à quoi tu penses ?
jeudi 16 décembre 2010
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Pendant que Sébastien Michaud (qu’on a piqué à Ludovic Lagarde et au Cadiot’s band) envoie la fumée et ses projos à ras du sol, et que Christophe Hauser (auteur de la photo, et c’est lui qui avait mixé notre disque Peur), à quoi je pense, moi : que la fumée ne m’entre pas trop dans les trous de nez, parce que pendant 1h20, ça irrite ; à quelle distance je suis du micro et si je suis bien en face ; si je tiens bien mon iPad et que je la garde en veille et que je serai prêt pour la tourne de page ; à ce qui se passe avec le musicien à ma gauche et le musicien à ma droite, et comment ça interfère avec la construction du texte et ce que j’ai à dire ; à ce qui se prépare, se développe ou se termine sur le mur d’image en arrière et comment ça infléchit tel mot à bien dire, et tel rythme à prendre ; accessoirement, à comment je me tiens, si je suis à peu près debout comme il faut, et si j’ai bien rangé la bouteille d’eau par terre. Parfois, si tout va bien, pas souvent, ne plus penser à rien pour laisser seulement l’instant se faire. C’était ça, sans doute, autrefois, la vie de Gothic Metal.


François Bon | le journal images
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1ère mise en ligne et dernière modification le 16 décembre 2010.
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Messages

  • j’ai porté la voiture à réparer (2 pneus, trois cent vingt euros, qui dit mieux ?) ; j’ai continué le boulot (on m’a dit "tu peux faire ça ?" j’ai dit oui, voilà, on m’a dit ce serait mieux si c’était autrement, j’ai dit d’accord, j’ai recommencé, je n’ai rien facturé) ; j’ai appelé (on avait perdu ma facture), j’ai écrit, rédigé, essayé de comprendre ; le soir je suis allé au séminaire, parti de la maison à moins 10 ; le soir plus tard, ce devoir de philo, Sénèque et son vieillard, et le verre avec toi -(le meilleur moment de la journée) ; aujourd’hui, je suis fatigué (même chose pareil boulot, boulot puis boulot)(tout ça pour quoi ? un virement pour payer les pneus)(dlamerde)(fatigué)(j’aime pas les "fêtes") (le garagiste qui saisit ses factures)(son père possédait une berline verte dont le moteur de trois litres cinq développait deux cent quatre vingt chevaux, deux moteurs de golf accolés, en V) (vroum)

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  • C’est l’heure de partir, journée achevée. L’appareil me tombe des mains sans doute à cause du froid. Pour vérifier que tout va bien je prends en photos quelques fantômes, passants pressés d’hiver.
    J’ai moins que la veille envie de pleurer mais le père de mes enfants qui sait très bien faire ça, s’efforcera d’y remédier.
    Au moment des passants, je suis donc en sursis d’un chagrin renouvelé. Heureusement pour ma survie que je ne perçois pas tout.

    Philippe C. est revenu feuilleter, mais sans toutefois entrer. J’ai aimé son sourire. Et qu’il soit repassé. L’absence de madame N. pour laquelle j’éprouve attachement et respect m’inquiète.

    En option : à l’avance (plaçable à votre guise sur plusieurs fins des phrases).

    Voir en ligne : traces et trajets

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