&#8217;embellissement m&rsquo;int\u00e9resse en confort je demande que chacun puisse dormir en protection des cabines lits bancs qui se ferment pour un point sommeil v\u00e9ritable. Les cartons ne suffisent pas \u00e0 murer le jour \u00e0 claquer les mains baladeuses \u00e0 r\u00e9primer le vol d&rsquo;usage gras. De la n\u00e9cessit\u00e9 de respirer pendant quelques heures sans aguets paupi\u00e8res sans taquets pieds. Il ne s&rsquo;agit pas de parquer mais de diss\u00e9miner dans les parcs dans les m\u00e9tros de v\u00e9ritables lieux de cultes repos qu&rsquo;un ouvrier puisse poser 10 min un corps que le sans abri trouve arr\u00eat sans pluie qu&rsquo;une m\u00e8re couve son b\u00e9b\u00e9 si besoin nourrir sans regards noirs. Le droit \u00e0 la d\u00e9cence d&rsquo;\u00eatre n\u00e9 sans rien demander droit \u00e0 partager l&rsquo;espace en conscience avec les v\u00e9g\u00e9taux grilles ouvertes sur les instincts r\u00eaveurs. Chacun devrait pouvoir poser une t\u00eate rel\u00e2cher un bras. Rendre beau accessible le primaire chasse capitalisme. Je rends la honte \u00e0 ses propri\u00e9taires casseurs de bancs instigateurs de pointes sur m\u00e9tal pour emp\u00eacher la qui\u00e9tude des corps. La base survie. J&#8217;embellis de soin rejet consommateur de celui qui jouit seulement de pouvoir payer. Le besoin rehauss\u00e9 valoris\u00e9 caress\u00e9. Je fustige le clinquant le beau n&rsquo;est pas l\u00e0 ou dit la monnaie. Elle ment elle martyrise le bas peuple sans dents. Qui dit beau. Pas celui qui \u00e9crase les faces terre pas celui qui regarde le ciel et crache sur l&rsquo;homme sol. Je dis non. Je dis le beau est douche repas eau acc\u00e8s sanitaire un coin soleil \u00e0 l&rsquo;abri corps l&rsquo;appartenance rue b\u00e9ton oiseau.<br><\/p>\n\n\n\n<p>15_<br>Je vole les mots \u00e0 la journ\u00e9e, si l\u2019on pr\u00eate habitude \u00e0 ce qui fait miroir vie, ils disent ce que l\u2019on consomme ou l\u2019on va qui l&rsquo;on est et puis la rue qui s\u2019\u00e9tale franche et sans filtre, les bruits qui entravent la captation parfois. J\u2019ai beaucoup guett\u00e9 aujourd\u2019hui et \u00e0 travers je devine des existences souterraines. Des feuilles s\u2019envolent, je suis perdue sans mes notes t\u00e9l\u00e9phone et je m\u2019\u00e9parpille. Revenir \u00e0 la base, sur des serviettes l\u2019encre, sur ce qui passe nous avons perdu le papier de vue.<\/p>\n\n\n\n<p>adieu c&rsquo;est la premi\u00e8re fois t&rsquo;as fait un test ou pas on est au complet il est positif imaginez votre d\u00e9co wesh reste tranquille aller hop au boulot oh putain heureusement que je suis rest\u00e9e chez moi ce week-end c&rsquo;est beau le papillon la meuf elle va se dire je fais que \u00e7a de ma vie je r\u00e9fl\u00e9chis \u00e0 tout \u00e7a pour te dire je suis tr\u00e8s tr\u00e8s mitig\u00e9e ca a tir\u00e9 un peu sur le dos la semaine derni\u00e8re j&rsquo;ai pas fait un truc de fou ici c&rsquo;est des gaufres y a pas ce qu&rsquo;on cherche c est pas normal 3.5 euros svp oui rel\u00e2chez bien buvez un peu quand tu vois un truc qui te pla\u00eet on est calme y&rsquo; a pas les prix dans ce magasin c est p\u00e9nible c&rsquo;\u00e9tait assez \u00e9trange oui du coup faut toujours demander c&rsquo;\u00e9tait pas un mauvais match ben je sais que c&rsquo;est cette semaine on va le faire une derni\u00e8re fois non mais je vais te redonner les sous si tu as mal tu arr\u00eates ah ben tu rigoles ou quoi? attends-moi baby je me cr\u00e9e un compte pour acheter le livre j&rsquo;ai une baignoire c&rsquo; est pas toi? sur pass culture pardon toi c&rsquo;est juste fringues et turbulette? tu avais pas d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 un livre la semaine derni\u00e8re je te fais pas de bisous j\u2019ai mal \u00e0 la gorge ah horrible il est con Paris c&rsquo;est la meilleure \u00e9cole pour apprendre \u00e0 conduire d\u00e9sol\u00e9 c&rsquo;est \u00e0 emporter? hohoho la musica es una medecina attend \u00e7a a l&rsquo;air g\u00e9nial \u00e7a a l&rsquo;air trop bien je pr\u00e9f\u00e8re marcher je vous laisse je vais chercher \u00e0 manger et ceux qui donnent leurs avis sans cesse on va se liqu\u00e9fier tu veux que je te redonne tout? reste pas au milieu tu vas te faire \u00e9craser pourquoi tu ne me laisse pas entendre? aller je te laisse a leu<\/p>\n\n\n\n<p>14_<br>si je ferme les yeux, douceur que de provoquer la lumi\u00e8re, mon \u0153il aime les pauses, j&rsquo;entends les portes du placard \u00e7a cogne sur le plan de travail s\u00fbrement du verre des bruits de succions de l&rsquo;enfant premier qui toujours le nez bouch\u00e9 m\u00e2che bouche ouverte, p\u00e9nible dit habituellement la m\u00e8re, le micro-onde appel aigu le r\u00e9chauffage termin\u00e9, le souffle contre mon cou la petite main qui d\u00e9cortique mon bouton de tee-shirt les pas chaussons qui glissent sur le carrelage le vent dans la chemin\u00e9e \u00e0 travers les paupi\u00e8res l&rsquo;ombre s&rsquo;agite captation minute d&rsquo;un mercredi famille d&rsquo;automne malade et le carnet prend des allures d&rsquo;intime journal d\u00e9pos\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>13_<br>La bouche forme un O les mains portent en po\u00e9sie le \u00ab\u00a0somnambule du jour\u00a0\u00bb l&rsquo;histoire s&rsquo;invente mais le son ne sort pas il est p\u00e9trifi\u00e9 en suspens autour du petit corps pourtant le vent souffle les ombres forment des taches sur le fauteuil des poup\u00e9es couch\u00e9es emmitoufl\u00e9es pour le froid pour l&rsquo;exemple par reproduction du prendre soin deux petites tresses boucles d&rsquo;or en \u00e9quilibre sur la table assise elle instruit la lumi\u00e8re concentr\u00e9e sur les lettres \u00e0 demi extirp\u00e9es de vouloir toute force savoir d\u00e9j\u00e0 lire alors que la fiction se d\u00e9noue si longue sous ses doigts les lettres peuvent rester couch\u00e9es elle sait le go\u00fbt du vent la lune qui brille autour des parents morts. Elle veille pr\u00eate \u00e0 d\u00e9lier les fils de vies qui n&rsquo;existent qu&rsquo;en songe. La bouche en O transcende les drames les larmes peuvent devenir rivi\u00e8re le noir c\u00e8dera place.<\/p>\n\n\n\n<p>12_<br>Ici la pluie le gris l&rsquo;enfant malade. La fi\u00e8vre attaque la nuit grincement de dents se termine dans le gris du matin trop t\u00f4t. Et la journ\u00e9e court.<\/p>\n\n\n\n<p>11_<br>8 ans deux b\u00e2timents se font faces accessibles \u00e0 pied. Biblioth\u00e8que et piscine mes deux occupations d\u2019enfance libre d\u2019aller seule. Je ne laisserais pas mes filles mais une autre \u00e9poque dessin\u00e9e. &nbsp;Un chien bleu \u00e0 la gouache satur\u00e9e sauve une petite fille de l\u2019esprit de la for\u00eat passons la psychanalyse un grand attachement au chien perdu qui prot\u00e8ge, et d\u2019un concours de nouvelles une suite invent\u00e9e. Les mots perdus la nouvelle s\u00fbrement peu \u00e9labor\u00e9e premi\u00e8res mains cambouis premier mots arrach\u00e9s pour imaginer une autre vie que d\u2019ici. Je me souviens d\u2019un chien rose quel clich\u00e9 l\u2019amour et le beau tout propre. Un clich\u00e9 besoin quand de noir sont faites les nuits.<br>de l\u2019importance de d\u00e9nicher des fictions ajustables qui sauve de l\u2019ambiant sourd d\u2019un d\u00e9sir fou.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>10_<br>pendant un enfant sous coups pendant une femme vagin effract\u00e9 pendant un enfant de faim pendant une femme sous d\u00e9combres pendant un enfant membres arrach\u00e9s pendant femme \u00e0 l&rsquo;arme blanche pendant un enfant vengeance p\u00e8re pendant<br>morsure br\u00fblure humiliation meurtre<br>pendant que je re\u00e7ois des injonctions calme bien \u00eatre sommeil r\u00e9parateur pendant<br>des hommes tuent<\/p>\n\n\n\n<p>9_<br>ne pas<br>l\u2019eau derri\u00e8re le sourire pleine dents les ar\u00eates jet\u00e9es os poisson d\u00e9lest\u00e9 la poule d\u00e9plum\u00e9e le glaviot \u00e9ruct\u00e9 la puce pond dans la couette la r\u00e9tine d\u00e9form\u00e9e d\u00e9formante l\u2019haleine fin de journ\u00e9e le bouton mal attach\u00e9 les frisottis d\u2019humidit\u00e9 le rictus nuisible le chien g\u00e9mit<br>choisir plut\u00f4t de<br>le sourire malgr\u00e9 l\u2019eau le poisson cru pour chirashi les \u0153ufs frais \u00e0 la coque la bact\u00e9rie expuls\u00e9e sol le chat c\u00e2lin doux sur couette le deuxi\u00e8me \u0153il qui lit l\u2019haleine chocolat\u00e9 la tenue colorie les joues les cheveux encore sur t\u00eate le sourire vague l\u2019oreille tendu au souffle sieste<\/p>\n\n\n\n<p>8_<br>Trop d\u2019hommes peuplent les rues foulent nos faces terre, j\u2019ai donc choisi d\u2019associer des autrices de ma biblioth\u00e8que aux rues que je parcours aujourd\u2019hui, en compensation et puisque la ligue cancer est juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du parc des po\u00e8tes ce sera donc des po\u00e9tesses pour contrebalancer plus encore l\u2019invisibilit\u00e9 femmes.<br>Je refuse de fouler les rues qui nous \u00e9crasent sans haut et fort. Je revendique je poing lev\u00e9 je \u00e7a suffit.<br>Les rues racontent une moiti\u00e9 d\u2019humanit\u00e9 \u00e9vinc\u00e9e, des minorit\u00e9s silenci\u00e9es. Des titres dansent, des hommes soumettent, des femmes bordent.<\/p>\n\n\n\n<p>Alejandra Pizarnik Alexandre Cabanel Orane Thibaud Pr\u00e9sident Wilson Ananda Devi Pierre-Joseph Cambon Anne Sexton Maximilien Sully H\u00e9l\u00e8ne Bessette Edouard Leroy Anne-Marie Albiach Henri Pegoud Perrine Le Querrec Emmanuel Sera Camille Readman-Prud&rsquo;Homme Louis Carayon Marie-H\u00e9l\u00e8ne Voyer Th\u00e9odule Ribot Lisette Lomb\u00e9 Henri Bergson Kiy\u00e9mis Sir Isaac Newton Julia Lep\u00e8re Pierre Duchartre Sylvia Plath Paul Riquet Charlotte Delbo Edgar Quinet Laura Vasquez Jules Massenet Ethel Adnan Alfred de Musset Anise Koltz Pierre Ab\u00e9lard M\u00e9lanie Leblanc Archim\u00e8de Souad Labbize Fran\u00e7ois Feyne Aya Mansour Amiral Courbet Salpy Baghdassarian Th\u00e9ophile Gauthier Mil\u00e8ne Tournier Maurice Ravel Edith Bruck Victor Hugo Gris\u00e9lidis R\u00e9al Voltaire Audre Lorde<\/p>\n\n\n\n<p>Il faudrait supprimer les rues et r\u00e9inventer l\u2019espace. Recommen\u00e7ons ajour\u00e9. Un monde d\u2019o\u00f9 les petites filles peuvent \u00e9crire une adresse sans dispara\u00eetre. Aujourd\u2019hui les rues Mater bousculent le silence.<\/p>\n\n\n\n<p>Alejandra Pizarnik Orane Thibaud Ananda Devi Anne Sexton H\u00e9l\u00e8ne Bessette Anne-Marie Albiach Perrine Le Querrec Camille Readman-Prud&rsquo;Homme Marie-H\u00e9l\u00e8ne Voyer Lisette Lomb\u00e9 Kiy\u00e9mis Julia Lep\u00e8re Sylvia Plath Charlotte Delbo Laura Vasquez Ethel Adnan Anise Koltz M\u00e9lanie Leblanc Souad Labbize Aya Mansour Salpy Baghdassarian Mil\u00e8ne Tournier Edith Bruck Gris\u00e9lidis R\u00e9al Audre Lorde Hortense Raynal Andr\u00e9e Chedid Albane Gell\u00e9 Laetitia Gaudefroy Colombot Ada Mond\u00e8s Florentine Rey Sara Bourre L\u00e9na\u00efg Cariou Laura Lutard Louise Lab\u00e9 Marceline Desbordes-Valmore Val\u00e9rie Rouzeau C\u00e9cile Coulon Sappho Akiko Yosano Rupi Kaur Amanda Gorman Kae Tempest\u2026&#8230;&#8230;&#8230;..<\/p>\n\n\n\n<p>7_<br>Aujourd&rsquo;hui je ne sors pas de chez moi entour\u00e9e mien les visages voisins se souviennent des croisements rapides coin de rue.<\/p>\n\n\n\n<p>le corps fl\u00e9chit d\u2019attente vive elle patiente sa promenade guette les m\u00eames corps fatigu\u00e9s pour accompagner les pas lourd les mots vivants trouer la solitude le visage lumi\u00e8re devant une porte a disparu depuis que le d\u00e9placement a eu lieu les enfants ne savent pas le corps sourire de la rencontre qui tient debout vie est-ce qu\u2019elle s\u2019illumine encore la nouvelle propri\u00e9taire a d\u00e9capit\u00e9 l\u2019arbre<br>le voisin ne dit pas bonjour le regard bas rentr\u00e9 malaisant est ce lui moi qui ne sens pas une alarme r\u00e9sonne le visage captif la bouche retourn\u00e9e un m\u00e9lange qui m\u2019inconfiance je ne resterais pas seul avec lui ni mes enfants tout pr\u00e8s est-ce mal de craindre ce qui n\u2019existe_peut-\u00eatre_pas<br>rapide son pas avant depuis la mort au foyer les traits fatigu\u00e9s le sourire fragile les yeux toujours t\u00e9nus elle enjambe le goudron les chiens servent de pr\u00e9texte la mort donne coup et le corps se courbe<\/p>\n\n\n\n<p>6_<br>La l\u00e8vre basse \u00e0 peine un rictus l\u2019impatience voix rattraper par un sourire l\u2019\u0153il tendu \u00e0 peine un visage d\u00e9voil\u00e9 le fr\u00e9missement presque innocent presque pas.<br>personne personne<br>sommes-nous le gouffre entre ce que l\u2019on pense \u00eatre les seuls \u00e0, et ceux qui partage l\u2019\u00e9cueil du vide<\/p>\n\n\n\n<p>5_<br>10h<br>Ritualis\u00e9 avec lunettes, sans, autrement j\u2019apprivoise depuis long mois le volet repeint le bruit des oiseaux derri\u00e8re le grincement de la charni\u00e8re le m\u00fbrier platane s\u2019avachit. Un palmier un c\u00e8dre un pin l\u2019immense sapin du voisin pointe les oiseaux ont fini leurs danse d\u00e9part il pleut il gris quelques pointes de soleil loin des taches noirs atrophie la vue mais c\u2019est la mienne le ciel pour rien le ciel s\u2019efforce de me montrer les nuages clairs les pointes lumi\u00e8res qui vrille le drapeau occitan flotte sur la tour du ch\u00e2teau \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019antenne relais. Rassurant je sais les b\u00e2timents devant pleins de mes voisins si bons que j\u2019en ferais bien famille.<br>M\u00eame sans lunettes je sais le familier un cercle des f\u00e9es sous les feuilles, les moustiques l\u00e0 novembre encore. Des pies tourterelles provoquent le vent.<\/p>\n\n\n\n<p>11h<br>Et d\u2019un coup il pleut et moi avec mes lunettes de soleil parce que la lumi\u00e8re forte pourtant le ciel gris. Le camion envoie des trombes dans les roues. Il y a moi mes lunettes de soleil, le claquement de l\u2019eau des essuie-glaces et ce ciel que je ne discerne plus. Regarde la route dis. Des fils sortent du ciel, tellement de fils relient terre, modernit\u00e9, maladie peut \u00eatre, haute tension, au loin \u00e7a pointe clair, au-dessus le nuage est gris fonc\u00e9. J\u2019ai toujours aim\u00e9 les endroits lumineux et maintenant je me trimballe avec des lunettes de soleil toute la journ\u00e9e m\u00eame chez moi, pour assombrir ma vue, je d\u00e9teste les endroits sombres, des endroits glauques me mettent \u00e0 mal pourtant maintenant je suis mieux l\u00e0, enterr\u00e9e dans une pi\u00e8ce les volets ferm\u00e9s, les arbres rentr\u00e9s, le ciel fatigu\u00e9. C\u2019est cotonneux, j\u2019aime foncer vers la lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>13h30<br>Un paon \u00e9gyptien droit yoga tire l\u2019\u0153il le soleil pointe. Une exigence technique mains courb\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>17h30 une nuance uniforme de gris tire vers la nuit. Le vent l\u00e9ger pousse les feuilles, mes yeux supporte le bruit.<\/p>\n\n\n\n<p>22h30<br>La nuit crache du rose les lampadaires polluent les \u00e9toiles elles restent cach\u00e9es. Un soir brumeux. Tranquille. J\u2019aimerais \u00eatre \u00e0 plusieurs endroits au m\u00eame moment et dire ce qui se joue dans les ciels. Une toux d\u00e9chire le silence et moi je respire le noir.<\/p>\n\n\n\n<p>4_<br>D&rsquo;abord apprivoiser les taches puis cueillir les incertitudes les formes et les couleurs le corps endolori l&rsquo;\u0153il cl\u00f4t les mots flottent cerveau depuis des heures demi songe post r\u00e9veil je n&rsquo;arrive pas \u00e0 les attraper si je ne d\u00e9cide pas de jeter la torpeur les nuits sont des heures de douleur sans bruit visible la langue se forme reste coinc\u00e9e un oubli depuis que j&rsquo;\u00e9cris elle veut cracher partout m\u00eame dans l&rsquo;absence d&rsquo;espace m\u00eame sans coh\u00e9rence je ne suis pas du matin pourtant c&rsquo;est l\u00e0 que viennent s&rsquo;installer les mots au creux du brouillard dans le flou vision allong\u00e9e noir un geste las que de r\u00e9ceptionner l&rsquo;id\u00e9e qui tente perc\u00e9e demi sommeil demi r\u00eave demi jour le corps encore chaud les yeux se referment une lutte entre deux besoins visc\u00e8res la fatigue emporte je vis demi je dors demi je somnole jour elle emporte ravage sur passage d&rsquo;un coup plus rien de disponible il pourrait s&rsquo;effondrer sans appel pr\u00e9alable mon visage est le signe pour l&rsquo;attentif qui veut qui aime qui prend soin du vague le langage s&rsquo;\u00e9chine \u00e0 convaincre le sourire ment celui qui veut attraper vol et soulage la nuit j\u2019\u0153uvre vie et les mots se forment pour moi seule<\/p>\n\n\n\n<p>3_<br>Le village vide des pierres du gris un fond de soleil un chat borgne m observe une promesse d&rsquo;apprentissage peint les murs \u00e0 200 m\u00e8tres une boutique et 12 mains \u00e0 l&rsquo;huile s&rsquo;attardent sur des toiles demi crayonn\u00e9s. Les perspectives brouill\u00e9es j\u2019envie les grands yeux papiers. Un accent me propose d&rsquo;entrer sur le seuil je sais les contours flous je manque les marches le temps n&rsquo;est pas venu de sauter.<\/p>\n\n\n\n<p>2_la foi tach\u00e9e<br>Les morts devraient \u00eatre libre mouvement en terre les camisoles de bois pourrissent l\u2019\u00e2me a des ailes un drap rouge en velours appelle ma main d\u2019enfant je refuse je n\u2019accueille pas la mort les \u00e9glises sont sinistres malgr\u00e9 le grandiose seuls les vitraux noirs Conques trouve gr\u00e2ce pour le retournement de la lumi\u00e8re d\u2019un requiem pleines voix. Je voudrais composter mes os qu\u2019un arbre palpite par d\u00e9composition.<br>3 novembre _ X_15 ans<br>8\u00e8me arrondissement de Paris, un pr\u00eatre s\u00e9ropositif de 52 ans rencontre un adolescent, le jeune aurait menti sur son \u00e2ge via l&rsquo;application. Et.<br>Il le drogue viole sans protection le laisse dans une chambre d\u2019h\u00f4tel, ab\u00eem\u00e9<br>Ses amis au secours gr\u00e2ce \u00e0 la localisation<br>Il \u00e9tait consentant dit l\u2019homme d&rsquo;\u00e9glise. A quoi, je demande ?<br>La maladie le sexe ou la minorit\u00e9 ?<\/p>\n\n\n\n<p>1_<br>Le temps migration venu d\u2019abord l\u2019\u00e9l\u00e9gance aller-retour pos\u00e9s branche un coup de vent et spectacle bruyant ils se pr\u00e9parent r\u00e9p\u00e8tent le voyage long piaillent ronde \u00e9labor\u00e9e le son cueille tripes devenir oiseau capturer la chaleur l\u2019automne l\u00e0 pas assez frais selon l\u2019exp\u00e9rience si\u00e8cle le monde fond je voudrais \u00eatre hirondelle pouss\u00e9e par le vent et m\u2019assoupir de soleil<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>33_un couloir de m\u00e9tro et puis le froid et puis le vide \u00e0 vue une forme sous couverture est-ce un corps mort un abri sous tissu une momie pour chauffer l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 des membres qui craquellent les pas multiples ne voit plus le vivant mon ventre grogne face terre pendant que les hommes meubles poussi\u00e8rent nos yeux nous avan\u00e7ons 32_des cendres <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/carnet-individuel-jen-hendrycks\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#Carnet individuel | J Hendrycks<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":468,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3942,3897],"tags":[],"class_list":["post-98322","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-carnets_individuels","category-le_grand_carnet"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98322","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/468"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=98322"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98322\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=98322"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=98322"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=98322"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}