base sous-marine russe


Un samedi de fin novembre, le jour à peine moins que la nuit (il pleut dehors, où on a vaguement deviné le port sans s’y rendre). On entre dans la base sous-marine, et plus de deux cents personnes pendant une heure et demie écoutant trois écrivains russes (de gauche à droite : Yan Nicol (Bron, modérateur), Hélène Châtelain (traductrice, éditrice Verdier russe), Vladislav Otrochenko, traductrice, Vassili Golovanov, traductrice, Andreï Baldine. Et que ça fait un bien fou au-dedans : tout d’un coup, un discours qui atteste que la littérature compte au-delà de la condition qui vous est faite, et ne se dissout pas dans le tout se vaut culturel. Pouchkine, Tolstoï, les cartes et les fleuves, l’isolement de la langue, la narration comme risque et exploration. L’impression que ça remet les objets à leur place sur vos étagères intérieures. Dans une heure, je lis Éloge des voyages insensés avec Golovanov en voix double.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 20 novembre 2010
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Messages

  • Temps froid et humide, déprime qui pointe, 16h00 tout rond dans l’eau, à l’heure où le bassin s’illumine. Penser travail de fond, satisfaction qui peine à survenir : noyer tout ça, ce serait possible ?

    Voir en ligne : Fenêtres open space

  • c’est sur le chemin qui monte, au fond du cadre à droite en bas, que j’ai manqué de me péter une côte (tout en en montant une autre) mais que j’ai brisé mes lunettes (dlamerde) (ce qui fait que je dois faire attention à chaque fois que je monte ou descend un trottoir) (redlamerde) (on a l’âge qu’on a et bigleux comme moi en plus)(en rentrant, 150 mails, dont 130 pour les tours du monde en 80 jours à Ménard faut quand même pas pousser)(à gauche de l’image, hors cadre, une résidence qui peut faire penser à l’hôtel cadre de Shining)(en pire, parce que vraie)(pas pris de photo, mais c’est peut-être aussi ce qui m’a fait trébucher)(reredlamerde)

  • Par l’épuisement (la semaine trop travaillé) si fort atteinte en ce pourtant simple samedi (danse, dîner entre amis puis théâtre en leur compagnie, "Funérailles d’hiver"), que je prends une photo afin de vérifier que je ne suis pas en spectre.
    Je craignais pire, ça peut aller. Mes funérailles à moi n’étaient pas pour demain. Peut-être que tout à leur rivalité le désespoir et l’épuisement finiront par m’oublier ?

    Voir en ligne : traces et trajets