{"id":98435,"date":"2022-12-20T21:48:39","date_gmt":"2022-12-20T20:48:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=98435"},"modified":"2022-12-20T22:20:01","modified_gmt":"2022-12-20T21:20:01","slug":"carnets-individuels-simone-wambeke","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/carnets-individuels-simone-wambeke\/","title":{"rendered":"#Carnets individuels | Simone Wambeke"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/telechargement-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-110856\" width=\"592\" height=\"790\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p># 40. <\/p>\n\n\n\n<p>Il continuera d\u00e8s demain matin, ce carnet. Les dix derniers jours me laissent essor\u00e9e \u00e0 trop cogiter, \u00e0 me perdre et perdre la t\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>Je prendrai dans mes morts, ce qu&rsquo;il y a de plus beau de plus chaud,<\/p>\n\n\n\n<p>je prendrai loin si loin les souvenirs que j&rsquo;ai d&rsquo;eux qui font que je les ai choisis et aim\u00e9,<\/p>\n\n\n\n<p>je les prendrai \u00e0 l&rsquo;aune de ces noms connus ou inconnus qui m&rsquo;ont constitu\u00e9e au fil des ann\u00e9es,<\/p>\n\n\n\n<p>je prendrai soin aux jours de col\u00e8re de ne pas m&rsquo;attarder sinon sur ce que je peux faire.<\/p>\n\n\n\n<p>Je prendrai le temps d&rsquo;arr\u00eater le monde au moins pour un instant en recopiant encore ces mots qui m&rsquo;\u00e9clairent.<\/p>\n\n\n\n<p>Je prendrai ma lampe, ma meilleure celle qui embellit le monde autour de moi.<\/p>\n\n\n\n<p>Je prendrai ces nuages tournants et mena\u00e7ants aux jours de faiblesse pour les changer en r\u00eave celui qui me dit je suis r\u00eave mais je suis vrai.<\/p>\n\n\n\n<p>Je prendrai tout cela et puis je p\u00e9trirai la boue et j&rsquo;en ferai de l&rsquo;or.<\/p>\n\n\n\n<p># 39.<strong> &#8230;<\/strong> Envoy\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/val-de-briey-et-jarny-estimez-vous-que-les-enseignes-des-magasins-doivent-etre-eteintes-durant-la-nuit-1662383969-1024x589.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-110214\" width=\"558\" height=\"320\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/val-de-briey-et-jarny-estimez-vous-que-les-enseignes-des-magasins-doivent-etre-eteintes-durant-la-nuit-1662383969-1024x589.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/val-de-briey-et-jarny-estimez-vous-que-les-enseignes-des-magasins-doivent-etre-eteintes-durant-la-nuit-1662383969-420x242.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/val-de-briey-et-jarny-estimez-vous-que-les-enseignes-des-magasins-doivent-etre-eteintes-durant-la-nuit-1662383969-768x442.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/val-de-briey-et-jarny-estimez-vous-que-les-enseignes-des-magasins-doivent-etre-eteintes-durant-la-nuit-1662383969.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 558px) 100vw, 558px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p># 38. \u00abJe fais souvent ce r\u00eave \u00e9trange et p\u00e9n\u00e9trant\u2026\u00bb Souvent, oui, moins depuis quelques ann\u00e9es, d&rsquo;un long chemin qui prend des allures diff\u00e9rentes selon ville ou campagne et que je n&rsquo;aime pas car pas trouv\u00e9 comment et quoi changer dans ma vie, c&rsquo;est toujours la nuit pour la ville et le jour pour la mi-campagne, et j&rsquo;y suis seule, toujours seule. Je ne m&rsquo;impatiente pas, cherche, m&rsquo;obstine, je ne r\u00e2le pas, je ne dis rien. Pourquoi si r\u00e9guli\u00e8rement ce m\u00eame parcours souvent en boucle et o\u00f9 je me perds toujours. Pas de sortie. C&rsquo;est \u00e9vident bien s\u00fbr et pourtant. Rien \u00e0 voir avec ma journ\u00e9e, je crois. Toujours silencieuce je crois, aucune rem\u00e9moration de paroles ou de musiques, et toujours noir et blanc, je crois. Pourquoi si r\u00e9manent ? Et j&rsquo;arrive toujours dans une \u00e9tendue terne et vide, o\u00f9 il n&rsquo;y a rien, que de la lave. L\u00e0 en \u00e9crivant bien s\u00fbr que c&rsquo;est limpide, bien s\u00fbr que je le sais. Je n&rsquo;ai pas eu le temps de lire Michel Butor, un peu Henri Michaux, mais j&rsquo;entend encore cette phrase :\u00ab Le r\u00eave te dit je suis r\u00eave mais je suis vrai\u00bb ?<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/M02841623440-large.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-110040\" width=\"595\" height=\"863\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p># 37. Quatre alexandrins\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Le po\u00e8te est semblable au prince des nu\u00e9es<\/p>\n\n\n\n<p>Qui hante la temp\u00eate et se rit de l&rsquo;archer<\/p>\n\n\n\n<p>Exhil\u00e9 sur le sol au milieu des hu\u00e9es<\/p>\n\n\n\n<p>Ses ailes de g\u00e9ant l&#8217;emp\u00eachent de marcher\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>M&rsquo;ont suivie longtemps depuis cette \u00e9ducation de bachotage et de r\u00e9p\u00e9titions, d&rsquo;o\u00f9 certains professeurs ont surnag\u00e9 faisant de Baudelaire et depuis longtemps, un fr\u00e8re un ami, un m\u00eame que moi. Je vais faire s\u00fbrement un \u00e9cart dans les mots, mes \u00e9tudes n&rsquo;ayant pas \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s longues. Relisant un Piero de la lune, \u00e0 travers Raphael Imbert, son livre \u00abJazz supr\u00eame\u00bb et son album \u00abBaudelaire jazz\u00bb, Edouard Glissant et patrick Chamoiseau, la m\u00e9morisation, le souvenir des mots passe plus par le jazz, des hommes et femmes vivant communautairement sont devenus esclaves en Am\u00e9rique, et se sont recompos\u00e9 une architecture en improvisant, ils n&rsquo;avaient plus la partition, des hommes et femmes de communications deviennent des hommes et femmes d&rsquo;individuation. Et dans l&rsquo;orchestre les individus se rejoignent, se stimulent et \u00e7a provoque des moments extraordinaires. Ainsi je comprends la transmission orale et la po\u00e9sie et une m\u00e9morisation r\u00e9manente qui reste sous-jacente \u00e0 ce que je vis apprends comprends depuis que j&rsquo;ai quinze ans et cette recherche de l&rsquo;extase des derviches tourneurs, de l&rsquo;amour, de l&rsquo;\u00e9criture et de la vision.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"662\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/agpphot235-1024x662.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-109773\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/agpphot235-1024x662.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/agpphot235-420x272.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/agpphot235-768x497.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/agpphot235-1536x994.jpg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/agpphot235.jpg 1696w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<p> # 36. J&rsquo;ai bien l&rsquo;ordi dans la cuisine, si, tout le temps. Je ne cuisine pas, je d\u00e9teste. La table est grande et pratique. Je lis les mails, personnels, puis les n\u00e9cessaires. Je parcours les journaux en ligne, pas ceux t\u00e9l\u00e9guid\u00e9s. Le petit d\u00e9jeuner dure tr\u00e8s longtemps. Une vid\u00e9o en appelle une autre, cet auteur, aller creuser ce qu&rsquo;il dit. Prendre des notes, r\u00e9fl\u00e9chir. Parfois j&rsquo;\u00e9cris sur le carnet, dans la foul\u00e9e. Parfois je mets l&rsquo;ordi en veille. J&rsquo;ai \u00e0 faire ailleurs. Mais je me d\u00e9p\u00eache de rentrer, pour continuer. Je n&rsquo;en voulais pas de l&rsquo;ordinateur, en 1996. Il m&rsquo;a dit tu as tort, tu devrais. Et c&rsquo;est ainsi. Quelques cours dans une association, et puis hop, c&rsquo;\u00e9tait parti. Les t\u00e9l\u00e9phones ? le premier, un tout petit rouge \u00e0 clapet, vous vous souvenez les sms, abc, def, ghi, tapez une fois pour a, deux fois pour b, etc\u2026alors un autre pr\u00eat\u00e9, gard\u00e9 longtemps. Juste pour t\u00e9l\u00e9phoner. Je viens de le rendre il y a peu pour un plus pratique, faire des photos, s&rsquo;essayer aux podcasts. Pour lire, ce sera \u00e0 la veill\u00e9e.&nbsp; Un truc bizarre, je ne lis plus quatre livres par semaine, sans regret du tout. Je lis autrement, hier apr\u00e8s une courte vid\u00e9o sur Pascal Quignard, j&rsquo;ai trouv\u00e9 un long entretien avec lui. Des bribes, des morceaux, quelques pages, mais finalement beaucoup quand m\u00eame. Jusqu&rsquo;\u00e0 minuit<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/arthur2008_bd-du-confinement-12_1618504021.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-109594\" width=\"598\" height=\"221\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/arthur2008_bd-du-confinement-12_1618504021.png 822w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/arthur2008_bd-du-confinement-12_1618504021-420x155.png 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/arthur2008_bd-du-confinement-12_1618504021-768x284.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 598px) 100vw, 598px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<p>#35. Il y a trois semaines on a pass\u00e9 un moment g\u00e9nial, en famille, il \u00e9tait revenu d&rsquo;Islande fin aout o\u00f9 il avait fait seul plus de deux mille kilom\u00e8tres en v\u00e9lo. Il voulait nous montrer sa vid\u00e9o de cinquante minutes, on le voyait rouler il tenait sa go pro a bout de bras p\u00e9dalant d&rsquo;une seule main mais surtout par moment, on le voyait de haut et seul pourtant, puis on passait au dessus d&rsquo;un lac, il p\u00e9dalait toujours. Il a d\u00fb m&rsquo;expliquer, il se sert d&rsquo;un, d&rsquo;un, ah! Mince comment \u00e7a s&rsquo;appelle? Tu sais les enfants ils en ont eu comme jouet, il faut le charger \u00e7a monte \u00e0 la verticale et \u00e7a se dirige o\u00f9 on veut avec leurs manettes, mais \u00e7a va revenir, dans deux heures quand tu seras partie! Je ne les aime pas ces trucs parce qu&rsquo;ils s&rsquo;en servent en Ukraine pour d\u00e9molir tuer encore tuer, comme les snippers en ex Yougoslavie, tu te rappelles et bien maintenant ce n&rsquo;est plus des snippers ce sont des drones\u2026Ah voil\u00e0 le mot que je cherchais, tu vois, il est revenu tout seul!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/images-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-109355\" width=\"591\" height=\"394\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>#34. Dans la neige et le verglas elle prend le car, un autre puis le tram un bus, un autre bus pour aller voir o\u00f9 en sont la grange et les travaux, retour avec \u00e9cart plusieurs cars et bus, s&rsquo;arr\u00eate au passage me voir on parle beaucoup des travaux qui durent trop, des gens qu&rsquo;elle regarde vivre dans son travail. Il lui reste autant de bus et trams, cars, pour rentrer chez elle: Je songe \u00e0 Joyce Carol Oates, cette longue d\u00e9ambulation de sa journ\u00e9e, elle en ferait la longue marche au fil des ans d&rsquo;une famille apr\u00e8s la mort du p\u00e8re et d\u00e9crirait la reconstruction apr\u00e8s la dislocation.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab Voici ton heure mon \u00e2me ton envol libre dans le silence des mots\u2026tu te tais tu admires tu m\u00e9dites tes th\u00e8mes favoris la nuit, le sommeil la mort les \u00e9toiles\u00bb Walt Whitman.( \u00c9pigraphe du livre de Joyce.<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/images.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-108954\" width=\"590\" height=\"396\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>#33. Quand on arr\u00eate d&rsquo;y penser, on a l&rsquo;impression de trahir, les bouleversements sont l\u00e0, y faire tout ce qu&rsquo;on peut pour chercher participer \u00eatre debout avec vous tous, l\u00e0 o\u00f9 on est, les journ\u00e9es s&rsquo;encha\u00eenent si pleines, pas de pauses. Je n&rsquo;\u00e9cris pas libre pas encore, alors j&rsquo;\u00e9cris d&rsquo;abord difficilement et apr\u00e8s je fais le vide en passant de l&rsquo;ordi au piano. De la concentration, oui, mais surtout une autre plan\u00e8te en immersion totale. De la musique oui mais dans un silence \u00e9norme.<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/telechargement.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-108897\" width=\"431\" height=\"671\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>#32. Ils ne me parlent pas ou je ne les entends pas ils sont toujours l\u00e0 pourtant mais dans ma t\u00eate. Ils sont o\u00f9 je ne sais pas ils disent quoi je ne sais pas ils pourraient fendre ce dur ? ils pourraient regarder derri\u00e8re mon \u00e9paule je ne sais pas, ils pourraient venir \u00e0 bout de cette opacit\u00e9? ils jusqu&rsquo;\u00e0 ma mort pourtant. Chamanes, \u00e9veill\u00e9s, sainte Th\u00e9r\u00e8se d&rsquo;Avila Hildegarde de Bingen Simone Weil vous donnez une trace, un indice?<\/p>\n\n\n\n<p>#31.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p> #30.    Chantage et sextape, fait divers ce 8 d\u00e9cembre 2022. Le conseil m\u00e9tropolitain s&rsquo;ouvre au mus\u00e9e d&rsquo;art moderne, sous haute tension. Le maire d\u00e9clare se mettre en retrait de ses fonctions tourne les talons et s&rsquo;en va dans un grand silence devant des \u00e9lus sid\u00e9r\u00e9s. Fin du conseil, vote des \u00e9lus: Soixante-treize pour la d\u00e9mission, trente-sept contre, neuf votes blancs ou nuls. Ho! Il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;un chantage de huit ans du maire visant le premier adjoint tr\u00e8s catholique film\u00e9 \u00e0 son insu dans un h\u00f4tel avec un escort-boy aggrav\u00e9 par une rumeur calomnieuse envers un autre \u00e9lu.<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"723\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/271819@2x-1024x723.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-108008\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/271819@2x-1024x723.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/271819@2x-420x296.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/271819@2x-768x542.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/271819@2x-1536x1084.jpg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/271819@2x-2048x1445.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>#29. <\/strong>Je n&rsquo;aurais pas d\u00fb quoi ah oui pas d\u00fb lui dire pas du lui faire trop souvent s&rsquo;accuser chercher ce qu&rsquo;on a mal fait et pourquoi et comment je ne veux plus c&rsquo;est se regarder regretter encore ratiociner non je ne veux plus j&rsquo;ai touch\u00e9 le fond en dessous du font plus bas encore les tr\u00e9fonds je me suis d\u00e9zingu\u00e9e d\u00e9molie non non et non \u00e7a m&rsquo;arrive encore mais de suite stop c&rsquo;est comme \u00e7a que j&rsquo;all\u00e8ge donne partage simplifie me d\u00e9munit<\/p>\n\n\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/la-mer.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-107837\" width=\"588\" height=\"309\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>#28.Ne plus ressasser long travail je m&rsquo;abstrais de ses pens\u00e9es elles sont l\u00e0 quand m\u00eame je n&rsquo;en veux plus pourtant un tas informe grossit s&rsquo;obstine je fais de la daube ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;\u00e9criture qu&rsquo;est-ce que je fais l\u00e0 petite miette qui veut et n&rsquo;accepte pas ses limites je veux tout comprendre tout embrasser tout sauver et au bout du bout cette contradiction toujours au bout de mes efforts je ne serai jamais Keith Jarret au piano pas plus que je n&rsquo;\u00e9crirai comme vous ce que je cherche c&rsquo;est d&rsquo;\u00eatre lumi\u00e8re \u00eatre joyeuse sans aucune raison de l&rsquo;\u00eatre quoi d&rsquo;autre<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Matisse.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-107600\" width=\"585\" height=\"778\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>#27. <\/strong>Attir\u00e9e ce matin sur l&rsquo;ordi par les photographes Francesca Woodman et Vivian Maier, tu donnes un oeil. Tu te ravises, tu lis, r\u00e9fl\u00e9chis longtemps, va v\u00e9rifier une r\u00e9f\u00e9rence qui t&rsquo;\u00e9chappes, te relis, puis tu ranges\u2026 non, pas encore, tu \u00e9coutes, huit minutes c&rsquo;est rien, Grand corps malade, Ga\u00e8l Faye et ben Mazu\u00e9 ensemble. Alors apr\u00e8s tu te d\u00e9p\u00eaches de balayer, laver, cuisiner un peu, manger. Tu pars vite retrouver ton amie, le temps d&rsquo;un caf\u00e9 un scrabble tu es bien, mais il est cinq heure. Tu rentres et je sais ce que tu penses quand tu le vois arriver, ce n&rsquo;est pas ce soir que tu pourras envoyer cet article!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/ALB-Marquet.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-107255\" width=\"590\" height=\"727\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p># 26. Le matin tr\u00e8s froid et un rayon de soleil, prendre la voiture, huit-cent m\u00e8tres plus loin, les arbres, leur blancheur de givre, le gel est l\u00e0, attention, rouler plus doucement. C&rsquo;est juste pour un cours d&rsquo;une demi-heure, plus que de l&rsquo;attention, c&rsquo;est de la concentration, un moment suspendu \u00e0 part. En ressortant \u00eatre pleine de vibrations toute enti\u00e8re enrichie. Rentrer et les t\u00e2ches de tous les jours se passent et diluent peu \u00e0 peu la joie int\u00e9rieure. Mais savoir que se retrouvera tout \u00e0 l&rsquo;heure ce moment concentr\u00e9 qui demandera une acuit\u00e9 et une recherche pr\u00e9cise.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"736\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Marc-Chagall-768x1068-1-736x1024.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-107020\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Marc-Chagall-768x1068-1-736x1024.webp 736w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Marc-Chagall-768x1068-1-302x420.webp 302w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Marc-Chagall-768x1068-1.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 736px) 100vw, 736px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>#25.<\/strong> Cet homme corpulent\u2014et si doux\u2014la douceur de son regard\u2014ne va pas avec l&rsquo;\u00e9normit\u00e9 de son visage\u2014 Il est une force de la nature\u2014comme un Pantagruel doubl\u00e9 de Panurge\u2014C&rsquo;est lui qui me parle d&rsquo;Antonia\u2014Elle a l&rsquo;allure et les habits d&rsquo;une simple paysanne\u2014Mais il la voit encore en son r\u00eave de petit gar\u00e7on\u2014ses vingt ans\u2014\u00e0 elle sa nourrice\u2014au dos magnifique\u2014son allure de reine\u2014Ses jambes merveilleusement sculpt\u00e9es\u2014Elle a La t\u00eate haute\u2014comme portant une charge en \u00e9quilibre\u2014les chevilles si fines\u2014son corps mille fois plus vivant que celui de ses d\u00e9j\u00e0 nombreuses ma\u00eetresses.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"662\" height=\"561\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Rosalie.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-106600\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Rosalie.jpg 662w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Rosalie-420x356.jpg 420w\" sizes=\"auto, (max-width: 662px) 100vw, 662px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>#24.<\/strong> Ne voir et n&rsquo;entendre personne. Prendre la voiture. Rouler. Vider la t\u00eate. Comme une barque, on vient de l\u00e2cher la corde, elle glisse au fil de l&rsquo;eau. S&rsquo;arr\u00eater, \u00eatre saisie par le froid, Marcher vite, revenir vers la voiture. \u00c7a se passe, c&rsquo;est tout. Corps gel\u00e9 mains gel\u00e9es, rentrer chez soi. Le v\u00e9lo d&rsquo;appartement va soulager les jambes engourdies, les pieds ankylos\u00e9s. Allumer la t\u00e9l\u00e9, enfiler les kilom\u00e8tres, et voir la fin d&rsquo;un film: elle attend depuis le d\u00e9but, \u00e7a te revient. Elle flotte entre lui et lui, en suspens comme toi, elle laisse faire le temps, ah! Rosalie!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Opalka-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-106604\" width=\"585\" height=\"585\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Opalka-1.jpg 225w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Opalka-1-200x200.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 585px) 100vw, 585px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong># 23. <\/strong>Je ne peux plus compter. Je ne sais plus compter. Je les nomme un par un. Ils sont o\u00f9 tous. Il m&rsquo;en manque. Mais je compte quand m\u00eame. En somnambule et en silence. Nul n&rsquo;entend mes comptes et d\u00e9comptes. La nuit le jour je les compte. Mon c\u0153ur n&rsquo;a pas l\u00e2ch\u00e9. Pas besoin de les \u00e9crire. Ni de les dessiner. Combien sont-ils donc. Je les compte et les compterai jusqu&rsquo;\u00e0 ma mort.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"165\" height=\"306\" data-id=\"106611\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Regine-detambel.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-106611\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<p><strong>#22.<\/strong> Je ne peux pas. J&rsquo;essaie, mais non. Impossible, pas celui-ci, pas celui-ci, Jean-Marie Gustave Le Cl\u00e9zio, je garde, martin Winckler aussi et Simone Weil encore plus, la pile s&rsquo;allonge de ceux que je veux garder. Et cette pile, d&rsquo;abord de ceux que je veux garder, elle int\u00e9resserait qui ? En col\u00e8re d&rsquo;avoir une pens\u00e9e aussi mesquine que de vouloir d\u00e9cider pour les autres. Peut-\u00eatre deux, que j&rsquo;ai beaucoup aim\u00e9s, R\u00e9gine D\u00e9tambel, \u00abLe chaste monde\u00bb ou de Malika Bellaribi, \u00ab\u00a0\u00ables sandales blanches\u00bb. Je n&rsquo;ai plus le temps de sortir, demain je porterai les deux. \u00d4 douleur.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#21.<\/strong> Contrari\u00e9e de le voir l\u00e0 lui tout jeune vingt ans \u00e0 peine assis devant le magasin avec un gobelet carton \u00e0 la main, par ces six degr\u00e9s, stopper net \u00e0 trois pas de lui, reculer derri\u00e8re le poteau, tirer deux euros du portefeuille, compliqu\u00e9 avec les doigts vieux gant\u00e9s et gel\u00e9s, revenir vers lui, mettre la pi\u00e8ce en le regardant, essayer de le joindre, comprenant que non, lui dire fran\u00e7aise en se montrant du doigt, le montrer, lui, ha! Roumain. \u00c9change impossible, impuissance blocage, col\u00e8re rentr\u00e9e. Se jurer que demain\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#20.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>#19.<\/strong> Ce matin,\u2014 Entrez, Madame, vous cherchez, l\u00e0 pour la s\u00e9curit\u00e9 \u2026 en riant :\u2014 c&rsquo;est pas parce que je suis vieille que je cherche de la s\u00e9curit\u00e9! Une petite, neuf ans, avec l&rsquo;\u00e9charpe tricolore, vous voulez que je vous aide? \u2014Je veux bien. Une femme, \u2014oui je suis all\u00e9e \u00e0 un caf\u00e9 senior, c&rsquo;est dr\u00f4lement bien, on parle au moins, venez ? \u00c0 midi, en rentrant, \u2014Je m&rsquo;arr\u00eate pas, je me d\u00e9p\u00eache, au revoir. Plus loin,\u2014j&rsquo;y vais l\u00e0, je vais le chercher, \u00e0 plus. Lui revient du boulot \u2014Bonjour, vous allez bien ? N&rsquo;h\u00e9sitez pas, si vous avez besoin d&rsquo;un coup de main? \u2014Des fois, je veux bien pour monter les sacs. Merci beaucoup.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#18.<\/strong> <\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00abJe veux dire avec tout le respect que je vous dois, que les choses doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es dans leur juste proportions, je n&rsquo;ai pas de pr\u00e9jug\u00e9s comme tu le sais bien. Si tu voulais abandonner cet emploi que tu as aujourd&rsquo;hui dans une universit\u00e9 \u00e0 mon sens m\u00e9diocre je recommanderais imm\u00e9diatement qu&rsquo;on t&rsquo;offre un contrat \u00e0 Burton Coll\u00e8ge. Combien de juifs y avait-il en Allemagne il y a deux ans ? Cinq cent milles ? Combien d&rsquo;entre eux devront partir ? Et si en Allemagne il n&rsquo;y a pas de place pour eux tous, comment se fait-il que leurs coreligionnaires et amis de France\u2026\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En vitesse, ce matin, autant de temps \u00e0 corriger mes fautes qu&rsquo;\u00e0 \u00e9crire, pas d&rsquo;orthographe, de frappe, mes doigts ne vont plus toujours o\u00f9 je leur dis. J&rsquo;aurais pu continuer plus longtemps tr\u00e8s int\u00e9ressant \u00e9crire et d\u00e9couvrir en m\u00eame temps. Sur un coin de la longue table de la cuisine, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du petit-d\u00e9jeuner fini mais pas rang\u00e9, plissant les yeux pour lire, \u00e9conomie d&rsquo;\u00e9nergie et tout le bastringue, on y est. Et une tasse de caf\u00e9, la troisi\u00e8me, du caf\u00e9 soluble, \u00e7a va plus vite et \u00e7a tient chaud. J&rsquo;ai \u00e9crit l\u00e0 o\u00f9 j&rsquo;en \u00e9tais hier soir, exactement. Je repose bien en place le marque-page.<\/p>\n\n\n\n<p>#17.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#16.<\/strong> Un homme de quarante ans attend chez le dentiste, son deux pi\u00e8ces est tout noir, un veston et un jean, un peu mou.| Un autre m\u00eame \u00e2ge, assis sur la chaise \u00e0 c\u00f4t\u00e9, habill\u00e9 tout pareil, seul son t\u00e9l\u00e9phone rouge tranche.| Toute noire sa robe informe de vieille femme&nbsp; l&rsquo;enveloppe de la t\u00eate au pied, toute accroupie qu&rsquo;elle est devant le supermarch\u00e9.| Sur la t\u00eate, une sorte de coiffe en gaze encercle ses cheveux de dentiste au travail. | En ce mois de novembre elle est habill\u00e9e chaudement mises \u00e0 part ses petites chaussures \u00e0 brides d&rsquo;\u00e9t\u00e9.| Ce jeune qui passe a des baskets gris fonc\u00e9 presque noir, tellement avachies qu&rsquo;il est difficile de savoir si elles sont communes ou d&rsquo; une marque tr\u00e8s ch\u00e8re \u00e0 la mode.| Il quitte son blouson en entrant, on voit tr\u00e8s bien son tee-shirt informe fabriqu\u00e9 par des encore plus pauvres que lui.| Manifestement de tr\u00e8s bonne coupe son trench femme d&rsquo;affaire noir lui donne une silhouette l\u00e9g\u00e8re.| Celle qui monte l&rsquo;escalier devant toi a s\u00fbrement achet\u00e9 sa parka au march\u00e9, on voit les m\u00eames partout.| Il n&rsquo;a pas lev\u00e9 sa casquette laine d&rsquo;Irlande \u00e0 chevrons gris en lui disant bonjour, il pleut.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#15.&nbsp;<\/strong>Mais c&rsquo;est que je n&rsquo;ai plus de force pour remonter. C&rsquo;est fini, l\u00e0 de charger ? Maman \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole j&rsquo;ai\u2026arr\u00eate un peu de parler tout le temps. Oui, l\u00e0, comme \u00e7a, c&rsquo;est bien. Je pr\u00e9f\u00e8re pas que tu lui en parles, ben j&#8230;mais tu m&#8217;emmerdes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#14.<\/strong>&nbsp; Il pleut le vent vente tourbillonne dans le parc. Marcher par tous temps, tous les jours. De grands pas, marcher dans le parc et du toboggan immense surgit une fillette, interloqu\u00e9e par la pluie, \u00e0 peine le temps d&rsquo;\u00eatre heureuse de voir sa bouille d\u00e9j\u00e0 loin toujours les \u00e9chos de l\u00e0-bas me reviennent emp\u00eachant un d\u00e9but de jubilation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#13.<\/strong>  Le petit gar\u00e7on sur la grande place suit son p\u00e8re l\u00e2che sa main regarde par terre et se fige le visage d\u00e9compos\u00e9 les bras \u00e9cart\u00e9s. Le p\u00e8re a compris ne s&rsquo;affole pas, il en a vu des enfants surpris par leur ombre qui les suit, le petit est immobile baisse les bras, les rel\u00e8ve pointe un doigt vers un oiseau, il se met \u00e0 sauter faire le clown et court apr\u00e8s son p\u00e8re en \u00e9clatant de rire et remet sa petite main dans la grande.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#12. <\/strong> Aujourd&rsquo;hui, il me faut creuser tr\u00e8s loin, pour trouver le dessous, comme C\u00e9zanne. Il dit : \u00abQuand on ne sait pas, ceux qui savent vous prennent par la main et vous font gentiment \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;eux balbutier votre petite histoire.\u00bb. J&rsquo;en suis l\u00e0. Des livres lus beaucoup, et l\u00e0, j&rsquo;ose sur ce fond amass\u00e9 \u00e9crire, Beaucoup de brouillons, \u00e7a m&rsquo;aide. Mais je veux fortifier ce qui m&rsquo;importe. Ecrire et \u00e9laguer, ensuite retravailler, pour que les sensations, couleurs, formes, circulent peu \u00e0 peu, je vais sortir de ce fond de terre avant que le jour ne se l\u00e8ve.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#11.<\/strong> En 2001, \u00e0 \u00abTissage color\u00e9e\u00bb association pour faire se rencontrer les gens, j&rsquo;ai particip\u00e9 \u00e0 un premier atelier d&rsquo;\u00e9criture o\u00f9 Sylviane Crouzet nous a fait \u00e9crire sur les dix mots de \u00abLe fran\u00e7ais comme on l&rsquo;aime\u00bb deux ann\u00e9es de suite. Donc tr\u00e8s tard dans la vie, vraiment la premi\u00e8re fois que j&rsquo;osais, apr\u00e8s beaucoup d&rsquo;ann\u00e9es de lecture, \u00e9crire ce qui venait de moi, dans une ambiance tr\u00e8s chaleureuse.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#10 .<\/strong> Pendant que je fais quelques courses en surveillant les prix, je passe en revue tout ce que j&rsquo;ai \u00e0 faire dans la journ\u00e9e. Pendant qu&rsquo;elle agonise, ils poursuivent chacun leur monologue int\u00e9rieur tandis que l&rsquo;un des fils finit son cercueil. Pendant que je pense mon mari d\u00e9c\u00e9d\u00e9 depuis quatorze ans encore si pr\u00e8s de moi, les petits-fils disent du tout \u00e9lectrique en deux mille trente: Mais on n&rsquo;y est pas encore!<\/p>\n\n\n\n<p><strong> #9.&nbsp;<\/strong>Ne pas s&rsquo;attarder sur les ennuis. Hier, quatre heures pour l&rsquo;assurance, je suis exc\u00e9d\u00e9e. Ne pas s&rsquo;attarder. Ne pas s&rsquo;attarder&nbsp; je ne sais pas dire non, Et hier, j&rsquo;ai dit non. Ne pas s&rsquo;attarder. Ne pas s&rsquo;attarder, l\u00e0, les guerres partout qui menacent ?&nbsp;mais d&rsquo;autres aident, accueillent.&nbsp; S&rsquo;attarder l\u00e0, s&rsquo;acharner l\u00e0, dans ma petite ville, Il y a des syriens, des ukrainiens, des&#8230; S&rsquo;attarder encore.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#8. <\/strong>Paul Klee Davis Perrault Jules Ferry Michel Rondet Jean-Fran\u00e7ois Manier Michel Cannonier Salvador Allende Rov\u00e8re Maryse Horvel Frederic Nguien Michelet Marie Curie Jasques Lartigue Nadia Lintz Marthe Kotezinska Marie\u2014Fran\u00e7oise Chasseneuil Alain Beraud Serge De Meaux Blanqui Brad Mehldau Henry Michaux Auguste Blanqui Fabio montale<\/p>\n\n\n\n<p># 7. Quelqu&rsquo;une ses yeux qui te fusillent de celle qui en passant \u00e0 sonn\u00e9 \u00e0 ta porte sa bouche marmonnant tandis qu&rsquo;elle se d\u00e9tourne | Quelqu&rsquo;un sa t\u00eate enfarin\u00e9e de boulanger impavide derri\u00e8re ses yeux se demande s&rsquo;il pourra aller au bled | Quelqu&rsquo;un sa petite figure illumin\u00e9e de sourire et ses yeux brillants racontent sa journ\u00e9e il n&rsquo;a rien compris mais c&rsquo;\u00e9tait super |<\/p>\n\n\n\n<p><strong># 6. <\/strong>Fen\u00eatre jamais allum\u00e9e, on a l&rsquo;habitude, Ce jeune couple arriv\u00e9 dans la rue depuis six ans, m&rsquo;a dit \u00ab Personne ne nous parle ici \u00bb. L\u00e0 ils ont d\u00fb partir quelques jours. Personne d&rsquo;autre que moi n&rsquo;aurait remarqu\u00e9 ce qui lui manquait aujourd&rsquo;hui. Je l&rsquo;ai vu sortir de chez elle, furtive toujours, sa chienne se pr\u00e9cipitedevant faisant sa folle. D&rsquo;habitude oui, mais aujourd&rsquo;hui, pas de chienne. Elle me parlait un peu, ils ont pass\u00e9 dix ans dans la rue \u00e0 Paris avec elle, sa \u00abP\u00e9pette\u00bb elle me disait.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>#5 . <\/strong>Une nuit d&rsquo;\u00e9t\u00e9 silencieuse le ciel parlait de choses muettes avec les nuages, la voie lact\u00e9e \u00e9tincelait, comme cette aurore bor\u00e9ale o\u00f9, au bord des sph\u00e8res \u00e9toil\u00e9es, ce pianiste, recouvert d&rsquo;un manteau tr\u00e8s chaud jouait au piano cette musique limpide, la m\u00eame que celle qui aujourd&rsquo;hui renverse mon c\u0153ur au souvenir de cette beaut\u00e9 perdue.<\/p>\n\n\n\n<p>#4. Ce matin, r\u00e9veil instantan\u00e9, comme \u00e9crit \u00e0 l\u2019avance. Lucide instantan\u00e9ment sereine tu es, comment \u00e7a s\u2019appelait ? serre, non essai, non Ah Essaouira, j\u2019irai chercher sur internet, je vais prendre mon crayon, \u00e9crire de suite, si lucide ce matin et longtemps. tu penses \u00e0 et \u00e0 tu redors, sensation si l\u00e9g\u00e9re.<\/p>\n\n\n\n<p>#3. Hier matin, j\u2019ai fait quelques courses, je pensais \u00e0 cette journ\u00e9e \u00e0 venir, pleine de travail. Je traverse la place, mince, et l\u2019expo! Je m\u2019engueule toute seule: Not\u00e9e sur l\u2019agenda, sur un bout de papier sur la table, mais comment tu as pu faire pour la zapper. Du coup, je m\u2019arr\u00eate, qu\u2019est-ce que je fais, j\u2019y vais ? Mais non, non, impossible, La contrari\u00e9t\u00e9 te fait marcher plus vite, tu le vois ce mail de la m\u00e9diath\u00e8que, tu le vois!<\/p>\n\n\n\n<p>#2.C\u2019\u00e9tait au-dessus d\u2019une plage en pleine chaleur, avec de grandes mouettes et leur cri, cette odeur sal\u00e9e et une lumi\u00e8re toute bleue. On marchait sur cette longue esplanade. Et l\u00e0, dans les encoches de la muraille, un choc, j\u2019\u00e9tais dans le f\u00fbt d\u2019un canon, un tir et propuls\u00e9e dans le fond de l\u2019oc\u00e9an. Je me r\u00e9veille un peu glauque ils tirent encore, et les gens o\u00f9 sont-ils hagards ils se dispersent, courent aux abris, meurent l\u00e0 par terre, encore et encore et tout le temps. Mais c\u2019est o\u00f9, , c\u2019est o\u00f9 tout \u00e7a ?<\/p>\n\n\n\n<p>#1.Juste la rue \u00e0 traverser pour le voir, Jean-Pierre. Il vient d\u2019ouvrir son garage archi plein, il n\u2019a pas de voiture mais une moto. Il bricole.\u201dJe ne roule pas, je ne peux pas\u201d : Il attend de pouvoir changer son pneu avant. SW.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prologue. Apr\u00e8s le Kashkool.<\/strong>&nbsp;Ce petit carnet bleu, indispensable \u00e0 7 ans, perdu depuis, ( il vaut mieux&nbsp;! ). Vers seize ans, plut\u00f4t quelque cahiers de dessins, des visages d\u2019acteurs, d\u2019enfants puis une attirance pour la nature, des fleurs avec tous leurs d\u00e9tails, des arbres et leurs feuilles, et des chansons, beaucoup. Il t\u2019a fallu longtemps avant de d\u00e9couvrir le Kashkool, tu ne vas pas \u00e9crire, pas inventer, non, tu r\u00eaves! apr\u00e8s tout ce que tu as d\u00e9j\u00e0 lu&nbsp;? Pour l\u2019accouchement de ton premier enfant, tu as pos\u00e9 sur le lit de la clinique \u00ab&nbsp;les raisins de la col\u00e8re&nbsp;\u00bb \u2014Vous n\u2019avez pas quelque chose de plus l\u00e9ger \u00e0 lire?\u2014moquerie du gyn\u00e9co qui n\u2019 attendait m\u00eame pas de r\u00e9ponse, Ben oui, je lisais \u00e7a \u00e0 ce moment l\u00e0. Le kashkool est un cahier de prisonnier turque, qui note ce qu\u2019il voit, ce qu\u2019il entend, les po\u00e8mes qu\u2019il aime redire tout haut, un dessin au crayon, des anecdotes, des phrases parlantes pour rester vivant. Ravie de le d\u00e9couvrir, tu l\u2019a tenu un an, d\u00e9cor\u00e9, en couleur, des coupures de journaux ,des articles sur les films ou livres ou la politique et au fil des ann\u00e9es, il s\u2019est transform\u00e9 en papiers \u00e9pars, mais dat\u00e9s, consult\u00e9s souvent, class\u00e9s par th\u00e8mes\u2026tout ce qui t\u2019\u00e9vitait d\u2019\u00e9crire. Et depuis vingt ans, c\u2019est \u00e9crire, beaucoup, mais des comptes rendus de livre, des notes prises \u00e0 la vol\u00e9e d\u2019une vid\u00e9o, sur feuilles volantes et non lign\u00e9es, Si par hasard ces pages de brouillons sont \u00e0 carreaux, tu ne peux pas \u00e9crire droit, tu ne veux pas. Ces emp\u00eachements d\u2019\u00e9crire ce que tu veux, d\u2019\u00e9crire droit, et tant d\u2019autres emp\u00eachements tu auras lutt\u00e9 tr\u00e8s longtemps contre. Et puis tu as commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire tes r\u00eaves, le matin avant de te lever, un petit carnet sur la table de nuit, tu voulais les comprendre ces r\u00eaves. Et un premier atelier d\u2019\u00e9criture \u00e0 la m\u00e9diath\u00e8que, Alors tes feuilles volantes prennent de l\u2019importance, tu s\u00e9pares celles qui viennent de toi, de celles relev\u00e9es pendant une \u00e9mission ou une vid\u00e9o. Puis un atelier \u00e0 hautes doses, tu d\u00e9couvres tant d\u2019auteurs, comprends, articule tant de pens\u00e9es, Il te faut un r\u00e9pertoire, deux m\u00eame, pour avoir sous la main les blogs, les sites des uns et des autres, et les \u00e9crivains et leurs titres de livres. Et maintenant, tu as ouvert un autre cahier, grand format, o\u00f9 tu \u00e9cris, vraiment ce qui vient de toi, et tous les jours. Enfin, pas tout \u00e0 fait, de temps en temps, c\u2019est impossible, oui oui, m\u00eame \u00e0 la retraite depuis longtemps, tu as beaucoup \u00e0 faire. Si tu prends le stylo et n\u2019a rien \u00e0 dire, tu as recopi\u00e9 deux pages de contraintes en trois quatre mots, et tu \u00e9cris. \u00c0 quatre-vingt-deux ans il \u00e9tait temps. \u00ab&nbsp;Sicut pal\u00e9a&nbsp;\u00bb dit Claudie Hunzinger, dans \u00ab&nbsp;Un chien \u00e0 ma table&nbsp;\u00bb, elle traduit \u00ab&nbsp;On s\u2019en fout&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;C\u2019est de la balle de bl\u00e9&nbsp;\u00bb, toi tu \u00e9cris OSF et tu es l\u00e9g\u00e8re, l\u00e9g\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet article a \u00e9t\u00e9 post\u00e9 dans&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/category\/le_grand_carnet\/\"><strong>##le_grand_carnet<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/category\/le_grand_carnet\/carnets_individuels\/\"><strong>#carnets_individuels<\/strong><\/a>&nbsp;avec les mots-clefs&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/cahier\/\"><strong>cahier<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/canon\/\"><strong>canon<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/carnet\/\"><strong>carnet<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/contraintes\/\"><strong>Contraintes<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/esplanade\/\"><strong>esplanade<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/feuilles-volantes\/\"><strong>Feuilles volantes<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/garage\/\"><strong>garage<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/inventer\/\"><strong>Inventer<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/kashkool\/\"><strong>Kashkool<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/mouettes\/\"><strong>mouettes<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/plage\/\"><strong>plage<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/repertoire\/\"><strong>r\u00e9pertoire<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/reveil\/\"><strong>r\u00e9veil<\/strong><\/a>,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/tag\/reves\/\"><strong>R\u00eaves<\/strong><\/a>&nbsp;par&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/author\/swambeke\/\"><strong>Simone Wambeke<\/strong><\/a>. 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Je prendrai dans mes morts, ce qu&rsquo;il y a de plus beau de plus chaud, je prendrai loin si loin les souvenirs que j&rsquo;ai d&rsquo;eux qui font que je les ai choisis et aim\u00e9, <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/carnets-individuels-simone-wambeke\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#Carnets individuels | Simone Wambeke<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":108,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3942,3897],"tags":[3961,1884,2602,157],"class_list":["post-98435","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-carnets_individuels","category-le_grand_carnet","tag-abris","tag-canon","tag-chaleur","tag-reve"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98435","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/108"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=98435"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98435\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=98435"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=98435"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=98435"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}