{"id":99769,"date":"2022-11-13T21:12:38","date_gmt":"2022-11-13T20:12:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/?p=99769"},"modified":"2022-11-17T12:07:52","modified_gmt":"2022-11-17T11:07:52","slug":"compiles-04-40-phrase-du-reveil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/compiles-04-40-phrase-du-reveil\/","title":{"rendered":"#compiles #04\/40 | phrase du r\u00e9veil"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/rhino-1-sur-1-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-99771\" srcset=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/rhino-1-sur-1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/rhino-1-sur-1-420x280.jpg 420w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/rhino-1-sur-1-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/rhino-1-sur-1-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/rhino-1-sur-1.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Mais je n\u2019y arriverai pas&nbsp;\u00bb. J\u2019arpente les couloirs, les salles toute la journ\u00e9e, l\u2019intense fatigue \u00e0 ne plus pouvoir, placer un mot, la langue traverse, \u00e9parpill\u00e9e sur les heures, n\u2019en peut plus de dire, porter la voix, et ce matin, ce jeune devant la caisse du supermarch\u00e9, vraiment mal \u00e0 l\u2019aise, sueur au visage, cherchant \u00e0 cacher l\u2019objet du d\u00e9lit entre ses jambes, \u00ab&nbsp;vous n\u2019avez que \u00e7a&#8230; passez devant moi&nbsp;!&nbsp;\u00bb Son soulagement, et puis la honte de d\u00e9poser la bi\u00e8re qu\u2019il tentait de cacher, quand jaillit ce mot en sourdine et qui le fit sourire. \u00ab&nbsp;Allez c\u2019est pas b\u00e9zef.&nbsp;\u00bb&nbsp;FBr.<\/p>\n\n\n\n<p>Bleu vous le voulez bleu blue you are french so you want it blue bleu je ne sais pas jamais entendu \u00e7a comme si j&rsquo;avais <em>compl\u00e8tement, irr\u00e9m\u00e9diablement oubli\u00e9 le texte appris par c\u0153ur, le r\u00f4le si souvent jou\u00e9<\/em> perdu dans un brouillard de mots immensit\u00e9 rabougrie plafond trop haut champ de vision trop \u00e9troit bleu vous semblez savoir moi ma journ\u00e9e commence.BD.<\/p>\n\n\n\n<p>Un r\u00e2le. Pas m\u00eame un mot, juste un bruit. Moi, assis sur le lit, en manque d\u2019air, l\u2019air apeur\u00e9. Ce que je dis est pourtant clair, je ne comprends pas. Pourquoi ? Y a-t-il quelqu\u2019un dans ma chambre qui peut m\u2019expliquer ? Pourquoi vous avez \u00e9teint la musique&nbsp;? JLC.<\/p>\n\n\n\n<p>La nuit, sa texture de latex liquide. PV.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand on ne dort pas la nuit, on peut trouver \u00e0 noter une chose ou deux de sa r\u00e9flexion sur le r\u00e9veil. Soit :<br>Quintes de toux \u2014 Plusieurs, ces derniers temps, m\u2019ont r\u00e9veill\u00e9 au petit matin. \u00c9trange. Et difficile de me rendormir (tard). Bashung chante&nbsp;: \/J\u2019ai crev\u00e9 l\u2019oreiller, j\u2019ai d\u00fb r\u00eaver trop fort\/.&nbsp;Moi aussi, et je dois parler trop fort dans mes r\u00eaves pour que la salive coule dans mes bronches. Ou c\u2019est ce que je dis, qui m\u2019irrite les oreilles jusque-l\u00e0, dans le larynx&nbsp;? Mais, qui me parle aussi&nbsp;? Qui r\u00eave avec moi&nbsp;?<br>Et la journ\u00e9e commence trop t\u00f4t avec de quoi lire, et finir ma nuit.<br>WL.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;J&rsquo;ai ramen\u00e9 une photo du r\u00eave.&nbsp;\u00bb Le p\u00e8re psychanalyste, subjugu\u00e9 par une telle r\u00e9v\u00e9lation, veut absolument voir la photo, il veut une preuve, sa vie semble en d\u00e9pendre. Mais l\u2019appareil n\u2019a plus de batterie. Je fouille dans le sac, le p\u00e8re s\u2019impatiente. Une quinte de toux au loin me pr\u00e9occupe, elle se fait de plus en plus insistante, je n\u2019entends plus rien d\u2019autre. \u00c7a vient du couloir. Je me dirige vers la chambre, je connais le trajet sans savoir o\u00f9 je vais. La batterie est en charge, par terre, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du lit d\u2019Isabelle en train de tousser. \u00ab&nbsp;J\u2019ai ramen\u00e9 une photo du r\u00eave&nbsp;\u00bb me dis-je \u00e0 voix haute avant de noter. AnM.<\/p>\n\n\n\n<p>NooooooooooooooooN<br>NNNNNonnnnnnnnnnn<br>nnOOOOOOOOOOOnn<br>noooooooOOOOONNN<br>NNNNNNNoNNNNNNN<br>CT.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est l\u00e0, avec une t\u00eate de poup\u00e9e lustr\u00e9e et un corps d\u2019allonge, qui&nbsp; s\u2019\u00e9tire, qui s\u2019\u00e9tire\u2026 il est pos\u00e9, ou son corps se repose en partie sur&nbsp; une voiture, sur le c\u00f4t\u00e9 d\u2019une voiture, sur les portes, comme pour dire&nbsp; quelque chose avant que je monte dedans. Dominantes de rouges et jaunes&nbsp;<br>(ses joues gonfl\u00e9es&nbsp;!!!).<br>\u00ab\u2026traduction\u2026 de\u2026 \u00e0\u2026 tu\u2026 journals, pages&nbsp;!&#8230; tourne\u2026 pages\u2026\u00bb<br>Il me montre\u2026 les pages\u2026 de plusieurs livres\u2026 comme si elles en faisaient&nbsp; un autre\u2026 cette t\u00eate de r\u00e9clame des ann\u00e9es\u2026<br>A(H)M<\/p>\n\n\n\n<p>Appuis logistiques&#8230;permet de mesurer&#8230;pour faire venir du bout du monde. SMR.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8230; et le mot P\u00c9RISSABLE te met les larmes aux yeux&#8230; CdeC.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu as ferm\u00e9 ? CM.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Stress et oubli font de bons amis \u00bb. | elle a tourn\u00e9 au milieu de la nuit, la petite phrase myst\u00e9rieuse, entre premier sommeil et d\u2019autres r\u00eaves&#8230; bons amis, faux amis, je ne savais plus bien, je trouvais \u00e7a bizarre, et ce matin, regardant ces mots, stress et oubli, me suis rendu compte que c\u2019\u00e9tait eux, mes sentiments permanents, ou ma lutte contre, qui emplissent mon quotidien | Alors j\u2019ai \u00e9crit la suite de la phrase : comme de vrais amis, ils aident \u00e0 \u00e9tancher la soif de vivre : avec eux tu sautes de souci en joie, tu passes le temps sans t\u2019en apercevoir, tu affrontes dragons et \u00e9pop\u00e9es sans fl\u00e9chir. Bon d\u2019accord \u00e7a \u00e9puise un peu, mais qu\u2019est-ce qu\u2019une existence si ce n\u2019est ce recommencement perp\u00e9tuel d\u2019un vidage de batteries&nbsp;? GAS.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la p\u00e9nombre, les derniers lambeaux d&rsquo;images s&rsquo;effilochent. L&rsquo;assembl\u00e9e est sur le point de partir \u00e0 la fin de la c\u00e9r\u00e9monie, dans la confusion des mouvements, l&rsquo;agitation de la foule en d\u00e9sordre. Dans l&rsquo;urgence, la pr\u00e9cipitation se mue en pressentiment et provoque le sursaut du r\u00e9veil. D&rsquo;un geste machinal, dans le froid de la chambre, v\u00e9rifier l&rsquo;heure sur le smartphone au pied du lit. Sa lumi\u00e8re bleut\u00e9e. Deux minutes avant l&rsquo;heure du r\u00e9veil. Se lever sans faire de bruit pour ne pas la r\u00e9veiller. La sonnerie de son r\u00e9veil au moment de sortir de la pi\u00e8ce. Rendors-toi&nbsp;! PM.<\/p>\n\n\n\n<p>Ouverture ressort. Contr\u00f4le box wifi : 7:17. Chaud. \u00abC\u2019est un gen\u00e9vrier !\u00bb Comme si le passant rentrait dans ma photo. \u00abGen\u00e9vrier Gen\u00e9vrier\u00bb, j\u2019ai \u00e9teint vers minuit avec ce mot, lu dans \u00f7La forme du monde\u00f7 (Belinda Canone). Un extrait de <em>Regain<\/em> de Giono. Un cours de gym pilates ? D\u00e9part du RER \u00e0 8:38 jusqu\u2019\u00e0 Conflans fin d\u2019Oise. Caf\u00e9 \u00e0 pr\u00e9parer, sortir le pique-nique du frigo, les chaussures de marche. NE.<\/p>\n\n\n\n<p>Ai-je dit \u00ab&nbsp;je ne veux pas&nbsp;\u00bb&nbsp;? ou l&rsquo;ai-je juste pens\u00e9, je ne sais jamais vraiment si je dis ou non quand suis seule, en public je contr\u00f4le \u00e0 peu pr\u00e8s, pas tout \u00e0 fait mais tout de m\u00eame, ou dans la rue quoique l\u00e0 il m&rsquo;arrive de ne pas bloquer ce qui se forme, pour aller avec mon apparence, par malice, non j&rsquo;ai sans doute grogn\u00e9 en tendant le bras pour allumer, \u00e7a revient au m\u00eame que \u00ab&nbsp;je ne veux pas&nbsp;\u00bb, alors comme je suis dans le jour maintenant je dis \u00ab&nbsp;va petit soldat&nbsp;\u00bb. BC.<\/p>\n\n\n\n<p>la lumi\u00e8re indique qu\u2019il est tard, et des paroles de chanson imm\u00e9diates \u00ab&nbsp;je pr\u00e9f\u00e8re le son des rabouins et les solos qui n\u2019ont pas de fin&nbsp;\u00bb PCH<\/p>\n\n\n\n<p>le matin la lumi\u00e8re n&rsquo;entre pas encore dans le pi\u00e8ce. il faut allumer la lampe pr\u00e8s de la table. un livre, un caf\u00e9. le jour qui vient. la n\u00e9cessit\u00e9 des mots. MaE.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fait noir; le jour n&rsquo;est pas lev\u00e9.&nbsp;TdeP.<\/p>\n\n\n\n<p>Les derniers r\u00eaves de la nuit, lorsque d\u00e9j\u00e0 \u00e9veill\u00e9, tu te rendors quelques minutes et que le r\u00eave continue, rebondit, se renouv\u00e8le. C\u2019est selon\u2026 Chaque matin diff\u00e9rent. Tenter de garder trace dans la conscience et savoir qu\u2019on ne retient que des bribes. C\u2019est comme des langues de brouillard qu\u2019on voudrait attraper. L\u00e0, des r\u00e9sultats d\u2019\u00e9lections. Le moins pire gagne et l\u2019on ne se r\u00e9jouit pas d\u2019une victoire qui n\u2019est que la moindre des catastrophes. C\u2019est une soir\u00e9e \u00e9lectorale o\u00f9 dominent la couleur jaune et les regards contrits. SeB.<\/p>\n\n\n\n<p>On devra faire une course \u00e0 pied dans la boue ou l\u2019on court dans la boue ou l\u2019on a couru dans la boue, je ne sais pas. L.S<\/p>\n\n\n\n<p>le fleuve n\u2019\u00e9tait plus qu\u2019une pr\u00e9sence, mais un pont, tr\u00e8s haut, peut-\u00eatre celui de Pirmil \u00e0 Nantes, et sous le tablier du pont l\u2019eau qui coule, d\u00e9bit fort, l\u2019eau perpendiculaire au trac\u00e9 du fleuve mb<\/p>\n\n\n\n<p>Un \u0153il comme un visage. CS.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Qu\u2019est ce tu fais ? J\u2019entends Isabelle !&nbsp;\u00bb<br>Un silence, on \u00e9coute. L\u00e9ger bruit en bas.<br>\u00ab Elle recommence. \u2013&nbsp;Va voir mais tu n\u2019ouvre pas aux autres.\u00bb<br>Il descend, je jette un coup d\u2019\u0153il vers l\u2019heure \u2026mm trop t\u00f4t. J\u2019entends pas, ouvertures de portes, fermetures et le silence. Je sens une pr\u00e9sence sur le lit, c\u2019est Isabelle.&nbsp;<br>On se rendort tous les trois.&nbsp;<br>CM.<\/p>\n\n\n\n<p>Insomniaque \u00e9gale quinze r\u00e9veils qui n\u2019en sont pas vraiment. Vers trois heures, une phrase simple avec les mots chien et d\u00e9sordre. J\u2019\u00e9tais pourtant s\u00fbre de m\u2019en souvenir. JK.<\/p>\n\n\n\n<p>Euphonia \u2013 phoney \u2013 funny. Euphonia comme Apronenia qui \u00e9pilait le mollet de son r\/homme d\u2019homme. A v\u00e9rifier. Ramdam \u2013 d\u2019o\u00f9 \u00e7a vient, ramdam? Dans mon r\u00eave, papa \u00e9tait h\u00e2l\u00e9 \u2013 il revenait \u2013 il \u00e9tait all\u00e9 o\u00f9 ? 8:30. Il fait gris. Un \u0153il de chat. Rester au chaud dans mon corps chaud, sans corset. Corset\u00e9e quand mal au dos. C\u2019\u00e9tait cors\u00e9. C\u2019\u00e9tait quand? 20+2+5: 27. 27 ans. Il est pourtant temps, ma m\u00e8re\u2026 pourquoi Euphonia&nbsp;? A noter pour Fran\u00e7ois B. Funny girl, honey you\u2019re a funny girl. Phoney you\u2019re a phoney girl. Barbra bla bla bla.&nbsp;LL.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9cid\u00e9ment. Un r\u00e9veil sans avant&nbsp;perceptible. D\u00e9cid\u00e9ment. Mot que je n\u2019emploie jamais \u2013 sans raison particuli\u00e8re (ni amour ni inimiti\u00e9 pour sa sonorit\u00e9, le sens, des souvenirs particuliers \u2013 tiens, un peut-\u00eatre se fabrique \u00e0 l\u2019instant, une bouche et sa fa\u00e7on p\u00e9remptoire de le prononcer\u2026 \u00e0 laisser pousser.) Mot qui se serait tenu longtemps en embuscade. Ensuite, dans le no man\u2019s land de l\u2019entre-deux flottaison pr\u00e9c\u00e9dant l\u2019\u00e9loignement puis l\u2019effacement pr\u00e9visible \u2013 sucer <em>d\u00e9cid\u00e9ment<\/em>&nbsp;comme le bonbon glac\u00e9 (la pie qui chante) qui poissait la langue et venait cogner contre les dents. Des si d\u00e9ments \u2013 d\u00e9cide et ment \u2013 des si d\u2019amants \u2013 des si&nbsp;? d\u00e9ment\u2026 JdeT.<\/p>\n\n\n\n<p>Sensation de nuit brumeuse le phare l\u2019oc\u00e9an qui monte jusqu\u2019\u00e0 la coursive r\u00e9sister mais une pouss\u00e9e dans le dos peur immense la bo\u00eete de couleurs trop t\u00f4t cass\u00e9e on a \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur le choix d\u2019un cadeau c\u2019est quoi un cadeau \u00ab&nbsp;j\u2019ai peur qu\u2019un bon cadeau dans une librairie de Vaise il n\u2019y aille jamais&nbsp;\u00bb MACM.<\/p>\n\n\n\n<p>pas de brume ce matin, je ne le sais pas encore, rideaux tir\u00e9s sur le d\u00e9but du jour, et tout un fouillis en arri\u00e8re-plan constitu\u00e9 des choses accomplies la veille, des sensations d&rsquo;un sommeil profond bienfaiteur, du d\u00e9sir de rester au chaud et de boire lentement une tasse de th\u00e9 avant de revenir au r\u00e9el, la date et l&rsquo;heure de l&rsquo;incin\u00e9ration revenant comme un leitmotiv, non pas envie encore de bouger le corps, de le redresser pour d\u00e9couvrir dans la fen\u00eatre l&rsquo;immobilit\u00e9 matinale des arbres, et la chatte fait son remue-m\u00e9nage \u00e9trangement perch\u00e9e sur ce coffre qui branle un peu, juste \u00e9couter ce qui peut encore \u00eatre \u00e9cout\u00e9 de la nuit d\u00e9j\u00e0 hors de port\u00e9e. FR.<\/p>\n\n\n\n<p>Le son tout proche\u2026 Impression du visage\u2026 Reste&nbsp;! ChE.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans bras ni jambes, affol\u00e9e du sommeil qui se retire, qui creuse autour de moi la \u00ab&nbsp;vague rouleau&nbsp;\u00bb qui m\u2019entra\u00eene, o\u00f9 ricoche mon corps qui propage des ronds d\u2019onde b\u00e9gayante qui me dessinent des oreilles, une m\u00e2choire.&nbsp;<br>\u00c0 deux pas du jour, soudain, entre mes cils ouverts, une maison, ventrue comme un immeuble couch\u00e9, rose, bourr\u00e9e de fen\u00eatres. Derri\u00e8re, bouge la b\u00eate immense qui me regarde.<br>Puis, le cr\u00e9pi blanc, puis, plus rien qu\u2019une petite chose dure qui tombe.&nbsp;<br>Qui tire mes joues et ma bouche en gueule de poisson&nbsp;? Semi-ouverte, il en sort encore un souffle r\u00e9gulier.<br>CaB<\/p>\n\n\n\n<p>2 h 08. De nombreux immigrants hispanophones habitent la rue du Four on ne peut pas s&rsquo;expliquer pourquoi et comment ils sont arriv\u00e9s si nombreux si soudainement. PhB.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9veil soudain par la gr\u00e2ce \u2013 \u00d4 combien \u2013 d\u2019une petite phrase datant d\u2019avant la naissance de J., lorsque je m\u2019amusais \u00e0 lui parler, oreille coll\u00e9e au ventre arrondi de sa m\u00e8re : b\u00e9b\u00e9 ? C\u2019est papa. Tu me fais un petit boum pour me dire bonjour ?&nbsp;<br>Et le boum venait \u2013 un coude, son genou ? Peu importe. Seul le contact comptait, l\u2019\u00e9change.&nbsp;<br>Phrase soudain lanc\u00e9e de nouveau, mais en bou\u00e9e de sauvetage, au c\u0153ur des t\u00e9n\u00e8bres de l\u2019\u00e9pilepsie emprisonnant J. loin de la r\u00e9alit\u00e9 : Tu me fais un petit boum pour me dire bonjour&nbsp;?<br>Mes larmes ont coul\u00e9 lorsque les yeux de J. ont &nbsp;cess\u00e9 de rouler pour se fixer droit dans les miens&nbsp;: \u00ab Papa ! \u00bb&nbsp;<br>J. venait de rena\u00eetre.<br>ChG.<\/p>\n\n\n\n<p>De cette phrase qui \u00e9mergeait si nette au petit matin dans le brouillard et le mal de t\u00eate apr\u00e8s la courte nuit, il ne reste qu\u2019une esp\u00e8ce d\u2019\u00e9quation reliant 20 et 40 par une logique implacable et \u00e9vidente, totalement disparue depuis. IsC.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019abord j\u2019ai pens\u00e9 nuit apr\u00e8s j\u2019ai pens\u00e9 froid apr\u00e8s j\u2019ai pens\u00e9 quotidien apr\u00e8s j\u2019ai pens\u00e9 que c\u2019\u00e9tait nul apr\u00e8s je me suis dit qu\u2019est ce que je vais bien pouvoir raconter apr\u00e8s j\u2019ai cherch\u00e9 le lyrisme en moi apr\u00e8s je n\u2019ai trouv\u00e9 que le lit sous moi apr\u00e8s je me suis rendormie. GQ.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce matin encore, \u00e9mersion d\u2019une nuit sans r\u00eaves. Ou sans traces de r\u00eaves. Sans souvenirs. Tout est conscience physique. Souffle l\u00e9ger, respiration du ventre, sensation du corps lourd de gisant s\u2019imprimant sur le matelas, sa chaleur irradiant la couette. Pas de crampes, pas de douleurs. Les orteils bougent. Tout va bien. Seuls les yeux refusent de s\u2019ouvrir. Prendre le temps, la mesure de l\u2019espace, \u00e9couter les bruits, faire des projets. Ouvrir les yeux. La journ\u00e9e peut commencer. MEs.<\/p>\n\n\n\n<p>Oui, le chien. Je sais, il fait jour d\u00e9j\u00e0. UP<\/p>\n\n\n\n<p>c\u2019est comme un si\u00e8ge de tracteur m\u00e9tallique rouge \u2014 empli de trous \u2014 l\u2019assise et le dos un peu incurv\u00e9s \u2014 il n\u2019y a pas la vision du reste du v\u00e9hicule \u2014 mais c\u2019est forc\u00e9ment un tracteur \u2014 ou une faucheuse \u2014 mais celle de l\u2019enfance \u2014 le tracteur aussi c\u2019est celui d\u2019autrefois \u2014 et se dit la phrase \u2014 d\u2019une mani\u00e8re un peu obsessionnelle \u2014 \/le soleil n\u2019\u00e9tait pas encore lev\u00e9\/ \u2014 SV.<\/p>\n\n\n\n<p>Toute la nuit, le r\u00eave est revenu. Comme chaque nuit. Il est l\u00e0, \u00e0 chaque micro-r\u00e9veil, dans l\u2019infra veille. Je le reconnais. Je le sais. Il est question d\u2019une liste de choses \u00e0 faire. Plusieurs niveaux de r\u00e9alit\u00e9 se superposent avec clart\u00e9 et fixit\u00e9. Rien ne se d\u00e9roule. Images palimpseste effac\u00e9es sit\u00f4t r\u00e9veill\u00e9. Le r\u00eave reviendra la nuit prochaine et je l\u2019oublierai \u00e0 nouveau. De cette nuit-ci, je me souviens d\u2019une chose. Le visage de P. est apparu, grave. PhL.<\/p>\n\n\n\n<p>\/Le bruit d\u2019un moteur \u00e0 explosion\/. S\u2019il y a une prochaine g\u00e9n\u00e9ration, elle ne conna\u00eetra pas l\u2019odeur de gazoline. Surtout s\u2019ils en viennent \u00e0 criminaliser les tondeuses unifamiliales. En hommage anticip\u00e9 \u00e0 l\u2019essence, je vais rallier la boulangerie en voiture. Avec un peu de chance, sur ces 500 m\u00e8tres, les feux seront verts. Comme une autorisation cosmique. JT<\/p>\n\n\n\n<p>Ce serait bien une salle de danse dans la maison. Mais je ne sais pas danser la salsa. HG.<\/p>\n\n\n\n<p>\/Je couperai un bidon sur votre bouche et vous me r\u00e9pondrez.\/ La sentence flotte parmi des pens\u00e9es flous, mon cerveau en roue libre se fout absolument de la question du sens et des directions, revient sur le r\u00eave. Dans un magasin tr\u00e8s chic et cher d\u2019ustensiles de cuisine, un gros bonhomme peu am\u00e8ne me toise, fier de ses choix et de ses produits. Je sors et d\u00e9couvre l\u2019enseigne \u00ab&nbsp;les livres de cuisine&nbsp;\u00bb en effet, il y a des rayonnages remplis de livres de cuisine, envie d\u2019y retourner pour demander s\u2019il y a une recette de\u2026&nbsp;? un classique que je ne ma\u00eetrise pas. Puis j\u2019ach\u00e8te, ici ou ailleurs&nbsp;? une bougie \u00e0 cinq euros avec un sentiment de satisfaction\u2026 Ma lombalgie se rappelle \u00e0 moi, je me l\u00e8ve dans un r\u00e9el bien r\u00e9el.&nbsp;CP.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n&rsquo;\u00e9tait pas le bon r\u00e9veil. LH.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pousser : un mot-monde<br>Faut pas pousser m\u00e9m\u00e9 dans les orties : faut pas exag\u00e9rer<br>Pousser \u00e0 bout : acculer<br>Elle pousse bien : elle grandit<br>Poussez ! Poussez ! Au rugby, hier soir la France a battu l&rsquo;Afrique du Sud d&rsquo;un point<br>Une pousse de Forsythia : une bouture, un rejet<br>Arr\u00eatez de pousser : de nous bousculer<br>C\u2019est moi qui l\u2019ai pouss\u00e9 dans cette voie : orient\u00e9, encourag\u00e9<br>Pousse-toi de l\u00e0 : d\u00e9gage !&nbsp;<br>Promesse du matin : planter un figuier sous la fen\u00eatre de la chambre. Le regarder pousser.<br>FG.<\/p>\n\n\n\n<p>Un poulpe sorti d\u2019un soupirail et qui emp\u00eachait de marcher. Mon p\u00e8re. Et, juste apr\u00e8s, ma m\u00e8re: j\u2019ai r\u00eav\u00e9 de B., on marchait le long d\u2019une citerne et elle me montrait un chemin: c\u2019est par l\u00e0. Le r\u00eave de mes parents \u00e0 mon r\u00e9veil. Le fils de B avait un lupus et ma m\u00e8re m\u2019appelait : autour de la citerne il n\u2019y avait pas de chemin mais B m\u2019en montrait un et je me suis dit peut-\u00eatre qu\u2019elle veut me montrer le lupus. Ma m\u00e8re \u00e9tait sur le v\u00e9lo d\u2019appartement, et j\u2019ai cru, parce qu\u2019elle haletait un peu, qu\u2019elle pleurait: mais maman arr\u00eate d\u2019\u00eatre toute \u00e9mue \u00e7a fait peur maman qu\u2019est ce qu\u2019il y a. Avant de comprendre: tu es sur le v\u00e9lo. Oui. Et tu sais \u00e0 trente ans j\u2019ai eu cette chose quand tu es n\u00e9e, d\u2019hypertension, de 25 kilos d\u2019eau pris, de tox\u00e9mie gravidique et qui a fait qu\u2019on a d\u00fb arr\u00eater la grossesse. Oui mais maman \u00e7a c\u2019\u00e9tait li\u00e9 \u00e0 ma naissance, enfin, \u00e0 ta grossesse, et&nbsp;le lupus on a v\u00e9rifi\u00e9 je crois pas que y\u2019ait \u00e7a. Mon p\u00e8re a repris le t\u00e9l\u00e9phone pour un chagrin d\u2019amour: tu sais apr\u00e8s N, j\u2019ai d\u00fb partir de la ville, tellement j\u2019\u00e9tais mal, alors je me dis est-ce que le d\u00e9part de K., \u00e7a t\u2019a pas bris\u00e9e de l\u2019int\u00e9rieur&nbsp;? Mes parents. Pr\u00e9sents mais pas pressants, riait, et les auto-proclamait,&nbsp;mon p\u00e8re. La veille ils avaient march\u00e9 le long de la mer: mille m\u00e9duses au fond de l\u2019eau, on les voyait tout \u00e0 fait!&nbsp;J\u2019ai raccroch\u00e9 et suis sortie du lit, poulpe partout, mains, bras, \u00e9paules, pieds, genoux.&nbsp;MiT.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai le souvenir d\u2019un jour o\u00f9 il est rentr\u00e9 au petit matin ivre mort, hilare en nous r\u00e9veillant pour nous annoncer que nous \u00e9tions fauch\u00e9s, que nous avions perdu toutes nos \u00e9conomies parce qu\u2019il avait tent\u00e9 de remporter la mise \u00e0 la roulette. Il d\u00e9ambulait \u00e0 travers l\u2019appartement en vocif\u00e9rant qu\u2019il fallait prendre des risques dans la vie, que c\u2019\u00e9tait quoi les risques qu\u2019elle prenait derri\u00e8re son petit guichet, dans sa petite maison de la culture toute \u00e9troite de petite campagnarde mal d\u00e9grossie. Maman lui a saut\u00e9 dessus. Il est tomb\u00e9 en arri\u00e8re et sa t\u00eate a violemment heurt\u00e9 le plancher. Elle lui a saisi les avants-bras pour le maintenir au sol. Il \u00e9tait ivre de rires et d\u2019alcool. Elle l\u2019a regard\u00e9 avec toute la haine qu\u2019elle d\u00e9tenait depuis l\u2019enfance et sans me m\u00e9nager, sans m\u00eame penser un seul instant que je n\u2019aurais jamais d\u00fb assister \u00e0 ce genre de d\u00e9bordement, elle lui a crach\u00e9 au visage plusieurs fois d\u2019affil\u00e9e, et lui riait \u00e0 s\u2019en tordre de douleur. Quand elle eut fini, enfin quand la salive lui manqua \u00e0 la bouche, elle s\u2019est relev\u00e9e d\u2019un bond, elle s\u2019est tourn\u00e9e vers moi sans un regard pour lui, elle m\u2019a pris par le bras et nous sommes sortis sur le Vieux Port. Dans la rue nous \u00e9tions encore en pyjama, transis de froid et de tristesse. CamB.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas rentr\u00e9e&nbsp;? Inqui\u00e9tude\u2026DM.<\/p>\n\n\n\n<p>Laisse la force laisse le gar\u00e7on on choisira \/ la fen\u00eatre est \u00e0 sa place \/ jette les&nbsp; jambes comme d\u00e9baller&nbsp; \/ terrasse la nuit ton ennemi \/ va vers \u00e9crire. AD.<\/p>\n\n\n\n<p>Se pr\u00e9occuper des matins gel\u00e9s et endoloris, traverser le temps qu\u2019il fait et le temps qu\u2019il reste \u00e0 vivre dans une gel\u00e9e que tu d\u00e9pr\u00e9cies, faire comme si tu n\u2019avais rien remarqu\u00e9 \u00e0 part ce brouillard qui te masque la vue et qui t\u2019endort le cerveau comme si c\u2019\u00e9tait une enclume. EV.<\/p>\n\n\n\n<p>Quel jour, dimanche. P\u00e9gase et n\u00e9buleuses. \u00c9toiles et constellation. N\u00e9buleuse et constellation au pluriel ou au singulier ? Une phrase de r\u00e9veil. Ah oui. SyB.<\/p>\n\n\n\n<p>Cheval harass\u00e9 debout couch\u00e9 debout couch\u00e9 m\u00e2ch\u00e9e rem\u00e2ch\u00e9e pass\u00e9e repass\u00e9e toute la nuit \u00e9tait une journ\u00e9e.&nbsp;TD.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais y a de l&rsquo;eau en dessous de l&rsquo;attestation? FL.<\/p>\n\n\n\n<p>Un vol de coccinelles. Un pendentif, sorte de cam\u00e9e, en forme de marguerite. \u00d4 c\u2019que j\u2019ai bien dormi. Un lointain tir de chasse. RBV.<\/p>\n\n\n\n<p>Je t\u2019aime.CB.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me tourne sur le c\u00f4t\u00e9 gauche, je sais que c\u2019est par l\u00e0 que viennent les r\u00eaves f\u00e9conds du petit matin. Mais rien&nbsp;! si ce n\u2019est un mot, ou plut\u00f4t un nom, incontournable, NASSER en lettres majuscules noires. Je voudrais le chasser, faire de la place, rien\u2026 Nuit vide de r\u00eaves&nbsp;?&nbsp;P\u00e2le r\u00e9surgence de la COP 27&nbsp;? Et toujours la voix chaude et rauque de Rachid Taha qui m\u2019accompagne au r\u00e9veil, chaque matin depuis une semaine\u2026&nbsp;<em>Dans la joie et la douleur\u2026&nbsp;Douce France\u2026<\/em> MC.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8res traces de lumi\u00e8re invisible derri\u00e8re la persienne. D\u2019un coup. Elle s\u2019infiltre dans ton corps et devient battement, \u00e9nergie qui remonte, \u00eatre \u00e9tranger, d\u00e9mon qui te r\u00e9veille et t\u2019habite dans les vaisseau sanguins, pulsations qui te poussent vers le haut, r\u00e9sistance, tu r\u00e9sistes dans ta force centrip\u00e8te, dans ton d\u00e9sir tout s\u2019emballe, implosion dans le lit, tes pens\u00e9es ne tiennent plus le coup et t\u2019enveloppent maintenant, draps int\u00e9rieurs qui te serrent dans leurs plis et tu ne sais plus comment d\u00e9faire le noeud de la nuit. APP.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est pas une phrase qui \u00e9claire mon r\u00e9veil, mais un cri, un d\u00e9chirement : <em>NOOOOOOON !<\/em> Mon lit comme une \u00eele ; autour, des crocodiles.&nbsp;ASD.<\/p>\n\n\n\n<p>Masse de la couverture, s\u00e8cheresse de la langue : il est des sommeils \u00e9pais, qu&rsquo;on dirait avin\u00e9s. <em>Dans le jardin, les sous-v\u00eatements sont suspendus sur le fil \u00e0 linge. La fille est morte il y a peu, a aval\u00e9 des comprim\u00e9s. Pourquoi d\u00e9j\u00e0 ?&nbsp;<\/em>Au sol l&rsquo;\u00e9tendue limoneuse, des d\u00e9p\u00f4ts, fragments de pens\u00e9e, au lendemain d&rsquo;une f\u00eate qui n&rsquo;a jamais eu lieu. <em>L&#8217;emprunt bancaire est adoss\u00e9 \u00e0 un autre contrat, le m\u00e9canisme contractuel n&rsquo;a rien de solide. Les taux pourraient bien s&rsquo;envoler<\/em>. La lumi\u00e8re filtre \u00e0 travers les vole<em>t<\/em>s<em>.<\/em> <em>La culotte jaune est s\u00e8che.&nbsp;C&rsquo;est \u00e9trange ce monde o\u00f9 C. n&rsquo;existe plus.<\/em>&nbsp;Le r\u00e9el c&rsquo;est ce qui cogne et r\u00e9siste dit-on. C&rsquo;est le froid qui le dit, c&rsquo;est la soif aussi. Elle se l\u00e8ve et r\u00e9chauffe le caf\u00e9.&nbsp;C&rsquo;est un bon neuf heures.&nbsp;C. est en vie.&nbsp;L&#8217;emprunt est solide.&nbsp;Mais alors, qui a-t-on enterr\u00e9 dans le jardin ?&nbsp;MaT&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est le visage de ma m\u00e8re de profil, je le regarde de tr\u00e8s pr\u00e8s. Elle est en train de dire le mot <em>n&rsquo;importe quoi<\/em>. Je regarde sa bouche articule, je m&rsquo;approche encore plus de son visage et je pense qu&rsquo;elle ressemble \u00e0 sa soeur. C&rsquo;est le refrain d&rsquo;une chanson de <em>Yo la Tengo<\/em> que j&rsquo;entends aussi et qui se r\u00e9p\u00e8te: <em>You can have it, have it all.<\/em>&nbsp;IG.<\/p>\n\n\n\n<p>sous paupi\u00e8res lourdes, lettres et signes en tous sens, peut-\u00eatre une phrase que je n&rsquo;arrive pas \u00e0 lire&#8230;MuB&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 where do i go \u2013 possible pour un mammif\u00e8re de capter la radio ? \u2013 follow my heartbeat \u2013 No\u00ebl bient\u00f4t &#8211; le mot dimanche -\u2013 Kafka n\u2019avait pas \u00e0 passer l\u2019aspirateur \u2013 pellicules de phrases cri\u00e9es chuchot\u00e9es les unes sur les autres d\u00e9bit rapide sans oublier la foutue chanson tout autour \u2013 quel genre de cadeau il ach\u00e8te \u00e0 No\u00ebl ? \u2013 Kafka avait de l\u2019espace libre \u2013 si je ne passe pas l\u2019aspirateur aujourd\u2019hui \u2013 why I live and die \u2013 d\u00e9gage \u2013 est-ce que Kafka perdait ses cheveux ? \u2013 le mot vrac \u2013 LD.<\/p>\n\n\n\n<p>Avanti. Un seul mot au r\u00e9veil secouant un corps engourdi surchauff\u00e9. Clignotement de lambeaux d\u2019images du r\u00eave qui s\u2019\u00e9tire et se noie \u2014 rattraper celle de la pluie qui coule encore et rafra\u00eechit le corps transpirant, celle du corps qui court dans les venelles d\u2019une ville ancienne et veut attraper l\u2019\u00e9chelle rejoignant l\u2019arc-en-ciel, celle d\u2019une chute sur le sol glissant et la voix criant <em>avanti<\/em>. Ouvrir la fen\u00eatre, dessiller le regard, entendre le bruit de la rue et la corne de brume du bateau qui s\u2019en va&nbsp;&nbsp;&nbsp; HA.<\/p>\n\n\n\n<p>Et o\u00f9 peut-on \u00e9couter vos chansons sur Internet ? Debout dans la cuisine, un homme rest\u00e9 sans r\u00e9ponse me parle et ressemble \u00e0 Sylvain Tesson. MTu.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re phrase de la journ\u00e9e est toujours chez moi stup\u00e9fiante dans&nbsp;<br>sa banalit\u00e9 et sa r\u00e9p\u00e9tition.<br>La deuxi\u00e8me est plus int\u00e9ressante car c&rsquo;est toujours une question sans&nbsp;<br>r\u00e9ponse<br>qui concerne le jour qui vient, identique \u00e0 une feuille blanche<br>o\u00f9 va s&rsquo;\u00e9crire une histoire encore inconnue<br>dont je ne pourrais pas m&rsquo;\u00e9chapper<br>et qui ne se terminera pas forc\u00e9ment bien.<br>JCB.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est la respiration qui reprend corps \/ un soupir \/ une amplitude neuve \u00e0 la mesure du jour \/ silence \/ vide \/ pli\u00e9e \/ le genou au creux du genou \/ la jambe \u00e9tir\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 crampe du mollet \/ vide \/ un autre soupir \/ dans ce souffle \/ O comme Odessa.&nbsp;AC.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8230; que tu le veuilles ou non tu appartiens au peuple de Dieu, je ne sais d\u00e9j\u00e0 plus si ce sont exactement ces mots que j&rsquo;ai entendus juste avant l&rsquo;\u00e9veil, ou bien plut\u00f4t, que tu y croies ou pas tu es une cr\u00e9ature divine, c&rsquo;est peut-\u00eatre d&rsquo;ailleurs \u00e7a qui m&rsquo;a expuls\u00e9 de ma nuit, l&rsquo;effroi de finir par y croire, la sensation d&rsquo;\u00eatre capt\u00e9 dans l&rsquo;orbite gravitationnelle d&rsquo;un autre cosmos, la terreur de plonger dans cet inconnu-l\u00e0 pour y trouver quel nouveau ? PhP.<\/p>\n\n\n\n<p>Lourdeur t\u00eate coussin marteau r\u00e9veil retarder dix minutes.<br>Envoyer la note Jean-Christophe le train Efferalgan si jamais.<br> LC<\/p>\n\n\n\n<p>\u2026 le silence du matin si pr\u00e9cieux\u2026 aux marges des incertains, de la qui\u00e9tude et de l\u2019inqui\u00e9tude, dans l\u2019immobilit\u00e9\u2026 rien n\u2019a commenc\u00e9 vraiment, tous les possibles sont l\u00e0\u2026 des pens\u00e9es, des id\u00e9es, des pr\u00e9occupations s\u2019agitent\u2026 un flux \u00e0 la destin\u00e9e obscure passe, s\u2019\u00e9gare, revient\u2026 d\u00e9m\u00ealer l\u2019\u00e9cheveau ou d\u00e9cider que ce n\u2019est pas le moment\u2026 s\u2019accorder d\u2019abord pr\u00e9sent, pass\u00e9, futur\u2026 accorder ses sens paisiblement\u2026 il sera toujours temps\u2026 savourer \u00e0 nouveau le silence\u2026 organiser sa fl\u00e2nerie, le paradoxe de l\u2019intranquille\u2026&nbsp;AN.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qu\u2019il me reste, un brouhaha qui gronde et qu\u2019on&nbsp;aurait envie de fuir. Terreur de l\u2019entre-deux mondes. Une bataille se joue dehors et je ne pourrai rester si mal cach\u00e9 tr\u00e8s longtemps.&nbsp;&nbsp;JH.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Le vent tourne, la neige tombe : le temps est r\u00e9volutionnaire&nbsp;\u00bb, c\u2019est l\u2019ami qui me disait la phrase dans le r\u00eave qui me reste ce matin \u2013 r\u00eave qui suit le premier r\u00e9veil, et j\u2019entends encore son soupir, le poids de fatalit\u00e9, de tristesse, la joie aussi d\u2019arracher aux d\u00e9sespoirs un bon mot ; autour de nous, les voitures nous fr\u00f4laient, je lui disais au revoir et lui, levant les yeux au ciel : \u00ab&nbsp;le vent tourne, la neige tombe ; le temps est r\u00e9volutionnaire&nbsp;\u00bb.&nbsp;ArM.<\/p>\n\n\n\n<p>Elles se d\u00e9placent tranquillement, nuances, d\u00e9grad\u00e9s du violet au sombres, du vert au sombre, du vif au p\u00e2le, aucun bruit, juste des vagues de lumi\u00e8res qui tournent, se courbent, s\u2019arrondissent et disparaissent pour laisser la place \u00e0 la suivante et \u00e0 celle d\u2019apr\u00e8s qui va monter, descendre, traverser ton cadre dans un sens ou un autre, revenir en arri\u00e8re. S\u2019estomper. Dispara\u00eetre. Elles sont tes aurores bor\u00e9ales personnelles. JD.<\/p>\n\n\n\n<p>\u200cL\u2019auriculaire dans l\u2019oreille gauche (\u00ab&nbsp;mon petit doigt m\u2019a dit que&nbsp;\u00bb). L\u2019oracle tombe en poussi\u00e8re. NH.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9veil. Pas de r\u00eave. Pas de phrase. Seulement une sensation de chaleur.&nbsp;Me revient en m\u00e9moire une info. En octobre,&nbsp;2\u00b0 au-dessus de la p\u00e9riode de r\u00e9f\u00e9rence 1991-2020. Et en 2030, en 2035, et dans un si\u00e8cle ?&nbsp;Combien ? Les r\u00e9fugi\u00e9s climatiques. Qui va les accueillir ? 2050 au Bangladesh : 20&nbsp;% du territoire perdu. 13 novembre \u2013 sept ans d\u00e9j\u00e0. Se lever. Caf\u00e9. Douche. Se laver le cerveau. Lire \/<em>Autoportrait<\/em>\/ d\u2019Edouard Lev\u00e9. <em>Je me passe du journal pendant des mois<\/em>. Iva.<\/p>\n\n\n\n<p>Premier froid de l\u2019ann\u00e9e au r\u00e9veil. J\u2019ai faim. Celui que j\u2019aime tousse en bas et mon bras t\u00e2te le vide. Les draps rien que pour moi. Se lever ou tra\u00eener encore. Savourer ma solitude fugace sans mots et sans pens\u00e9e. IsB&nbsp;.<\/p>\n\n\n\n<p>Dimanche silence dimanche bourdonnement lointain du train dimanche silence dimanche craquement vivant de la vieille armoire dimanche silence dimanche volet roulant de la fen\u00eatre voisine dimanche silence. ES.<\/p>\n\n\n\n<p>#Petit r\u00e9veil. Le brouillard cr\u00e9e l\u2019\u00e9toupe, s\u2019effiloche en petits v\u00e9cus r\u00e9sonne en mots-clique \u2014sciatique, hyst\u00e9rique, tragique\u2014 amortit la r\u00e9action de l\u2019acide sur membranes, se dissipe peu \u00e0 peu dans la nuit. Trop tard, trop triste, Col\u00e8re. Le jour se l\u00e8ve \u00e0 l\u2019Est sur l\u2019absence de r\u00eave. Mots de maux&nbsp;! Je pense sein, je pense sens, je pense sans.&nbsp;&nbsp;CGH.<\/p>\n\n\n\n<p>Le mal de dos ram\u00e8ne brusquement le corps dans toute sa pesanteur apr\u00e8s la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 d\u00e9sincarn\u00e9e du songe. MCG.<\/p>\n\n\n\n<p>Ne pas mentir. Rencontrer l&rsquo;avant-\u00e9crire, trouver les mots qui existent, se posent, prennent forme avant l&rsquo;\u00e9criture, c&rsquo;est ce que je cherche ici. RA.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Je me suis couch\u00e9 de bonne heure, croyant que c\u2019\u00e9tait une condition pour que \u00ab&nbsp;la phrase&nbsp;\u00bb se pr\u00e9sente \u00e0 moi avant l\u2019aube, fra\u00eeche et pimpante, par\u00e9e de ses plus jolis mots. Je me suis r\u00e9veill\u00e9 deux fois au cours de la nuit, doublant ainsi les chances de la tenir avant le lever. J\u2019ai r\u00eav\u00e9. De ces r\u00eaves tristement habituels et indignes de \u00ab&nbsp;la phrase&nbsp;\u00bb. J\u2019ai cru tenir ma chance au petit matin quand, encore entre deux eaux, il m\u2019a sembl\u00e9 voir une petite lueur pr\u00e8s de la table de nuit. \u00ab C\u2019est la phrase, \u00e0 coup s\u00fbr elle s\u2019annonce, lumineuse comme une \u00e9vidence&nbsp;\u00bb. Las, il s\u2019agissait de l\u2019\u00e9cran du smartphone imprudemment laiss\u00e9 en veille avant le coucher. Certain que \u00ab&nbsp;la phrase&nbsp;\u00bb ne viendrait plus, je me suis lev\u00e9, d\u00e9pit\u00e9, boire mon caf\u00e9 et manger mes tartines. \u00ab Tant pis, me suis-je dit, tu te consoleras en lisant la prochaine compile ce soir&nbsp;\u00bb. AB.<\/p>\n\n\n\n<p>encore l\u00e0 putain de douleur, premi\u00e8re phrase pour embarras r\u00e9current, a lanc\u00e9 toutes les autres sous le silence de la couette&nbsp;: et \u00e7a va durer toute la journ\u00e9e et tu t\u2019en doutais et tu aurais d\u00fb faire attention et \u00e7a va jamais s\u2019am\u00e9liorer et tu sais ce qu\u2019il faudrait faire pour calmer att\u00e9nuer adoucir soulager et rappelle-toi et tu sais bien et sois vigilant et aie de la volont\u00e9 et c\u2019est pas comme si c\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re et fais-toi un caf\u00e9 \u00e7a changera rien et il aurait fallu. CE.<\/p>\n\n\n\n<p>effrangement de lumi\u00e8re au seuil de la porte quand doucement s\u2019ouvre l\u2019\u0153il rester flottant dans ce suspens du temps pour pr\u00e9parer lentement l\u2019effraction \/partir avec les grues\/&nbsp;OS.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas envie de me lever&nbsp; &nbsp;lumi\u00e8re grise \u00e0 la fen\u00eatre&nbsp; &nbsp;le froid dehors&nbsp; &nbsp;me blottir sous la couette&nbsp; &nbsp;la couette comme un cocon&nbsp; &nbsp;dans le cocon moi en foetus&nbsp; &nbsp;pas envie de me lever&nbsp; mes pieds sur la bouillotte&nbsp; &nbsp;la bouillotte sur mon ventre&nbsp; &nbsp; la bouillotte&nbsp; &nbsp;sa chaleur&nbsp; &nbsp;elle \u00e0 la place de mon mec&nbsp; &nbsp;il n&rsquo;est plus&nbsp; &nbsp;il me secouerait&nbsp; &nbsp;remue-toi petite marmotte&nbsp; &nbsp;il y aurait l&rsquo;odeur du pain grill\u00e9&nbsp; du caf\u00e9&nbsp; &nbsp;pas envie de me lever.&nbsp; Je&nbsp; vais me lever.&nbsp; Il m&rsquo;accompagne.&nbsp;ChD.<\/p>\n\n\n\n<p>Danse et danseurs. Si vivaces que mon cerveau peine \u00e0 comprendre qu\u2019ils ne soient pas \u2014 plus ? \u2014 pr\u00e9sents. Je crois que je dansais. Il me semble qu\u2019il y avait un probl\u00e8me et qu\u2019il s\u2019est r\u00e9solu. Des r\u00e9miniscences de <em>Noces<\/em> de Stravinsky. Ou pas. Bailler encore. Silhouettes fugaces en tournant la cuill\u00e8re. Comme des voix qui s\u2019\u00e9loignent. De plus loin comme des mots qui s\u2019\u00e9changent. Je crois presque les croiser, les retrouver, pour mieux les perdre. Une empreinte pr\u00e9sente malgr\u00e9 le vague. Vite, un caf\u00e9. CeC.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas vraiment une phrase,&nbsp;plut\u00f4t un mot&nbsp;: ENCORE, rapport \u00e0 un r\u00eave r\u00e9current, si facile \u00e0 interpr\u00e9ter, m\u00eame avec quelques variations de forme, et qui laisse trainer derri\u00e8re lui un sentiment d\u00e9sagr\u00e9able, un mauvais go\u00fbt dans le cerveau&nbsp;; alors pour se changer les id\u00e9es et v\u00e9rifier l\u2019\u00e9tat de la plan\u00e8te on allume l\u2019ordinateur qui nous alerte, sans doute faussement, \u00e0 propos d\u2019un logiciel espion qui essaierait de vous voler votre identit\u00e9. JMG.<\/p>\n\n\n\n<p>O\u00f9 est-il&nbsp;? &nbsp;<br>Mais quel est-il ce &lsquo;il&rsquo;?<br>Il ou elle&nbsp;?<br>\u00cele ou aile&nbsp;?<br>Qu\u00a0\u00bbaile&rsquo; est &lsquo;\u00eele&rsquo; ?<br>Telle l&rsquo;\u00eele sans eux donne &lsquo;il&rsquo;, l&rsquo;aile sans elle existe.<br>Heureusement que je ne m&rsquo;entends pas penser lorsque s&rsquo;ouvrent mes yeux.&nbsp;<br>Sinon je ne saurais plus par o\u00f9 commencer ma journ\u00e9e.<br>S.L.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai loup\u00e9 la phrase, sauf la liste des choses \u00e0 faire. Peut-\u00eatre demain, nouveau rendez-vous. CLG&nbsp;.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous un ciel de lune encore cousu \u00e0 la terre, la fen\u00eatre vacille, des visages surgissent de l\u2019\u00e9tag\u00e8re du temps, je ne serai pas \u00e0 l\u2019inventaire, que vont-ils faire du lit o\u00f9 nous sommes n\u00e9s, le silence rencontre d\u2019autres silences, plus personne \u00e0 appeler ce matin dans la maison de notre enfance, ne pas oublier de photographier la rose cueillie hier. MM.<\/p>\n\n\n\n<p>Marre de voir ma t\u00eate, maman\u2026 12 f\u00e9vrier 2012\u2026 fais chauffer plus\u2026 FbS.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le r\u00eave il y a eu erreur sur la personne. Le corps n&rsquo;est pas le bon.&nbsp; A moins qu&rsquo;il ait ressuscit\u00e9 dans le vieux hangar chez Ange Moteur. RC.<\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;abord apprivoiser les taches puis cueillir les incertitudes les formes et les couleurs le corps endolori l&rsquo;\u0153il cl\u00f4t les mots flottent cerveau depuis des heures demi songe post r\u00e9veil je n&rsquo;arrive pas \u00e0 les attraper si je ne d\u00e9cide pas de jeter la torpeur les nuits sont des heures de douleur sans bruit visible la langue se forme reste coinc\u00e9e un oubli depuis que j&rsquo;\u00e9cris elle veut cracher partout m\u00eame dans l&rsquo;absence d&rsquo;espace m\u00eame sans coh\u00e9rence je ne suis pas du matin pourtant c&rsquo;est l\u00e0 que viennent s&rsquo;installer les mots au creux du brouillard dans le flou vision allong\u00e9e noir un geste las que de r\u00e9ceptionner l&rsquo;id\u00e9e qui tente perc\u00e9e demi sommeil demi r\u00eave demi jour le corps encore chaud les yeux se referment une lutte entre deux besoins visc\u00e8res la fatigue emporte je vis demi je dors demi je somnole jour elle emporte ravage sur passage d&rsquo;un coup plus rien de disponible il pourrait s&rsquo;effondrer sans appel pr\u00e9alable mon visage est le signe pour l&rsquo;attentif qui veut qui aime qui prend soin du vague le langage s&rsquo;\u00e9chine \u00e0 convaincre le sourire ment celui qui veut attraper vol et soulage la nuit j\u2019\u0153uvre vie et les mots se forment pour moi seule. JenH.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est dimanche. Le chat qui dormait \u00e0 mes pieds tente de se poser sur mon visage. Dans un demi sommeil et dans le m\u00eame mouvement que le sien je d\u00e9vie de la main sa trajectoire et le pose sur le plancher. Je regarde l&rsquo;heure : 8h30 et me rendort. Un roulement de pattes dans l&rsquo;escalier m&rsquo;indique que les chiens en ont assez de nous attendre. Je m&rsquo;\u00e9veille, il est 10h30, et d\u00e9cide qu&rsquo;il est temps de me lever. Avant, je m&rsquo;interroge, ai je pass\u00e9 une bonne nuit ? Je me pose chaque matin cette question, le sommeil est pour moi une vie \u00e0 part enti\u00e8re qui me d\u00e9termine tout comme l&rsquo;autre. Oui. J&rsquo;ai pass\u00e9 une bonne nuit car je m&rsquo;\u00e9veille apais\u00e9, comme de retour d&rsquo;un bon \u00ab quelque part \u00bb. Je cherche \u00e0 me souvenir mais cela reste flou. Ce que j&rsquo;extirpe de cette partie de moi qui se dilue \u00e0 la lumi\u00e8re de la conscience c&rsquo;est que j&rsquo;\u00e9tais en voyage, un voyage agr\u00e9able, je ne sais pas o\u00f9. En discussion avec quelqu&rsquo;n.e de mes ami.e.s , je ne me souviens pas de qui mais nous nous sentions l\u00e9gers, disponible et il faisait beau. Je prends une bonne respiration, m&rsquo;assois dans le lit et la premi\u00e8re phrase que je prononce est pour dire que je vais pr\u00e9parer le petit d\u00e9jeuner. LP.<\/p>\n\n\n\n<p>Rien. Ne subsiste rien de ce tout petit moment entre r\u00eave et \u00e9veil. Rien. D\u00e9j\u00e0 les r\u00eaves se sont \u00e9chapp\u00e9s, si vite. Par les yeux, les oreilles, les images partent en douce. Des courants d\u2019air lents et violents les ont embarqu\u00e9s. O\u00f9&nbsp;? Aucune id\u00e9e. Acc\u00e8s top secret. Le matin arrive, brutal, et rien n\u2019est de ce qui est arriv\u00e9, de ce qui m\u2019a agit\u00e9e n\u2019a surv\u00e9cu. Rien sauvegard\u00e9, aucun lambeau d\u2019impression. Le pr\u00e9cieux reste au fond. Rien \u00e0 dire. Alors au suivant. PS.<\/p>\n\n\n\n<p>Dormi la t\u00eate dans le feu. Un clin d\u2019\u0153il, la lune au z\u00e9nith, vaporeuse dans le cadre bien net du velux.<br>_un autre genre de plaisir que je trouve \u00e0 ne sortir qu\u2019\u00e0 la nuit, \u00e0 suivre au clair de lune ces chemins o\u00f9 je jouait jadis au soleil ; et la chambre o\u00f9 je me serai endormi au lieu de m\u2019habiller pour le d\u00eener, de loin je l\u2019aper\u00e7ois, quand nous rentrons, travers\u00e9e par les feux de la lampe, seul phare dans la nuit._<br>&nbsp;\u00c0 quoi bon la lune apr\u00e8s Proust\u2009?&nbsp;<br>_Rachel avait un de ces visages que l\u2019\u00e9loignement &#8230; dessine et qui, vus de pr\u00e8s, retombent en poussi\u00e8re. Plac\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle, on ne voyait qu\u2019une n\u00e9buleuse, une voie lact\u00e9e de taches de rousseur, de tout petits boutons, rien d\u2019autre. \u00c0 une distance convenable, tout cela cessait d\u2019\u00eatre visible et, des joues effac\u00e9es, r\u00e9sorb\u00e9es, se levait, comme un croissant de lune, un nez si fin, si pur, qu\u2019on aurait aim\u00e9 \u00eatre l\u2019objet de l\u2019attention de Rachel, la revoir autant qu\u2019on aurait voulu, la poss\u00e9der aupr\u00e8s de soi, si jamais on ne l\u2019avait vue autrement et de pr\u00e8s_<br>Proust, la lune et l\u2019actrice, toute une ronde de comparaisons merveilleuses. Impossible de retrouver exactement celle de o\u00f9\u00f9 la lune fuit la coulisseRendormie. Par terre, contre un mur beige et r\u00eache, des cartes roul\u00e9es. Regard vaguement en plong\u00e9 l\u00e0-dessus, l\u2019int\u00e9rieur ocre d\u2019une d\u2019entre elles. Sinon rien.&nbsp;<br>_La nuit, je mens_<br>Beaucoup plus tard, lev\u00e9e, habill\u00e9e, en compagnie, toujours endormie. Impossible de s\u2019arracher au feu, au bivouac du canap\u00e9.&nbsp;<br>_Des montagnes de questions_&nbsp;<br>Tout parvient de loin. Loin derri\u00e8re les murs-masques de Tristant Mat. Sur le sol, d\u2019autres pas recouvrent les mes traces, les effacent, je les vois, estomp\u00e9es, poussi\u00e8re balay\u00e9e par ces passages renouvel\u00e9s. Dispara\u00eetre, le pass\u00e9 est pass\u00e9.<br>_la lune blanche comme une nu\u00e9e, furtive, sans \u00e9clat, comme une actrice dont ce n\u2019est pas l\u2019heure de jouer et qui, de la salle, en toilette de ville, regarde un moment ses camarades, s\u2019effa\u00e7ant, ne voulant pas qu\u2019on fasse attention \u00e0 elle_<br>EC<\/p>\n\n\n\n<p>Devenir de la viande. FT.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Jouons encore aux gendarmes et aux voleurs. \u00bb Phrase surgie sans lien apparent avec le r\u00eave o\u00f9, en plein air, sur un terrain en l\u00e9g\u00e8re pente, j\u2019\u00e9tais allong\u00e9e sur un tapis \u00e0 un cours de yoga, mes pieds touchant la t\u00eate de la personne devant qui me rousp\u00e9tait puis se d\u00e9calait.<br>Revu le film <em>Paris-Texas<\/em> hier soir. Fuite de Travis dans le d\u00e9sert. Partir, \u00e9chapper \u00e0 son fr\u00e8re qui veut le sortir de son amn\u00e9sie. Puis Travis voleur de son fils, avec son accord, un jeu ?<br>Et moi qu\u2019est que je traque en \u00e9crivant ? Qu\u2019est-ce que je vole ?<br>CG.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est pas un mot, ce n\u2019est pas une phrase, c\u2019est un brouhaha. On ne nous a pas tellement propos\u00e9 de bonbons. Pesanteur du dormir, si tu passes la nuit \u00e0 \u00e9couter le langage inarticul\u00e9 du sommeil, est-ce que tu dors, ou est-ce que tu performes ? Le bruissement d\u2019un fils qui se couche, s&rsquo;entrouvrir aux sons qui voudraient se cacher, et les questions viennent se nicher dans les paupi\u00e8res. Demeure une bribe de r\u00eave. Un lieu o\u00f9 faire des vid\u00e9os, des machines, un film \u00e0 reprendre, et puis : \u00ab on ne nous a pas tellement propos\u00e9 de bonbons \u00bb. Ce n\u2019est pas un mot, ce n\u2019est pas une phrase, c\u2019est un brouhaha o\u00f9 surnagent, morceaux de r\u00eave me tombent des yeux, phrases fracass\u00e9es aux r\u00e8gles de la pierre. Ma torpeur est un vaste garage. JCO.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce matin, r\u00e9veil instantan\u00e9, comme \u00e9crit \u00e0 l&rsquo;avance. Lucide instantan\u00e9ment sereine tu es, comment \u00e7a s&rsquo;appelait ? serre, non essai, non Ah Essaouira, j&rsquo;irai chercher sur internet, je vais prendre mon crayon, \u00e9crire de suite, si lucide ce matin et longtemps. tu penses \u00e0 et \u00e0 tu redors, sensation si l\u00e9g\u00e9re. SW.<\/p>\n\n\n\n<p>Lent chemin des t\u00e9n\u00e8bres vers un \u00e9tat de conscience titubant, comme une momie qui tant bien que mal se d\u00e9barrasse des bandages qui la serrent et l\u2019\u00e9touffent. Premi\u00e8re pens\u00e9e&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il y a toujours une solution malgr\u00e9 la mort.&nbsp;\u00bb HB.<\/p>\n\n\n\n<p>de la confusion du r\u00e9veil, \u00e7a qu\u2019on s\u2019arrache au dedans du cr\u00e2ne&nbsp;: \u00ab&nbsp;quoi qu\u2019il en soit&nbsp;\u00bb. JC.<\/p>\n\n\n\n<p>Celui-l\u00e0&#8230; oui, ce r\u00eave l\u00e0. R\u00e9current. Celui de l&rsquo;ami disparu il y a d\u00e9j\u00e0 dix ans et dont la petite voiture rouge continue de s&rsquo;arr\u00eater devant la maison que j&rsquo;ai quitt\u00e9e entre temps&#8230; Que dit-il d\u00e9j\u00e0 en descendant p\u00e9niblement de sa voiture, en d\u00e9pliant sa grande carcasse caboss\u00e9e, handicap\u00e9e&nbsp;? Que dit-il dont jamais je ne me souviens&nbsp;? Que dit-il que le r\u00e9veil toujours m&#8217;emp\u00eache d&rsquo;entendre&nbsp;? S&rsquo;adresse-t-il bien \u00e0 moi&nbsp;? Ou bien est-ce moi qui pr\u00e9f\u00e8re laisser la phrase en suspens, pour qu&rsquo;un autre jour, \u00e0 un autre r\u00e9veil, je me demande encore et encore&nbsp;: que dit-il&nbsp;? BF.<\/p>\n\n\n\n<p>Moissonn\u00e9e en pleine r\u00eaverie, vrombissement de tracteur interminable, pr\u00e9paratifs de la foire de la Saint Martin, croire \u00e9chapper \u00e0 la p\u00e9tarade en surpressions sur l\u2019oreiller, trop tard: d\u00e9fil\u00e9 des imp\u00e9ratifs du jour&nbsp; <em>ressauts cr\u00e2niens&nbsp;<\/em>Essayer de retenir un peu du rouge flamboyant de l\u2019\u00e9rable de Ch\u00eane-Bougerie. Laisser germer, demain peut-\u00eatre\u2026 SG.<\/p>\n\n\n\n<p><em>quels \u00e9taient ses souvenirs qu\u2019est-ce qui l&rsquo;a pouss\u00e9e \u00e0 revenir ici&nbsp;?<\/em><br>et sensation de chaleur, odeur de tabac de cuir de voiture d&rsquo;air marin CD<\/p>\n\n\n\n<p>Ressassement de la soif avant m\u00eame que \u00e7a commence. Ils me g\u00e2chent jusqu\u2019\u00e0 mon r\u00e9veil. Quelle heure&nbsp;? VF.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 is there a night is there a night.<br>\u2013 Je n&rsquo;ai pas de visage.<br>\u2013 Ne variez pas les temps de vos temps.<br>\u2013 La porte n&rsquo;est jamais ferm\u00e9e.<br>TM<\/p>\n\n\n\n<p>Je. Brume sur les rives verdoyantes. Le Douro. Ce que j\u2019ai construit est beau, fragile et protecteur. \u00c9ternel et \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Ma m\u00e9moire est le refuge. Cueillir. Tenir en soi. Est-ce mon r\u00eave qui a \u00e9t\u00e9 colonis\u00e9 ou mon imaginaire qui reconna\u00eet son territoire&nbsp;? TH.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai mal partout, tout ce bruit, il faudrait se r\u00e9veiller mais il y aura cette phrase \u00e0 trouver et trop de choses \u00e0 faire et je peux quand m\u00eame pas dire que \u00e7a mais j&rsquo;ai mal partout et apr\u00e8s tout il faut se lever et puis pour le reste. VB.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9j\u00e0 sept heures. Ouf, je ne dois plus essayer de me rendormir&#8230; CK.<\/p>\n\n\n\n<p>Du ventre. \u00c7a infuse et remonte, comme un pli de moi, qui ravive une m\u00e9moire oubli\u00e9e. Je me rappelle que j&rsquo;ai des doigts, qui me semblent creux, et ne bougent pas. Je r\u00e9fl\u00e9chis \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;agiter mes doigts, doucement, pour savoir o\u00f9 ils sont. Leur poids sur mes hanches se fait sentir. Mes hanches dont je me souviens, dans leur torsion. Je crois voir un chien qui court, mais je ne l&rsquo;entends pas \u2013 mes yeux sont ferm\u00e9s, j&rsquo;esp\u00e8re que ce sont les miens. Le genou droit me lance une douleur, comme une fus\u00e9e de d\u00e9tresse et, sans comprendre, ce sont les orteils que j&rsquo;essaie de remuer. Bois de l&rsquo;eau, me dit quelqu&rsquo;un \u2013 moi, \u00e0 qui vient l&rsquo;id\u00e9e que \u00e7a changera de la bi\u00e8re d&rsquo;hier soir. AF.<\/p>\n\n\n\n<p>Madame madame c\u2019est par ou ? Je cours pour attraper un train puis le mot transcendance m\u00eal\u00e9 \u00e0 un air des blues brother Rolin rollin rollin. Rawhide le voyage d&rsquo;une caravane de cow-boys charg\u00e9s de convoyer 3000 t\u00eates de b\u00e9tail de San Antonio, dans le Texas, jusqu&rsquo;\u00e0 Sedalia, dans le Kansas, en 1860. LT<\/p>\n\n\n\n<p>La t\u00eate lourde de sommeil qui arrache au monde ses couleurs de printemps. La r\u00e9compense imm\u00e9diate qui s&rsquo;allume, comme un bonbon interdit et qui emporte les heures sur son passage. CB.<\/p>\n\n\n\n<p>Nuit.Trois fois \u00e9veill\u00e9e, trois fois aux aguets, \u00e0 l\u2019aff\u00fbt de ce qui balbutie avant que ne se r\u00e9tablisse l\u2019empire de la raison, trois fois n\u2019avoir rien ramen\u00e9 dans ses filets, mais l\u2019attention est pr\u00eate pour qu\u2019au matin\u2026 Loin le corps, conscience englu\u00e9e, attention port\u00e9e \u00e0 ce qui va advenir. Matin du monde. Premiers mots. Ant\u00e9-langage, qui sait. Obscurs forc\u00e9ment. Po\u00e9tiques certainement. Pr\u00eate \u00e0 les accueillir. Les aller chercher, tendre l\u2019oreille \u00e0 ce qui se dit dans les tr\u00e9fonds.&nbsp;\u00ab&nbsp;\/C\u2019est politique\/&nbsp;\u00bb.&nbsp;D\u00e9ception. Comme avec ces r\u00eaves doublement cod\u00e9s dont le contenu manifeste en est devenu si banal, pr\u00e9tendument lisse, qu\u2019on se dit \u00ab<em>avoir r\u00eav\u00e9 pour \u00e7a\u2026<\/em>\u00bb BG.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abIl faut lib\u00e9rer l&rsquo;esclave Johnson.\u00bb VP.<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis encore dans l&rsquo;immense de mon inconscient, une sc\u00e8ne, un z\u00e9nith, des figures, des corps, peut-\u00eatre des couleurs, des rapprochements, des \u00eatres rencontr\u00e9s dans une vie, \u00e9tonn\u00e9e d&rsquo;\u00eatre l\u00e0 si pr\u00e8s d&rsquo;eux&#8230; et au loin, si pr\u00e8s aussi, une musique lancinante, r\u00e9p\u00e9titive, tenace \u00e0 troubler l&rsquo;immense inconscient, torpeur, conscience, lueur, clart\u00e9. La chambre, les meubles, l&rsquo;ensemble prend forme. Pas envie de revenir en coulisse, continuer \u00e0 vivre sur la grande sc\u00e8ne de l&rsquo;inconscient. Mais la m\u00e9moire br\u00fble mon cerveau. Se lever. Rejoindre la joyeuse troupe de joggeurs du dimanche. Reprendre pied dans la vie, dans le monde. MaM.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Tu veux quoi. Plus je pense, moins je sais.&nbsp;\u00bb GB.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Mais je n\u2019y arriverai pas&nbsp;\u00bb. J\u2019arpente les couloirs, les salles toute la journ\u00e9e, l\u2019intense fatigue \u00e0 ne plus pouvoir, placer un mot, la langue traverse, \u00e9parpill\u00e9e sur les heures, n\u2019en peut plus de dire, porter la voix, et ce matin, ce jeune devant la caisse du supermarch\u00e9, vraiment mal \u00e0 l\u2019aise, sueur au visage, cherchant \u00e0 cacher l\u2019objet du d\u00e9lit <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/compiles-04-40-phrase-du-reveil\/\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\">#compiles #04\/40 | phrase du r\u00e9veil<\/span><span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":99771,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"h5ap_radio_sources":[],"footnotes":""},"categories":[3897,3943],"tags":[],"class_list":["post-99769","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-le_grand_carnet","category-les-compiles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/99769","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=99769"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/99769\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media\/99771"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=99769"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=99769"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tierslivre.net\/ateliers\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=99769"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}